Pas d'écueil en vue : La navigation sur le Saint-Laurent

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Introduction

François Cartier, Musée McCord, 2003

Quintessence du romantisme maritime, gardiens solitaires des côtes, hautes tours frappées par les vents salins de la mer, les phares ont depuis toujours frappé l'imaginaire collectif. Figurant tantôt dans l'art populaire, tantôt dans des récits de naufrages tragiques et de luttes épiques contre les éléments déchaînés, ces bâtiments de signalisation maritime demeurent des objets de curiosité et de fascination.

Toutefois, derrière ces images idylliques, se cache une réalité beaucoup plus pragmatique. Les phares, de même que toute une panoplie d'instruments d'aide à la navigation, sont avant toute chose des instruments facilitant le transports des biens et des personnes. Bien avant que le train ou l'automobile ne fassent leur apparition, le navire à voile, puis à vapeur, a été, pour tout et tous, le principal moyen de transport. C'est ainsi qu'au 19e siècle les immigrants se rendent jusqu'au coeur d'un Canada en pleine croissance, ou que les produits céréaliers de l'Ouest sont acheminés vers les marchés européens. Ce mode de transport est donc essentiel, ne serait-ce que du point de vue de l'avenir économique du Canada.