Recherchés! 500 000 Canadiens pour la Grande Guerre

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Conclusion

Au Canada, une large part du recrutement pour la Première Guerre mondiale se fait par enrôlement spontané. Près d'un million de Canadiens se porteront volontaires, certains n'hésitant pas à se présenter à plusieurs reprises. Les régiments locaux de la milice rivalisent entre eux pour constituer des bataillons d'un millier d'hommes. Certains patriotes ambitieux proposent leurs services comme colonels. Les villes et les comtés recueillent des fonds pour couvrir les frais de la publicité et des affiches et pour acheter des mitrailleuses ou des cuisines de campagne. Ce n'est qu'en 1916 qu'Ottawa engagera des sommes pour le recrutement, et seulement au Québec où le volontariat piétine.

Les épreuves de la première année de guerre ne sont rien à côté de celles des années subséquentes. Au terme de la Grande Guerre, le Canada dénombre 60 000 morts et autant d'hommes mutilés de corps ou d'esprit. Veuves et orphelins se comptent par dizaines de milliers. Les finances nationales du Canada sont au bord du gouffre. Le fragile partenariat entre les francophones et les anglophones est venu bien près de voler en éclats. Les sentiments patriotiques à l'égard de l'Empire en 1914 ont cédé la place à la souffrance, à l'amertume et à la désillusion. Comment tant d'héroïsme et de sacrifices ont-ils pu se solder par tant de tristesse?