Utilisez la commande fichier > imprimer pour imprimer cette page.

inuitet mikmaq

johannie et alex

Voir le circuit

Introduction:

st-nicephore
#5annee parler des inuit et des mikmaqu


M73.0-40
© Musée McCord
Jeu de hasard
Forêts de l'Est
Autochtone: Mi'kmaq
Anonyme - Anonymous
1875-1900, 19e siècle
28.3 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M73.0-40
© Musée McCord

Description:

Les Mi'kmaqs jouaient déjà, en 1600, à un jeu de hasard appelé « waltes ». On mélangeait les dés circulaires en frappant l'écuelle en bois sur le sol. Des bâtonnets sculptés représentant différentes valeurs permettaient de tenir la marque. Il fallait six dés pour jouer aux waltes mais David Ross McCord en a ici collectionné huit.

Clefs de l'histoire:

De part et d'autre, les rencontres suscitent des réactions de surprise et d'incrédulité, mais stimulent aussi les adaptations aux nouvelles réalités nées de l'arrivée des Européens en Amérique. On apprend les coutumes de l'autre, on observe les comportements inconnus, on note les différences et les similitudes.

Les Français ne s'étonnent pas outre mesure de trouver des jeux de hasard chez les Mi'kmaq, comme ce jeu de waltes. Ils sont bien davantage étonnés du calme des joueurs : « Ils sont très-fidèles à payer ce qu'ils ont perdu au jeu, sans qu'ils se querelles, ou qu'ils avancent la moindre parole d'impatience, parce que, disent-ils, ils ne jouent que pour se divertir & se consoler avec leurs amis » (Chrestien Leclerq, Nouvelle relation de la Gaspésie, p. 560-561).

Le waltes se joue normalement avec six jetons (bien qu'on en trouve huit sur la photographie) qu'on fait sauter en frappant le plateau de bois sur le sol. Les tiges servent à tenir le compte des points.

Quoi:

Le waltes est un jeu de hasard. Les dés-jetons sont en os et le plateau est en bois. Les joueurs frappent le plateau contre le sol, ce qui fait sautiller les dés. Le waltes se joue avec six dés.

Où:

On ignore l'endroit où ce jeu a pu être fabriqué, bien qu'il s'agisse sans doute des Provinces maritimes.

Quand:

Le waltes semble avoir existé avant l'arrivée des Européens. On y joue encore aujourd'hui.

Qui:

Les enfants, grands et petits, aiment bien jouer au waltes...
Une version à faire soi-même, en famille, est aussi disponible (en anglais).

M5835.1-2
© Musée McCord
Parka et pantalon
Arctique de l'Est
Inuit: Nunatsiarmiut
Anonyme - Anonymous
Vers 1897, 19e siècle
49 x 119 cm
Don de Mrs. R. Fairbanks et David Ross McCord
M5835.1-2
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Les vêtements inuits

Les vêtements spéciaux fabriqués avec des fourrures et des peaux représentent sans doute l'innovation technologique la plus importante des Inuits pour assurer leur survie dans l'environnement arctique. La santé et la survie d'une famille dépendaient en grande partie de l'habileté de la femme à coudre des vêtements pouvant garder sa famille au chaud à des températures glaciales (-40o à -60o C). Ces vêtements permettaient également aux hommes de chasser et de parcourir de longues distances durant la difficile saison hivernale.

L'efficacité des vêtements inuits repose essentiellement sur la superposition des couches. Un vêtement se compose d'une veste de dessous (atigi), qui se porte côté poil contre la peau, et d'une veste de dessus (qulittuq) qui se porte côté poil vers l'extérieur. La couche d'air emprisonnée entre l'atigi et le qulittuq agit comme un isolant, et la coupe ample du vêtement assure une liberté de mouvement et la circulation de l'air chaud entre les deux épaisseurs. Les Européens n'ont pas tardé à remarquer les qualités supérieures des vêtements inuits et à commander vêtements, bottes et sacs de couchage à des couturières inuites.

Quoi:

Ces deux vêtements en peau de phoque, un qulittuq (parka) et un qarliik (pantalon) d'homme, sont traditionnellement portés lorsque le temps est plus doux et pluvieux parce qu'ils sont légers, qu'ils résistent à l'eau et qu'ils ne perdent pas leurs poils une fois mouillés. De coupe droite, le parka est muni de fentes latérales et d'un capuchon pointu. Le dos est plus long que le devant, offrant ainsi une protection contre le vent et la neige. Cet ensemble comporte différents éléments européens : des poches en coton, un pantalon boutonné sous-patte et des boutons en bois servant à retenir des bretelles.

Où:

Cet ensemble a été acquis dans la région du Nuvummiut Tariunga (détroit d'Hudson).

Quand:

Le ministère de la Marine et des Pêcheries du gouvernement canadien avait envoyé le Dr William Wakeham en expédition dans le détroit d'Hudson dans le but de revendiquer les droits du Canada sur l'île de Baffin et l'archipel Arctique. Le Dr Wakeham a commandé et porté cet ensemble alors qu'il naviguait dans les eaux arctiques à bord du S.S. Diana en 1897.

Qui:

Cet ensemble en peau de phoque a probablement été fabriqué par une couturière nunatsiarmiut (île de Baffin) pour le Dr William Wakeham.

© Musée McCord Museum