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M19195
© Musée McCord
Cartes de visite et étui (M. Angus McPhee)
1900-1910, 20e siècle
8.5 x 4.4 cm
Don de Miss Mabel Molson
M19195
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Pour les gens de l'époque victorienne, l'échange de cartes de visite constitue un rituel important. La carte est une façon de lancer des invitations et d'y répondre, de transmettre des voeux et de garder le contact en communiquant les changements d'adresse.

La carte de visite est soumise à des règles d'étiquette très complexes mais très bien comprises de tous ceux qui s'y conforment. On laisse toujours sa carte de visite en personne, et le plus souvent, se sont les femmes qui s'en chargent. Puisque les épouses font leur tournée sans leur mari, elles laissent la carte de ce dernier dans les résidences où elles sont allées. Si la dame de la maison est présente, l'invitée laisse deux des cartes de son époux, une pour la dame à qui elle a rendu visite et l'autre pour son mari. Si la dame à qui elle désire rendre visite est absente, la femme laisse trois cartes : la sienne et deux des cartes de son mari, seule sa propre carte étant destinée à la dame de la maison.

Un homme qui désirait rencontrer une dame lui faisait porter sa carte. Si le sentiment n'était pas partagé, la carte restait sans réponse.

Quoi:

L'étui est en cuir de veau brun doublé de cuir bleu. Le nom du magasin y a été imprimé en relief. Il s'agit de C. Asprey, une excellente boutique de Londres, réputée pour la qualité de ses bijoux et de ses accessoires.

Où:

Les plateaux à cartes de visite étaient placés dans le hall d'entrée des résidences victoriennes afin que les visiteurs puissent y déposer leurs cartes.

Quand:

On laissait sa carte durant les heures de visite, habituellement entre 15 et 17 heures. C'est la femme qui était en charge des obligations sociales de la famille.

Qui:

Un certain A.C. McPhee est inscrit dans le Lovell's Montreal Directory de 1911-1912 à titre de chef de publicité du Montreal Witness, résidant au 325 Grosvenor, à Westmount.

ME982X.157.4
© Musée McCord

Arctique central
Inuit : Inuinnaq (Kilusiktormiut)
Anonyme - Anonymous
1910-1915, 20e siècle
2 x 2 cm
Don de J. J. O'Neill
ME982X.157.4
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

La couturière inuite place le dé à coudre sur son index et pousse l'aiguille à travers le dessous de la peau vers elle, en se servant du côté du dé. À une certaine époque, les dés étaient faits d'un morceau semi-circulaire de peau de phoque épilée avec une boucle qui encerclait le doigt. Un autre type de dé à coudre était formé d'un capuchon de peau épilée -- de préférence de phoque barbu ou de morse -- qui recouvrait l'extrémité du doigt. Un dé à bout ouvert était fabriqué dans la petite phalange circulaire du caribou ou dans une corne de boeuf musqué. Souvent, un des côtés était aplati pour épouser le coussinet tactile.

Les dés de métal à bout fermé ou ouvert étaient très recherchés auprès des négociants. Ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui ont commencé à enlever le bout des dés de métal pour en ouvrir l'extrémité. Toutefois, selon Lydia T. Black, docteure en anthropologie et professeure émérite à l'Université d'Alaska Fairbanks, les négociants ont fini par apporter eux-mêmes cette modification.

Quoi:

Ce dé à coudre a été fabriqué dans une phalange de caribou qui a été évidée, façonnée et polie. De forme triangulaire, il est ouvert à son extrémité et sur un des côtés. Des lignes gravées entourent le dé, et une bande de lignes verticales encercle la base. Un pigment foncé a été pressé dans les incisions pour rendre le motif plus visible.

Où:

Ce dé à coudre provient de Qurluqtuuq (Coppermine), au Nunavut, situé dans la baie du Couronnement, ou de groupes vivant près des côtes du détroit Dolphin et Union.

Quand:

Le donateur, J. J. O'Neill (1886-1965), du Département de géologie de l'Université McGill, a fait partie de l'Expédition arctique canadienne de 1913 à 1918. L'expédition fut le premier groupe d'étrangers à entrer en contact avec les Kilusiktormiut qui habitent la région entourant Qurluqtuuq.

Qui:

Ce dé à coudre a été fabriqué et utilisé par un membre des Kilusiktormiut qui habitent la région entourant Qurluqtuuq. Lorsqu'ils partent en expédition sur le territoire, les hommes apportent avec eux une trousse à couture comprenant un dé qu'ils rangent dans leur carquois ou dans leur étui à fusil.

L19.30
© Musée McCord
Sculpture
Arctique de l'Est
Inuit: Nunavimiut
Femme et enfant
Anonyme - Anonymous
1900-1909, 20e siècle
Ivoire
5.7 x 2.3 cm
Don de Mr. Hugh A. Peck
L19.30
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Les aventuriers de l'Arctique - Hugh A. Peck

Après avoir terminé ses études et avant d'entrer sur le marché du travail, Hugh A. Peck, comme bien des jeunes gens de son époque, décide de partir à l'aventure. Il embarque à bord d'un bateau à vapeur de Revillon Frères qui porte le nom tout désigné de S.S. Adventure - sous le commandement du capitaine Thierry Mallet (inspecteur de poste de traite pour Revillon Frères), du capitaine Crouch et du capitaine Cross. L'Adventure quitte Montréal le 28 juillet 1909 en direction de l'île Strutton, au Nunavut, le centre de distribution de Revillon Frères pour la région de la baie James. Peck est de retour à Halifax le 6 octobre 1909.
Hugh Peck a amassé une remarquable collection d'artefacts. La plupart des minuscules modèles en ivoire proviennent de Kuujjuaq (anciennement Fort Chimo), mais certains ont été acquis dans d'autres postes ou ont été fabriqués par des hommes ou des femmes inuits engagés par Revillon Frères pour décharger les bateaux. Peck a tenu un journal détaillé de son périple, avec des passages sur la traite des fourrures, les dangers affrontés, la fabrication et l'utilisation de certains outils par les Inuits et sur ses impressions du paysage et des gens qu'il a rencontrés.

Quoi:

Voici une petite sculpture d'une Inuite vêtue d'un amauti, sorte de parka porté par les femmes. De la naissance à l'âge d'environ deux ans, l'enfant se blottit contre le dos de la mère dans l'amaut, une poche intégrée située sous le capuchon qui sert à soutenir le bébé tout en renforçant le lien entre la mère et son enfant.

Où:

Cette sculpture a été achetée par Hugh A. Peck à Kuujjuaq (anciennement Fort Chimo), au Nunavik.

Quand:

Cette sculpture a été acquise en 1909.

Qui:

Durant la seconde moitié des années 1800, l'affluence des baleiniers a incité les hommes inuits à augmenter leur production de petites sculptures, « objets-souvenirs » très recherchés par les équipages des navires .

M4325
© Musée McCord
Tesson
Forêts de l'Est
Autochtone: Iroquois
16e siècle
6.4 x 5.7 cm
Achat de la Natural History Society of Montreal
M4325
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Ce tesson est un fragment probablement issu de la bordure d'un récipient de poterie. Il a été retrouvé en 1860 dans une colline de sable située à l'angle des rues Metcalfe et de Maisonneuve, en même temps que plusieurs autres vestiges d'un village aborigène, alors que des ouvriers creusaient en prévision d'une nouvelle construction.

Ces découvertes sont signalées à sir John William Dawson, célèbre géologue et recteur de l'Université McGill, qui entreprend alors l'un des premiers projets de sauvetage archéologique du Canada. Ainsi, Dawson convainc l'homme qui dirige les travaux de construction, Edmond Dorion, de faire don des artefacts du site à la Société d'histoire naturelle de Montréal. Cette société préserve et expose ces artefacts jusqu'à sa dissolution en 1925, dès lors, le Musée McCord se voit confier la garde de ces artefacts.


ME983X.94
© Musée McCord
Ulu
Arctique central ou Arctique de l'Est
Inuit : Nunatsiarmiut ou Iglulingmiut
Anonyme - Anonymous
1900-1930, 20e siècle
8 x 8.7 cm
ME983X.94
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

L'ulu, le couteau de la femme inuite, se compose d'une poignée et d'une lame, les deux étant transversaux. La poignée peut être constituée d'une à trois pièces. La poignée à une pièce est la plus simple : la lame y est insérée directement, une forme très courante en Arctique de l'Ouest. Une poignée à deux pièces possède une soie, sorte de tige située entre la poignée et la lame. La poignée à trois pièces présente une partie intermédiaire entre la soie et la lame. La lame peut être longue ou courte et de différentes largeurs.

La forme de l'ulu regroupe un ensemble de facteurs pour un maximum d'efficacité. La longueur de la poignée correspond approximativement à la largeur de la main, offrant ainsi une bonne prise. Lorsque la lame est fixée à la poignée uniquement par une soie, la souplesse du poignet est totalement sollicitée. L'ulu à soie présente un espace entre le bord tranchant et la poignée, ce qui protège les doigts des deux mains. Une longue lame protège également les doigts et dure plus longtemps puisque la lame finit par s'user avec le temps.

Quoi:

Cet ulu est muni d'une poignée en ivoire oblongue décorée. La soie en cuivre est collée à la base de la poignée et fixée à la lame d'acier par un seul rivet. La lame en forme de demi-lune se termine par un bord supérieur droit et elle est aiguisée d'un seul côté.

Où:

Le style d'un ulu peut indiquer sa provenance. Le bord supérieur à angle droit de la lame, sa haute forme en demi-lune et la poignée en deux morceaux nous indiquent que cet ulu provient sans doute de Qikiqtaaluk (île de Baffin), au Nunavut, où habitent les Nunatsiarmiut au sud, et les Iglulingmiut au nord-ouest.

Quand:

L'ulu est utilisé par les peuples inuits depuis des millénaires. Celui-ci présente un des styles développés au début du 20e siècle.

Qui:

Le décor sur la poignée de cet ulu -- une croix aux branches évasées entourée de motifs floraux -- se retrouve sur des objets provenant de Qikiqtaaluk et de la Sibérie. Transmis au fil des millénaires à travers les immenses territoires de l'Arctique, ces motifs font partie du riche patrimoine préservé par les Inuits, dont les Nunatsiarmiut et les Iglulingmiut.

M4243
© Musée McCord
Pipe
Forêts de l'Est
Autochtone : Iroquoien du Saint-Laurent
1475-1525, 15e siècle ou 16e siècle
5.5 x 10.5 cm
Achat de la Natural History Society of Montreal
M4243
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Par une belle journée de 1860, des ouvriers rapportent le sable d'une colline de sable située à l'angle des rues Metcalfe et de Maisonneuve (autrefois rue Burnside), à Montréal, non loin du Musée McCord, pour remblayer le site de futures constructions. En creusant, ils déterrent plusieurs objets inhabituels, dont cette remarquable pipe en argile. Ces découvertes sont signalées à sir John William Dawson, célèbre géologue et directeur de l'Université McGill, qui entreprend alors l'un des premiers projets de sauvetage archéologique du Canada. Dawson, qui découvre que les tessons de poterie et les artefacts en os et en pierre datent d'avant l'arrivée des Européens en Amérique du Nord, ne doute pas que les ouvriers ont mis au jour des vestiges d'Hochelaga, village iroquoien visité par Jacques Cartier en 1535. Aujourd'hui, les archéologues pensent que cette pipe ainsi que d'autres artefacts trouvés sur le site de Dawson documentent probablement l'existence d'un village encore plus ancien, occupé dans les années 1400.

Quoi:

Des décorations ornent les bords de cette pipe en argile.

Où:

Cette pipe a été découverte dans une colline de sable située à l'angle des rues Metcalfe et de Maisonneuve (anciennement Burnside), à Montréal. Le site de Dawson est l'un des premiers sites de fouilles archéologiques du Canada.

Quand:

Selon la datation au carbone, cette pipe date d'entre 1475 et 1525.

Qui:

Sir John William Dawson (1820-1899), directeur de l'Université McGill, dirigeait les fouilles entreprises sur ce lieu qu'il appelait Hochelaga.

M12153
© Musée McCord
Pendentif
Arctique de l'Est ?
Inuit : Nunavimiut?
Anonyme - Anonymous
1830-1865, 19e siècle
Ivoire
3 x 4.8 cm
Don de la Natural History Society of Montreal
M12153
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Les Thuléens, les ancêtres du peuple inuit d'aujourd'hui, consacraient une grande partie de leur énergie créative à la décoration des objets usuels, ainsi qu'à la fabrication de jouets. Lignes simples ou doubles, parfois reliées par des crochets, ou des lignes en « Y », représentations d'animaux ou de scènes de chasse ou de vie quotidienne, voici autant de motifs qui se retrouvent sur des objets en ivoire, et plus particulièrement sur des outils de chasse, ou des objets associés aux femmes, tels des étuis à aiguilles, des peignes ou des pendentifs.

Clefs de l'histoire:

Les peignes en ivoire comme ceux-ci étaient des objets auxquels on attachait beaucoup de prix, et les styles élaborés reflètent l'importance de la chevelure chez les femmes inuites. Il existe même un chant traditionnel inuit sur la chevelure que l'on peigne au lever du soleil.

Mais le peigne avait aussi une fonction plus pragmatique, puisque les poux faisaient partie intégrante de la vie inuite.

Les trous percés dans le haut du peigne semi-circulaire servaient peut-être à l'attacher à un étui à aiguilles.

Quoi:

Voici des peignes en ivoire. Les Inuits chassaient le narval, le morse et la baleine pour leur chair et leur graisse. Ils utilisaient les défenses en ivoire et les dents des baleines pour fabriquer des armes, des outils et des pendentifs décoratifs, ainsi que de petits peignes comme ceux-ci.

Où:

Ces peignes pourraient provenir de la région de la baie d'Ungava au Nunavik.

Quand:

Nous ignorons quand exactement ces peignes sont entrés en possession des Qallunaat (hommes blancs).

Qui:

Ce sont des membres de la Natural History Society of Montreal qui, d'une façon ou d'une autre, ont fait l'acquisition de ces peignes. Composée principalement de médecins et d'éducateurs, cette société était le plus ancien organisme scientifique du Canada. Les membres ont collectionné divers objets ethnographiques de 1827 jusqu'à la dissolution de la société en 1925.

L61.30.1-3
© Musée McCord
Modèles réduits de lampes
Arctique de l'Est
Inuit: Nunavimiut
1900-1909, 20e siècle
Stéatite
Don de Mr. Hugh A. Peck
L61.30.1-3
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Le qulliq, une lampe en stéatite, était probablement l'objet le plus important que pouvait posséder une femme inuite. Le qulliq fournissait la lumière et la chaleur en plus d'être utilisé pour cuire les aliments. C'est à l'épouse que revenait la responsabilité d'entretenir la flamme. Si plus d'une épouse partageait une tente ou un abri de neige, chacune possédait son qulliq et son propre endroit pour cuisiner.

Pour faire du feu, la femme plaçait d'abord un peu de lin des marais ou de mousse sur le rebord de la lampe. La cavité de la lampe était remplie d'huile de phoque ou de baleine. La femme allumait le lin des marais à l'aide d'un silex ou d'un perçoir à archet, ce qui nécessitait une certaine adresse. Une fois la lampe allumée, elle devait l'entretenir soigneusement, puisqu'une lampe laissée sans surveillance pouvait empoisonner la maisonnée. L'automne, chaque épouse devait ramasser du lin des marais ou de la mousse en quantité suffisante pour l'hiver.

Quoi:

Voici une réplique exacte d'un qulliq, une lampe qui fournissait chaleur et lumière en plus d'être utilisée pour la cuisson des aliments. Les chaudrons étaient également taillés dans de la stéatite.

Où:

Ce genre de qulliq était utilisé dans tout le Nunavik. Comme il n'y avait que quelques carrières de stéatite sur l'ensemble du territoire, les Inuits faisaient parfois du troc avec d'autres bandes pour pouvoir s'en procurer.

Quand:

Jusqu'à ce que les Inuits se retrouvent dans l'obligation d'abandonner leur existence nomade pour s'installer dans des établissements au début du 20e siècle, le qulliq était l'unique source de chaleur et de lumière à l'intérieur des abris de neige et des tentes.

Qui:

Si tous les hommes de la communauté devaient chasser et que toutes les femmes devaient faire la couture, la sculpture en stéatite nécessitait des compétences particulières. En général, il n'y avait au sein de l'unité familiale qu'une seule personne capable de fabriquer les qulliqs et les chaudrons. Ce modèle-ci a été fabriqué par un artisan inconnu et échangé au poste de traite de la Compagnie de la Baie d'Hudson à Kuujjuaq (Fort Chimo), où M. Hugh A. Peck en a fait l'acquisition.

ME982X.329.1-2
© Musée McCord
Modèles réduit de lampe et de marmite
Arctique central
Inuit
Anonyme - Anonymous
Vers 1915, 20e siècle
1.2 x 2.1 x 6.5 cm
Don de J. J. O'Neill
ME982X.329.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Plusieurs membres de l'Expédition arctique canadienne (1913-1918) sont des dirigeants de la Commission géologique du Canada, travaillant sous la direction du ministère du Service naval. Puisqu'elle a pour mandat de travailler dans deux régions distinctes situées à bonne distance l'une de l'autre, l'Expédition est scindée en deux groupes, l'un étant affecté au sud, et l'autre au nord.

Le géologue J. J. O'Neill (1886-1965) fait partie du groupe du Sud de l'Expédition arctique canadienne avec l'ethnologue Diamond Jenness et plusieurs autres, dont le directeur, R. M. Anderson. Le groupe du Sud a pour mission de mener une étude triennale sur le continent arctique et les îles adjacentes. En 1922, Diamond Jenness publie son rapport sur les Kilusiktormiuts (golfe du Couronnement, Territoires du Nord-Ouest), parmi lesquels il a vécu pendant trois ans. Le rapport d'O'Neill sur la géologie de la côte arctique du Canada sera publié en 1924. Dirigé par Vilhjálmur Stefánsson, le groupe du Nord doit faire le tour de la mer de Beaufort et de l'archipel Arctique. Cette expédition connaît toutefois une fin tragique lorsque le bateau à bord duquel voyagent les hommes, le Karluk, est écrasé par les glaces, causant la mort de onze personnes.

Quoi:

Ces modèles de lampe et de marmite représentent deux objets domestiques très importants chez les Inuits. La lampe en pierre permettait non seulement de s'éclairer durant les longues journées d'hiver, mais elle réchauffait également l'intérieur des maisons de neige. La lampe, qui reposait sur une plateforme de cuisson et qui contenait de l'huile de phoque ou de baleine, était utilisée pour faire chauffer la marmite. Puisque les sources de stéatite étaient rares, nombreux étaient les Inuits à se procurer leurs lampes et leurs marmites grâce au troc pratiqué avec d'autres groupes inuits.

Où:

Ces modèles ont été acquis aux environs de l'île Victoria. Les deux tiers de l'est de l'île sont situés au Nunavut, alors que la partie occidentale se trouve dans les Territoires du Nord-Ouest.

Quand:

Ces modèles de lampe et de marmite ont été acquis en 1915 par J. J. O'Neill.

Qui:

Ces modèles de lampe et de marmite ont été fabriqués par Kaijoranna, un Inuit de l'île Victoria. Ils ont été acquis par l'ethnologue Diamond Jenness, membre de l'Expédition arctique canadienne de 1913-1918, qui les a plus tard donnés à J. J. O'Neill. Diamond Jenness a publié un rapport sur les Kilusiktormiuts en 1922.

M15891
© Musée McCord
Casse-tête (massue à tête sphérique)
Forêts de l'Est
Autochtone : Anishinaabe?
Anonyme - Anonymous
1800-1840, 19e siècle
12.6 x 7.3 x 59 cm
Don de la Natural History Society of Montreal
M15891
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Fabriquée à partir d'un noeud de souche, la massue de guerre à tête sphérique était l'une des principales armes utilisées par les autochtones des Forêts de l'Est et des régions avoisinantes. Des êtres cosmologiques ont été gravés sur le manche de cette massue, soit deux oiseaux-tonnerre d'un côté et une panthère sous-marine de l'autre. D'autres lignes incisées pourraient représenter les exploits du guerrier au combat.

Les guerriers autochtones des Forêts de l'Est puisaient leur pouvoir et leurs compétences dans une compréhension particulière de l'univers et des forces qui y sont à l'oeuvre. Selon cette cosmologie, l'univers est constitué de trois mondes parallèles. La terre est au centre, une grande île flottant sur un lac immense. En dessous se trouve le monde souterrain, dominé par de puissants manitos ou esprits qui contrôlent les plantes et les animaux terrestres et aquatiques. Les plus importants de ces manitos sont les panthères sous-marines (appelées Misshipeshu en ojibwa), des êtres félins à tête cornue et à longue queue. Au-dessus de la terre s'étend le dôme du ciel et le monde céleste. Ce royaume est dominé par des esprits tout aussi puissants, les oiseaux-tonnerre. Une personne désirant être conseillée pouvait invoquer l'animal associé à son clan, ou son dodem, mot ojibwa désignant un esprit bienveillant.

Quoi:

Voici une massue de guerre à tête sphérique qui a été fabriquée dans le noeud d'un petit feuillu, probablement un érable. Des motifs cosmologiques y ont été gravés, soit une panthère sous-marine et deux oiseaux-tonnerre, qui avaient pour fonction de mettre le guerrier en communication avec les puissantes forces surnaturelles.

Où:

Nous ignorons la région exacte où cette massue a été fabriquée. Par contre, nous savons que les peuples autochtones des régions des Forêts de l'Est et des Grands Lacs fabriquaient et utilisaient des massues de guerre semblables à celle-ci.

Quand:

Avant d'entrer dans la collection du Musée McCord, cette massue appartenait à la Natural History Society of Montreal, une société fondée en 1827 et dissoute en 1925. D'après son style, cette massue date fort probablement du début au milieu du 19e siècle. Les autochtones ont continué à fabriquer et à utiliser des massues à tête sphérique longtemps après l'introduction des armes à feu par les Européens.

Qui:

Selon des notes provenant du catalogue original, la massue a été achetée en 1838 à un guerrier du nom de Shawanabee. Celui-ci avait combattu aux côtés de son chef Tecumseh à la bataille de Thames, et il est mort sur l'île Walpole en 1851.

M1201
© Musée McCord
Couteau
Subarctique de l'Est
Autochtone : Innu
Anonyme - Anonymous
1735-1745, 18e siècle
3 x 14.8 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M1201
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Les couteaux pliants étaient de populaires objets de traite très recherchés par les autochtones. Ces couteaux provenaient de France, et de récentes recherches indiquent que la plupart étaient fabriqués dans la ville de Saint-Étienne. Appelés « jambettes » par les Français, ces couteaux bon marché étaient produits massivement, expédiés en Amérique du Nord et échangés partout en Nouvelle-France, du nord du Québec jusqu'en Louisiane.

À l'époque de la traite des fourrures, les coureurs des bois échangeaient ces couteaux avec leurs partenaires de traite autochtones, ou encore ils les offraient en cadeau pour renforcer les liens sociaux et économiques avec les gens et les groupes qu'ils rencontraient. Une fois en possession des autochtones, ces couteaux ne tardaient pas à suivre la route des réseaux de traite séculaires. De nos jours, les archéologues qui documentent les périodes du contact et de la traite des fourrures découvrent des lames de jambettes sur des sites archéologiques partout au pays.

Quoi:

Voici un petit couteau pliant qui fut probablement fabriqué en France. La poignée en os, de forme légèrement incurvée, se termine par une pièce de plomb coulé. Un rivet de métal maintient la lame en place. La poignée en os est fendue le long de l'intérieur de la courbe, dans laquelle la lame se replie.

Où:

Selon l'information que nous possédons, ce couteau pliant a été découvert dans la région de Tadoussac, sur la Moyenne-Côte-Nord du Québec. Situé à l'embouchure du Saguenay, Tadoussac était un important centre de traite aux 17e et 18e siècles, puisqu'il se trouvait sur un lieu de rencontre traditionnel des autochtones.

Quand:

Les couteaux pliants ont été introduits dans le golfe du Saint-Laurent par les marchands de France et d'autres pays d'Europe. Celui-ci date vraisemblablement du début du 18e siècle. Des couteaux semblables, communément appelés couteaux pliants ou de poche, sont encore fabriqués de nos jours.

Qui:

Les couteaux européens sont devenus d'importants objets de traite car les autochtones ont rapidement constaté que les lames de métal pouvaient demeurer affilées beaucoup plus longtemps que celles des couteaux en pierre qu'ils utilisaient. Ce couteau pliant a sans doute été échangé à un Innu.

M114.0-1
© Musée McCord
Récipient avec couvercle
Forêts de l'Est
Autochtone: Mi'kmaq
Anonyme - Anonymous
1865-1900, 19e siècle
8.9 x 12.4 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M114.0-1
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

L'admiration des autres

Les Euro-Canadiens ont exprimé très tôt leur fascination pour l'art des Mi'kmaq, fascination composée d'admiration pour la dextérité des autochtones et de curiosité pour des formes et des matériaux inconnus. En effet, les Mi'kmaq n'utilisent pas que le bois. Parmi ces matériaux étonnants, figure le piquant de porc-épic teint de différentes couleurs. Dès 1609, l'avocat et colon français Marc Lescarbot est frappé par les couleurs vives des piquants de porc-épic, qu'il estime sans égales dans son pays d'origine.

Les piquants de porc-épic sont naturellement blancs, à l'exception des extrémités qui sont noires. Pour obtenir d'autres couleurs, les Mi'kmaq se servent de teintures extraites de diverses plantes. En outre, depuis le milieu du 19e siècle, ils ont accès à de nombreuses teintures commerciales.

Quoi:

Cette boîte est constituée de panneaux d'écorce de bouleau, cousus de fil fait à partir des racines de l'épinette. La décoration est en piquants de porc-épic teints. Les côtés, garnis de glycéries, sont fixés à l'aide de petits clous en métal. Le couvercle porte comme motif une étoile à huit branches.

Où:

Bien que l'on sache que cette boîte est d'origine mi'kmaq, on ignore si elle a été fabriquée au Québec, au Nouveau-Brunswick ou en Nouvelle-Écosse.

Quand:

Cette boîte a été confectionnée au début du 20e siècle.

Qui:

Les Mi'kmaq semblent être à l'origine de la technique d'insertion de piquants de porc-épic dans des écorces de bouleau et leurs motifs géométriques traditionnels sont uniques.

M5810
© Musée McCord
Couteau à neige
Arctique de l'Est
Inuit : Thulé
Anonyme - Anonymous
1000-1700, 11e au 17e siècle (Thulé)
Ivoire
4.5 x 25.3 cm
Don de Miss Mabel Molson
M5810
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

La maison de neige, ou l'iglou, abrite la famille inuit pendant les longs mois de l'hiver. Structure en parfaite harmonie avec l'environnement nordique, elle est construite avec des blocs de neige taillés à l'aide d'un couteau comme celui-ci. Un homme pouvait généralement construire une telle structure en l'espace d'une heure.


L45.30
© Musée McCord
Modèle de carabine
Arctique de l'Est
Inuit: Nunavimiut
Anonyme - Anonymous
1900-1909, 20e siècle
Ivoire
1.3 x 0.5 x 13 cm
Don de Mr. Hugh A. Peck
L45.30
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Cette minuscule sculpture d'une arme à feu est remarquablement détaillée, ce qui dénote l'importance des fusils dans la vision du monde des Inuits. Équipé d'un fusil, le chasseur pouvait tuer sa proie à une plus grande distance qu'avec un arc ou une lance, ce qui rendait l'opération plus efficace et beaucoup moins dangereuse. Mais seuls les chasseurs et les trappeurs les plus talentueux pouvaient accumuler suffisamment de peaux pour obtenir un fusil en échange. En outre, les balles étaient coûteuses. De nos jours, les Aînés inuits racontent encore des histoires de chasseurs qui partaient pour de longues expéditions avec seulement quelques balles. Ils ne tiraient que lorsqu'ils avaient la certitude de tuer l'animal.

Les Inuits avaient une longue tradition de sculpture de petites figurines et d'objets domestiques en ivoire, qui servaient d'amulettes ou de jouets pour les enfants. Lorsque les baleiniers et les explorateurs européens sont arrivés dans les eaux du Nunavik, les Inuits ont commencé à fabriquer des bibelots comme celui-ci destinés au troc.

Quoi:

Voici un fusil miniature en ivoire, possiblement taillé dans une défense de morse ou de narval.

Où:

M. Hugh A. Peck a sans doute acheté ce modèle réduit à Kuujjuaq (anciennement Fort Chimo) lors du voyage aller-retour entre Montréal et la baie James qu'il a effectué à bord du bateau à vapeur de Revillion Frères.

Quand:

En 1909, M. Hugh A Peck est parti de Montréal en bateau à vapeur pour se rendre à la baie James. Selon son journal personnel, il a passé plusieurs jours à Kuujjuaq (Fort Chimo) à la fin du mois de septembre.q

Qui:

M. Hugh A. Peck a inscrit dans son journal avoir fait l'acquisition de « beaucoup d'ivoire » auprès d'un certain M. Cotter au poste de traite de la Compagnie de la Baie d'Hudson. À cette époque, le personnel de la compagnie prenait rarement la peine d'inscrire le nom du sculpteur d'un objet particulier.

M976.102.4
© Musée McCord
Sculpture
Arctique
Inuit
Anonyme - Anonymous
1950-1955, 20e siècle
8.4 x 5.3 x 8.9 cm
Don du Dr. Walter Pfeiffer
M976.102.4
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Cette sculpture représente un homme à genoux penché au-dessus d'un trou percé dans la glace. Il tient un leurre en guise d'appât d'une main et une foène de l'autre. Traditionnellement, la foène à trois branches, ou lance à poisson, était fabriquée avec des andouillers et du métal et munie d'un manche en bois.

Cette sculpture a de particulier qu'elle a été fabriquée en bois plutôt qu'en stéatite. Elle a été réalisée par un Inuit qui avait dû se rendre à Québec pour y recevoir des soins médicaux, et le bois était le seul matériau à sa disposition.

Tout au long de l'année, les Inuits complétaient leur régime alimentaire par une variété de poissons d'eau douce et salée. En général, ils pêchaient seuls à l'aide de lances ou de lignes à pêche. Cependant, la pêche la plus intensive avait lieu à la fin de l'été, lorsque le saumon quittait la mer pour rejoindre les lacs intérieurs. Plusieurs familles travaillaient alors ensemble pour construire une digue à travers une rivière, ne laissant qu'une ouverture étroite pour que le poisson puisse nager jusqu'à un bassin peu profond bloqué par des pierres. Les femmes et les enfants utilisaient des pierres et des bâtons pour effrayer les saumons et les entraîner vers les hauts fonds, où les hommes pouvaient les tuer en grand nombre.

Quoi:

Voici une sculpture en bois représentant un homme en train de pêcher à l'aide d'une foène (lance à poisson) et d'un leurre.

Où:

Cet objet a été sculpté à l'hôpital du Parc Savard à Québec.

Quand:

Cette sculpture a été réalisée en 1955.

Qui:

Cette sculpture porte une signature en écriture syllabique qui se lit Kulula/Kolola, nom de famille aujourd'hui répandu à Kimmiruk (Lake Harbour).

M16934
© Musée McCord
Récipient
Forêts de l'Est
Autochtone: Huron-Wendat
Anonyme - Anonymous
1855, 19e siècle
4.6 x 9.9 x 17.8 cm
Don de Miss Blackader
M16934
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

L'utilisation du poil d'orignal dans la décoration remonte à la période pré-contact. Cependant, c'est à la période de contact que se développe véritablement l'art de la broderie en poil d'orignal, résultat de la fusion des connaissances des autochtones et du savoir-faire des Ursulines. En 1714, l'histoire nous rapporte que mère St-Joseph, ursuline de Trois-Rivières, enseigne l'art de la broderie sur l'écorce. Nous possédons également des informations sur mère Sainte-Marie-Madeleine (Anne Du Bos), née à Sillery en 1678, d'un père français et d'une mère huronne-wendate. Selon la nécrologie de cette religieuse ursuline (1734), celle-ci consacra les dernières années de sa vie à l'enseignement de la broderie, notamment la broderie en poil d'orignal. Dès 1720, la broderie en poil d'orignal est reconnue comme une forme de travail d'aiguille très raffinée et élégante.

Quoi:

Les paniers d'écorce brodés de crin d'orignal étaient l'une des spécialités des Huronnes-Wendates. Cependant, ce genre de travail était aussi exécuté dans les couvents où les religieuses avaient appris l'art de cette broderie.

Où:

Les Huronnes-Wendates de Wendake et les Ursulines de Québec pratiquaient l'art de la broderie en poil d'orignal dont elles ornaient de jolis contenants en écorce et d'autres objets.

Quand:

Les documents d'archives nous informent que l'art de la broderie sur écorce de bouleau était pratiqué dès le début du 18e siècle.

Qui:

C'est probablement à une religieuse ursuline métisse huronne-wendate du nom de mère Sainte-Marie-Madeleine que l'on doit l'apparition de la broderie en poil d'orignal dans le travail des Ursulines. La broderie en poil d'orignal regagne en popularité au 19e siècle grâce à l'esprit d'entrepreneuriat de Marguerite « Lawinonkié » Vincent qui développe cet art en une production artisanale réalisée par les femmes de Wendake.

M18509.1-2
© Musée McCord
Récipient avec couvercle
Forêts de l'Est
Autochtone: Huron-Wendat
Anonyme - Anonymous
1865-1900, 19e siècle
5.3 x 6.3 x 9.4 cm
Don de la succession de Miss J. J. MacFarlane
M18509.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

La broderie en poil d'orignal, comme celle qui orne cette petite boîte en écorce, est un art assez difficile à maîtriser. D'après les témoignages de deux artisanes, Mmes Thérèse Sioui et Marie-Paule Gros-Louis de Wendake, contrairement au fil à broder conventionnel, la matière première utilisée demande une préparation qui comporte plusieurs étapes dont le peignage, le triage en de petits paquets attachés solidement par un fil, le lavage dans une eau savonneuse douce, le rinçage, le séchage et la teinture, pour finalement compléter le tout avec le rinçage et le séchage.

Prêts à être utilisés pour la broderie, les poils d'orignal, de longueurs différentes, demandent une opération fréquente et répétée d'ajout de poils. Une fois le travail terminé, l'oeil ne doit pas être en mesure de voir les endroits où les poils se chevauchent. Plusieurs points de broderie peuvent être réalisés. Pour toutes ces raisons, cet art demande plus de dextérité et de patience que la broderie conventionnelle.

Quoi:

Cette petite boîte en écorce de bouleau ornée de broderie au crin d'orignal servait à contenir de menus objets. Elle est décorée de différents points de broderie. On distingue sur les rebords la broderie en ligne droite. Quant aux motifs, ils ont d'abord été dessinés sur l'écorce, poinçonnés, puis brodés.

Où:

Cette boîte est typique des objets conçus pour le marché touristique et vendus principalement à Wendake et à Québec.

Quand:

La date de confection de cette jolie boîte en écorce se situe entre 1865 et 1900.

Qui:

Les Huronnes-Wendates confectionnaient ces beaux contenants en écorce. Les Mi'kmaqs en faisaient de semblables, mais décorés de motifs géométriques en piquants de porc-épic.

ME986.104.3.1-2
© Musée McCord
Coupe en loupe d'arbre
Forêts de l'Est
Autochtone : Huron-Wendat ou Iroquois
Anonyme - Anonymous
1910-1930, 20e siècle
6 x 12 x 11.5 cm
Don à la mémoire de William Hill Petry (1868-1957) et Elizabeth Petry (1880-1973) parents de Mrs. L. S. Apedaile.
ME986.104.3.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Outre les objets brodés en poil d'orignal, les objets usuels des autochtones suscitent l'intérêt des touristes et ils sont fabriqués et vendus en guise de curiosités.

C'est le cas de ce « gobelet » qui a été fabriqué à partir d'une loupe de bouleau ou de merisier, essence privilégiée pour ce genre d'objet. Selon le témoignage de Rolland P. Sioui de Wendake, les chasseurs attachaient à leur ceinturon cette petite tasse qui était fort utile pour se désaltérer lors d'expéditions en forêt. Une fois évidée, l'excroissance de l'arbre était séchée et vernie, afin d'en assurer la durabilité. On y sculptait même un petit « manche » dans lequel le chasseur perçait un trou afin d'insérer une lanière de cuir permettant d'attacher le gobelet à son ceinturon.

Quoi:

Ce petit gobelet, fabriqué dans une loupe d'arbre, était utile sur le territoire. Les chasseurs-trappeurs l'attachaient à leur ceinturon et s'en servaient lorsque le besoin de se désaltérer se faisait sentir.

Où:

Plusieurs groupes autochtones confectionnaient ce genre de petite tasse. Celle-ci a été fabriquée à Wendake.

Quand:

Il s'agit ici d'un objet de fabrication contemporaine (20e siècle).

Qui:

Les Hurons-Wendats fabriquaient ces gobelets dont certains étaient vendus aux touristes.

M18512
© Musée McCord
Plateau à cartes de visite
Forêts de l'Est
Autochtone: Huron-Wendat
Anonyme - Anonymous
1840-1860, 19e siècle
4.9 x 28 x 38 cm
Don de la succession de Miss J. J. MacFarlane
M18512
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Les Huronnes-Wendates adaptent leur artisanat aux besoins et aux goûts des gens du milieu bourgeois. À l'époque victorienne, la mode est de laisser dans le hall des maisons un plateau afin que les invités puissent y déposer leur carte de visite. Ces plateaux, de même que de petits étuis (format carte) en écorce de bouleau délicatement brodés avec du poil d'orignal, font des cadeaux très prisés à l'époque, et les Huronnes-Wendates en fabriquent en grande quantité, dans la quiétude de leur foyer. Les plus spectaculaires présentent des fleurs et des motifs variés, tandis que d'autres illustrent des scènes de la vie quotidienne dans la communauté. On en retrouve aussi avec de magnifiques oiseaux brodés.

Quoi:

Ce plateau en écorce était destiné à recevoir les cartes de visite des gens. On en retrouve de magnifiques dans la collection de Lord Elgin (1811-1863), James Bruce de son nom, 8e comte d'Elgin et 12e comte de Kincardine, administrateur colonial britannique et diplomate, mieux connu en tant que gouverneur général de la Province du Canada et viceroy de l'Inde. À l'époque victorienne, ces plateaux à cartes de visite sont l'une des spécialités des Huronnes-Wendates. Ils se présentent sous plusieurs formes et son décorés de différents motifs brodés.

Où:

Ce sont les artisanes du village de Wendake qui fabriquaient de superbes plateaux comme celui-ci. La plupart sont en écorce de bouleau sur laquelle la broderie a été exécutée, tandis que d'autres sont recouverts d'étoffe rouge ou noire joliment brodée au crin d'orignal.

Quand:

Largement inspiré et influencé par la mode victorienne de l'époque, ce magnifique plateau servant à recevoir les cartes de visite a été réalisé au milieu du 19e siècle, soit entre 1840 et 1860.

Qui:

Les femmes huronnes-wendates de Wendake, en banlieue de Québec, sont les habiles artisanes qui fabriquaient ces magnifiques plateaux brodés au crin d'orignal. On dit même qu'à l'époque, la femme de Lord Elgin (alors gouverneur général du Canada) serait venue à Lorette afin d'apprendre elle aussi l'art de la broderie en poil d'orignal.

ME982X.187.1-2
© Musée McCord
Sac
Arctique de l'Ouest
Inuit : Inupiat
Anonyme - Anonymous
1900-1935, 20e siècle
11.5 x 18 cm
ME982X.187.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Ce sac fait de bandes de peau de phoque enroulées et cousues avec du fil de tendon ressemble aux paniers à ouvrage en herbe fabriqués plus tard au 20e siècle par les femmes yup'ik du sud-ouest de l'Alaska. Elles s'en servaient pour ranger leurs instruments de couture et d'autres petits objets. Ce genre de sac est rare et seuls quelques musées en possèdent dans leurs collections.

Les sacs à ouvrage des femmes recueillis à Sitnasuaq (Nome, Alaska) et à Cape Prince of Wales, deux villes inupiat situées sur le détroit de Béring, peuvent nous renseigner sur les contacts qui ont eu lieu entre les continents aux 19e et 20e siècles. Par exemple, les dessins géométriques qui décorent ces sacs, composés de morceaux de peau claire et foncée disposés en alternance, sont identiques aux motifs qui ornent les vêtements des cultures koryak, chukchi, yup'ik et inupiaq.

Quoi:

Le sac et son couvercle sont faits d'étroites bandes repliées de peau de phoque tannée, épilée et enroulée. Des bordures de peau de phoque foncée et non tannée sont disposées entre les bandes de peau de phoque. Des courroies servant à transporter le sac sont cousues des deux côtés dans la partie supérieure du sac. Elles sont maintenues ensemble par une belle poignée en ivoire sur laquelle le motif du point encerclé a été incisé.

Où:

Il est difficile de savoir exactement d'où provient ce sac puisque nous ne savons rien du donateur. Le style des éléments décoratifs rappelle celui des sacs fabriqués par les Esquimaux de l'île St. Lawrence (Sivuqaq), en Alaska, ou par les Chukchi occupant la côte de la Sibérie.

Quand:

Dans les années 1780, les Russes ont établi près du détroit de Béring un poste de traite où les négociants chukchi et inuits se rendaient chaque année. Ces derniers rapportaient avec eux des artefacts qu'ils écoulaient ensuite par l'entremise de leurs propres réseaux de troc. Après la révolution de 1917, les Russes ont interdit les déplacements entre les continents, ce qui signifie que ce sac doit avoir été acheté à la fin du 19e ou au début du 20e siècle.

Qui:

Un artisan alaskien ou sibérien a sans doute fabriqué ce sac qui fut ensuite acheté ou échangé, pour finalement entrer dans la collection du Musée McCord.

M15889
© Musée McCord
Pipe
Forêts de l'Est
Autochtone : Anishinaabe
Anonyme - Anonymous
1800-1860, 19e siècle
10.5 x 6 x 57.5 cm
Don de la Natural History Society of Montreal
M15889
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Cette pipe a été sculptée de manière à évoquer une massue de guerre à tête sphérique. Il se peut également qu'il s'agissait à l'origine d'une massue qui a été évidée pour créer une pipe. Le tuyau présente des motifs floraux ainsi qu'une série de pictogrammes qui ressemble à un récit de guerre. Les guerriers utilisaient des images pictographiques semblables pour illustrer et commémorer les exploits réalisés à la guerre, les gravant sur des arbres, des massues et des tomahawks. Toutefois, puisque cette pipe date du 19e siècle, les images de guerre sont peut-être simplement décoratives.

L'univers complexe de la politique du 18e siècle - théâtre d'alliances fragiles, de pourparlers constants et de guerres fréquentes - fut marqué par la montée des chefs d'alliance, qui représentaient leur communauté ou leur nation auprès des étrangers. Ils agissaient comme médiateurs dans les conflits entre alliés et voyaient à ce que des actions punitives soient prises contre les ennemis. Ils n'avaient pas le pouvoir de commander, et devaient toujours obtenir le consentement de leurs conseils. Ces diplomates se distinguaient par leur générosité, leurs aptitudes au combat, leur intelligence politique et, par-dessus tout, leur éloquence inégalée.

Quoi:

Voici une pipe en forme de massue de guerre à tête sphérique. Le tuyau est décoré de motifs floraux d'inspiration européenne et de motifs autochtones traditionnels comme des lignes sinueuses et en zigzag, un récit de guerre simplifié ainsi qu'un dodem personnel en forme de poisson-chat. Des pigments rouges et noirs ont été utilisés en alternance afin d'accentuer les incisions.

Où:

Les motifs qui décorent cette pipe nous indiquent qu'elle a probablement été fabriquée dans la région des Grands Lacs.

Quand:

Cette pipe a probablement été fabriquée entre le début et le milieu du 19e siècle. Bien que ce soit après l'époque où les massues de guerre à tête sphérique étaient considérées comme des armes de guerre essentielles, celles-ci sont demeurées d'importants symboles. Il n'est donc pas étonnant qu'une massue ait servi d'inspiration pour fabriquer un autre objet symbolique : la pipe.

Qui:

Les Anishinaabe avaient l'habitude de décorer leurs armes, leurs pipes et autres objets sculptés de motifs cosmologiques. Par conséquent, cette pipe pourrait avoir été fabriquée par un sculpteur anishinaabe, peut-être comme objet d'apparat.

M4936
© Musée McCord
Alène
Arctique de l'Ouest
Inuit : Yu'pik
Anonyme - Anonymous
1900-1915, 20e siècle
Ivoire, pigment
0.7 x 11.6 cm
Don de Mrs. J. B. Learmont
M4936
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Comme les aiguilles en os se brisaient facilement lorsqu'elle cousait de la peau épaisse, la couturière inuite se servait d'une alène (kaputaq) pour percer un trou pour le point de couture. Les alènes sont fabriquées dans des matériaux solides, comme de l'os, de l'ivoire ou du métal. Si la couturière n'avait pas d'alène à sa disposition, elle se servait d'un outil pointu, d'un fragment d'os ou du coin d'un ulu afin de percer le trou pour l'aiguille. Les alènes peuvent aussi être employées pour percer de gros trous dans les peaux de phoque qu'on installe sur les séchoirs, ou dans les peaux qui servent à recouvrir les kayaks.

Les outils des femmes, incluant les alènes, sont souvent décorés de manière élaborée par les hommes et sont des objets auxquels les femmes attachent beaucoup de prix. La forme de cette alène ressemble au corps allongé d'un animal, possiblement une loutre de mer. Le corps est décoré de lignes incisées qui représentent de manière fantaisiste un phoque, un poisson, un mammifère à fourrure et de la végétation.

Quoi:

L'os qui a servi à fabriquer cette alène a été poli et arrondi pour offrir une prise confortable. L'extrémité se termine par un bout suffisamment pointu pour pouvoir percer un trou dans une peau coriace. Nous ignorons de quel type d'os -- phoque, caribou, ours ou défense de narval ou de morse -- il s'agit.

Où:

Cette alène est analogue à celles que fabriquaient les hommes de la nation yup'ik dans le sud-ouest de l'Alaska. Ils prenaient grand plaisir à représenter des créatures mythologiques comme le phoque, le poisson et la créature ressemblant à une belette qui figurent sur cette alène-ci.

Quand:

Bien que la fabrication des alènes remonte à des temps préhistoriques, cet exemple-ci date du début du 20e siècle. Les Sibériens et les Alaskiens s'échangeaient des objets de leur culture matérielle, ce qui explique la similitude de leurs motifs décoratifs.

Qui:

Le style de cette alène nous indique qu'elle a été fabriquée par un membre de la nation yup'ik dans le sud-ouest de l'Alaska. Cette région est une toundra côtière dominée par d'importants réseaux fluviaux. Les hommes qui sculptaient et décoraient les outils s'inspiraient de la flore et de la faune locale pour réaliser leurs motifs débordant d'imagination.

M3
© Musée McCord
Crucifix
Forêts de l'Est
Autochtone: Malécite
Anonyme - Anonymous
1750-1760, 18e siècle
5.4 x 12.2 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M3
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Partie 3 - Rencontres culturelles

Il n'y a pas que les matériaux qui sont échangés lors des rencontres entre Mi'kmaq et Européens : ces derniers ont également apporté de nombreuses maladies contre lesquelles les peuples de l'Amérique du Nord n'étaient pas immunisés. Durant ce qu'on a appelé l'« unification microbienne du monde » les épidémies ont provoqué la mort de communautés mi'kmaq entières ; néanmoins, l'identité mi'kmaq a survécu à ces épreuves.

Les rencontres amènent aussi les uns et les autres à discuter de leurs idées, de leurs moeurs, des conceptions du monde, des puissances supérieures, de la vie en société et de la politesse.

Quoi:

Ce crucifix est taillé dans plusieurs pièces d'os.

Où:

Si on sait que ce crucifix a été utilisé dans une des missions françaises de l'île du Cap-Breton (en Nouvelle-Écosse), on ignore s'il y a été fabriqué.

Quand:

Aux 17e et 18e siècles, les Français envoient des missionnaires en territoire mi'kmaq et malécite. Ce crucifix a été fabriqué au milieu du 18e siècle. C'est une époque où les Mi'kmaq sont particulièrement courtisés par les Français qui recherchent leur appui dans la lutte qui les oppose aux Anglais.

Qui:

Peut-être ce crucifix est-il l'oeuvre d'un artisan mi'kmaq ou malécite, ou encore d'un Européen. Les Mi'kmaq et les Malécites ont fabriqué beaucoup d'objets en os avant l'arrivée des Européens.

M133
© Musée McCord
Modèle réduit de canot
Forêts de l'Est
Autochtone: Mi'kmaq
Anonyme - Anonymous
1900-1913, 20e siècle
4.1 x 4.1 x 19.6 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M133
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

La miniature peut aussi servir de jouet pour les enfants, petits et grands... À cet usage s'ajoutent, pour les Mi'kmaq, des raisons spirituelles : plusieurs de ces répliques à petite échelle portent en elles les caractéristiques ou les forces des objets plus grands. Ces canots miniatures sont des répliques des canots pleine grandeur, capables de braver la mer et les rivières.

Les Mi'kmaq figurent parmi les canotiers autochtones les plus habiles de l'est du Canada. Leurs canots se prêtent bien à la navigation de haute mer, comme en témoignent les voyages qu'ils font dans le golfe du Saint-Laurent pour se rendre tout aussi bien sur la côte nord du fleuve, aux îles de la Madeleine et sur la côte sud-ouest de Terre-Neuve, qu'en Nouvelle-Angleterre en longeant la côte Atlantique.

Quoi:

Ce canot miniature d'environ 20 cm de long est fait, comme les véritables canots mi'kmaq, d'écorce de bouleau cousue de racines d'épinette. Cette miniature est décorée de piquants de porc-épic.

Où:

Ce canot provient de Nouvelle-Écosse.

Quand:

Ce canot a été fabriqué entre 1900 et 1913 ; il est donc contemporain du collectionneur David Ross McCord.

Qui:

Les Mi'kmaq qui fabriquent les canots grandeur nature sont souvent les mêmes qui font les modèles réduits. Les dimensions du canot sont évaluées à l'aide de mesures établies par les dimensions du corps humain (largeur des mains, longueur du bras, etc.)

ACC1141
© Musée McCord
Pendentif
Forêts de l'Est
Autochtone: Béothuk
Vers 1550, 16e siècle
2 x 9.2 cm
Don de la Natural History Society of Montreal
ACC1141
© Musée McCord

Commentaires:

OK


ME930.39.15
© Musée McCord
Ulu
Arctique de l'Est
Inuit: Nunavimiut
Anonyme - Anonymous
1900-1909, 20e siècle
5.3 x 6.4 cm
Don de Mr. Hugh A. Peck
ME930.39.15
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Le « couteau des femmes », avec sa forme distinctive, a toujours été un élément essentiel de l'outillage des Inuits. À l'origine, ces couteaux étaient faits d'ardoise, mais après le contact avec les Européens, les ulus ont été fabriqués avec des lames faites à partir de limes en fer ou de fragments d'acier récupérés. Les ulus de cette taille étaient adaptés aux complexes opérations de coupe requises pour la confection des vêtements. Ils servaient aussi à découper et à tailler les petites peaux. On donnait des petits ulus aux fillettes afin qu'elles fassent leur apprentissage en imitant leurs aînées.

Clefs de l'histoire:

Voici un petit ulu, ou « couteau de femme ». Les ulus de cette taille étaient utilisés pour exécuter les opérations complexes de coupe requises lors de la confection des vêtements, l'une des principales responsabilités des femmes inuites. Les ulus de plus grandes dimensions étaient utilisés pour trancher la viande ou tailler les plus grandes peaux. Les fillettes recevaient un minuscule ulu afin d'apprendre les rudiments de la couture.

Les premiers habitants de l'Arctique utilisaient des ulus en pierre. Cependant, il existe des preuves archéologiques qui indiquent que les gens fabriquaient et utilisaient des outils en métal il y a de cela près d'un millier d'années, soit bien avant le contact direct avec les Européens. Les Dorsétiens (avant le 11e siècle) se servaient des météorites métalliques qui tombaient dans la région de la baie Melville pour fabriquer des lames de couteau. Vers le 10e siècle, ils ont commencé à se procurer du fer auprès des aventuriers scandinaves en voyage d'exploration sur les côtes du Groenland et de l'Amérique. Les groupes de chasseurs migrateurs ont échangé le fer provenant des météorites et des explorateurs scandinaves aussi loin à l'ouest que dans le centre de l'Arctique, où ils ont pu obtenir du cuivre auprès des Inuits du cuivre qui vivaient dans cette région. Ils travaillaient les deux métaux par battage à froid.

De nos jours, l'ulu est sans doute l'outil inuit traditionnel le plus couramment utilisé et il se retrouve dans toutes les cuisines.

Quoi:

Voici un ulu, ou « couteau de femme ». Il se compose d'une lame en acier et d'une poignée en andouiller de caribou.

Où:

Cet ulu a été acquis à Kuujjuaq (anciennement Fort Chimo) ou à Inukjuak (anciennement Port Harrison), au Nunavik, .

Quand:

Hugh. A. Peck a acheté cet ulu en 1909, lors d'un voyage à travers le Nunavik. On retrouve invariablement un ou deux ulus dans les cuisines modernes du Nunavik.

Qui:

Traditionnellement, ce sont les hommes qui fabriquaient les outils. Les femmes attachaient beaucoup de prix à ce genre de couteau qui leur était réservé. De nos jours, les ulus sont encore utilisés dans les familles du Nunavik.

M973.85.6A
© Musée McCord
Récipient avec couvercle
Forêts de l'Est
Autochtone: Mi'kmaq
Anonyme - Anonymous
1900-1925, 20e siècle
13.3 x 14.9 x 22.5 cm
Don de Mr. Edwin Holgate
M973.85.6A
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Les décorations en piquants de porc-épic sur de l'écorce de bouleau sont une forme d'art créée par les Mi'kmaq, dont les motifs géométriques traditionnels sont uniques. Dès le milieu du dix-huitième siècle, les objets décorés de piquants de porc-épic sont devenus des marchandises de prix destinées principalement au marché européen des souvenirs artisanaux. Les piquants de porc-épic, qui sont naturellement blancs et dont les extrémités sont noires, étaient teintés au moyen de teintures artisanales ou commerciales. Les extrémités des piquants étaient ensuite insérées dans de l'écorce de bouleau perforée, que les artisans cousaient en des formes aux goûts des acheteurs européens.

Clefs de l'histoire:

À partir de la fin du 17e siècle, le commerce des ouvrages ornés de piquants de porc-épic augmente entre les Mi'kmaq et les Européens, qui expédient ces pièces en France comme objets de curiosité. Il semble que ce type de boîte en écorce de bouleau ait dès lors été fabriqué spécialement pour le marché européen.

Les extrémités des piquants de porc-épic sont insérées dans l'écorce du bouleau, qui est ensuite découpée selon les formes souhaitées par l'artiste. Les motifs géométriques que l'on peut voir ici sont fréquemment utilisés. La signification du chevron, que l'on aperçoit sur le côté des boîtes, demeure obscure. Il peut s'agir d'une représentation du sapin, symbole d'âge vénérable et de grande force.

Quoi:

Il s'agit de boîtes gigognes, chacune d'entre elles pouvant s'insérer dans la plus grande. Elles sont décorées de piquants de porc-épic teints à l'aniline synthétique (disponible après 1860), de racines d'épinette et de glycéries. On y retrouve des motifs géométriques ainsi que l'étoile à huit branches, symbole mi'kmaq du soleil.

Où:

Cet ensemble provient de Nouvelle-Écosse ou du Nouveau-Brunswick.

Quand:

Ces boîtes ont été fabriquées au début du 20e e siècle.

Qui:

On ignore le nom de l'artiste - sans doute une femme - qui a fabriqué ces boîtes. Par ailleurs, on sait que l'ensemble a été donné au musée McCord par un peintre canadien, Edwin Headley Holgate (1892-1977), qui s'est beaucoup intéressé aux Premières Nations du Canada. Il fut membre du Groupe des Sept.

M26
© Musée McCord
Modèle de panier
Forêts de l'Est
Autochtone : Mi'kmaq ou Malécite
Anonyme - Anonymous
1865-1900, 19e siècle
0.7 x 0.5 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M26
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Mi'kmaq et Européens partagent un goût pour les miniatures. Celles-ci ont un attrait particulier, puisqu'elles rendent possible la manipulation d'objets trop grands pour qu'on puisse les tenir. La miniature, délicate, rend aussi hommage au talent de l'artisan capable de fabriquer une réplique exacte, à échelle réduite, d'un objet plus volumineux.

Que l'on juge alors du talent de l'artisane à qui on doit ces paniers qui n'ont pas plus de 7 mm de diamètre, soit la moitié d'une pièce de 10 cents ! L'éclisse de bois est un matériau difficile à travailler, à plus forte raison lorsque celles-ci sont aussi fines ; ici, la réalisation est parfaite.

Quoi:

Il s'agit de cinq paniers miniatures, mesurant à peine 0,7 cm de diamètre. Les paniers sont faits en éclisses de bois, matériau friable et fragile.

Où:

Ces miniatures proviennent de Nouvelle-Écosse.

Quand:

Ces paniers ont été fabriqués entre 1875 et 1900.

Qui:

L'artiste mi'kmaq anonyme qui a fait ces paniers est sans nul doute une artisane experte dans l'art de la vannerie. David Ross McCord écrit dans son registre d'acquisition que l'artiste, âgée de 93 ans en 1914, les a fabriqués 35 ans auparavant pour la femme d'un amiral.

M2205
© Musée McCord
Siège de chaise
Forêts de l'Est
Autochtone: Mi'kmaq
Anonyme - Anonymous
1845-1855, 19e siècle
38 x 34.5 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M2205
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

La broderie en piquants de porc-épic sur écorce de bouleau est une forme artistique innovée par les Mi'kmaqs, et leurs motifs géométriques traditionnels sont uniques. La couleur naturelle du piquant de porc-épic est blanche et lumineuse. Il se teint aisément en le trempant dans l'eau chaude additionnée de végétaux, racines, fleurs ou fruits, suivant la couleur désirée. Les extrémités des piquants étaient insérées dans des feuilles d'écorce de bouleau préalablement poinçonnées puis façonnées selon la forme désirée.


M21059
© Musée McCord
Sculpture
Arctique de l'Est
Inuit : Inuit du Labrador
Anonyme - Anonymous
1900-1930, 20e siècle
7.9 x 2 x 8.1 cm
Don de l'Arctic Institute of North America
M21059
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Les Inuits étaient déjà d'experts sculpteurs, et ce bien avant le développement du commerce de la sculpture en stéatite dans les années 1950. Ils taillaient alors, dans l'os ou dans l'ivoire de morse, de petits animaux ou personnages et des outils qu'ils pouvaient donner à leurs enfants, offrir à des amis ou troquer en échange de provisions. Ce caribou d'un grand réalisme fut sculpté par un artiste inconnu autour de 1900.

Clefs de l'histoire:

Les Inuits sculptaient des objets comme ce caribou miniature bien avant le début du commerce de la sculpture en stéatite dans les années 1950. Ils sculptaient de petits animaux, des personnages et des outils qu'ils pouvaient donner à leurs enfants et à leurs amis, ou offrir à des baleiniers et des missionnaires en échange de biens européens comme des balles de fusil, du thé et du sucre.

De tous les animaux terrestres, le caribou était le plus important pour les Inuits. Outre sa chair, le caribou fournissait la peau pour la confection des vêtements, des bottes et des tentes. Les tendons servaient à fabriquer le fil à coudre, et différents objets étaient taillés dans les andouillers.

Il fallait compter une quinzaine de peaux de caribou pour fabriquer la garde-robe d'hiver et d'été d'un seul homme, et plusieurs autres étaient nécessaires pour vêtir les membres de sa famille. En moyenne, chaque personne avait besoin de cinq peaux de caribou par année, en plus des peaux de phoque, seulement pour effectuer les réparations et les remplacements. C'est pourquoi les chasseurs inuits étaient prêts à entreprendre de longs voyages à l'intérieur des terres chaque automne, à la poursuite des hardes de caribous.

Quoi:

Ce caribou miniature a été sculpté dans de l'ivoire. Ses andouillers sont en cuivre.

Où:

Recueillie à Hebron, au Labrador, cette sculpture a sans doute été fabriquée par un Inuit qui chassait ou qui pratiquait le troc dans cette région.

Quand:

Ce caribou miniature a probablement été sculpté au début du 20e siècle.

Qui:

Nous ignorons le nom de l'artiste qui a sculpté ce caribou.

M18595
© Musée McCord
Pendentif
Arctique de l'Est
Inuit: Nunavimiut
Anonyme - Anonymous
1875-1900, 19e siècle
Ivoire
0.3 x 4.9 cm
Don de Mrs. D. A. Murray
M18595
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Dans l'Arctique québécois, des pendentifs en os ou en ivoire étaient suspendus aux pans de la veste. Ils formaient une frange décorative qui lestait le vêtement et l'empêchait de se retrousser. Des amulettes étaient également accrochées aux vêtements. Les Inuits croyaient qu'elles les protégeaient contre les forces surnaturelles et qu'elles les aidaient à la chasse. Ces amulettes étaient censées transférer sur la personne de leur propriétaire les qualités de l'animal ou de l'objet avec lequel elles avaient été faites.


M985X.185.1.1-2
© Musée McCord
Boîte à chapeau
John Henderson & Co.
1875-1900, 19e siècle
17 x 79 cm
M985X.185.1.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

À Montréal au XIXe siècle, l'une des plus célèbres boutiques de chapeaux et fourrures est celle de la John Henderson Company.

À l'instar d'autres boutiques spécialisées de l'époque, celle-ci offre une marchandise de choix qui vient compléter celle des grands magasins. Compétitivité oblige, les commerçants sont en effet obligés de miser sur leur spécificité et sur la qualité de leur service pour attirer et retenir une clientèle. Ils s'efforcent également d'aménager avec goût l'intérieur de leur magasin ainsi que les larges vitrines où sont présentés leurs produits.

Les boutiques soucieuses de rester dans la course ont cependant tout intérêt à être situées dans un secteur stratégique, à proximité de la concurrence. Nombre de commerces, dont la John Henderson Company, quittent-ils ainsi les rues Notre-Dame et Saint-Jacques à la fin du XIXe siècle pour s'installer rue Sainte-Catherine, devenue LA nouvelle artère commerciale de Montréal.

Quoi:

Le carton porte les armoiries et le nom du fabricant ayant confectionné le chapeau : John Henderson Company.

Où:

En 1875, tout comme la majorité des commerçants de fourrures et de chapeaux de Montréal, la boutique de la John Henderson Company était située rue Notre-Dame.

Quand:

De 1855 à 1889, la boutique de la John Henderson Company occupe de spacieux locaux dans l'élégant immeuble Crystal Block, rue Notre-Dame. Selon un article de The Transcript, daté du 23 avril 1855, il s'agissait d'un tout nouvel édifice commercial.

Qui:

Longtemps le chapelier le plus connu de Montréal, John Henderson établit sa première boutique en 1834.

M968.7.116
© Musée McCord
Collier
1875-1900, 19e siècle
8 x 4.8 x 55.2 cm
Don de Mrs. A. Murray Vaughan
M968.7.116
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Il peut sembler étonnant d'affirmer que le deuil suscite une forte poussée consommatrice. Quoi de plus normal, en effet, que d'imaginer que la tristesse associée au décès d'un être cher provoque plutôt une profonde indifférence pour toute forme de consommation. Telle n'est toutefois pas la réaction des Canadiens de l'époque victorienne. Paradoxalement, cet important moment de la vie privée donne lieu à des rituels éminemment publics. Le décès impose de nombreuses règles, dont les plus importantes précisent les détails des activités et de l'habillement autorisés. Pour respecter les contraintes du grand deuil, du deuil et du demi-deuil, par exemple, une veuve doit acquérir des robes, des châles, des bonnets, des gants, des mouchoirs et des sous-vêtements dont les couleurs et les tissus sont strictement codifiés. Pendant de nombreux mois, seuls les bijoux de jais noir sont permis. Pour les personnes qui se conforment à ces codes, le deuil devient donc un moment fort de la consommation.

References
Sources imprimées



L'album de la Minerve, vol. 2, 29 mars 1873, no 2, p. 359-361.



John M. MacKenzie, dir., The Victorian Vision. Inventing New Britain, Londres, Victoria & Albert Publications, 2001.

Source : circuit web 'La consommation : une passion victorienne' de Joanne Burgess, Université du Québec à Montréal (Voir sous l'onglet Liens)

Quoi:

Ce lourd collier noir, muni d'une croix gothique et de médaillons décorés de petites fleurs, probablement des pensées, est un objet de deuil. Il est fait d'un matériau synthétique qui imite le jais, une pierre noire.

Où:

Le jais est une pierre précieuse qu'on retrouve en abondance dans la région de Whitby en Angleterre. Pendant la période victorienne, cette ville compte de nombreuses manufactures de bijoux de jais.

Quand:

Selon les règles du deuil, le port de bijoux est interdit pendant le grand deuil, dont la durée dépend du degré de parenté avec le défunt. Viennent ensuite les périodes du deuil, où seuls les bijoux de jais sont permis, et du demi-deuil, on l'on peut porter soit du jais, soit de l'or.

Qui:

La propriétaire de ce collier, dont l'identité demeure inconnue, exprime ici son goût pour le gothique, un style dont on raffole au XIXe siècle. Elle révèle aussi sa maîtrise, également très victorienne, du langage symbolique des fleurs.

M2002.69.2076
© Musée McCord
Boîte de cigares
1883, 19e siècle
11.6 x 21.7 x 12.5 cm
Don de Mr. Eddy Echenberg
M2002.69.2076
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Cette boîte contenait une centaine de cigares fabriqués dans la manufacture de J.M. Fortier, à Montréal.

Cette entreprise a beaucoup fait jaser. En 1888, des ouvriers qui y travaillent témoignent devant la Commission royale d'enquête sur la relation entre le capital et le travail. Certains affirment avoir été battus et envoyés au cachot. Ces révélations soulèvent l'indignation à travers le pays et lorsque le propriétaire J.M. Fortier est appelé à témoigner, on l'attend de pied ferme.

Fortier a mis en place un système d'apprentissage, qui lui permet d'employer de jeunes garçons à faible salaire. Comme d'autres fabricants de cigares, Fortier se considère comme le substitut des parents de ses jeunes travailleurs. Faisant écho aux témoignages d'apprentis, ces propos le démontrent : « Je n'ai pas personnellement connaissance qu'on ait battu ces garçons, mis à part ce qu'ils méritaient en raison des torts qu'ils ont commis, tout comme un parent punirait son enfant, je punirais mon enfant ou un maître d'école punirait un enfant qui n'a pas agi de la façon convenable à l'école». (Canada. Royal Commission on the Relations of Labor and Capital, 1889 : 124)

La fabrique est souvent considérée, et même par les parents, comme une école, qui permet aux apprentis d'acquérir des connaissances et d'être éduqués. À ce sujet, Fortier affirme : « Je dois dire qu'à l'époque, la plupart des parents qui n'arrivaient pas à s'entendre avec leurs enfants, parce que ceux-ci étaient indisciplinés et méchants garçons, venaient me voir en tant que fabricant de cigares, et j'essayais de les aider du mieux que je le pouvais. Ils me les confiaient, incapables de les corriger eux-mêmes. » (Canada. Royal Commission on the Relations of Labor and Capital, 1889 :128)

Quoi:

Les cigares fabriqués dans l'usine de J.M. Fortier sont faits à partir du tabac de la Havane et des États-Unis. D'après Fortier lui-même, la production de tabac canadien ne serait pas suffisante pour approvisionner son usine.

Où:

Dans la manufacture montréalaise de cigares de J.M. Fortier, tout comme dans la majorité des usines de ce secteur, on retrouve de nombreux enfants de seize ans.

Quand:

En 1881, les règlements de la compagnie Fortier indiquent: « 10 HEURES REPRÉSENTENT UNE JOURNÉE DE TRAVAIL. Tous les travailleurs à la semaine doivent être au travail à 7 h et à 13 h du 1er avril au 31 septembre et à 7 h 30 et 12 h 30 du 1er octobre au 31 mars. Les portes demeurent ouvertes 15 minutes supplémentaires pour les travailleurs à la pièce. Personne n'est autorisé à cesser de travailler durant les heures de travail. » (Canada. Royal Commission on the Relations of Labor and Capital, 1889, p. 134)

Qui:

Comme dans d'autres manufactures, chez J.M. Fortier il existe un système d'amendes pour les apprentis. Les contremaîtres retirent une partie du salaire de ceux qui ne produisent pas assez, gaspillent ou volent du tabac, sont indisciplinés ou turbulents, bavardent ou profèrent des propos obscènes.

M996X.2.816
© Musée McCord
Forme (pour chaussure)
1894, 19e siècle
Bois
26 x 56.5 cm
Don de Mme Aline Desjardins
M996X.2.816
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Les formes en bois comme celle-ci servent à la fabrication de chaussures. Traditionnellement, elles font partie des outils de travail de l'artisan cordonnier mais elles sont également en usage dans les manufactures de chaussures.

Le procédé d'assemblage en usine n'est pas tout à fait identique à celui de la fabrication à la main. Cependant, il peut être divisé en cinq étapes généralement similaires : la coupe de l'empeigne (le dessus de la chaussure), la couture des différentes pièces de l'empeigne, le montage et le semelage (l'arrimage de la semelle et du talon à l'empeigne). C'est lors du montage que la forme de bois entre en jeu. L'empeigne est alors moulée sur la forme, qui reproduit la silhouette et la pointure de la chaussure.

Ancienne spécialité montréalaise, la fabrication artisanale de chaussures cède graduellement la place, au 19e siècle, à la production industrielle. Peu à peu, l'introduction de machines facilite certaines étapes de la production et un nombre grandissant de personnes sont employées dans les manufactures. De plus, le travail est divisé en tâches distinctes qui requièrent des niveaux variables de compétences. Certaines tâches peuvent ainsi être prises en charge par des employés non qualifiés, tels que des enfants et des femmes qui travaillent pour de maigres salaires. Quelques ouvriers qualifiés, comme les « monteurs » qui moulent les chaussures sur les formes, forment une classe à part, comme le laisse entendre Zéphirin Lapierre, fabricant de bottes et de chaussures, devant la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail au Canada : « Outre les monteurs, comme nous les appelons, notre industrie n'a pas besoin d'employés qualifiés, car le travail qu'ils exécuteraient normalement est maintenant effectué par des machines. »

Quoi:

La forme détermine si la chaussure est destinée à un pied gauche ou droit. Celle-ci convient à un pied droit. Même si les chaussures adaptées aux pieds droit et gauche sont apparues au 16e siècle, certaines paires de chaussures au 19e siècle sont identiques, c'est-à-dire qu'elles ne tiennent pas compte des courbes naturelles de chaque pied.

Où:

En 1891, de nombreux enfants de moins de seize ans travaillent dans des usines. À Montréal, ils forment près de 6 % de l'ensemble de la main-d'oeuvre. C'est cependant dans le domaine de la chaussure, principal secteur de l'industrie légère, qu'ils se trouvent en plus grand nombre, suivi des secteurs de la couture, des fonderies, des filatures de laine, des manufactures de cigares et de la reliure.

Quand:

En 1888, Olivier David Benoît, fabricant de bottes et de chaussures, aborde le sujet de la répartition du travail devant la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail au Canada : « (...) les artisans cordonniers de l'époque pouvaient fabriquer une chaussure ou une botte. Ils savaient faire l'empeigne et le semelage, ou concevoir le patron et le placer sur la forme, puis finir la botte ou la chaussure et la glisser sur le pied. Or, de nos jours, en règle générale, tous les employés des manufactures - surtout les grandes - peuvent faire uniquement un type de tâche, comme assembler l'empeigne, parce que la machinerie a remplacé la confection manuelle. »

Qui:

Au cours des années 1860 à 1890, la moyenne des salaires diminue grandement dans l'industrie de la chaussure, notamment en raison de l'embauche de nombreux enfants, femmes et jeunes hommes qui ne sont pas des soutiens de famille.

M12187
© Musée McCord
Bloc d'impression
Page couverture de Grinchuckle
John Henry Walker (1831-1899)
1869, 19e siècle
2.3 x 15.6 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M12187
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Ce bloc d'impression de 1869 a été utilisé pour imprimer la première page d'une édition de la publication satirique Grinchuckle, que John Henry Walker (1831-1899) gravait pour le maire of Montréal, William Workman.

Walker immigre au Canada en 1842 avec sa famille en provenance du comté d'Antrim, situé dans ce qui est maintenant l'Irlande du Nord. En 1845, sa mère le place comme apprenti à l'atelier du graveur Cyrus A. Swett, avec qui il travaille jusqu'en 1848. Chez Swett, il apprend les techniques de la gravure sur bois et sur cuivre. Walker, qui travaillera à Montréal comme graveur commercial jusqu'aux années 1880, produira des milliers d'images.


M987X.85.1
© Musée McCord
Formes géométriques
1900-1930, 20e siècle
Bois
8 x 8 cm
M987X.85.1
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Au XIXe siècle, on assiste à un intérêt grandissant pour la création de jouets éducatifs qui permettent aux enfants d'apprendre tout en s'amusant.

Ces formes géométriques, comme le cône, la pyramide, le prisme, le cylindre et le cube, ont pu être utilisées dans les écoles dans un but éducatif. Le nom des formes est imprimé en anglais, ce qui laisse supposer qu'elles ont pu être utilisées au sein du système scolaire protestant. Cet ensemble provient d'une source privée, ce qui signifie qu'on pouvait aussi se les procurer pour la maison.

Le fabricant de jouets américain Milton Bradley, fondé à Springfield, au Massachusetts, en 1860, a publié en 1869 Paradise of Childhood: A Practical Guide to Kindergartners. Au même moment, la compagnie a commencé à produire pour les maternelles des jouets éducatifs, dont des ensembles de formes géométriques .

Quoi:

Ces formes géométriques sont en bois et sont recouvertes de papier lithographique.

Où:

Cet ensemble de formes géométriques devait servir d'outil pédagogique à la maison ou à l'école.

Quand:

Ces formes ont probablement été fabriquées au début du XXe siècle.

Qui:

À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, les enfants des familles de classes ouvrières et de milieux ruraux ne possédaient probablement pas beaucoup de jouets et ceux qu'ils avaient étaient souvent faits à la maison avec du matériel à portée de la main.

M990.778.1
© Musée McCord
Pichet
Lionel Abington
Vers 1846-1849, 19e siècle
25 x 10 cm
Don de la succession de Mrs. Helen Renouf
M990.778.1
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Ce pichet moulé en relief fut conçu par Lionel Abington, à qui la firme Ridgway devait la qualité supérieure de ses céramiques. Breveté en 1846, ce modèle plutôt rare fut produit sur une période relativement courte. Les grappes et les feuilles de vigne disposées sur un treillis sont caractéristiques du naturalisme propre à l'ère victorienne. Le motif des plantes grimpantes était très populaire à l'époque puisqu'il pouvait être adapté à une grande variété de formes produites par le potier.


M994.78.2
© Musée McCord
Tirelire
1880-1890, 19e siècle
Metal: fonte, fer galvanisé
18.5 x 16 x 9 cm
Don de Mrs. Janice Hamilton
M994.78.2
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Les tirelires mécaniques comme celle-ci apparaissent au cours des années 1870. Elles comptent parmi les premiers jouets en fonte fabriqués de façon industrielle. Dès leur apparition, elles connaissent un immense succès et demeurent à la mode jusqu'aux années 1930. Il existe d'innombrables modèles qui s'animent généralement en y insérant une pièce de monnaie.

La fonte est un matériau utilisé dès le 18e siècle par les fabricants de jouets européens. Ces derniers ne l'utilisent alors que pour fabriquer les roues des jouets, et non les jouets en entier. Ce sont les manufacturiers américains qui produisent les premiers jouets faits entièrement de fonte. Fabriquée au Canada, cette tirelire est très similaire à celles qui étaient manufacturées aux États-Unis à la même époque.


m996x.2.512.1-2
© Musée McCord
Boite à bonbons
1920-1950, 20e siècle
6 x 22.2 x 12.8 cm
m996x.2.512.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Le passage du Canada à une société urbaine et industrielle au début au XIXe siècle élève la consommation au rang d'un indicateur économique de première importance. L'économiste américain Thorstein Veblen (1857-1929) avance que la « consommation ostentatoire ou de prestige » - le désir d'acheter des articles pour le plaisir ou pour le prestige social qu'ils procurent - est devenue le facteur déterminant d'une économie moderne. Créer des marques de produits et en faire la publicité sont les moyens privilégiés pour apprendre aux consommateurs à consommer. Les articles de luxe - ceux que l'on acquiert en plus des produits de première nécessité - n'étant consommés que quand les acheteurs en prennent la décision, la fidélisation des consommateurs doit être cultivée.

Prenons l'exemple des bonbons. En 1919, le Canada produit 245 861 kilos de bonbons. Les manufacturiers canadiens trouvent des manières innovatrices d'en promouvoir la vente. La famille Ganong de St. Stephen au Nouveau-Brunswick met au point la barre de confiserie emballée à la fin des années 1870 et construit une entreprise familiale qui offre au consommateur une collation sucrée et hygiénique. En 1913, Frank O'Connor (1885-1939) ouvre une confiserie rue Yonge, à Toronto, et donne à son produit la marque Laura Secord. Il présente ses confiseries comme des bonbons « faits maison comme dans le bon vieux temps » et donne à ses fabriques de chocolat le nom d'« ateliers ». Les premières agences de publicité comme McKim Advertising à Montréal aide les hommes d'affaires à convaincre le consommateur de la réputation d'un produit.

Quoi:

En 1920, les bonbons Laura Secord étaient fabriqués dans des « ateliers » - ce nom visait à occulter le fait que ces chocolats étaient produits en série - à Toronto et à Montréal. Les magasins de détail, où le personnel portait d'impeccables uniformes blancs, distribuaient les bonbons partout au pays.

Où:

Les villes représentaient les principaux marchés pour la confiserie. En 1923, André Vachon et sa femme Rose-Anna Giroux commencent à produire de petits gâteaux près de Québec. Ils les vendent de porte en porte sous le nom de marque « Jos. Louis ».

Quand:

La formation de l'image de marque de Laura Secord coïncide avec la montée du nationalisme canadien pendant et après la Première Guerre mondiale. Les boîtes de chocolat sont décorées de dessins patriotiques de la guerre de 1812, au cours de laquelle Laura Secord avait prévenu les autorités britanniques de l'imminence d'une attaque des Américains qui seront vaincus par le général Brock à Queenston Heights.

Qui:

Anson McKim (1855-1917), pionnier de la publicité au Canada, a montré le lien entre la publicité dans les journaux et la consommation d'un produit ainsi que la fidélisation des consommateurs. En 1911, l'agence de publicité de McKim à Montréal compte 150 entreprises parmi sa clientèle et ouvre bientôt des bureaux à Boston, New York et Londres. En 1915, McKim contribue à la formation de la Canadian Association of Advertising Agencies.

M965.106
© Musée McCord
Sculpture
Thomas Baillairgé
1833, 19e siècle
39 x 15 x 11 cm
Achat de M. Jean Octeau
M965.106
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Cette sculpture sur bois doré est le pendant d'une autre conservée au Musée des beaux-arts du Canada. Ces deux objets ont souvent été attribués à l'atelier de Thomas Baillargé (1791-1859), sculpteur mais aussi architecte et fils de François Baillargé. On peut maintenant déterminer avec certitude qu'elles ont été produites par Thomas Baillargé lui-même. Ces figures ont été commandées par l'église Saint-Germain, actuelle cathédrale de Rimouski.


M974.180.2.1-11
© Musée McCord
Jeu
Spear's Bead Pictures
Vers 1935, 20e siècle
Papier, carton, bois, céramique
32.7 x 34.8 x 3.2 cm
Don de Mrs. Nora Murchison
M974.180.2.1-11
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Ce jeu éducatif qui permet de créer des dessins à l'aide de perles a été fabriqué en Allemagne par l'entreprise J.W. Spear & Sons Ltd, fondée en 1879. Cette dernière s'imposera pendant plusieurs décennies comme l'une des plus importantes compagnies dans le secteur de la fabrication de planches de jeux.

À la fin du 19e siècle, de nouveaux jeux se voulant « éducatifs » apparaissent sur le marché . Ces jeux se diversifient et se multiplient au cours du 20e siècle, parallèlement à la diffusion des théories dans le domaine de la psychologie du développement de l'enfant défendues par Jean Piaget (1896-1980). Ce jeu-ci a été acheté vers 1935.


M988.120.2
© Musée McCord
Planche à laver
Taylor Scott & Co.
1910-1930, 20e siècle
59 x 32 cm
Don de Mr. John David Holmes
M988.120.2
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Cette planche à laver date des années 1910 à 1930. Même si les machines à laver existent depuis les années 1890, les traditionnelles planches à laver demeurent en usage à l'époque. En 1927, le catalogue printemps-été du magasin Eaton en fait foi : trois modèles de planches à laver y sont offerts en plus de différents modèles de machines à laver manuelles et électriques. Le prix des planches varie entre 15 et 68 cents, alors que les machines à laver se vendent entre 10,25 $ et 98 $.

Pour celles qui n'ont pas les moyens de faire laver leur linge ou qui ne possèdent pas de machine à laver, la lessive à la main est l'une des tâches domestiques les plus ardues. Elle prend beaucoup de temps et est physiquement éprouvante.

Certaines font tremper leur linge sale toute une nuit avant de le laver. Le linge est ensuite placé dans une cuve d'eau bouillante, dans laquelle on ajoute un produit détersif parfois corrosif, puis on agite à l'aide d'une cuillère ou de pinces. On nettoie ensuite le linge en le frottant vigoureusement sur la surface ondulée de la planche à laver. Finalement, on doit rincer le linge dans la cuve remplie d'eau propre, puis le tordre avant de l'étendre pour le faire sécher.

Quoi:

Le nom du fabricant, North King, Taylor Scott & Co., est imprimé sur le bois de cette planche à laver.

Où:

Cette planche à laver provient de Toronto, en Ontario.

Quand:

Laver à la main le linge de toute une famille peut prendre plus d'une journée.

Qui:

C'est aux femmes qu'incombe généralement le travail de la lessive, au 19e comme au début du 20e siècle.

M973.137.9
© Musée McCord
Coupe
QUASSIA ou gobelet de tonique
1850-1900, 19e siècle
14.1 x 6.8 cm
Don de Mrs. Donald A. MacInnes
M973.137.9
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Le quassia, appelé aussi « bois amer » et bitter wood, est un arbre d'origine tropicale dont on utilise le bois pour ses propriétés toniques. Les copeaux de bois de quassia infusés ou bouillis sont des toniques très utilisés au XIXe siècle. Il est offert en vente libre dans de nombreuses pharmacies. Ce médicament, note-t-on dans un traité de pharmacie, « agit de manière lente sur tout le système en augmentant les forces d'une manière durable ».

On lui prête la propriété d'exercer une action stimulante sur l'appareil gastro-intestinal, ce qui a pour effet d'augmenter l'appétit et de faciliter la digestion. Il fait partie de la gamme des analeptiques, c'est-à-dire des produits naturels qui enrichissent le sang tout comme le fer contenu dans les viandes.

On le recommande aussi pour atténuer les démangeaisons causées par les piqûres de maringouins.

References
Traité élémentaire de matière médicale et guide pratique des soeurs de charité de l'Asile de la Providence, Montréal, Imprimerie de la Providence, 1890, p. 483.

J.K. Crellin, Home Medicine, Montréal et Kingston, McGill-Queen's University Press, 1994, p. 118.

Quoi:

Ce gobelet a été fabriqué à partir du bois de quassia. Le contenant et le contenu se confondent puisque la coupe elle-même est la source du produit médicinal. De l'eau laissée dans cette coupe pendant une nuit devient une infusion tonique très appréciée pour l'estomac.

Où:

Issu des forêts tropicales de l'Amérique du Sud, le « bois amer » ou bitter wood est vendu au Canada par les médecins et les pharmaciens.

Quand:

Ce gobelet date probablement de la deuxième moitié du XIXe siècle. Le quassia est utilisé jusqu'à la fin du XIXe siècle pour soulager la « débilité aiguë », les maux de tête ou les malaises digestifs.

Qui:

Prescrit par les médecins ou offert en vente libre dans certaines pharmacies, le quassia est recommandé aux personnes souffrant de fatigue chronique, de problèmes digestifs et de perte d'appétit.

M19004.A-B
© Musée McCord
Jarre
Vers 1860, 19e siècle
Poterie
19.5 x 17.5 cm
Don de Byers
M19004.A-B
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Les produits préparés dans les officines pharmaceutiques sont conservés dans des pots de pharmacie en faïence, en porcelaine, en verre ou en grès. Certains pots, comme c'est le cas ici, sont richement décorés et la plupart proviennent d'Europe.

Chaque pot est destiné à un produit spécifique : arsenic, haschich, cannabis, morphine, opium, térébenthine, camphre, etc. Certains contiennent des produits plus curieux que l'on rencontre plus rarement aujourd'hui dans les pays industrialisés : poudre de cloportes, yeux d'écrevisses, huile de corne de caribou, venin de crotale, etc.

Ces objets d'art constituent aujourd'hui de véritables pièces de collection qui témoignent de l'importance de la pharmacie dans les siècles précédents.

References
J. Collin, et D. Béliveau, Histoire de la pharmacie au Québec, Montréal, Musée de la pharmacie du Québec, 1994, p. 99-103.

Quoi:

Ce pot de pharmacie en céramique est richement décoré. Son inscription le destine précisément à ne contenir que du carbonate de fer, produit minéral appelé aussi sidérite.

Où:

Il difficile d'établir la provenance exacte de ce pot, mais il est fort probable qu'il ait été importé d'Europe. La plupart des pots de pharmacie de ce type utilisés au Canada sont fabriqués en Europe.

Quand:

Les pots en faïence ou en porcelaine sont très largement utilisés au Canada entre le XVIIIe siècle et le dernier tiers du XIXe siècle. À partir de ce moment, les pots en verre épais, moins dispendieux, sont favorisés par les pharmaciens.

Qui:

Ce sont généralement les apothicaires et les apothicairesses, les droguistes puis les pharmaciens qui utilisent dans leurs officines ces pots de pharmacie.

M985.234.1
© Musée McCord
Stéréoscope
Le stéréoscope Mercury
H. C . White Co.
Vers 1905, 20e siècle
19.8 x 17.5 x 32.5 cm
Don de Mr. Bruno Bargelletti
M985.234.1
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

La photographie devient rapidement un soutien essentiel au tourisme. L'épanouissement de la photographie amateure devra attendre la généralisation de l'appareil Kodak inventé par George Eastman vers 1890. Entre-temps, les touristes peuvent prolonger les plaisirs des voyages passés ou rêver de vacances futures en faisant l'acquisition de vues stéréoscopiques et d'un stéréoscope. Cet appareil, qu'on retrouve dans la plupart des foyers bourgeois, crée un effet tridimensionnel; le spectateur se croit plongé au coeur du paysage.

Source : La consommation : une passion victorienne de Joanne Burgess, Université du Québec à Montréal (Consulter l'encadré Voir Aussi sur cette page)

Quoi:

Le stéréoscope est un petit appareil inventé au milieu du XIXe siècle. Il sert à créer un effet tridimensionnel lorsqu'on l'utilise pour visionner des photographies stéréographiques.

Où:

On retrouve le stéréoscope dans un grand nombre de foyers canadiens. Les membres de la famille et leurs invités agrémentent leurs soirées en visionnant des vues stéréographiques; ils ont ainsi l'impression d'être transportés physiquement dans un autre lieu.

Quand:

L'idée du stéréoscope est fort ancienne. L'invention d'un instrument permettant de créer une seule image en relief à partir de deux photographies distinctes doit toutefois attendre d'importantes découvertes en optique et les débuts de la photographie.

Qui:

Fabriqué par la compagnie H. C. White, une entreprise américaine, ce stéréoscope Mercury est un exemple des nombreux modèles sur le marché à la fin du XIXe siècle.

M6561B.1-2
© Musée McCord
Pilon et mortier
1880-1900, 19e siècle
7 cm
Don de la succession de Mrs. Mount-Duckett
M6561B.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Tout au long du XIXe siècle, de nombreux médicaments sont préparés de façon artisanale par les pharmaciens ou « droguistes », les médecins, les « apothicairesses » et les fabricants de remèdes brevetés.

Des traités de matière médicale ou des recettes secrètes indiquent les produits à combiner, les dosages et les effets de diverses préparations - poudres, pilules, pastilles, sirops, onguents, baumes, pommades, etc. - prescrites ou non par les médecins.

L'instrument de base est le mortier fait de marbre ou de métal. Il sert à broyer les produits végétaux, minéraux ou animaux. Ainsi réduits en poudre, les ingrédients servent de base aux innombrables variétés de remèdes offerts aux clients. Le mortier et son pilon est l'un des grands symboles de la pharmacopée.

References
Traité élémentaire de matière médicale et guide pratique des soeurs de charité de l'Asile de la Providence, Montréal, Imprimerie de la Providence, 1890, p. 748; 799; 812-813.

Quoi:

Mortier en céramique. Le pilon est composé de céramique et de bois.

Où:

Le mortier est utilisé dans tous les lieux de préparation des remèdes : pharmacies, cabinets de médecins, petites industries pharmaceutiques, etc.

Quand:

Ce mortier a été fabriqué à la fin du XIXe siècle. Les mortiers en marbre seront peu à peu remplacés par des mortiers en métal, jugés plus résistants.

Qui:

Le mortier est indispensable pour le travail quotidien des pharmaciens, des médecins et de tous les fabricants de remèdes secrets.

M6935
© Musée McCord
Corne à poudre
1759, 18e siècle
7 cm
Gift of Mr. David Ross McCord
M6935
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Cette corne à poudre en corne de vache datant du milieu du dix-huitième siècle porte les initiales « IWKR » et la date « 22 1759 ». Les initiales sont sans aucun doute celles du propriétaire de la corne, John Rollo (1736-1762), le « I » étant une forme imprimée de la lettre « J » au dix-huitième siècle. Rollo était membre du 22e Regiment of Foot, le régiment de Cheshire en poste au Canada de 1756 à 1761. Ont également été gravés sur la corne les armoiries royales britanniques, une carte de l'État de New York indiquant la route de la ville de New York au lac Champlain, de même que l'emplacement des forts.


M967.162.3
© Musée McCord
Médaille - Prix
Exposition internationale, Philadelphie
1876, 19e siècle
Bronze
7.5 cm
Don de Mr. James Geoffrey Notman
M967.162.3
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Cette médaille de bronze a été décernée au studio photographique Notman en 1876, à l'occasion de l'Exposition internationale de Philadelphie. L'inscription H. Mitchell. Sc est gravée sur la médaille, indiquant en latin qu'elle a été fabriquée par H. Mitchell.

D'après un document officiel confirmant le prix, la United States Centennial Commission remet sa récompense au studio Notman pour l'excellence artistique de ses photographies de groupes de chasseurs.

L'exposition de Philadelphie, mieux connue sous le nom d'Exposition internationale des arts, des manufactures et des produits de la terre et des mines, est la première exposition internationale d'importance aux États-Unis. Extrêmement populaire, elle reçoit près de 9 millions de visiteurs et présente des exposants provenant de 37 nations différentes.


M967.162.4.1-2
© Musée McCord
Médaille - Prix
Colonial and Indian Exhibition, Londres
Leonard Charles Wyon
1886, 19e siècle
Bronze
5.1 cm
Don de Mr. James Geoffrey Notman
M967.162.4.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Cette médaille de bronze a été décernée au studio photographique Notman en 1886, lors de la Colonial & Indian Exhibition de Londres. La médaille est signée par Ralph Heaton & Sons, de Birmingham.

L'événement, qui a eu lieu entre les mois de mai et de novembre 1886, présente des exposants des colonies britanniques, dont l'Inde.


M967.162.6
© Musée McCord
Médaille - Prix
Société agricole de New South Wales, Australie
1877, 19e siècle
Bronze
8.8 cm
Don de Mr. James Geoffrey Notman
M967.162.6
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Cette médaille a été décernée au studio photographique Notman en 1877 par l'Agricultural Society of New South Wales de Sydney, en Australie. La médaille de bronze est signée Hardy Brothers London & Sydney.

Fondée en 1822, l'Agricultural Society of New South Wales vise à maintenir des normes de qualité dans le domaine de l'agriculture en Australie.


M967.162.1.1-2
© Musée McCord
Médaille - Prix
Exposition universelle de 1867, Paris
H. Ponscarme
1867, 19e siècle
5 cm
Don de Mr. James Geoffrey Notman
M967.162.1.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Cette médaille en cuivre a été décernée au studio photographique Notman en 1867, à l'occasion de l'Exposition universelle de Paris. L'inscription H. Ponscarme F. est gravée sur la médaille, signifiant en latin que H. Ponscarme l'a fabriquée.

Lors de l'exposition, William Notman présente des portraits photographiques de grands et de petits formats, des scènes de patinage sur le fleuve Saint-Laurent, de chasse au phoque sur la glace, de chasse au caribou et des scènes campagnardes.


M967.162.5.1-2
© Musée McCord
Médaille - Prix
Exposition de l'industrie canadienne, Montréal
Joseph S. Wyon
1860, 19e siècle
Argent
3.7 cm
Don de Mr. James Geoffrey Notman
M967.162.5.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Cette médaille commémorative en argent a été décernée au studio photographique Notman en 1860, à l'occasion de l'Exposition de l'Industrie canadienne, à Montréal. La médaille est signée par Joseph S. Wyon, de Londres, graveur en chef des sceaux de Sa Majesté.

L'exposition a lieu parallèlement à l'ouverture du pont Victoria. Elle est inaugurée par le prince de Galles, de passage à Montréal pour l'occasion, et se tient dans le nouveau palais de cristal, inspiré de celui de Londres.

L'exposition présente aux visiteurs les ressources de la campagne et de l'industrie manufacturière des villes. Les éléments exposés sont très variés : minéraux, spécimens de semences, de bois et de grains locaux, conserves de poissons et d'oiseaux, huiles, produits alimentaires, textiles et articles de cuir, meubles, vêtements, machines, pièces de fonte et travail de fer forgé, outils, travail de fantaisie féminin et art canadien.


M19781.1-7
© Musée McCord
Service à thé
1873-1874, 19e siècle
Don de Sir. Allan H. Montagu
M19781.1-7
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Le thé est très apprécié de la bourgeoisie qui lui accorde souvent des vertus curatives. Celles-ci se procurent des thés de qualité, qu'elles dégustent dans de fines tasses en porcelaine assorties de couverts en argent.

Vers la fin du XIXe siècle, le thé est devenu une activité sociale dans la bourgeoisie montréalaise. La journée commence avec un thé servi au lit . Dans l'après-midi, les dames se retrouvent à quatre heures pour une tasse de thé et participent parfois ensuite à un thé dansant. Ces soirées, qui accueillaient entre vingt et quarante personnes en tenue de soirée, consistaient à danser et à déguster thé et desserts dans la salle à manger.

Ce service à thé a été fabriqué à Londres entre 1872 et 1875 par la Goldsmith's Alliance Ltd., maison qui dirigeait les affaires de toutes les colonies britanniques. Il a été offert en 1880 à sir Hugh Allan pour la mise à l'eau de son navire, le S.S. Parisian, à Glasgow4. Lorsque le bateau accosta au port de Montréal, le 10 mai 1881, un banquet fut servi en l'honneur de sir Hugh à l'hôtel Windsor.

Quoi:

Les motifs de ce service à thé en argent reprennent une iconographie indienne traditionnelle et évoquent diverses influences chinoises, rappelant le penchant victorien pour l'orientalisme.

Où:

L'habitude du thé de l'après-midi, servi entre le déjeuner et le dîner, a été imposée par la duchesse de Bedford (1783-1857).

Quand:

Le thé en provenance des Indes et de la Chine ne sera régulièrement importé au Canada qu'après la conquête de la Nouvelle-France par les Britanniques.

Qui:

Sir Hugh Allan quitte l'Écosse pour Montréal en 1826. En 1870, devenu armateur et entrepreneur de chemins de fer, il est l'homme le plus riche du Canada.

M967.162.7.1-2
© Musée McCord
Médaille - Prix
Exposition universelle internationale, Paris
1878, 19e siècle
Argent
6.7 cm
Don de Mr. James Geoffrey Notman
M967.162.7.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Cette médaille en argent a été décernée au studio photographique Notman & Sandham en 1878, à l'occasion de l'Exposition universelle de Paris. La médaille est signée J. C. Chaplain.

Lors de l'exposition, les studios Notman & Sandham de Montréal et Notman & Fraser de Toronto présentent des photographies illustrant des scènes canadiennes, notamment la chasse au caribou et à l'orignal, la raquette, le curling, le patinage, le pont Victoria, l'hôtel Windsor ainsi que différents portraits.


M967.162.2.1-2
© Musée McCord
Médaille - Prix
Exposition colombienne mondiale, Chicago
1893, 19e siècle
Bronze
7.5 cm
Don de Mr. James Geoffrey Notman
M967.162.2.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Cette médaille de bronze a été décernée au studio photographique Notman & Son en 1893, à l'occasion de la World's Columbian Exposition de Chicago. L'inscription Augustus Saint-Gaudens Fecit figure du côté face de la médaille et C. E. Barber Fecit est inscrit au dos. Cela signifie en latin que la médaille a été fabriquée par Auguste Saint-Gaudens et C. E. Barber.

Dernière exposition universelle à se tenir en Amérique au 19e siècle, la World's Columbian Exposition de Chicago commémore le 400e anniversaire des voyages de Christophe Colomb. Elle se veut également un moment de célébration, reflétant la culture et la société américaines.


M2003.61.1.15
© Musée McCord
Soldat de plomb
Vers 1908, 20e siècle
Métal
5.7 x 2.2 cm
Don de Dr. Desmond Morton
M2003.61.1.15
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Cette figurine représentant un soldat de la marine royale britannique a été produite dans les usines de la compagnie Britains Ltd., à Londres. Le fondateur de l'entreprise, William Britain, élabore en 1893 une technique de fabrication de soldats jouets creux sculptés en ronde-bosse, c'est-à-dire moulés en relief et vides à l'intérieur. Généralement faits d'un mélange de plomb et d'antimoine (corps solide blanc et argenté qui, associé à un autre minerai, le rend plus solide), les soldats jouets étaient auparavant en ronde-bosse, c'est-à-dire entièrement moulés en relief, ou en demi ronde-bosse (deux moitiés coulées séparément et collées l'une à l'autre). Vides à l'intérieur, les nouveaux soldats ainsi produits permettent d'économiser du métal. Ils ont l'avantage d'être moins dispendieux et plus légers que leurs prédécesseurs.

La compagnie Britains devient l'une des plus importantes entreprises de fabrication de soldats jouets, et exporte ses produits un peu partout dans le monde. Elle fabrique de nombreux soldats entre 1893 et 1917, année où elle se transforme en usine de guerre. Après la Première Guerre mondiale, la compagnie relance sa production régulière mais elle la diversifie également en produisant notamment de nouvelles figurines à l'aspect pastoral.


M996X.2.759
© Musée McCord
Tourne-disque
Victor Talking Machine Co.
1902-1925, 20e siècle
29.5 x 42 x 39 cm
M996X.2.759
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Ce tourne-disque a été fabriqué aux États-Unis par la compagnie Victor Talking Machine et a été distribué au Canada par la compagnie Berliner Gramophone Co. Limited, de Montréal. Il s'agit du modèle VV-VI (Victor Victrola VI), qui semble avoir été commercialisé entre 1911 et 1925 . Le premier modèle Victrola a été lancé en 1906.

En 1900, Emile Berliner, qui avait obtenu 13 ans plus tôt un brevet pour son gramophone, son disque horizontal et la matrice pour l'imprimer, installe son entreprise à Montréal. Il y fabrique et distribue de nombreux disques et tourne-disques . Pour sa part, l'entreprise américaine Victor Talking Machine entretient différents liens d'affaires avec la compagnie de Berliner, jusqu'à ce qu'il la rachète en 1924.

Ce tourne-disque est doté d'un pavillon interne, intégré à même sa base de bois, permettant de contrôler l'intensité du son en ouvrant ou en refermant les deux portes placées à l'avant . Sous l'appareil, une étiquette nous indique qu'il était vendu 32,50 $ au Canada.

Enfin, visible sur l'un des côtés du tourne-disque se trouve la fameuse marque de commerce représentant le chien Nipper penché sur un gramophone. Celle-ci, signée par le peintre britannique Francis Barraud, a été enregistrée en 1900 par Emile Berliner et utilisée pendant près de 70 ans.


M995.47.2.1-3
© Musée McCord
Jeu de construction
1905-1910, 20e siècle
8 x 26 x 39.5 cm
Don de Mlle Louise Desforges
M995.47.2.1-3
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

La médecine fait des percées importantes au début du 20e siècle sur le plan de la santé infantile, mais d'autres sciences, la psychologie notamment, contribuent également à une meilleure connaissance du développement de l'enfant. Les recherches menées par des éducateurs et des psychologues comme le Suisse Jean Piaget, par exemple, permettent de comprendre comment se fait l'apprentissage chez l'enfant et mènent entre autres à l'élaboration de programmes d'éducation adaptés en fonction de l'âge.

D'un point de vue technologique, les jouets connaissent au 20e siècle un développement fulgurant. Ainsi, les blocs de construction fabriqués en bois ou en métal cèdent progressivement la place, à partir des années 1940, aux blocs en plastique de couleurs vives. Reflets de leur siècle, les jouets suivent aussi les grands changements scientifiques et technologiques : on passe du train à l'automobile, puis à l'avion et aux à la fusée !

Quoi:

Cet ensemble de blocs de construction Globe Building Stone comprend 292 pièces. Les jeux et les jouets reflètent les valeurs et les tendances sociales. Ainsi, pendant longtemps, des jeux de construction comme celui-ci susciteront surtout l'intérêt des garçons .

Où:

Dans les années 1920, l'industrie canadienne du jouet, qui est surtout concentrée en Ontario et au Québec, compte une dizaine d'entreprises spécialisées dans la fabrication. La Dominion Toy Manufacturing de Toronto produit des poupées et des animaux en peluche, alors que la Thomas Davidson Manufacturing Co. de Montréal fabrique de la vaisselle en miniature.

Quand:

C'est à la fin du 19e siècle et au 20e siècle qu'on reconnaît dans le jeu et les jouets une façon pour l'enfant de développer ses facultés, sa perception du monde et ses liens sociaux.

Qui:

Le psychologue suisse Jean Piaget (1896-1980) consacre ses recherches au développement de l'intelligence de l'enfant. Il définit les principales étapes dans la construction du raisonnement logique, depuis l'intelligence sensorielle et motrice qui permet au bébé de combler ses besoins primaires jusqu'à la pensée opérationnelle formelle par laquelle l'adolescent émet des hypothèses et élabore des concepts.

M2002.69.1733.1-2
© McCord Museum
Boîte pour sirop
1903-1968, 20e siècle
17 x 3 x 5.5 cm
Don de Mr. Eddy Echenberg
M2002.69.1733.1-2
© McCord Museum

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Lorsqu'un enfant est malade, les parents cherchent avec anxiété un remède à ses maux. Au tournant du 20e siècle, la panoplie des médicaments offerts n'est pas encore très vaste. Il existe certains remèdes de longue tradition, comme le camphre, utilisé contre l'arthrite ou les rhumes et l'anti-douleur, un analgésique aux multiples usages. Les pharmaciens proposent des préparations spécifiques dont ils ont le secret. Dans les quartiers populaires, des charlatans font aussi le commerce de mixtures qu'ils fabriquent eux-mêmes.

Le vent tourne cependant au 20e siècle. Les découvertes scientifiques et médicales permettent de soigner le corps grâce à des connaissances plus approfondies et des outils plus performants. Au Québec, à partir de 1908, le gouvernement oblige notamment les fabricants à mentionner la liste des ingrédients de leurs produits. L'industrie pharmaceutique isole les principes actifs des plantes médicinales et met au point de nouveaux médicaments, ce qui transforme le rôle du pharmacien et impose de nouvelles normes de qualité et d'efficacité.

Quoi:

Ce sirop destiné aux tout-petits vise à atténuer certains symptômes du rhume comme la toux et l'enrouement. Ce type de sirop « calmant » pour enfant est décrié par le Service provincial d'hygiène dans les années 1920 car il contient souvent de la morphine.

Où:

Les médicaments sont fabriqués à base de plantes indigènes ou de plantes importées comme l'opium, qui vient de Perse - et dont on tire la morphine -, et l'ipecacuanha d'Amérique du Sud, un vomitif et un expectorant.

Quand:

Entre les années 1930 et 1950, les pharmaciens délaissent la préparation des médicaments, dont se charge désormais l'industrie pharmaceutique, pour se spécialiser dans la revente.

Qui:

Traditionnellement, le pharmacien, autrefois appelé apothicaire, est celui qui prépare les médicaments à base de substances végétales, animales ou minérales pour ensuite les vendre à la population.

M18292
© Musée McCord
Pistolet
Vers 1850, 19e siècle
9.2 x 3 x 16.8 cm
Don de Mr. R.J. Clarke
M18292
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Ce pistolet de poche, d'origine belge, est une arme à feu à percussion. En 1805, le révérend John Forsyth d'Aberdeenshire, en Grande-Bretagne, invente ce type d'arme, plus efficace et plus précise que celles qui l'on précédée. Placée au dessus du tube, l'amorce contient du fulminate de mercure. Ce composé chimique explose lorsqu'il est frappé par le marteau. La flamme produite par cette explosion se propage dans le tube jusqu'au canon du fusil et met le feu à la poudre contenue dans le canon, ce qui propulse la balle. Le processus se déroule sans éclat lumineux ni fumée, et la balle est éjectée sans délai, ce qui n'était pas le cas avec les anciennes armes à feu. À partir des années 1810, l'invention de Forsyth se répand. Des pistolets de ce type sont alors manufacturés en série.


M18949
© Musée McCord
Bain pour les pieds
19e siècle
40.5 cm
Don de Mr. Frederick Cleveland Morgan
M18949
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Cette baignoire en métal datant de la fin du 19e siècle a une forme bien particulière : elle est dotée d'un siège permettant de s'asseoir pour faire ses ablutions, et équipée d'une poignée et d'un tuyau pour vider l'eau avec facilité.

Il semble qu'au Canada, comme dans la plupart des pays occidentaux, peu de gens aient eu accès à un équipement pour se laver avant le 20e siècle. À Montréal, vers la fin du 19e siècle, la majorité des foyers modestes ne possèdent pas de baignoire. De toute manière, dans bien des cas, l'espace ne permet pas d'en installer une. À l'époque, aux États-Unis, cinq personnes sur six se lavent au moyen d'un baquet, simple récipient de bois, et d'une éponge. Il est probable que la majorité des Canadiens font de même. Toujours à titre de comparaison, en France, depuis le début du 19e siècle, certaines femmes bourgeoises profitent environ une fois par mois du luxe de prendre un bain.

Vers les années 1870 et 1880, la plupart des maisons ont l'eau courante à Montréal. Cependant, mis à part les foyers aisés qui peuvent disposer d'eau chaude et froide, avoir l'eau courante signifie souvent n'avoir accès qu'à un seul robinet d'eau froide, qui ne se trouve pas nécessairement à l'intérieur de la maison. Pour remplir une baignoire comme celle-ci, qui n'est pas reliée à un système de plomberie, il faut donc remplir un contenant d'eau et le faire chauffer sur le poêle avant de le vider dans la baignoire.

Quoi:

La base de cette baignoire en étain imite l'aspect du bois. Le siège et le porte-savon sont décorés de motifs.

Où:

La salle de bains, dotée d'un bain, de toilettes et d'un lavabo, se généralise seulement au 20e siècle, quand la plupart des maisons sont équipées d'un système de plomberie.

Quand:

Ce bain a été fabriqué et utilisé vers la fin du 19e siècle.

Qui:

Pour ceux qui n'ont ni eau courante, ni baignoire, il existe à Montréal, à partir des années 1860, quelques bains publics où les hommes - et parfois les femmes, à certaines heures - peuvent se laver. Des ouvriers, conscients de l'importance de l'hygiène, les fréquentent en grand nombre.

M993.115.45.1-2
© Musée McCord
Moule à cigare
1900-1920, 20e siècle
Bois
6.5 x 33 x 12 cm
Don de Air Canada
M993.115.45.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

C'est au cours de la seconde moitié du 19e siècle que les moules sont introduits dans les manufactures de cigares. Pour certains employeurs, cependant, rien n'égale le travail fait entièrement à la main. Par conséquent, la production au moule continue de coexister avec la fabrication à la main.

Pour fabriquer un cigare à l'aide d'un moule, le cigarier place les « poupées » de tabac (partie intérieure du cigare) au fond des rainures creusées dans l'une des deux pièces de bois qui constituent le moule. Ces deux pièces sont ensuite jointes et le moule est placé sous une presse afin de donner leur forme aux « poupées ».

L'introduction des moules transforme la répartition du travail dans les manufactures de cigares. Une partie des tâches est simplifiée, ce qui permet d'embaucher des employés moins qualifiés tels que de jeunes garçons et filles. Edmond Gauthier, un cigarier de 15 ans, est l'un d'eux. Interrogé par la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail au Canada, il affirme, lorsqu'on lui demande s'il est en mesure de fabriquer un cigare du début à la fin : « Je peux le faire à l'aide d'un moule, mais on ne m'a jamais montré comment fabriquer un cigare à la main ». Avant 1871, à Montréal, 40 % de la main-d'oeuvre de l'industrie du cigare est constituée de filles et de garçons de moins de seize ans, une réalité qui tendra peu à peu à changer, les enfants étant remplacés essentiellement par des ouvrières de plus de 16 ans.

Quoi:

Fabriquer un cigare au moule requiert moins d'habiletés que de procéder entièrement à la main. Cependant, on doit savoir déterminer la quantité appropriée de feuilles de tabac à utiliser et se servir de la presse de façon judicieuse.

Où:

Dans certaines manufactures de cigares de la fin du 19e siècle, de jeunes ouvriers subissent parfois des sévices corporels et ont à payer des amendes de toutes sortes. Charles Weir, un ouvrier de dix-huit ans employé depuis l'âge de treize ans dans une manufacture de cigares, raconte par exemple devant la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail au Canada qu'un supérieur l'a déjà frappé au poignet à l'aide d'un moule à cigares.

Quand:

Pour réussir de bons cigares, un cigarier doit laisser les « poupées » de tabac à l'intérieur du moule pendant un délai précis. Si elles y demeurent trop longtemps, soit plus de vingt minutes, les cigares risquent d'être trop secs. En effet, le moule permet aux feuilles de tabac de perdre leur humidité.

Qui:

Les ouvriers travaillent généralement en équipe pour fabriquer des cigares au moule. Règle générale, un ou deux « rouleurs », chargés de rouler les feuilles de tabac, font équipe avec un ouvrier responsable du moulage des « poupées ».

M933.31.1
© Musée McCord
Crampon
1835-1836, 19e siècle
Métal
3 x 4.5 x 31 cm
Don de la succession de Mr. Harry Cohn
M933.31.1
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Ce crampon a, semble-t-il, été utilisé sur les rails du premier chemin de fer canadien, la Compagnie du chemin à lisses de Champlain et du Saint-Laurent, qui rejoignait Saint-Jean-sur-Richelieu et La Prairie. Les crampons servent à maintenir les rails en place. Ces derniers sont joints aux traverses de bois perpendiculaires. Les crampons sont rivés aux traverses à l'aide de pièces de métal perforées, et leurs têtes servent à retenir le rail à sa base.

Quoi:

Où:

Quand:

Qui:


M986.53.1.1-2
© Musée McCord
Blocs de construction
1900-1920, 20e siècle
Bois
4.5 x 13.5 x 18.5 cm
Don de Mrs. Norton A. Fellowes
M986.53.1.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Les blocs de construction sont un jeu populaire durant la seconde moitié du XIXe siècle, où les gens commencent à s'intéresser aux jouets éducatifs pour enfants.

Au début du XIXe siècle, les Canadiens importent des jouets d'Angleterre, de France, d'Allemagne et des États-Unis. Puis, entre 1860 et 1915, on assiste à l'établissement d'un marché du jouet au Canada, regroupant quelque 20 fabricants canadiens.

Comme aujourd'hui, on considère certains aspects du jeu comme une façon de préparer l'enfant à la vie adulte, et les jouets reflètent le monde à plus petite échelle . Présentant la forme de différents éléments d'architecture, les pièces de ce jeu de construction pouvaient être empilées pour créer des murs, des fenêtres et des portails.

Quoi:

On peut voir sur cette boîte contenant des blocs de construction une chromolithographie donnant des exemples de ce que l'enfant pouvait construire avec les blocs.

Où:

Cette boîte de « blocs Anchor » a été fabriquée en Allemagne.

Quand:

À la fin du XIXe siècle, les blocs de construction pour enfants étaient un jeu éducatif populaire.

Qui:

On devait considérer les blocs de construction comme un jouet de garçon, avec l'idée qu'ils contribueraient à développer la dextérité et l'imagination chez l'enfant.

M976.54.1-2
© Musée McCord
Massues
1880-1900, 19e siècle
44 cm
Achat de Mr. D. Dickey
M976.54.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

À la fin du XIXe siècle, les gymnases gagnent en popularité à mesure que les citoyens cherchent à se fortifier le corps et l'esprit.

Cette paire de massues, d'origine indienne, utilisée pour des exercices des bras un peu à la manière des haltères, avait généralement sa place dans un gymnase. Rapportées d'Inde en Europe, au début des années 1800, par les soldats britanniques qui s'en servaient pour leurs exercices militaires, elles deviennent populaires en Allemagne et en Tchécoslovaquie . Les citoyens de ces pays qui immigrent en Amérique du Nord au milieu des années 1800 apportent avec eux leur tradition de culture physique, et les massues font rapidement partie des programmes scolaires d'éducation physique, où la gymnastique est enseignée dans de nouveaux gymnases.

Le premier gymnase de l'Université McGill est construit en 1861, mais les cours d'éducation physique féminine ne seront accessibles aux femmes qu'en 1887 . Ces cours, dont les professeurs sont également des femmes, se poursuivront dans la salle de conférences du Royal Victoria College (collège féminin de McGill) lorsque celui-ci sera inauguré en 1900 .

Quoi:

Ces massues en bois d'origine indienne en forme de quille ont à leur extrémité une sorte de boutons destiné à empêcher qu'elles ne glissent des mains. Une base ovale permet de rajouter du poids.

Où:

Utilisées dans les gymnases, les massues servaient aux exercices individuels ou collectifs, parfois exécutés en musique.

Quand:

Ces massues indiennes ont été fabriquées et utilisées entre 1880 et 1900, époque où l'éducation physique acquiert une extrême importance dans la société victorienne.

Qui:

Lancées en mouvements circulaires, les massues contribuaient à développer les muscles des épaules, de la poitrine, du dos et de la taille.

M15885
© Musée McCord
Buste
Tête du buste de George III, 1765
Joseph Wilton
1765, 18e siècle
33 x 26 x 28 cm
Don de la Natural History Society of Montreal
M15885
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Ce buste du roi George III d'Angleterre (1738-1820) faisait partie d'un monument érigé place d'Armes entre 1766 et 1776.

Envoyé à Montréal en 1766, quelques mois après qu'un incendie ait détruit une importante partie du secteur commercial de Montréal, le buste arrive en même temps que deux pompes à incendie et que la somme de 8 500 livres sterling, fruit d'une souscription organisée par le marchand et philanthrope londonien Jonas Hanway (1712-1796) pour venir en aide aux Montréalais .

L'histoire de ce monument, symbole de la puissance de l'Empire britannique , est à la fois courte et mouvementée. Au printemps 1775, année où entre en vigueur l'Acte de Québec, des Anglais outrés par les nouveaux privilèges octroyés aux Canadiens français, vandalisent le buste qui disparaît l'hiver suivant, pendant l'invasion américaine. Celui-ci ne sera retrouvé qu'en 1834, au fond d'un puits de la place d'Armes où il aurait été jeté par les envahisseurs américains .

Quoi:

Ce buste, qui n'était pas destiné à devenir un monument public, est probablement le premier de George III réalisé après l'accession de ce roi au trône. Il aurait été offert à Jonas Hanway à l'occasion de sa levée de fonds destinée à venir en aide aux Montréalais.

Où:

Le buste du roi George III se trouvait place d'Armes, en face de l'église Notre-Dame. Cette place était l'un des lieux de rassemblement les plus importants de Montréal au XVIIIe siècle.

Quand:

Le buste du roi George III arrive à Montréal en 1766, à bord du bateau qui transporte le nouveau gouverneur de la colonie, sir Guy Carleton (1724-1808) .

Qui:

Le buste a été réalisé par Joseph Wilton (1722-1803), sculpteur officiel du roi George III.

M996X.2.229
© Musée McCord
Marteau géologique
Vers 1850, 19e siècle
3.2 x 19.8 x 40.1 cm
M996X.2.229
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Ce marteau géologique destiné à recueillir des échantillons de roches aurait appartenu à sir William Dawson (1812-1899).

Après des études en géologie à l'Université d'Édimbourg dans les années 1840, Dawson se consacre à l'étude de la Terre, notamment de la surface de la Terre et de l'évolution de ses parties et de leur agencement .

Dans les années 1850 et 1860, Dawson réalise plusieurs études sur le terrain, tout d'abord en Nouvelle-Écosse, sa province natale, puis dans différents lieux du Haut et du Bas-Canada. Ses fouilles concernent les dépôts de houille, de fer, de cuivre et de phosphate ainsi que les dépôts et fossiles glaciaires . Ses études au microscope des fossiles et ses nombreuses publications scientifiques contribuent à établir la réputation de Montréal comme centre international de géologie et de paléobotanique .

Quoi:

La tête en fer de ce marteau est dotée d'une pointe aiguë destinée à recueillir des spécimens de morceaux de roche. Le manche comporte l'inscription : « Sir William Dawson's Hammer ».

Où:

Sir William Dawson a pu avoir utilisé ce marteau pour recueillir des spécimens dans les divers lieux où il faisait des recherches sur le terrain - Nouvelle-Écosse et régions de Gaspé et du Bas-Saint-Laurent.

Quand:

La géologie était la science la plus populaire du milieu du XIXe siècle.

Qui:

Éducateur de premier plan et directeur de l'Université McGill de 1855 à 1893, sir William Dawson a publié quelque 350 ouvrages scientifiques tout au long de sa carrière.

M993.115.42.1-2
© Musée McCord
Patins à glace
1900-1910, 20e siècle
Bois, métal
6.6 x 32.2 cm
Don de Air Canada Corporation
M993.115.42.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Le patinage sur glace a été introduit au Canada vers 1840 par des officiers de l'armée britannique, et cette activité sportive parfaitement adaptée au climat nordique de Montréal devient rapidement populaire. En fait, ce sport est l'un des premiers à avoir été jugé convenable pour les femmes.

Les Montréalais patinent au début sur le fleuve, sur les lacs et même sur les champs gelés, mais des patinoires municipales extérieures sont à leur disposition dès 1850. La première patinoire couverte de la métropole, la Victoria Skating Rink, sera construite neuf ans plus tard et deviendra rapidement un centre de divertissement très prisé par l'élite anglophone de Montréal.

Étant donné le contexte d'urbanisation propre au début du XXe siècle, les patinoires privées ne suffisent plus à la demande. La ville de Montréal autorisera l'aménagement de patinoires extérieures dans les squares et parcs publics dès 1900.

Quoi:

L'avant de ces patins, en forme de spatule, constituait une innovation pratique destinée à améliorer la stabilité.

Où:

Montréal devient la capitale du patinage de vitesse dans les années 1890, après l'établissement du siège social de la Canadian Amateur Skating Association.

Quand:

Le patinage sur glace, qui existe probablement depuis plus de 2000 ans, serait apparu en Scandinavie. Il représentait alors une façon commode de se déplacer.

Qui:

Ces patins ont été fabriqués par un forgeron de la région de Montréal.

M975.59.1.1-2
© Musée McCord
Chauffe-manchon
1880-1910, 19e siècle ou 20e siècle
12 x 7.1 cm
Achat de The Old Boot Shop-Antiques
M975.59.1.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Diverses techniques sont imaginées au XIXe siècle pour assurer le confort des passagers des traîneaux.

Le chauffe-manchon était une petite bouteille étanche, faite de terre cuite. Une fois remplie d'eau, elle se glissait dans le manchon, tube de fourrure utilisé par les dames pour protéger leurs mains du froid.

Cette technique est l'une de celles qui évitait aux passagères d'avoir trop froid lors de leurs déplacements. Toutefois, si les manchons permettent aux dames de garder leurs mains au chaud, les hommes portent pour leur part des mitaines de fourrure et de laine recouvertes de cuir. Chacun se couvre la tête de tuques de laine ou de chapeaux de fourrure, s'emmitoufle dans des « robes de carriole », ou épaisses couvertures de laine et de fourrure, et se réchauffe les pieds grâce à des chaufferettes ou à de la paille disposée dans le fond du traîneau.

Quoi:

Si l'on se fie aux informations de Samuel John McCord, la température peut être très froide en hiver à Montréal. Le 17 décembre 1885, par exemple, McCord note une température de 1o Farenheit, soit -17,2 o Celsius.

Où:

Les dames glissent leur chauffe-manchon à l'intérieur de leur manchon pour garder leurs mains au chaud.

Quand:

L'hiver, à Montréal, le mercure peut chuter en quelques heures de 30 o Celsius.

Qui:

Jusqu'au XVIIIe siècle, les manchons sont portés tant par les hommes que par les femmes. Cependant, seules les femmes utilisent cet accessoire aux XIXe et XXe siècles.

M996X.2.824
© Musée McCord
Seau
19e siècle
29.3 x 30.3 cm
M996X.2.824
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Le seau de bois est un récipient étanche destiné au transport et à la conservation des liquides tels que le lait, l'eau ou la sève d'érable, ou de diverses autres matières. Certains s'en servent pour transporter les marchandises achetées au marché.

Jusqu'en 1840, les seaux sont fabriqués soit par les familles qui les utilisent, soit par des artisans tonneliers. Ces contenants en fer ou composés de différentes essences de bois ont différentes formes et grosseurs, selon les usages auxquels ils sont réservés. Certains sont munis d'une anse, d'autres non.

Quoi:

Le seau, qui servait souvent d'unité de mesure, avait une capacité d'environ 12 pintes ou 7 litres.

Où:

Au Québec, le bois, matériau abondant et peu coûteux, entre dans la confection de nombreux objets domestiques courants.

Quand:

Tout comme divers autres types de récipients de bois cerclés de fer, les seaux sont encore en usage dans la majorité des familles à la fin du XIXe siècle.

Qui:

Le métier de tonnelier est encore bien vivant au Québec jusqu'à la fin du XIXe siècle. Ce sont eux qui, grâce à un outillage spécialisé, fabriquent les seaux, les barils et les cuves bien étanches.

M978.66
© Musée McCord
Sculpture
1875-1900, 19e siècle ou 20e siècle
44 x 34.2 x 18 cm
M978.66
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Cette sculpture du Sacré-Coeur est un ex-voto. Un ex-voto est un objet que l'on place dans une église en guise de remerciement pour faveurs obtenues . Habituellement, l'ex-voto n'est pas l'oeuvre d'un artiste professionnel.

Après les visions qu'eut sainte Marguerite-Marie Alacoque en 1673-1675, la dévotion au coeur de Jésus, ou Sacré-Coeur, est devenue l'une des plus populaires chez les catholiques romains. Les principaux traits de la dévotion sont la communion du premier vendredi du mois, l'Heure sainte du jeudi et la fête du Sacré-Coeur qui a lieu le vendredi de la semaine suivant la Fête-Dieu .

Quoi:

Ce coeur peint a été sculpté dans un bloc de pin. Une lance en fer transperce le coeur en diagonale .

Où:

Ce Sacré-Coeur sculpté à la main fut probablement fabriqué pour un usage domestique puisqu'il s'agit d'un exemple d'art populaire.

Quand:

Le coeur a été sculpté durant le dernier quart du XIXe siècle, période où le clergé de la société catholique romaine encourageait les gens à faire des dévotions à la maison.

Qui:

Comme plusieurs pièces d'art populaire de l'époque, cet objet ne porte aucune signature, aucun symbole qui identifie son auteur.

M977.97.22
© Musée McCord
Pupitre d'école - jouet
1900-1930, 20e siècle
Bois
7.3 x 6.7 x 10.7 cm
Don de Mrs. S. Boyd Millen
M977.97.22
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Clefs de l'histoire:

Ce pupitre jouet est un exemple en miniature du style de pupitres en usage au début du XXe siècle.

Entre 1896 et 1914, l'éducation est devenue un important sujet de débat dans la société québécoise . En 1897, les clergés catholiques et protestants s'opposent fermement aux réformateurs de l'éducation qui désirent créer un « ministère de l'Instruction », ainsi qu'une loi imposant l'instruction obligatoire pour tous les enfants . À l'époque, la majorité des enfants de la classe ouvrière au sein de la communauté catholique ne vont pas à l'école au-delà de la troisième année et beaucoup de ces enfants quittent l'école après deux ans . En fin de compte, même s'ils insistent pour conserver leur emprise sur l'éducation, les Églises catholiques et protestantes acceptent, dans une certaine mesure, quelques ajustements.

Quoi:

Ce type de pupitre était fait en bois, et dans un contexte réel, aurait permis d'asseoir deux élèves partageant un petit tableau noir.

Où:

Ce pupitre était un jouet dont l'enfant devait se servir à la maison pour faire semblant d'être à l'école.

Quand:

En 1942 au Québec, une loi fut adoptée pour obliger les enfants à fréquenter l'école, et en 1964, avec la création du ministère de l'Éducation, l'Église a perdu le contrôle sur le programme scolaire au profit de professeurs laïques .

Qui:

Ce pupitre d'école jouet a appartenu à Charlotte Bishop Millen.

M986.216.1A
© Musée McCord
Sculpture
R. Légaré
20e siècle
38 x 8 x 7 cm
Don de Mr. David Lank
M986.216.1A
© Musée McCord

Commentaires:

OK

Description:

Les thèmes de l'agriculture et des habitants ruraux étaient très populaires à l'époque. Ces deux personnages de style naïf ont été produits par R. Légaré, sculpteur de la région de l'Île d'Orléans. On dit de ces sculptures qu'elles ont été exécutées à la hâte, notamment parce qu'elles esquivent toutes deux la difficulté que représente la taille des mains.


M970.26.48.1-2
© Musée McCord
Chaussures
Eaton Canada
Vers 1885, 19e siècle
10 x 6 x 23.5 cm
Don de T. Eaton Co. Ltd.
M970.26.48.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Black beads will not scan well. The rest of the shoes should be ok.

Clefs de l'histoire:

Depuis le début du XIXe siècle, les chaussures pour femmes étaient habituellement dépourvues de talons. Mais dans les années 1870, la chaussure se dote d'un élégant talon bas.

Le talon bas de cette chaussure était appelé un «talon Louis », en référence à Louis XIV, le Roi Soleil, qui adorait danser. Le cuir de ces chaussures est un délicat chevreau traité à l'aniline, un des nouveaux colorants chimiques mis au point dans les années 1860, qui donne au cuir un aspect métallique. Seule partie de la chaussure visible sous les longues jupes de l'époque, le bout est décoré de perles métalliques noires.

Ce type de chaussures décoratives fut très populaire pendant de nombreuses années. En fait, on peut voir des chaussures semblables, avec un bout pointu modernisé, dans le catalogue de 1901 du magasin Eaton qui les offrait à 2,50 $.

Quoi:

Ces chaussures sont en chevreau de couleur bronze. Une courroie à bouton croise le coup-de-pied et le bout est décoré de perles noires. Le nom de « T. Eaton Company Limited, Toronto » a été imprimé en relief sur la semelle.

Où:

Le nom d'aucun fabricant ne figure sur les chaussures, puisqu'elles ont probablement été fabriquées exclusivement pour Eaton.

Quand:

Timothy Eaton a ouvert sa première boutique à Toronto en 1869. Dès les années 1880, cette petite boutique était devenue un magasin à rayons, et son catalogue de vente par correspondance permettait aux clients de tout le Canada de faire leurs achats chez Eaton.

Qui:

Les chaussures en disent long sur leur propriétaire, à la condition qu'on prenne la peine de bien les examiner. Cette paire de chaussures a été portée principalement à l'intérieur, peut-être avec une robe d'après-midi à l'heure du thé, étant donné que les semelles ne montrent presque aucun signe d'usure.

M10970
© Musée McCord
Médaille
1860, 19e siècle
Métal
4 cm
Don de Miss Harriet J. McDonnell
M10970
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

shiny metal is a challenge without treating surface with a dulling spray.

Description:

Cette médaille en argent a été frappée pour commémorer la visite au Canada de S.A.R. Albert Edward, prince de Galles (1841-1910), en août 1860. Il s'agissait de la première visite outre-mer de l'héritier au trône, et pour les villes canadiennes qu'allait honorer la tournée officielle, cela signifiait beaucoup de réjouissances à planifier dans une atmosphère de grande fébrilité. Le principal but de la visite du prince était l'inauguration officielle du pont Victoria de Montréal, considéré à l'époque comme la plus grande réussite de l'ingénierie moderne.


M22476
© Musée McCord
Figurine
John Bell
Vers 1856-1870, 19e siècle
38 x 28 x 13 cm
Legs de Miss Sophia L. Elliott
M22476
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be ok if not shiny, otherwise will be difficult to scan.

Description:

Cette sculpture représente de façon exemplaire l'ensemble de la porcelaine statuaire néoclassique produite au milieu du dix-neuvième siècle. Cet objet est, en fait, une réduction de la sculpture en marbre produite par Johann Heinrich Dannecker (1758-1841). De nombreuses familles victoriennes s'offriront des modèles réduits de façon à exprimer leur enthousiasme pour l'art classique. Bien que le modèle original soit considéré comme l'une des sculptures les plus achevées du dix-neuvième siècle, il est important de souligner que ce sont les modèles réduits qui l'ont fait connaître.


M997.45.7
© Musée McCord
Plat à banane
Jefferson Glass Co. Ltd
1912-1925, 20e siècle
Verre
18.5 x 24.5 cm
Don de Dr. Huguette Rémy
M997.45.7
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an opaque powder, otherwise Avoid.

Clefs de l'histoire:

À en juger par sa forme, ce plat en verre pressé servait à présenter des bananes.

À la fin du XIXe siècle, les progrès techniques et l'amélioration des conditions de transport permettent d'importer divers produits jusqu'à Montréal. Les premiers navires frigorifiques apparus vers la fin des années 1870 transportent des denrées périssables sur de longues distances, exportant de la viande jusqu'en Europe et important divers produits végétaux du sud des Amériques ou d'ailleurs.

À la fin du XIXe siècle, les riches Montréalais découvrent un fruit exotique fragile : la banane. Dans les années 1890, de nouveaux produits tels que des fruits du sud des États-Unis ou du saumon fumé de la Colombie-Britannique sont également disponibles. Montréal s'affirme alors comme la plaque commerciale du pays.

Les bananes ne sont cependant plus une nouveauté après 1910, époque où a été fabriqué ce plat en verre pressé. Le verre pressé, matériau économique, est alors réservé à la production de masse.

Quoi:

Le verre pressé était produit mécaniquement.

Où:

La Jefferson Glass Co Ltd., où fut fabriqué ce plat à banane, était située à Toronto.

Quand:

À partir des années 1910, divers objets en verre pressé, matériau économique, sont vendus dans la plupart des grands magasins et offerts en cadeau de mariage.

Qui:

Produit de luxe, la banane était exclue du régime alimentaire peu varié des familles ouvrières qui consommaient plutôt des pommes. Montréal était célèbre pour la qualité de ses pommes.

M20864
© Musée McCord
Badge
1860, 19e siècle
M20864
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Strings at bottom of badge will not scan well. The rest should be ok.

Clefs de l'histoire:

Ce badge a été porté par le personnel d'accueil masculin lors du grand bal du 27 août 1860 soulignant l'inauguration du pont Victoria.

En mai 1859, le Conseil législatif adopte dans le contexte des cérémonies inaugurales du pont une résolution invitant la reine à venir au Canada constater « les progrès et la sincérité de son dominion ». La reine décline l'invitation, mais elle délègue son fils, le prince de Galles. Le pont sera inauguré en grande pompe, l'Amérique du Nord britannique accueillant pour la première fois un prince de sang royal. Cette visite est également la première à susciter un tel enthousiasme, surtout chez les citoyens d'origine britannique, pour l'idée d'un « empire » et d'un « dominion ». Organisé en l'honneur du prince de Galles, le bal rassemble près de 6 000 personnes. Les droits d'entrée sont de 10 $ pour les hommes et de 6 $ pour les femmes. Son succès est tel qu'un second bal sera organisé le surlendemain.

Quoi:

Le soin apporté à la confection de ce badge exprime l'importance de l'événement et témoigne du faste qui l'accompagna.

Où:

Le grand bal eut lieu à Montréal dans un immeuble temporaire construit pour l'occasion rue Sainte-Catherine, entre les rues Peel et Drummond.

Quand:

Bien que la construction du pont fut achevée le 1er janvier 1860, l'inauguration officielle n'eut lieu qu'à l'été afin de profiter de températures plus clémentes et de meilleures conditions pour traverser l'Atlantique.

Qui:

Le prince arriva avec sa suite vers dix heures du soir au grand bal et y resta jusqu'à quatre heures du matin. Sur vingt et une danses, il n'en manqua qu'une seule.

M975.61.255.1-7
© Musée McCord
Balance
1850-1875, 19e siècle
40 x 23 cm
Don de Mr. Charles deVolpi
M975.61.255.1-7
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

The beam and chains would need to be 3d modeled, the rest scanned.

Clefs de l'histoire:

La balance était un instrument de mesure indispensable pour les commerçants du marché.

Cette balance non graduée, à fléau à bras égaux, est constituée de quatre éléments, soit le fléau (ou tige horizontale), deux plateaux, des chaînes et quatre poids. Nul doute que ce modèle facile à démonter et à suspendre, a été apprécié des commerçants des marchés qui devaient remplir et vider leur étal matin et soir.

Les compléments indispensables des balances non graduées sont les poids, calibrés à partir d'étalons primaires - ensemble de poids à la justesse exemplaire, utilisé par un pays pour contrôler le système de poids et mesures sur son territoire. Le Canada commande son premier ensemble d'étalons primaires à des fabricants britanniques quelques années après la Confédération.

Quoi:

Les poids qui accompagnent cette balance à fléau sont dits « monétiformes », c'est-à-dire qu'ils ont la forme d'un disque plat ou d'une grosse pièce de monnaie.

Où:

L'inscription « Imperial Standard Cannon » visible sur les poids indique leur conformité au système impérial britannique. Instauré en 1824, ce système est l'un des premiers à reposer sur des fondements scientifiques.

Quand:

La balance à fléau à bras égaux est le plus ancien type connu de balance. Elle s'est perpétuée depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours.

Qui:

Ce type de balance a probablement été utilisé par un épicier.

M992.103.1-2
© Musée McCord
Médaille
Médaille d'or Anna Molson en sciences et en physique, 1898, Université McGill.
1898, 19e siècle
Métal: or
9 cm
Don de Mr. Paul Brooks Pitcher
M992.103.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

shiny metal is a challenge without treating surface with a dulling spray.

Clefs de l'histoire:

En 1884, l'Université McGill ouvre pour la première fois la porte de sa faculté d'arts aux femmes . Les membres de cette première génération d'étudiantes seront surnommées les « Donaldas », en référence à Donald Alexander Smith (1820-1914), diplomate et riche homme d'affaires ayant financé le Royal Victoria College for Women.

Certaines étudiantes de McGill se démarquent par l'excellence de leur travail. La médaille Anna Molson est remise en 1898 à Harriet Brooks (1876-1933), année où celle-ci obtient son baccalauréat ès-arts de McGill . En 1894, Harriet Brooks avait déjà obtenu une bourse pour poursuivre ses études à McGill, où elle s'était inscrite en mathématiques, en langues, en électricité et en physique .

Première atomicienne canadienne, Harriet Brooks est aussi l'une des premières à participer au groupe de recherches du physicien Ernest Rutherford (1871-1937), à McGill, en 1898 . Elle est également tutrice en mathématiques au Royal Victoria College en 1899. En 1907-08, elle mène des travaux de recherche sur les émanations d'actinium à l'Institut Curie, à Paris. Harriet Brooks est décédée en 1933 des suites d'une maladie susceptible d'être associée aux radiations.

Quoi:

Cette médaille en or décernée par l'Université McGill soulignait l'excellence dans les domaines des mathématiques, des sciences et de la physique.

Où:

Cette médaille a été fabriquée à Londres, en Angleterre, par les célèbres graveurs et sculpteurs J.S. & A.E. Wyon.

Quand:

La médaille Anna Molson a été remise à Harriet Brooks en 1898, 14 ans seulement après l'inscription des premières femmes à l'Université McGill et 15 ans avant que celles-ci ne soient autorisées à s'inscrire en médecine.

Qui:

Née le 2 juillet 1876 à Exeter, Ontario, Harriet Brooks est décédée le 17 avril1933 des suites d'une maladie susceptible d'être associée à des rayonnements.

M987.91
© Musée McCord
Assiette
1900-1920
26 cm
Don de Mr. Alan L. Wilkinson
M987.91
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Needs to be sprayed with transparent dulling spray.

Clefs de l'histoire:

Cette assiette présente différents édifices et monuments renommés de Montréal.

Au XIXe siècle, les fabricants de vaisselle en terre cuite proposent à leurs clients des plats et accessoires de table décorés d'un tableau ou d'une photographie connu . Ces céramiques connaissent un grand succès. Plusieurs institutions publiques ou religieuses font aussi graver à cette époque leur nom ou leur écusson sur de la vaisselle de table .

La céramique fabriquée au Royaume-Uni et importée au Canada était particulièrement renommée pour la qualité de sa confection. Ornée de paysages d'ici, elle était d'autant plus recherchée. Elle l'est encore aujourd'hui, convoitée par bien des collectionneurs . Comme les fabricants anglais signaient en général leurs pièces - ce qui est le cas pour cette assiette - ,il est habituellement aisé de les identifier en consultant des livres de référence en la matière .

Quoi:

On peut voir sur cette assiette l'église méthodiste St. James, l'église Notre-Dame, la cathédrale Christ Church, l'hôpital Royal Victoria, le monument de Maisonneuve et le square Dominion.

Où:

La céramique du Staffordshire en Angleterre, où a été fabriquée cette assiette, est particulièrement renommée à travers le monde.

Quand:

C'est à partir de 1820 que les fabricants anglais mirent sur le marché des ensembles de vaisselle décorés de scènes occidentales ou orientales, dans différentes gammes de couleurs.

Qui:

L'importateur de cette assiette demanda à son fabricant anglais d'inscrire en-dessous « Made expressly for G.W. Clarke & Co, Montreal, Canada », comme cela se faisait alors beaucoup.

M976.188.1
© Musée McCord
Coupe - trophée
Coupe de hockey du carnaval d'hiver de 1883
Thomas Allan & Co.
1883, 19e siècle
18 x 8 cm
M976.188.1
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an opaque powder, otherwise Avoid.

Clefs de l'histoire:

Bien que certaines personnes puissent avoir du mal à croire qu'il ait pu exister d'autres coupes que celle de lord Stanley (1841-1908), il n'en demeure pas moins que la coupe Stanley n'est pas la première du genre.

La première équipe de hockey organisée est celle du club de l'Université McGill, en 1879. Inspiré des règles de base constituées en 1875, ce sport envahit rapidement le Canada. La coupe du premier championnat canadien, qui a lieu au carnaval d'hiver de Montréal de 1883, est remporté par McGill . Il s'agit de la Coupe du carnaval, prix remis chaque semaine à l'équipe gagnante des compétitions de la semaine entre différentes villes.

Au début, le hockey n'est joué que par des amateurs. Les principales compétitions réunissent les universités et les clubs militaires et universitaires qui finissent par constituer l'Ontario Hockey Association en 1890 . En 1893, le gouverneur général lord Stanley offre une coupe pour le championnat national de cette association. Après 1912, seuls des professionnels s'affrontent pour cette coupe.

Quoi:

La coupe de hockey du carnaval d'hiver de Montréal est une coupe ovale placée sur un trépied de bâtons de hockey en argent sterling, fabriquée par la maison Thomas Allan & Co.

Où:

La coupe était faite précisément à Montréal pour le tournoi de hockey du carnaval d'hiver de Montréal , sans doute joué à la patinoire de l'Université McGill.

Quand:

L'équipe AAA de Montréal remporte la première coupe Stanley le 22 mars 1893 dix ans seulement après que la coupe du carnaval ait été remportée par l'Université McGill.

Qui:

Cette coupe de hockey du carnaval d'hiver de Montréal porte les noms des membres de l'équipe gagnante de l'équipe de McGill de 1883 gravés sur le côté.

M992.6.281
© Musée McCord
Isolateur
1903-1913, 20e siècle
Verre
9 x 6 cm
Don de Mr. and Mrs. Newlands Coburn
M992.6.281
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an opaque powder, otherwise Avoid.

Clefs de l'histoire:

L'isolateur est un des trois éléments principaux des lignes électriques aériennes, avec les supports et les conducteurs . Il sert à retenir mécaniquement les conducteurs (les fils) aux supports (poteaux ou pylônes), ainsi qu'à assurer l'isolement électrique entre ces deux éléments.

Au début du XXe siècle, on installe des isolateurs en verre sur les poteaux télégraphiques et électriques. On trouve alors deux types d'isolateur, les isolateurs rigides et les éléments de chaîne. Les conducteurs haute tension sont suspendus des poteaux ou des pylônes par des chaînes d'isolateur, chacune étant constituée de plusieurs disques de porcelaine ou de verre maintenus ensemble par des raccords à assemblage mécanique. Pour les voltages plus faibles, on utilise un seul isolateur de porcelaine ou de verre, appelé isolateur à tige. Les isolateurs doivent être suffisamment résistants pour supporter le poids des conducteurs et pour résister à la force du vent et de la glace, celle-ci étant particulièrement dommageable .

Quoi:

La production d'isolateurs de couleur a cessé vers 1945. Dès lors, on n'a plus fabriqué que des isolateurs en verre incolore. Attrayants pour l'oeil, les isolateurs de couleur semblaient attirer également différents insectes, qui y élisaient ensuite domicile.

Où:

Ces isolateurs ont été fabriqués par la Diamond Glass Company of Montreal.

Quand:

Au début du XXe siècle, l'électricité était surtout transportée par des câbles aériens. Progressivement, les fils ont été enterrés, à la fois pour des questions d'économie d'espace et d'esthétique.

Qui:

Ce sont les frères Yuile de Montréal qui ont fondé la Diamond Glass Company, quelques années après avoir fusionné avec la compagnie de fabrication de verre des frères Foster de Saint-Jean, Québec.

M992.6.265.1-2
© Musée McCord
Bouteille de whisky
1890-1900, 19e siècle
24 x 6 x 6 cm
Don de Mr. and Mrs. Newlands Coburn
M992.6.265.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Label can be scanned, bottle would need to be modeled.

Clefs de l'histoire:

Les premières sociétés de tempérance, formées au cours des années 1820, ont pour but de réduire la consommation d'alcool et non pas de la réprimer complètement. Composées notamment d'artisans, d'agriculteurs, de marchands et d'ecclésiastiques, ces organisations croient qu'en limitant sa consommation d'alcool, une personne peut améliorer ses habitudes de travail et faire un usage plus réfléchi de son argent. Toutefois, vers le milieu du XIXe siècle, bon nombre de sociétés optent pour l'abstinence totale lorsqu'elles se rendent compte que la simple tempérance est trop difficile à faire observer. Avec l'essor de l'industrie, la nécessité de la prohibition devient réellement urgente : l'alcool, croit-on, est la source de la pauvreté et de la misère de la classe ouvrière. Plusieurs officiers syndicaux adhèrent au mouvement, espérant ainsi sortir leurs membres de l'indigence et faciliter la perception des cotisations syndicales. Des travailleurs abstinents, croient-ils aussi, seraient moins susceptibles de tomber malades ou de se blesser, ce qui pourrait contribuer à diminuer les sommes versées en vertu des programmes syndicaux d'indemnisation en cas de maladie, d'accidents et de décès.

Quoi:

Le whisky comptait parmi les boissons fortes vertement dénoncées par les prohibitionnistes dans leurs campagnes, échelonnées entre les années 1820 et 1920. Graduellement, l'objectif du mouvement est passé de la réduction de la consommation d'alcool à l'interdiction de sa consommation, de sa vente et de sa production.

Où:

Comme l'indique l'étiquette, cette bouteille de whisky blanc a été vendue à Montréal par P. H. Théoret. Jusqu'à la création de la Commission des liqueurs du Québec en 1921, la population se procurait de l'alcool dans les magasins généraux et les épiceries de la province. En 1836, Montréal compte 314 auberges, 69 épiceries avec permis d'alcool et 500 débits clandestins.

Quand:

La bouteille date des années 1890. Bon nombre de prohibitionnistes croyaient alors que l'alcool était la cause principale de la pauvreté et de la maladie.

Qui:

Les réformateurs canadiens-français défendaient une position plus modérée. La bière et le vin étaient vus comme des boissons de modération. Seules les boissons fortes, comme le whisky, étaient dénoncées.

M10605
© Musée McCord
Moule à chandelles
1800-1900, 19e siècle
Métal
26 x 7.3 x 21 cm
Don de Messrs. Papineau
M10605
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Dark areas may not scan very well.

Clefs de l'histoire:

Le moule à chandelles fait partie des accessoires domestiques de nombreux foyers canadiens au 19e siècle, surtout durant la première moitié du siècle. En effet, la chandelle est alors, avec la lampe à l'huile, la principale source d'éclairage.

Tout au long du siècle, cependant, les innovations se succèdent, toujours plus efficaces et économiques. Les chandelles coûtent cher et, tout comme les lampes à l'huile et les lampes au kérosène qui apparaissent en 1852, elles doivent être manipulées avec soin afin d'éviter les incendies. Il faut attendre la fin du siècle pour qu'un mode d'éclairage beaucoup plus sûr, l'ampoule électrique, se répande.

Il existe deux méthodes de fabrication des chandelles. Elles peuvent être fabriquées sans moule, par « immersion », c'est-à-dire en plongeant des cordelettes à plusieurs reprises dans le suif chaud (gras animal) jusqu'à ce que ce dernier fige. Elles peuvent aussi être fabriquées à l'aide d'un moule comme celui-ci. Une mèche est alors passée par le trou de l'un des tubes du moule, puis nouée. Cette mèche est ensuite tendue à l'aide d'un bâtonnet et la substance chaude (suif ou autre) est versée dans le moule. Une fois refroidies, les chandelles sont démoulées.

Quoi:

Le nombre de tubes varie d'un moule à chandelles à l'autre. Les moules sont souvent dotés d'environ six tubes, mais il en existe à tube unique ou à vingt-quatre tubes.

Où:

Dans une pièce, une chandelle ne produit pas une grande luminosité. À titre de comparaison, il faudrait environ trente-cinq à quarante chandelles pour obtenir une lumière aussi brillante qu'une ampoule électrique de quarante watts.

Quand:

Différentes substances sont utilisées pour la fabrication des chandelles au cours du 19e siècle : les chandelles de suif (gras de mouton ou de boeuf) ont tendance à couler et à produire une odeur nauséabonde; les chandelles de spermaceti (ou blanc de baleine) sont moins odorantes mais sont très dispendieuses; celles de stéarine, une matière résultant de la transformation de gras animal et végétal offerte vers les années 1830, ont l'avantage d'être encore moins chères; les chandelles de paraffine, une substance à base d'hydrocarbures, apparaissent avec l'avènement de l'industrie du pétrole dans les années 1860.

Qui:

Il semble que la fabrication des chandelles au moule soit, au 19e siècle, surtout populaire chez les Canadiens anglais. La fabrication par « immersion » est la méthode privilégiée au Québec.

M975.64.2
© Musée McCord
Crachoir
Glasgow Pottery Company
1875-1890, 19e siècle
8.3 cm
Achat de Mrs. Nettie M. Sharpe
M975.64.2
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

shiny surface is a challenge without treating with a dulling spray.

Clefs de l'histoire:

Ce crachoir en faïence nous rappelle qu'à une certaine époque il était acceptable de cracher, même en société. On ne savait pas que cette pratique pouvait contribuer à la transmission des bactéries. La tuberculose est une des principales causes de maladie et de mortalité chez les populations adultes au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Riches ou pauvres, jeunes ou moins jeunes, personne n'est à l'abri de cette maladie infectieuse. Les héroïnes de romans et d'opéras, comme Mimi dans La Bohème, sont souvent ses victimes. La tuberculose est toutefois beaucoup plus dévastatrice en milieu ouvrier où la population souffre davantage de carences alimentaires et où la promiscuité facilite la transmission de la maladie. Des analyses bactériologiques révèlent que le lait peut également être une importante source de contagion. Les vétérinaires estiment que plus de 10 % des vaches laitières du Québec sont atteintes de tuberculose bovine et, par conséquent, produisent du lait infecté.

Quoi:

Comme plusieurs objets qui décoraient les foyers québécois à la fin du XIXe siècle, ce crachoir a été fabriqué par une entreprise du Haut-Richelieu.

Où:

Les villes d'Iberville et de Saint-Jean dans le Haut-Richelieu sont reconnues à la fin du XIXe siècle comme les principaux centres de la poterie et de la faïence au Québec.

Quand:

Ce crachoir a été fabriqué entre 1877 et 1882, à une époque où les motifs patriotiques tels la feuille d'érable et le castor étaient très populaires.

Qui:

La Glasgow Pottery qui a créé ce crachoir s'est établie à Iberville en 1877. L'entreprise produit une grande variété de faïences jusqu'à sa fermeture en 1882.

M981.105.26
© Musée McCord
Figurine
Vers 1920, 20e siècle
47.3 cm
Don de la succession de Mr. Robert Snowball
M981.105.26
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an dulling spray, otherwise Avoid.

Description:

L'entreprise Goldscheider a produit cette figurine en porcelaine, surnommée « femme-chauve-souris » ou « femme-papillon », à Vienne, en Autriche, en 1912. La compagnie, fondée par Friedrich Goldscheider (1845-1897) en 1885, sera un chef de file dans la production de céramiques et de bronzes jusqu'à sa fermeture en 1953. Vienne était l'un des centres du mouvement de l'Art nouveau, et cette femme-papillon est typique du style asymétrique en vogue à l'époque.


M991X.2.11.1-18
© Musée McCord
Écritoire
1825-1875, 19e siècle
18.3 x 27.2 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M991X.2.11.1-18
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Metal areas will require 3d modeling

Description:

À première vue, cet objet est une simple valise de bois, mais une fois ouverte, elle se transforme en bureau portatif. L'ingénieuse valise comprend, entre autres, deux chandeliers qu'on installe sur le dessus du bureau quand on l'utilise dans l'obscurité, de même que différents accessoires nécessaires à l'écriture. Des bureaux semblables ont pu être utilisés par une variété de personnes allant des commerçants calculant leurs profits jusqu'aux journalistes désirant coucher sur papier leur prochain article.


M981.105.37
© Musée McCord
Pichet
John Vogt
Vers 1910, 20e siècle
Don de la succession de Mr. Robert Snowball
M981.105.37
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an dulling spray, otherwise Avoid.

Description:

Fabriqué en France par la manufacture Tressemanes et Vogt, ce pichet en porcelaine a été peint par l'artiste montréalaise Marion C. McIndoe vers 1910. Ses formes fluides et arrondies sont typiques du style mis de l'avant par le mouvement de l'Art nouveau, répandu surtout en Europe et aux États-Unis entre 1890 et 1910. Même si la production en série en est alors à ses débuts, ce mouvement exerce une influence importante sur la conception de mobilier et les arts décoratifs en présentant des idées de décors uniques en leur genre. Les motifs abstraits et organiques sont caractéristiques de ce style, tout comme les personnages féminins à longue chevelure ondulante et les représentations détaillées de fleurs et de végétaux.


M998.14.5.3
© Musée McCord
Crachoir
1890-1910, 19e siècle ou 20e siècle
14 cm
Don de Dr. Huguette Rémy
M998.14.5.3
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

shiny surface is a challenge without treating with a dulling spray.

Clefs de l'histoire:

Au tournant du 20e siècle, une grave maladie frappe particulièrement la population des villes : la tuberculose. L'un des symptômes de cette maladie bactérienne qui affecte autant les enfants que les adultes est une toux douloureuse provoquant beaucoup d'expectorations. De nombreux termes servent à désigner la tuberculose : phtisie, mal de poitrine, maladie du peuple, consomption. Dans la brochure gouvernementale intitulée Principes d'hygiène, publiée en 1923, on donne les conseils suivants pour protéger bébé contre la tuberculose et contre la maladie en général : « Ne jamais embrasser un enfant sur la bouche. Ne jamais cracher par terre. Ne jamais lui donner de lait malpropre - le lait doit être pasteurisé ou bouilli. Ne jamais soulever la poussière. » À compter de 1953, la prévention de la tuberculose passe également par une campagne de vaccination dans les écoles québécoises qui contribue à réduire l'incidence de la maladie.

Quoi:

Avec l'incidence élevée de tuberculose, on assiste à une multiplication des crachoirs décoratifs, objets à la fois utilitaires et esthétiques.

Où:

C'est essentiellement dans les sanatoriums qu'on soigne les tuberculeux, par le repos, l'air pur et une alimentation contrôlée. Les antibiotiques et les vaccins préventifs ne seront introduits qu'après la Deuxième Guerre mondiale.

Quand:

En 1923, le Service provincial d'hygiène met en place un vaste programme d'éducation, de dépistage et de traitement visant à enrayer la tuberculose au Québec .

Qui:

Le médecin et microbiologiste Armand Frappier (1904-1991) est un expert canadien réputé du traitement de la tuberculose. Il mène notamment des recherches sur l'utilisation du vaccin BCG (bacille Calmette-Guérin), mis au point en France en 1922 afin de prévenir la maladie.

M2002.69.534.1-2
© McCord Museum
Bouteille d'huile de foie de morue
1904-1971, 20e siècle
Verre
19 x 7.1 cm
Don de Mr. Eddy Echenberg
M2002.69.534.1-2
© McCord Museum

Commentaires:

Challenging

Label can be scanned, bottle would need to be modeled.

Clefs de l'histoire:

Pendant une grande partie du 20e siècle, de nombreux enfants, petits et grands, ont dû avaler des cuillérées d'huile de foie de morue au goût amer. Les médecins recommandent en effet la consommation de ce supplément vitaminique, particulièrement pour les enfants chez qui on redoute une carence . Aux mères qui fréquentent les Gouttes de lait, on remet parfois des échantillons gratuits de la précieuse huile pour leurs bambins. Car la médecine veille désormais de près sur ses petits patients. La diète, les carences, les excès, les comportements, les habitudes, tout ce qui touche à l'enfance passe désormais sous le regard critique du médecin : la nourriture elle-même fait maintenant partie de la science de l'enfance.

Quoi:

L'huile de foie de morue est l'une des meilleures sources naturelles de vitamines A et D . L'ajout de vitamines à certains aliments de base, dont le lait, et la mise au point de suppléments vitaminiques en capsules rendront peu à peu sa consommation désuète.

Où:

Avant les années 1920, on extrait l'huile de la morue de Norvège. En 1924, un rapport sur la qualité des morues de Terre-Neuve incite l'industrie pharmaceutique canadienne à s'approvisionner sur les Grands Bancs de cette province.

Quand:

C'est en 1929 que l'huile de foie de morue se vend pour la première fois en capsules au Canada et aux États-Unis.

Qui:

Selon les indications sur la bouteille, les enfants doivent prendre quotidiennement une ou deux cuillérées à thé d'huile de foie de morue et les adultes, deux 2 cuillérées à thé.

M991.56.4
© Musée McCord
Couteau
Couteau de baptême de Notman
Avant 1860, 19e siècle
Argent
1.4 x 17.7 cm
Don de Mrs. Campbell Colvil
M991.56.4
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

shiny surface is a challenge without treating with a dulling spray.

Description:

Ce couteau fait partie d'un ensemble d'ustensiles reçu à l'occasion du baptême de William MacFarlane Notman (1857-1913). Il a été mâchouillé par l'enfant.

Fils aîné de William Notman, William MacFarlane naît le 1er novembre 1857. En 1882, il devient partenaire dans l'entreprise dont il hérite à la mort de son père, en 1891. Vers 1894, il associe son frère Charles (1870-1955) à l'entreprise. Il meurt le 1er mai 1913.


M991.56.2
© Musée McCord
Cuillère
Cuillère de baptême de Notman
Avant 1860, 19e siècle
Argent
3 x 15.6 cm
Don de Mrs. Campbell Colvil
M991.56.2
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

shiny surface is a challenge without treating with a dulling spray.

Description:

Cette cuillère fait partie d'un ensemble d'ustensiles reçu à l'occasion du baptême de William MacFarlane Notman (1857-1913). Elle a été mâchouillée par l'enfant.

Fils aîné de William Notman, William MacFarlane naît le 1er novembre1857. En 1882, il devient partenaire dans l'entreprise dont il hérite à la mort de son père, en 1891. Vers 1894, il associe son frère Charles (1870-1955) à l'entreprise. Il meurt le 1er mai 1913.


M970.86.1
© Musée McCord
Assiette
St. Johns Stone Chinaware Company
1879-1893, 19e siècle
18.8 cm
Don de Mr. John LeBaron
M970.86.1
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an dulling spray, otherwise Avoid.

Description:

Ce service à café a été fabriqué en terre cuite fine bleuie et pastillée de petites fleurs blanches. C'est la St. John's Stone Chinaware Company qui a lancé ce modèle de vaisselle en 1879. Cette compagnie, dont les ateliers étaient situés à Saint-Jean-sur-Richelieu, a été la seule compagnie canadienne au 19e siècle à produire une céramique d'une aussi grande qualité que celle qui était importée d'Europe. Sa production fut très variée, allant des ustensiles de cuisine aux articles de toilette, en passant par la vaisselle fine, très recherchée par les collectionneurs. Sur l'image, en arrière-plan, apparaissent, de gauche à droite, une cafetière, une assiette à dessert, un sucrier et un pot à crème; au premier plan se trouvent deux tasses à café posées chacune sur une soucoupe.


M7428.56.1-2
© Musée McCord
Légumier
1820-1840, 19e siècle
4 x 23 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M7428.56.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an dulling spray, otherwise Avoid.

Description:

Ce plat, ayant appartenu à la famille McCord, fait partie d'un service produit par Davenport. Cette compagnie britannique (Longport, Staffordshire) conçu un grand nombre de services de ce genre, en porcelaine et de poterie. Orné de bouquets de roses peints de manière naturaliste, celui-ci date probablement des années 1820-1840. Par contre, étant donné la qualité inférieure de la pâte céramique et du motif peint, il pourrait s'agir d'une reprise d'un modèle précédent.


M13182
© Musée McCord
Cuiller à encens
Pierre Huguet dit Latour
1800-1850, 19e siècle
1 cm
Don de Mr. H. Baron
M13182
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an dulling spray, otherwise Avoid.

Description:

La cuillère à encens est indissociable de l'encensoir et de la navette qui sert à conserver l'encens. D'origine inconnue, cette cuillère n'est pas sans rappeler la forme de pelle utilisée pour les foyers. Même si on ne peut déterminer avec assurance son origine, il s'agit d'un modèle typique de l'atelier de Pierre Huguet dit Latour (1749-1817).


M15909
© Musée McCord
Tabatière
1800-1825, 19e siècle
5 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M15909
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an dulling spray, otherwise Avoid.

Description:

Utilisé pour la première fois par les aborigènes d'Amérique du Sud, le tabac à priser ou tabac en poudre, qui provient de la plante Nicotiana tabacum, est introduit en Europe au seizième siècle. Priser du tabac devient rapidement une activité très à la mode en Europe, et au cours des siècles suivants, on produit toute une gamme de contenants les plus sophistiqués pour que les hommes puissent transporter leur tabac avec eux. Cette tabatière en forme de globe est un bel exemple d'émail anglais Battersea. Elle a appartenu à John Samuel McCord (1801-1865), le père du fondateur du Musée, David Ross McCord.

Clefs de l'histoire:

Le tabac à priser, sorte de tabac en poudre, fut introduit en Europe au XVIe siècle après que les Européens y furent initiés par les peuples autochtones d'Amérique du Nord. L'usage du tabac à priser se répandit rapidement en Europe, et au cours des siècles suivants, on produisit toute une gamme de contenants permettant aux hommes de le transporter sur eux.

Cette tabatière en forme de globe terrestre a appartenu à John Samuel McCord (1801-1865), père de David Ross McCord (1844-1930), fondateur du Musée McCord. David Ross McCord a ajouté la tabatière de son père à sa collection d'objets historiques car il considérait les artefacts comme des sujets de recherche essentiels à la découverte de la vérité scientifique . Ayant appris de son père comment constituer et préserver une collection, il maintenait toujours une documentation minutieuse afin d'établir la provenance de ses artefacts .

Au milieu du XIXe siècle, priser du tabac était une activité réservée aux gentlemen. Priser était un art sophistiqué qui consistait à aspirer par le nez une pincée de ce tabac spécial, opération qui était suivie d'un éternuement discret.

Quoi:

Cette tabatière est un exemple d'objet en émail de Battersea. Une couche d'émail blanc a été appliquée sur les deux hémisphères en cuivre, sur lesquelles on a ensuite imprimé une mappemonde par transfert. Le tout a été recouvert de peinture.

Où:

Cette tabatière est recouverte d'émail de Battersea, ainsi nommé d'après la manufacture de York House dans le quartier de Battersea, à Londres, d'où proviendrait ce type d'émail.

Quand:

Au XIXe siècle, les hommes de goût portaient sur eux une petite boîte décorative comme celle-ci dans laquelle ils transportaient du tabac à priser.

Qui:

John Samuel McCord (1801-1865), avocat et juge de Montréal, était le père de David Ross McCord (1844-1930), fondateur du Musée McCord.

M19024.1
© Musée McCord
Cafetière
Vers 1871, 19e siècle
26 x 21 x 14 cm
Don de Misses Claire et Margaret McPhee
M19024.1
© Musée McCord

Commentaires:

coffeepot

Challenging Object will be OK if sprayed with an opaque powder, otherwise Avoid.

Description:

Cette cafetière, produite par la Meriden Britannia Company, fait partie d'un ensemble à thé et à café offert à Madame Elizabeth Labaree Hibbard lors de son mariage à Angus Cameron McPhee en septembre 1871. Fondée en 1871, la Meriden utilisait le procédé d'argenture électrochimique commercialisé dès 1840. Cette technique consistait à plaquer par électrolyse de minces couches d'argent sur des objets fabriqués avec un alliage de métaux non précieux (étain, antimoine et cuivre). En 1898, la Meriden ainsi que plusieurs autres compagnies d'orfèvrerie seront réunies pour former l'international Silver Company. Cet ensemble constitue un bel exemple de la production d'orfèvrerie commerciale de la fin du 19e siècle. Argenterie de type « oenochoé », le style s'inspire d'un type de poterie de la Grèce antique dont le décor présente un assemblage disparate d'influence gréco-romaine.


M19024.2
© Musée McCord
Pichet
Vers 1871, 19e siècle
Métal
13 x 15 x 10 cm
Don de Misses Claire et Margaret McPhee
M19024.2
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an opaque powder, otherwise Avoid.

Description:

Ce pichet, produit par la Meriden Britannia Company, fait partie d'un ensemble à thé et à café offert à Madame Elizabeth Labaree Hibbard lors de son mariage à Angus Cameron McPhee en septembre 1871. Fondée en 1871, la Meriden utilisait le procédé d'argenture électrochimique commercialisé dès 1840. Cette technique consistait à plaquer par électrolyse de minces couches d'argent sur des objets fabriqués avec un alliage de métaux non précieux (étain, antimoine et cuivre). En 1898, la Meriden ainsi que plusieurs autres compagnies d'orfèvrerie seront réunies pour former l'international Silver Company. Cet ensemble constitue un bel exemple de la production d'orfèvrerie commerciale de la fin du 19e siècle. Argenterie de type « oenochoé », le style s'inspire d'un type de poterie de la Grèce antique dont le décor présente un assemblage disparate d'influence gréco-romaine.


M20292.A-B
© Musée McCord
Coupe
1808, 19e siècle
Métal, argent
30 x 21 x 17 cm
M20292.A-B
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an opaque powder, otherwise Avoid.

Description:

James McGill (1744-1813), marchand, fonctionnaire, homme politique, propriétaire foncier, officier de milice et fondateur de l'université qui porte son nom, reçut cette coupe en 1808 d'un ami. Ce type d'objet avait principalement une fonction décorative, et pouvait être décerné à titre honorifique lors d'occasions spéciales. La coupe de McGill est décorée de macarons de Bacchus, de bordures d'influence grecque, de feuilles ainsi que de glands et rais-de-coeur. La morphologie et le décor de la coupe s'inspirent des vases romains, tels que réinterprétés par les arts décoratifs aux dix-huitième et dix-neuvième siècles.


M4839
© Musée McCord
Coupe
1725-1756, 18e siècle
Métal, argent
6 x 6 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M4839
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an opaque powder, otherwise Avoid.

Description:

Cette tasse produite au début du dix-huitième siècle en France, plus précisément à Montpellier, faisait partie du nécessaire de Louis Joseph Marquis de Montcalm (1712-1759) lorsqu'il était au Québec. On peut remarquer sur sa façade les armoiries de ce dernier. Montcalm est un personnage historique d'une haute importance; certains lui imputent la défaite de la guerre de sept ans organisée contre les troupes britanniques et la perte consécutive de l'empire colonial français en Amérique du nord.


M985.141
© Musée McCord
Couvre-plat
Avant 1847, 19e siècle
Argent
24 x 36 x 26 cm
Don de Mr. John L. Russell
M985.141
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an opaque powder, otherwise Avoid.

Description:

Ce couvre-plat témoigne du rang social et historique de ses propriétaires, les seigneurs de Rouville. Thomas Edmund Campbel (1809? -1872) et son épouse Henriette-Julie-Anne Juchereau Duchesnay (1813-1873). Leurs armoiries sont gravées côte à côte gravées sur l'objet et sont accompagnées de la devise « Pro aris et focis » qui se traduit par « pour ses autels et foyers ». L'objet est surmonté d'une tête de cerf, emblème de la famille figurant sur les armoiries et apparaissant dans la décoration du manoir de St-Hilaire.


M2622.1-5
© Musée McCord
Seringue
1838-1848, 19e siècle
Bois
26.5 cm
Don de David Ross McCord
M2622.1-5
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

The syringe parts and bottle must be sprayed with opaque powder.

Clefs de l'histoire:

La mortalité infantile est le plus grave problème de santé publique au 19e siècle. Les grandes épidémies qui frappent régulièrement les villes canadiennes fauchent surtout des enfants en bas âge. C'est avec la mise sur pied des bureaux de santé que l'on commence véritablement à s'attaquer à ce drame qui touche la plupart des familles. Dans la deuxième moitié du siècle, les médecins-hygiénistes, entre autres, font campagne pour imposer la vaccination obligatoire afin de contrer les ravages de la variole ou de la petite vérole. La fabrication des vaccins n'est cependant pas soumise à des contrôles sévères et leur efficacité est nettement moins grande qu'aujourd'hui. La population se méfie à tel point que des émeutes éclatent à Montréal, et l'on s'en prend aux vaccinateurs. Il faudra de la patience, des vaccins plus efficaces et, surtout, des campagnes de sensibilisation pour venir à bout des peurs et des préjugés.

Source : circuit web 'Des villes et des métiers en mutation' de Robert Gagnon, Université du Québec à Montréal (Voir sous l'onglet Liens)

Quoi:

Cet appareil médical n'est pas, à proprement parler, une seringue mais ce qu'on appelle à l'époque un révulseur. On le voit ici dans son étui en bois, dont l'intérieur, recouvert de velours bleu, porte une étiquette mentionnant le nom de l'inventeur, le Dr Lipkau.

Où:

Fabriqué en France, ce révulseur a vraisemblablement été utilisé par un médecin canadien.

Quand:

Il est difficile de dire quand cet appareil a servi. L'information que nous détenons semble indiquer qu'il a été utilisé au cours des années 1830 et 1840. Quant à son efficacité...

Qui:

Ce révulseur a été breveté par le Dr Lipkau de Paris.

M997.45.312
© Musée McCord
Assiette
1885-1890, 19e siècle
Verre
24.5 cm
Don de Dr. Huguette Rémy
M997.45.312
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an opaque powder, otherwise Avoid.

Clefs de l'histoire:

Les grands événements et les commémorations publiques sont aussi au service de la consommation. Si, vers le milieu du siècle, l'organisation de grandes fêtes publiques est surtout l'occasion d'importantes dépenses publiques, les industriels et les commerçants reconnaissent rapidement que ces événements offrent d'intéressantes possibilités de faire des affaires. Les grandes expositions industrielles, les visites princières et les fêtes marquant le 50e puis le 60e anniversaire de l'accession au trône de la reine Victoria suscitent la production d'une imposante gamme d'objets commémoratifs. Pour le public, la consommation devient une façon de plus de participer aux festivités et de les garder en mémoire.

References
Sources imprimées



Gerald Stevens, In a Canadian Attic, Toronto, Ryerson Press, 1963, p. 154-156.




John M. MacKenzie, dir., The Victorian Vision. Inventing New Britain, Londres, Victoria & Albert Publications, 2001.

Source : circuit web 'La consommation : une passion victorienne' de Joanne Burgess, Université du Québec à Montréal (Voir sous l'onglet Liens)

Quoi:

Victoria (1819-1901) est la reine de la Grande-Bretagne et de son empire de 1837 à 1901; il s'agit du plus long règne de l'histoire britannique.

Où:

Le jubilée d'or de Victoria en 1887, tout comme le jubilée de diamant dix ans plus tard, donne lieu à des célébrations publiques grandioses. Les entreprises canadiennes en profitent pour fabriquer et vendre des produits commémoratifs en tout genre.

Quand:

Cette assiette de verre pressé a été fabriquée par la Nova Scotia Glass Company de Trenton en Nouvelle-Écosse. La compagnie, en affaires de 1881 à 1892, est la première fabrique d'objets de verre de la province.

Qui:

Cette assiette à gâteaux porte une inscription signifiant qu'elle a été produite pour souligner le cinquantième anniversaire de l'accession au trône de la reine Victoria. La couleur de l'assiette rappelle l'or, traditionnellement associé à cet anniversaire.

M992.101.173.1-12
© Musée McCord
Modèle réduit de poêle
1880-1940, 19e siècle ou 20e siècle
Métal
33 x 41 x 16 cm
Don de Mr. Saul Ettinger
M992.101.173.1-12
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Should scan ok. Small details will take a great deal of processing time.

Clefs de l'histoire:

LA PUBLICITÉ : L'ART DE LA SÉDUCTION

Pour mettre en valeur leurs produits et assurer leur distribution auprès du plus grand nombre de consommateurs potentiels, les manufacturiers et les grossistes doivent d'abord convaincre et séduire les commerçants. Pour atteindre cet objectif, ils ont recours à une variété de moyens et de médiums publicitaires. Certains misent sur les services de commis-voyageurs qui sillonnent les campagnes et les petites municipalités munis d'échantillons de toutes sortes de marchandises - des tissus jusqu'aux poêles de fonte - et d'un carnet de commandes. L'imprimé est aussi au coeur de cette offensive promotionnelle. C'est à cette époque qu'apparaissent les catalogues illustrés présentant les objets fabriqués, de même que les cartes d'affaires colorées mettant en vedette les dernières nouveautés.

References
Sources imprimées



Peter Bischoff, « "Du châssis à la machine à mouler " : la transformation des méthodes de production dans l'industrie canadienne du moulage au cours de la seconde moitié du XIXe siècle », Revue d'histoire de la culture matérielle, 41 (printemps 1995), p. 24-38.



Michel Lessard, Objets anciens du Québec. La vie domestique, Montréal, Éditions de l'Homme, vol, 1, 1994.



Marcel Moussette, Le chauffage domestique au Canada, Québec, Presses de l'Université Laval, 1983.

Source : circuit web 'La consommation : une passion victorienne' de Joanne Burgess, Université du Québec à Montréal (Voir sous l'onglet Liens)

Quoi:

Comme en font foi ses dimensions, ce poêle de format réduit n'était pas utilisé pour la cuisson, mais comme outil promotionnel pour un commis voyageur.

Où:

Le poêle occupe une place de choix dans la cuisine, pièce la plus importante des foyers paysans et ouvriers. Il s'agit d'un appareil utilitaire et d'un élément décoratif. Voilà pourquoi les fonderies proposent de nombreux modèles, souvent richement ornés comme le « Eagle ».

Quand:

Ce type de poêle en fonte - appelé cuisinière à foyer surélevé - apparaît au Canada pendant les années 1840 et 1850. Il remplace rapidement l'âtre comme principal lieu de cuisson et modifie les pratiques culinaires des ménagères.

Qui:

Plusieurs fonderies canadiennes sont reconnues pour la qualité de leurs poêles : Ives & Allen de Montréal, Bélanger de Montmagny, Bernier de Lotbinière, Findlay de Carleton Place et Gurney de Hamilton.

M999.70.21.1-2
© Musée McCord
Bouteille
Brazill's V O Brandy, F.P.Brazill & Co
1900-1925, 19e siècle
10 x 7.5 cm
Don de BCE Inc
M999.70.21.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Label can be scanned, bottle would need to be modeled.

Clefs de l'histoire:

En milieu hospitalier, le cognac ou le brandy sont largement consommés. Leurs propriétés tonifiantes bien connues augmentent les pulsations et préviennent les arrêts cardiaques lors des interventions chirurgicales. Après l'opération, et pendant plusieurs jours, on administre du brandy qui est combiné, selon le type d'intervention, à des doses d'opium ou de morphine.

En milieu familial, les propriétés stimulantes et fortifiantes du cognac sont largement appréciées. Certains prétendent qu'une rasade quotidienne de cognac éloigne la maladie. Dans le cas de vomissements, on applique des compresses très chaudes de brandy sur l'estomac et sur le dos. On le dit aussi efficace pour atténuer la dépression et soigner les ulcères.

Pour les gens atteints du choléra, certains médecins prescrivent une cuillère à thé de brandy à toutes les heures. Pour la tuberculose, maladie très répandue en milieu urbain, on recommande la même dose avant le repas. Une à deux cuillères de brandy dans un grand verre d'eau froide sucrée constitue un breuvage tonique recommandé dans les états de faiblesse qui suivent les maladies.

References
Traité élémentaire de matière médicale et guide pratique des soeurs de charité de l'Asile de la Providence, Montréal, Imprimerie de la Providence, 1890, p. 211-212.

Quoi:

Bouteille de brandy. Le brandy est un digestif fort apprécié pour ses effets stimulants. Mais il est aussi utilisé à des fins médicales.

Où:

Outre ses usages courants dans les familles, les restaurants ou les bars, le brandy est largement utilisé dans les hôpitaux canadiens.

Quand:

Jusqu'au début du XXe siècle, le brandy est fréquemment prescrit par les médecins et les chirurgiens. Il est d'un usage courant dans les hôpitaux canadiens.

Qui:

L'usage du brandy est fortement recommandé pour permettre la réanimation des opérés et pour améliorer l'état des convalescents. On le recommande aussi pour stimuler l'estomac des personnes atteintes de fièvres typhoïdes, de diarrhées ou du choléra.

M21681.25
© Musée McCord
Bouteille
VIN À L'IPÉCACUANHA
1850-1900, 19e siècle
Verre
11.9 x 3.9 x 2.9 cm
Don de Mrs. William R. Bentham
M21681.25
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Label can be scanned, bottle would need to be modeled.

Clefs de l'histoire:

L'ipécacuanha est un produit thérapeutique exotique très utilisé depuis le XVIIIe siècle. Issu de la racine d'un arbrisseau des forêts du Brésil, on l'infuse dans l'eau ou l'alcool pour ensuite l'ajouter aux vins médicinaux ou aux sirops.

En forte dose, son principe actif, l'émétine, provoque des vomissements, ce qui permet d'évacuer la bile, et de rétablir, pense-t-on, l'équilibre des humeurs. Plus fréquemment, on l'utilise à petite dose pour ses propriétés expectorantes et sudorifiques, notamment pour soigner les rhumes et les grippes.

L'ipécacuanha mélangé à une grande variété de vins et de sirops est très populaire à cette époque. Il y a aussi une recette curieuse qui consiste à mélanger du suif de mouton dans du lait chaud contenant de l'ipécacuanha que l'on applique en friction sur la poitrine.

References
D. Goulet et A. Paradis, Trois siècles d'histoire médicale au Québec. Chronologie des institutions et des pratiques médicales (1639-1939), Montréal, éditions VLB, coll. «Études québécoises», 1992, p. 211; 215; 224-225.

G. Bilson, A Darkened House: Cholera in 19th Century Canada, Toronto, University of Toronto Press, 1980, p. 48; 118; 128.

Quoi:

Cette petite bouteille contient un vin médicinal composé d'une forte dose d'alcool et de concentrés d'ipécacuanha, appelé aussi ipéca.

Où:

Le vin à l'ipécacuanha contenu dans cette bouteille est préparé par la S. J. Lyman & Co. située à la place d'Armes à Montréal. Les vins à l'ipécacuanha ou au quinquina sont offerts dans les pharmacies, les drogueries et certaines boutiques.

Quand:

L'ipéca, utilisé dans ce remède, apparaît dès le XVIIe siècle en Europe. Il est par la suite popularisé sous la forme de remèdes secrets à partir du XVIIIe siècle.

Qui:

Les vins à l'ipécacuanha sont généralement destinés aux gens qui souffrent de problèmes gastro-intestinaux, de bronchites et de pneumonies. On les recommande à faible dose pour soigner les diarrhées des enfants.

M992.6.38
© Musée McCord
Bol
1875-1900, 19e siècle
Verre
7 x 21.5 x 21.5 cm
Don de Mr. and Mrs. Newlands Coburn
M992.6.38
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an opaque powder, otherwise Avoid.

Clefs de l'histoire:

Les fleurs, les plantes, les animaux et les images tirés de la nature envahissent la maison. Outre les écrans et les sièges, des bols décoratifs de forme rectangulaire représentent la flore et la faune. L'extérieur de ce plat porte un motif de grappe de raisin, appelé aussi Hamilton grape. De tels motifs apparaissent sur des objets de verre produits en Ontario et en Nouvelle-Écosse et disponibles dans tout l'est du Canada. Les articles de table en verre pressé comme ici ont été à la mode vers la dernière décennie du 19e siècle.

References
Janet Holmes, « Glass and the Glass Industry », dans The Book of Canadian Antiques, sous la direction de Donald Blake Webster, Toronto, McGraw-Hill Ryerson, 1974, p. 268-281.



Hilda Jennings Spence et Kelvin Spence, A Guide to Early Canadian Glass, Don Mills, Ont., Longmans Canada, 1966, p. 43.



Doris Joyce Unitt et Peter Unitt, Treasury of Canadian Glass, Peterborough, Ont., Clock House, 1969, p. 64.

Source : circuit web 'Meubler son intérieur' de Jane Cook, Université McGill (Voir sous l'onglet Liens)

Quoi:

Ce bol en verre moulé et pressé est décoré à l'extérieur avec des raisins et des feuilles de vigne et présente un rebord à billes. Des bols comme celui-ci étaient faits en verre flint transparent et en verre de couleur verte.

Où:

Il a probablement été manufacturé en Ontario, mais les articles de verre de ce type étaient appréciés par les familles de classe moyenne de toute l'Amérique du Nord.

Quand:

Il a été fabriqué entre 1875 et 1900.

Qui:

La Burlington Glass Works (1874-1898) et la Sydenham Glass Company (1894-1913), de même que la Nova Scotia Glass Company (1881-1892), décident de compléter leur production de lampes et de bouteilles avec des articles de table.

M992.6.143
© Musée McCord
Canot
1890-1910, 19e siècle ou 20e siècle
Verre
5 x 6 x 15.5 cm
Don de Mr. and Mrs. Newlands Coburn
M992.6.143
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an opaque powder, otherwise Avoid.

Clefs de l'histoire:

Les non-autochtones se sont approprié les motifs propres aux Premières Nations, dans un échange d'identités artistiques et culturelles. Les manufactures de verre reproduisent des objets du quotidien en taille réelle ou en miniature. Les entreprises Canada Glass Works, à Hudson au Québec, de 1864 à 1872, et Hamilton Glass Company, en Ontario, de 1865 à 1896, ont produit du verre coloré en vert grâce aux impuretés du sable. Les couleurs du verre à vitre et des bouteilles vont de l'aigue-marine jusqu'au vert olive et à l'ambre. Des techniques de moulage améliorées permettent une production économique de verre pressé dans une variété de modèles presque illimitée. C'est la nouveauté qui est privilégiée au détriment de la fonctionnalité. La pipe ne peut pas être fumée, le bougeoir n'est pas de taille standard et le canoë ne flotte pas. Le verre pressé, produit en grande quantité et peu coûteux, menace de remplacer le verre d'importation soufflé, taillé et gravé. Ce dernier est orné dès lors de motifs impossibles à reproduire par pressage, comme des éventails et des diamants. De tels bibelots sont exposés dans des étagères.

References
Harold Osborne, The Oxford Companion to the Decorative Arts, Oxford, Oxford University Press, 1985, p. 409.

Source : circuit web 'Meubler son intérieur' de Jane Cook, Université McGill (Voir sous l'onglet Liens)

Quoi:

Le canoë miniature en verre de couleur verte et aux plats-bords bien marqués mesure environ 15 cm de longueur. La pipe et le canoë sont moulés et pressés, le bougeoir a été fini à la main.

Où:

Ces articles sont probablement d'origine canadienne et étaient peut-être présentés dans des vitrines ou sur des étagères.

Quand:

Ces bibelots en verre étaient fabriqués à la fin du 19e siècle et au début du 20e.

Qui:

De nombreuses entreprises d'Amérique du Nord fabriquaient ces cadeaux décoratifs et non fonctionnels.

M8284
© Musée McCord
Trophée
1861, 19e siècle
Métal, argent
12.5 cm
Don de Mr.David Ross McCord
M8284
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an dulling spray, otherwise Avoid.

Description:

Gravé sur le trophée, Universitas Collegii McGill SNOW SHOE RACES Half Mile Race WON BY D. R. McCORD Time 3m. 30s. 12th MARCH 1861


M992.7.193.1-2
© Musée McCord
Séran
1900-1910, 20e siècle
3.5 x 17 x 63 cm
Don de Air Canada
M992.7.193.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

fibers cannot be scanned.

Clefs de l'histoire:

Ce peigne à filasse sert à la fabrication artisanale du tissu de lin. Il est utilisé lors du « peignage », pour affiner le fil de lin, et après le « rouissage », qui permet de détacher les impuretés de la fibre, le « brayage », qui transforme le lin en « filasse » et « l'écochage », qui vise à soustraire les dernières impuretés de la filasse.

Au début du 19e siècle, au Bas-Canada, près de la moitié des tissus en usage sont confectionnés de façon artisanale. Peu à peu, la production industrielle remplace la fabrication artisanale. Entre 1890 et 1930, les tissus produits en usine, au pays ou à l'étranger, envahissent le marché. Cet outil d'artisan date de cette époque où les gens fabriquent de moins en moins de tissus par eux-mêmes.

Les industries du textile et les entreprises de fabrication des vêtements constituent, durant la seconde moitié du 19e siècle, un important secteur manufacturier qui emploie une main-d'oeuvre largement composée de femmes et d'enfants. À l'époque, l'industrie de la toile de lin, qui apparaît au Canada au cours des années 1850, ne peut cependant rivaliser avec celle de la laine et du coton. Elle perd de son importance, notamment en raison du fait que la cueillette du lin nécessite une main-d'oeuvre canadienne coûteuse, comparativement au coton par exemple, qui est cultivé et cueilli à l'étranger à moindre coût.

Quoi:

Une fois les fibres du lin affinées à l'aide de ce peigne, il ne reste plus qu'à les attacher sur une quenouille pour le filage. Le tissage est l'étape suivante.

Où:

Dans certaines régions rurales, des familles fabriquent leurs propres tissus jusqu'au début du 20e siècle grâce au lin qu'elles cultivent et à la laine des moutons qu'elles élèvent. Au 19e siècle, les moulins, qui existent dans plusieurs localités, allègent leurs tâches en exécutant mécaniquement le travail de cardage ou de foulage. Sinon, plusieurs possèdent l'équipement nécessaire à la réalisation de toutes les étapes de fabrication du tissu.

Quand:

Au Canada, la fabrication artisanale de la toile de lin débute au 17e siècle et c'est vers les années 1850 que la production industrielle de ce type de tissu semble faire son apparition.

Qui:

La plupart des outils qui servent comme celui-ci à la confection artisanale de la toile de lin sont fabriqués à la main. Cependant, les dents de fer de ce peigne à filasse sont probablement l'oeuvre d'un forgeron.

M992.6.124
© Musée McCord
Isolateur
Foster Brothers Glass Works
1858, 19e siècle
9 cm
Don de Mr. et Mrs. Newlands Coburn
M992.6.124
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an opaque powder, otherwise Avoid.

Description:

Cet isolateur télégraphique a été fabriqué à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec, par la Foster Brothers Glass Works. Il est daté de 1858, ce qui en fait l'objet en verre daté le plus ancien au Canada. Fixé au sommet d'un poteau télégraphique, il permettait de retenir les fils de façon sécuritaire au-dessus du sol.

C'est à partir de l'introduction du télégraphe au Canada, en 1846, qu'on commence à utiliser les isolateurs. L'essor du télégraphe suit l'évolution des affaires et de l'industrie, en particulier celle du chemin de fer, où on l'utilise pour avertir en cas de problèmes sur les voies. Entre 1850 et 1870, le réseau télégraphique canadien passe de 800 à environ 32 000 km.


M992.6.139
© Musée McCord
Presse-papier
1910-1930, 20e siècle
2 x 8.2 cm
Don de Mr. et Mrs. Newlands Coburn
M992.6.139
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an opaque powder, otherwise Avoid.

Clefs de l'histoire:

Au début du XXe siècle, la photographie a totalement intégré l'ensemble des sphères d'activités de la société canadienne : arts, sciences, éducation, industrie, commerce, etc. Elle est si omniprésente qu'on la retrouve imprimée ou incorporée à divers objets usuels : tasses de porcelaine, mouchoirs commémoratifs, cartes à jouer, etc. La panoplie des objets enjolivés d'images est vaste. Cette illustration montre à gauche un presse-papiers de verre à l'intérieur duquel figure une photographie représentant l'édifice Mark Fischer situé au square Victoria à Montréal. À l'instar de la photographie qui préserve l'image de l'immeuble, le bloc de verre protège l'épreuve contre l'usure du temps. Mais aux propriétés de conservation du verre s'ajoutent les ludiques déformations optiques.

Quoi:

Le fait d'emprisonner ainsi la photographie dans le verre évoque certains phénomènes de conservation naturelle. Pensons à l'ambre qui garde intacts des insectes d'un autre âge.

Où:

L'édifice Mark Fischer qui figure à l'intérieur du presse-papiers de gauche est situé au square Victoria à Montréal.

Quand:

Le presse-papiers gagne en popularité après la Confédération alors que le service postal devient le moyen de communication par excellence. La multiplication de la correspondance rend nécessaire l'usage du presse-papiers.

Qui:

Au même titre que les stylos, les tasses et les t-shirts, les presse-papiers constituent aujourd'hui des souvenirs que les touristes conservent en mémoire des lieux visités.

MC989.119.20
© Musée McCord
Girouette
19e siècle
55.7 x 48.5 x 16.5 cm
Achat de Mrs. Margaret deVolpi
MC989.119.20
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

shiny and dark areas could be hard to get

Description:

C'est au faîte des clochers et souvent sous la forme d'un coq que la girouette "vire au vent", d'où son surnom. Sans perdre de plumes, elle annonce d'où vient le vent, pivotent en direction des points cardinaux fixés aux quartre bouts de deux tiges croisées.


M974.81.60.1-4
© McCord Museum
Phonographe (jouet)
1930-1950, 20e siècle
44 x 45 x 34.8 cm
Don de Mrs. Nora Murchison
M974.81.60.1-4
© McCord Museum

Commentaires:

Challenging

Challenging due to the shine inside parts

Clefs de l'histoire:

Au tournant du 20e siècle, un mouvement pour l'éducation des enfants prend naissance aux États-Unis et atteint bientôt le monde scolaire canadien. Progressivement, les provinces adoptent des lois rendant obligatoire l'instruction scolaire (en Ontario en 1891, au Québec en 1943). Des réformistes valorisent une éducation centrée sur l'élève, où la motivation et l'épanouissement personnel sont au coeur des apprentissages. Ils se questionnent sur les approches pédagogiques, sur les aspects pratiques de la formation et sur le bien-être des enfants à l'école. Cette approche a une incidence sur l'enseignement de la musique en milieu scolaire au moment où se répandent de nouveaux outils de diffusion de la musique : la radio et le gramophone. Dans ce contexte, des compagnies de phonographe se lancent même dans la production de matériel pédagogique.

Quoi:

Ce phonographe permet de faire jouer des disques 78 tours, c'est-à-dire qui effectuent 78 tours par minute sur l'appareil. Ces premiers disques seront remplacés par des microsillons en vinyle de 45 ou de 33 tours par minute.

Où:

L'Allemand Émile Berliner (1851-1929), inventeur du gramophone et du disque plat, ouvre à Montréal en 1897 une usine de fabrication de disques, la Berliner Gramophone Company, puis un studio d'enregistrement rue Peel.

Quand:

En 1888, Émile Berliner invente le disque plat, support d'enregistrement qui remplace peu à peu les cylindres de cire et de métal sur lesquels on enregistrait la voix et la musique depuis 1877.

Qui:

Le Français Charles Cros (1842-1888) a l'idée d'un appareil d'enregistrement et de reproduction du son en 1877. La même année, l'Américain Thomas Edison (1847-1931) dépose le brevet du phonographe.

M2004.65.3.1-2
© McCord Museum
Patins à glace
1900-1999, 20e siècle
4.9 x 4.5 x 19.5 cm
Don de Mrs. Ann Silverstone
M2004.65.3.1-2
© McCord Museum

Commentaires:

Challenging

shiny metal is a challenge without treating surface with a dulling spray.

Clefs de l'histoire:

Au début du 20e siècle, les médecins hygiénistes favorisent l'aménagement de parcs et de terrains de jeux pour les enfants afin que ces derniers occupent leurs loisirs sainement en faisant de l'exercice. À l'époque, toutefois, peu d'espaces sont aménagés pour les jeunes, qui se retrouvent souvent dans les rues ou les ruelles. Les parcs sont plutôt des espaces verts pour les promenades en famille. Il existe bien à Montréal des patinoires commerciales dès 1850 , mais c'est en 1900 que la Ville aménage pour la première fois des patinoires publiques dans cinq squares, à la demande de jeunes citoyens. Cependant, quelques organismes, dont la Ladies' Parks and Playgrounds Association, commencent à réclamer à la Ville la création de terrains de jeux spécifiquement destinés aux enfants. Ces derniers ont accès à un premier parc équipé d'appareils de jeux en 1913. À partir des années 1920, ces équipements récréatifs seront disséminés dans différents quartiers de la ville.

Quoi:

Ces patins équipés de deux lames permettent aux tout-petits d'apprendre à patiner tout en conservant plus facilement leur équilibre.

Où:

C'est à Québec, en 1852, qu'est aménagée la première patinoire couverte du monde.

Quand:

Pendant l'hiver 1911-1912, on aménage les premières patinoires canadiennes à glace artificielle, à Vancouver et à Victoria, en Colombie-Britannique. Après la guerre, les autres grandes villes du pays profiteront aussi de cette nouvelle technologie .

Qui:

Ce sont les soldats britanniques qui introduisent ici le patinage comme sport au milieu du 19e siècle. Cette activité gagne rapidement de nombreuses adeptes chez les femmes .

M2000.41.144
© Musée McCord
Bol pour bébé
Vers 1930, 20e siècle
Poterie
6 x 15 cm
Don de Mme Louise Hurtubise Bousquet
M2000.41.144
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

shiny metal is a challenge without treating surface with a dulling spray.

Clefs de l'histoire:

Un enfant des années 1930 aurait vraisemblablement trouvé dans un bol de ce genre des céréales Pablum, une innovation canadienne remarquable. Mises au point par trois médecins de l'Hospital for Sick Children de Toronto, ces céréales contiennent les nutriments essentiels à la bonne croissance de l'enfant, soit des minéraux et les vitamines A, B1, B2, D et E. Elles contribuent également à réduire l'incidence de rachitisme nutritionnel, une maladie grave, fort répandue au début du siècle, qui cause le ramollissement des os. En 1961, le Dr Charles Scriver, pionnier de la recherche à l'Hôpital de Montréal pour enfants, établira un lien entre le rachitisme et la carence en vitamine D. Cette découverte entraînera l'ajout systématique de vitamine D au lait en bouteille, ce qui contribuera à enrayer le rachitisme chez les enfants canadiens.

Quoi:

Ce bol est muni d'une paroi que l'on peut remplir d'eau chaude pour garder la nourriture tiède, un peu comme dans un thermos .

Où:

La région du Straffordshire, en Angleterre, où est installée la compagnie Sampson Bridgwood and Son, est réputée dans le monde pour la qualité de sa céramique.

Quand:

Dès le 19e siècle, les potiers du Straffordshire, en Angleterre, produisent de la vaisselle pour enfants ornée de motifs. On dit alors que les moindres aspects de la vie quotidienne offrent une occasion d'éduquer les enfants.

Qui:

Frederick Tisdall (1893-1951), Theodore Drake (1891-1959) et Alan Brown (1887-1960) sont les trois pédiatres de l'Hospital for Sick Children de Toronto qui ont mis au point les céréales Pablum de même que les biscuits vitaminés pour nourrissons Sunwheat au début des années 1930.

M975.64.3
© Musée McCord
Biberon
1880-1885, 19e siècle
Verre
15.2 cm
Achat de Mrs. Nettie M. Sharpe
M975.64.3
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an opaque powder, otherwise Avoid.

Clefs de l'histoire:

Les campagnes d'éducation menées auprès des mères afin de réduire la mortalité infantile mettent l'accent sur l'allaitement maternel, le meilleur choix pour la santé de l'enfant. Cependant, dès la fin du 19e siècle, les mères qui ne peuvent ou ne veulent pas allaiter peuvent avoir recours à des préparations de lait pour enfant faites d'un mélange de céréales, de lait de vache en poudre et de sucre. On trouve aussi en magasin des biberons plus hygiéniques et faciles à nettoyer comme celui-ci. C'est toutefois à partir de 1915, quand on met au point le SMA (Synthetic Milk Adapted) que ces formules se raffinent véritablement en se rapprochant encore plus du lait maternel. Parallèlement, la stérilisation des biberons ainsi que l'habitude de faire bouillir l'eau ou le lait donnés aux poupons afin d'en éradiquer les bactéries nocives se répandent dans la population.

Quoi:

Ce type de biberon de verre, sur lequel on fixe une tétine, fait son apparition au 19e siècle. Certains modèles, différents de celui-ci, possèdent en plus une ouverture sur le dessus de la panse pour y verser le lait et pour contrôler le débit du liquide.

Où:

La compagnie Excelsior Glass s'établit à Montréal et à Saint-Jean-sur-Richelieu en 1878. Elle fermera ses portes en 1885.

Quand:

Les biberons à large col ne font pas leur apparition avant les années 1950; à ce moment, on trouve également sur le marché des liquides et des accessoires pour stériliser adéquatement les bouteilles ainsi que des formules améliorées de lait pour nourrissons.

Qui:

Le Québécois Jean St-Germain invente en 1953, à l'âge de seize ans, le sac jetable pour biberon. Préstérilisé, le sac s'affaisse et se contracte au fur et à mesure que le bébé tète, réduisant ainsi la quantité d'air avalé, souvent cause des coliques.

M991.56.3
© Musée McCord
Fourchette
Fourchette de baptême de William McF. Notman, 1857-1860
Avant 1860, 19e siècle
Argent
1.6 x 14.2 cm
Don de Mrs. Campbell Colvil
M991.56.3
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

shiny metal is a challenge without treating surface with a dulling spray.

Description:

Cette fourchette fait partie d'un ensemble d'ustensiles reçu à l'occasion du baptême de William MacFarlane Notman (1857-1913). Elle a été mâchouillée par l'enfant.

Fils aîné de William Notman, William MacFarlane naît le 1er novembre 1857. En 1882, il devient partenaire dans l'entreprise dont il hérite à la mort de son père, en 1891. Vers 1894, il associe son frère Charles (1870-1955) à l'entreprise. Il meurt le 1er mai 1913.


M992.6.23.1-2
© Musée McCord
Compotier
1870-1900, 19e siècle
Verre; moulé, pressé
26 x 16 cm
Don de Mr. et Mrs. Newlands Coburn
M992.6.23.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an opaque powder, otherwise Avoid.

Description:

La production de verre moulé au Canada remonte au milieu du dix-neuvième siècle. Pendant plusieurs années, la collection de verre moulé d'origine canadienne du Musée McCord fut plutôt restreinte. Récemment, toutefois, le Musée a reçu un magnifique don de plus de 600 pièces de verre canadien. Cette collection comporte principalement des modèles en verre moulé fabriqués dans l'est du Canada durant la seconde moitié du dix-neuvième siècle et au début du vingtième. C'est dans cette collection que figure la plus ancienne pièce datée de verre canadien, un isolateur fabriqué à l'usine des Foster Brothers à Saint-Jean, Québec, en 1858.


M969.22.14.1-4
© Musée McCord
Modèle réduit d'une voiture de pompiers
1880-1900, 19e siècle
Métal
17 cm
Don de Mr. R. H. Gaunt
M969.22.14.1-4
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

shiny metal is a challenge without treating surface with a dulling spray.

Description:

Ce type de modèle réduit de charrette de pompiers fait son apparition sur le marché québécois vers 1880 . Très populaire à la fin du 19e siècle, la plupart des jeunes garçons de classe moyenne en possèdent un. Produit aux États-Unis, il est fait de métal et de bois et les alliages sont en fer forgés.


M9706
© Musée McCord
Pelote à épingles
1880-1890, 19e siècle
19 x 8 x 8 cm
Don de la succession de Miss Anne McCord
M9706
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

shiny metal is a challenge without treating surface with a dulling spray.

Description:

Cette pelote à épingles du début du dix-neuvième siècle, en laiton et en velours, fut offerte en cadeau à Anne Ross McCord (1807-1870) lors de son mariage à John Samuel McCord (1801-1865) en 1832.


M987.132.12
© Musée McCord
Plat de service
1825-1830, 19e siècle
18 cm
Don de Mr. James F. R. Routh
M987.132.12
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

shiny ceramic is a challenge without treating surface with a dulling spray.

Description:

Au dix-neuvième siècle, le Canada ne produit que très peu de poteries et aucune porcelaine. Le marché anglais fournit donc la majorité des articles domestiques. Les manufactures du Staffordshire détiennent pratiquement le monopole, celle de Davenport étant l'une des plus populaires. La famille Bouthillier, à qui appartenait ce service Davenport, a également fait don de ses archives au Musée. Ce service à dessert figure dans de nombreux inventaires du dix-neuvième siècle, prouvant qu'il était utilisé ici au Québec.


M987.140
© Musée McCord
Truelle
1913, 20e siècle
5 x 12 cm
Don de Miss Barbara Bate
M987.140
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

shiny metal is a challenge without treating surface with a dulling spray.

Description:

Cette truelle fut présentée au juge en chef de la cour suprême du Canada, Charles Fitzpatrick (1853-1940), le 2 septembre 1913 à l'occasion de la pose de la première pierre du monument sir Georges-Étienne Cartier situé au pied du Mont-Royal. Objet rare, cette truelle témoigne d'une tradition disparue; seuls quatre autres orfèvres canadiens ont produit des spécimens reliés à la pose de pierres angulaires d'édifices publics.


M987.132.14
© Musée McCord
Plat de service
1825-1830, 19e siècle
18 cm
Don de Mr. James F. R. Routh
M987.132.14
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

shiny ceramic is a challenge without treating surface with a dulling spray.

Description:

Au dix-neuvième siècle, le Canada ne produit que très peu de poteries et aucune porcelaine. Le marché anglais fournit donc la majorité des articles domestiques. Les manufactures du Staffordshire détiennent pratiquement le monopole, celle de Davenport étant l'une des plus populaires. La famille Bouthillier, à qui appartenait ce service Davenport, a également fait don de ses archives au Musée. Ce service à dessert figure dans de nombreux inventaires du dix-neuvième siècle, prouvant qu'il était utilisé ici au Québec.


M987.132.16
© Musée McCord
Assiette à dessert
1825-1830, 19e siècle
20 cm
Don de Mr. James F. R. Routh
M987.132.16
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

shiny ceramic is a challenge without treating surface with a dulling spray.

Description:

Au dix-neuvième siècle, le Canada ne produit que très peu de poteries et aucune porcelaine. Le marché anglais fournit donc la majorité des articles domestiques. Les manufactures du Staffordshire détiennent pratiquement le monopole, celle de Davenport étant l'une des plus populaires. La famille Bouthillier, à qui appartenait ce service Davenport, a également fait don de ses archives au Musée. Ce service à dessert figure dans de nombreux inventaires du dix-neuvième siècle, prouvant qu'il était utilisé ici au Québec.


M2000.41.137.1-4
© Musée McCord
Lampe à vapeur
1875-1925, 19e siècle ou 20e siècle
16 cm
Don de Mme Louise Hurtubise Bousquet
M2000.41.137.1-4
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

shiny metal is a challenge without treating surface with a dulling spray.

Clefs de l'histoire:

La lampe « Vapo-Cresolene » était utilisée pour soulager les effets des maladies des voies respiratoires.

Cette lampe allumée pendant le sommeil des malades diffusait des vapeurs aux propriétés désinfectantes. Dans la partie du bas, une lampe au kérosène réchauffait une solution médicamenteuse versée dans la coupe suspendue au-dessus de la lampe. Cette solution se dispersait alors en fines particules dans l'air.

À la fin du XIXe siècle, les sociétés pharmaceutiques se livrent à une concurrence féroce, promouvant souvent un seul produit pour soigner diverses maladies. Cette tactique a été utilisée par Vapo-Cresolene qui promettait que sa lampe soulageait le rhume, la bronchite, l'asthme, la coqueluche, etc.

Quoi:

Le support de cet appareil est finement ornementé de motifs végétaux, ce qui correspondait aux goûts de l'époque victorienne.

Où:

À la fin du XIXe siècle, « Vapo-Cresolene » est une marque déposée aux États-Unis, en France, en Allemagne, en Angleterre et au Canada.

Quand:

Selon les instructions, la lampe devait être allumée dans une chambre close pendant une nuit complète.

Qui:

L'inhalation de vapeurs de créosote était recommandée pour tuer les germes responsables des infections des voies respiratoires. Ce produit soignait les humains et les animaux.

M14479.1-2
© Musée McCord
Cloche
Herman R. Ressler
1905, 20e siècle
Métal
28 x 22 x 24.5 cm
Don de Herman R. Ressler
M14479.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

shiny metal is a challenge without treating surface with a dulling spray.

Clefs de l'histoire:

Les premiers témoignages chrétiens qui rapportent la présence de cloches sonnant au sommet des églises datent du Ve siècle après J.-C. Un évêque italien avait fait installer une timbale convexe au sommet d'une église afin qu'elle sonne comme une cloche .

Depuis, l'usage des cloches s'est largement répandu dans les églises de la chrétienté, si bien que peu d'églises n'ont pas de clocher à Montréal au tournant du XIXe siècle. En fait, à cette époque, les paroissiens accordent une importance bien particulière aux cloches de leur église. Ils sont prêts à faire d'importantes collectes de fonds afin de doter leur clocher de nouveaux instruments. Ils commandent parfois leurs cloches aux prestigieuses fonderies européennes, puis les baptisent avec faste lors de leur arrivée à bon port .

Les cloches des églises tiennent un rôle important dans le quotidien des Montréalais catholiques. En plus de sonner l'angélus trois fois par jour et d'annoncer le début de chaque célébration eucharistique, les cloches retentissent aussi pour annoncer différents offices religieux d'importance, tels que le décès d'un personnage connu.

Quoi:

Cette cloche en laiton comprend un battant en fer .

Où:

Cette cloche provient de l'église des soeurs de la Congrégation qui fut démolie en 1905. L'église était située à l'angle des rues Sainte-Cécile et Saint-Jacques .

Quand:

La cloche a sans doute été fondue au XIXe siècle.

Qui:

Dans les églises, c'est le bedeau qui est habituellement chargé de sonner les cloches.

M18253
© Musée McCord
Médaille
1868, 19e siècle
Don de Dr. W. Bell Dawson
M18253
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

shiny metal is a challenge without treating surface with a dulling spray.

Description:

Cette médaille d'argent a été offerte à sir John William Dawson en 1868 par la Société d'histoire naturelle de Montréal. Géologue et paléontologue reconnu, ainsi que recteur de l'Université McGill, Dawson a été élu président de cette société à 19 reprises entre 1854 et 1899.

Créée en 1827, la Société d'histoire naturelle de Montréal est la première société scientifique à être fondée au Canada. Cette société joue un rôle important dans la diffusion et la vulgarisation des sciences naturelles au XIXe siècle. Elle organise des conférences et publie la revue The Canadian Naturalist and Geologist. Elle donne également accès à son musée, ou « cabinet », qui expose des spécimens minéralogiques, botaniques et zoologiques, en plus de quelques curiosités et souvenirs faits à la main. Lorsque qu'elle se dissout 1925, elle répartit ses collections entre les différents musées et bibliothèques de l'Université McGill, dont le Musée McCord.


M970.86.17
© Musée McCord
Soucoupe
St. Johns Stone Chinaware Company
1879-1893, 19e siècle
14.8 cm
Don de Mr. John LeBaron
M970.86.17
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

shiny ceramic is a challenge without treating surface with a dulling spray.

Description:

Ce service à café a été fabriqué en terre cuite fine bleuie et pastillée de petites fleurs blanches. C'est la St. John's Stone Chinaware Company qui a lancé ce modèle de vaisselle en 1879. Cette compagnie, dont les ateliers étaient situés à Saint-Jean-sur-Richelieu, a été la seule compagnie canadienne au 19e siècle à produire une céramique d'une aussi grande qualité que celle qui était importée d'Europe. Sa production fut très variée, allant des ustensiles de cuisine aux articles de toilette, en passant par la vaisselle fine, très recherchée par les collectionneurs. Sur l'image, en arrière-plan, apparaissent, de gauche à droite, une cafetière, une assiette à dessert, un sucrier et un pot à crème; au premier plan se trouvent deux tasses à café posées chacune sur une soucoupe.


M970.86.27
© Musée McCord
Crémier
St. Johns Stone Chinaware Company
1879-1899, 19e siècle
Don de Mr. John LeBaron
M970.86.27
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

shiny ceramic is a challenge without treating surface with a dulling spray.

Description:

Ce service à café a été fabriqué en terre cuite fine bleuie et pastillée de petites fleurs blanches. C'est la St. John's Stone Chinaware Company qui a lancé ce modèle de vaisselle en 1879. Cette compagnie, dont les ateliers étaient situés à Saint-Jean-sur-Richelieu, a été la seule compagnie canadienne au 19e siècle à produire une céramique d'une aussi grande qualité que celle qui était importée d'Europe. Sa production fut très variée, allant des ustensiles de cuisine aux articles de toilette, en passant par la vaisselle fine, très recherchée par les collectionneurs. Sur l'image, en arrière-plan, apparaissent, de gauche à droite, une cafetière, une assiette à dessert, un sucrier et un pot à crème; au premier plan se trouvent deux tasses à café posées chacune sur une soucoupe.


M990.778.20
© Musée McCord
Radio - Philco
1940, 20e siècle
16 x 16.2 x 26.5 cm
Don de la succession de Mrs. E. T. (Helen) Renouf
M990.778.20
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Challenging due to the shine parts

Description:

Le numéro de série 40-120 inscrit sur cette radio de table portative indique qu'elle a été manufacturée en 1940 par l'entreprise américaine Philco. En plus des habituelles fréquences de diffusion radiophonique, cet appareil indiquait les fréquences radio de la police, ce qui permettait d'écouter les conversations des policiers.

En 1930, le service radio du Canadien National diffusait des programmes en français et en anglais sur son propre indicatif et sur celui d'autres stations indépendantes partout au Canada. Les programmes comprenaient de la musique, des dramatiques, des émissions pour enfants et les indices du marché du grain, entre autres. À la fin des années 1930, Radio-Canada avait étendu sa programmation nationale à la diffusion des matchs de hockey, des spectacles de variété et des émissions-débats.


M981.49.3.1
© Musée McCord
Lunettes de train
1880-1900, 19e siècle
2.3 x 10.5 cm
Don de St. Peter's Church
M981.49.3.1
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

shiny, dark and transparent areas could be hard to get

Clefs de l'histoire:

Jusque là peu développée, l'industrie de la lunetterie prend son essor durant la seconde moitié du XIXe siècle.

Les lunettes des années 1860 sont de petite taille et de forme elliptique, et les montures sont parfois en acier ou en argent. Le style, les dimensions et les matériaux se diversifient à partir des années 1890.

Ces lunettes de train sont dotées de petits grillages destinés à protéger les yeux non seulement des insectes, de la poussière et des rafales de vents, mais aussi des cendres produites par la locomotive qui se répandent dans les wagons par les fenêtres ouvertes. Les verres sont teintés de vert, couleur fort répandue au XIXe siècle, avec le bleu. À l'époque, certains spécialistes recommandent fortement ce type de lentilles colorées, tandis que d'autres affirment qu'elles nuisaient à la vision.

Quoi:

La teinte de ces lunettes a l'avantage de protéger des rayons du soleil.

Où:

Ce type de lunettes servait à protéger les yeux de la poussière, des cendres et du vent qui entraient par les fenêtres ouvertes des trains.

Quand:

Les lunettes de soleil à proprement parler ne seront véritablement à la mode que vers la fin des années 1930.

Qui:

Au XIXe siècle, certaines femmes soucieuses de leur apparence n'auraient jamais osé paraître en public chaussées de lunettes, estimant que les lunettes les défiguraient.

M21244
© Musée McCord
Flacon de parfum
1880-1910, 19e siècle ou 20e siècle
Don de la Succession Sims
M21244
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an opaque powder, otherwise Avoid.

Clefs de l'histoire:

Au XIXe siècle, les dames comme il faut n'utilisent aucun produit de beauté, tel le fard rouge. Seules les essences florales légères constituent des parfums acceptables.

Une annonce de 1896 pour le grand magasin de Montréal, John Murphy's, vantait les « célèbres parfums de Louis R. Harrison de New York ». Parmi les essences énumérées, vendues 39 ¢ l'once, figurent le rose virginal, le jasmin et le muguet. Nul doute que ce petit flacon de verre conçu pour une pochette de soirée de dame devait contenir un parfum favori.

Les dames de l'époque victorienne transportent toujours également avec elles leur flacon de sels, composé ammoniacal, dont la forme évoque un flacon de parfum. La femme qui s'évanouissait revenait à elle en respirant ses sels, puis appliquait un peu de parfum sur son front pour se recomposer une dignité.

Quoi:

Un ruban de velours entremêlé à la chaîne de ce flacon de parfum de verre bleu turquoise foncé, agrémenté d'un filigrane de couleur or, permet de porter celui-ci autour du cou à la manière d'un ravissant pendentif.

Où:

Placé dans une pochette de soirée, ce flacon de parfum a pu avoir fréquenté de nombreuses soirées dansantes, voire un grand bal à l'hôtel Windsor, coeur des activités sociales de Montréal.

Quand:

Au XIXe siècle, Montréal compte de nombreuses bijouteries de qualité, tel le magasin Henry Birks qui vend de ravissants accessoires.

Qui:

Le motif de ces deux tourtereaux figurant dans le filigrane en or raffiné laisse à penser qu'un jeune homme a pu avoir offert ce flacon à sa fiancée lors d'une occasion spéciale.

M5932
© Musée McCord
Médaille et wampum
Forêts de l'Est
Anglais
Anonyme - Anonymous
1763-1789, 18e siècle
7.8 cm
Purchased through Dr. W. D. Lighthall
M5932
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Manual modelling required for the wampum

Clefs de l'histoire:

Dans la période qui a suivi la Conquête de 1763, les Anglais offraient à des fins politiques des médailles aux chefs et aux personnages autochtones importants, notamment dans le but de créer ou de conserver une alliance. Afin de cimenter la paix avec les alliés amérindiens, ils leur offraient des médailles comme celle-ci, symbolisant l'allégeance au roi d'Angleterre, George III, dont le portrait est gravé sur l'un des côtés.

Des preuves archéologiques et des comptes rendus européens de la période du contact nous indiquent que les autochtones du Nord-Est portaient souvent de grands hausse-cols en coquillage qui reposaient sur leur poitrine. Les grosses médailles en argent offertes en cadeau par les Européens perpétuaient cette pratique tout en permettant aux autochtones qui les recevaient d'acquérir un certain statut et de l'importance en portant ces parures avec ostentation.

Quoi:

Voici une médaille en argent à l'effigie du roi George III qui a été fabriquée en Angleterre. Sur l'avers de la médaille figurent le portrait du roi et l'inscription GEORGIUS III DEI GRATIA, tandis que le revers porte les armoiries royales britanniques. La médaille est suspendue à une chaîne de wampums (perles de coquillage tubulaires) blanches et pourpres.

Où:

Les Britanniques offraient des médailles à leurs alliés autochtones sur tout le territoire des Forêts de l'Est. Comme nous ignorons où cette médaille a été recueillie, il est impossible d'en déterminer avec précision le lieu d'origine.

Quand:

Cette médaille du roi George III date probablement de la période se situant entre 1763 et 1789. Souvent considérés comme des objets de famille, les médailles étaient transmises de génération en génération et portées en des occasions spéciales.

Qui:

Nous ignorons l'identité du propriétaire initial de cette médaille, mais comme elle est suspendue à un collier de perles de wampum, il est fort possible qu'elle ait été offerte à un autochtone vivant dans la région des Forêts de l'Est, possiblement un Iroquois.

M11085
© Musée McCord
Collier de wampum
Forêts de l'Est
Autochtone: Huron-Wendat
Anonyme - Anonymous
1791, 18e siècle
52 cm
Don de Mrs. David Denne à la mémoire de son mari, feu David Denne, Esq.
M11085
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Manual modelling required for the wampum

Clefs de l'histoire:

Les perles de wampum - utilisées seules, en rangs ou tissées dans de larges « ceintures » - ont une grande signification pour les peuples autochtones du Nord-Est. Le terme « wampum » est la forme abrégée de wampumpeague, mot algonquin du sud de la Nouvelle-Angleterre signifiant « une branche de perles de coquillage blanches ». Les perles blanches étaient fabriquées à partir de la columelle centrale spiralée du bigorneau (Littorina littorea), de la conque à nodules (Busycon carica) ou de la conque canaliculée (Busycon canaliculatum). Les perles pourpres étaient fabriquées uniquement à même la partie pourpre foncée sur la coquille de la palourde ou praire américaine (Mercenaria mercenaria).

Pour les peuples autochtones, les ceintures de wampum ont une grande signification car elles symbolisent les messages livrés lors de rencontres et d'événements importants. Dans la diplomatie autochtone du 18e siècle, les ceintures de wampum étaient des invitations à participer à des discussions, soit entre communautés autochtones ou avec des Européens. Le wampum était aussi présenté pour confirmer et rapporter les différentes propositions effectuées durant la négociation des traités. À l'origine, l'utilisation du wampum et le langage de la rhétorique autochtone étaient étrangers aux Européens. Cependant, les représentants français, anglais et hollandais ont rapidement appris à suivre le protocole autochtone, incluant l'échange de wampums.

Quoi:

Voici des perles de wampum blanches. Le terme wampum désigne des perles de coquillage blanches et pourpres qui ont une grande signification pour les groupes autochtones des Forêts de l'Est, notamment les Iroquois. Si elles étaient également utilisées en guise de parure personnelle, les perles de wampum étaient surtout tissées dans des ceintures afin de rapporter des événements et de ratifier des ententes.

Où:

À l'origine, le perles de wampum étaient fabriquées par différents groupes autochtones vivant près du littoral en Nouvelle-Angleterre, où ils pouvaient facilement se procurer les coquillages nécessaires à leur production. De là, les wampums étaient échangés sur tout le territoire des Forêts de l'Est, et même au-delà.

Quand:

Pendant des milliers d'années avant l'arrivée des Européens, les peuples autochtones décoraient leurs corps et embellissaient leurs vêtements avec des perles fabriquées dans des matières naturelles, en particulier les coquillages. La production de wampums a augmenté de façon spectaculaire avec l'arrivée des outils de métal européens, qui facilitaient grandement la fabrication des perles.

Qui:

Les peuples autochtones de l'est de l'Amérique du Nord utilisaient et échangeaient des wampums, mais certains groupes y attachaient une importance particulière. Selon la tradition iroquoise, par exemple, l'origine du wampum est liée à la fondation de la Confédération iroquoise.

M1884.1-2
© Musée McCord
Bracelet
Forêts de l'Est
Autochtone: Iroquois
Robert Cruickshank (1743-1809)
1767-1809, 18e siècle ou 19e siècle
5.4 x 7.1 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M1884.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

shiny metal is a challenge without treating surface with a dulling spray.

Clefs de l'histoire:

Les Européens fabriquaient des objets de traite en argent, comme ces bracelets, afin de les offrir en cadeau aux autochtones ou de les échanger avec eux contre des fourrures. Si les Européens avaient tendance à considérer la traite comme une simple entreprise commerciale, ils étaient conscients de la nécessité de respecter le protocole autochtone lié au commerce, incluant l'échange cérémoniel de présents. Ils ont commencé à produire des ornements en argent - comme des broches circulaires ou en forme d'anneau, de grands hausse-cols et toute une variété de bracelets pour les bras et les jambes - afin de répondre aux besoins des marchands qui pratiquaient la traite des fourrures.

Ces bracelets en argent portent un poinçon distinctif indiquant qu'ils ont été fabriqués par Robert Cruickshank (1743-1809), un orfèvre écossais qui était présent à Montréal dès 1773. La fabrication d'objets en argent pour la traite des fourrures représentait une grande partie des activités de production de l'atelier de Robert Cruickshank. Un nombre extraordinaire d'objets de traite en argent y étaient produits, inspirés par différents prototypes européens et intégrant des éléments décoratifs aussi variés que des emblèmes maçonniques ou des motifs appartenant aux cultures autochtones.

Quoi:

Voici des bracelets en argent ayant été fabriqués par un orfèvre montréalais pour être donnés ou échangés à un autochtone. Les autochtones attachaient beaucoup de prix aux objets en argent comme ceux-ci car ils possédaient les mêmes propriétés réfléchissantes que les perles et les disques de coquillage qu'ils fabriquaient et portaient depuis longtemps.

Où:

L'orfèvrerie de traite était fabriquée principalement à Montréal, puis transportée par les marchands européens là où leurs voyages et leurs activités de traite les menaient. Ces bracelets ont peut être été acquis auprès des Iroquois en Ontario.

Quand:

Robert Cruickshank était présent dans la région montréalaise dès 1773. Ces bracelets ont donc probablement été fabriqués entre cette date et la mort de Cruickshank en 1809.

Qui:

Ces bracelets en argent ont été fabriqués par Robert Cruickshank (1743-1809), un orfèvre écossais établi à Montréal, et qui est l'un des producteurs d'orfèvrerie de traite les plus connus. Ils lui ont sans doute été commandés, avec d'autres objets, par un marchand qui les a ensuite échangés ou offerts à un allié iroquois.

L51.30.1-4
© Musée McCord
Modèle de harpon
Arctique de l'Est
Inuit: Nunavimiut
Anonyme - Anonymous
1900-1909, 20e siècle
1.3 x 30.5 cm
Don de Mr. Hugh A. Peck
L51.30.1-4
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

The spear head and shaft OK but the rope will need to be modeled

Clefs de l'histoire:

Ce modèle réduit représente l'un des outils les plus importants des chasseurs inuits avant l'arrivée des armes à feu au Nunavik. Le harpon était l'arme privilégiée pour chasser une grande variété de mammifères marins, du phoque au morse en passant par le béluga et la baleine franche.

Le chasseur attendait parfois près du trou d'air d'un phoque afin de le harponner lorsqu'il refaisait surface, ou encore il tentait d'atteindre un animal avec sa lance depuis le bord de la banquise. Une méthode beaucoup plus dangereuse consistait à chasser à bord d'un qajaq (kayak), car le chasseur devait se tenir debout afin de bien viser l'animal avec sa lance. Les chasseurs travaillaient en groupes pour chasser la baleine franche qu'ils tentaient d'approcher de près avec leur kayak, lorsque l'animal géant dormait à la surface. C'était là un travail très dangereux car un animal blessé tentait habituellement de s'échapper, entraînant les chasseurs sous l'eau avec lui.

L'avataq était un flotteur en peau de phoque gonflé d'air. Il était relié au harpon par une longue ligne en cuir. L'avataq empêchait l'animal harponné de couler avant que le chasseur n'ait eu le temps de le tirer sur le rivage.

Quoi:

Voici le modèle réduit d'un harpon muni d'un flotteur en peau (avataq). Le harpon est en bois et en ivoire et l'avataq a été fabriqué avec de la peau et du tendon.

Où:

Le harpon était l'arme la plus populaire pour chasser les mammifères marins dans tout le Nunavik.

Quand:

Selon le journal de M. Hugh A. Peck, ce harpon a sans doute été acquis au poste de traite de la Compagnie de la Baie d'Hudson à Kuujjuaq, au Nunavik, en 1909. M. Peck a indiqué y avoir fait l'acquisition d'un certain nombre d'« articles intéressants ».

Qui:

M. Hugh A. Peck de Montréal a fait l'acquisition de cet objet auprès de Henry Martin Stewart Cotter, gérant du poste de la Compagnie de la Baie d'Hudson à Kuujjuaq. Nous ignorons le nom de l'artiste qui a créé ce modèle réduit.

ME982X.86.1
© Musée McCord
Lunettes de neige
Arctique
Inuit
Anonyme - Anonymous
1865-1900, 19e siècle
2.6 x 10.8 cm
ME982X.86.1
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

goggles look OK but string will need to be modeled

Clefs de l'histoire:

Les lunettes de neige étaient un élément important de l'équipement d'un chasseur ou d'un voyageur inuit. Elles témoignent bien de l'ingéniosité déployée par les Nunavimmiut pour survivre dans un environnement difficile. Au Nunavik, la glace et la neige recouvrent le sol et la mer pendant près de neuf mois par année, réfléchissant et intensifiant les rayons du soleil. Un chasseur qui s'aventurait à l'extérieur sans ses lunettes de neige risquait fort d'être atteint de cécité des neiges, forme pénible de cécité temporaire causée par une exposition aux rayons ultraviolets. Bien que cette condition fût habituellement temporaire, la personne atteinte se retrouvait dans un état d'incapacité.

Quoi:

Ces lunettes de neige ont été taillées dans un seul morceau de bois. La corde en tendon tressé permettait de les attacher. L'intérieur des lunettes est enduit de suie noire autour des fentes afin d'empêcher l'éblouissement causé par la réflexion des rayons du soleil. Les lunettes étaient également fabriquées en ivoire ou en andouillers de caribou.

Où:

Nous ignorons où ces lunettes ont été acquises, et leur style n'est pas suffisamment caractéristique pour nous permettre d'établir avec certitude d'où elles proviennent.

Quand:

Cette paire de lunettes de neige a probablement été fabriquée entre 1865 et 1900. Les lunettes de neige ont sans aucun doute été utilisées par les Inuits durant des siècles, et elles sont encore portées de nos jours par les Inuits qui pratiquent la chasse de manière traditionnelle.

Qui:

Nous ignorons qui a fabriqué ces lunettes. Chaque chasseur fabriquait sans doute ses propres lunettes.

ACC1194
© Musée McCord
Bol
Côte du Nord-Ouest
Autochtone: Haïda
Anonyme - Anonymous
1790-1820, 18e siècle ou 19e siècle
12.9 x 16 x 29.7 cm
Don du Dr. George Mercer Dawson
ACC1194
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

May need to be sprayed with opaque powder.

Description:

La collection du Musée McCord comprend quelques-unes des plus anciennes et des plus belles assiettes de festin haida du monde entier. Cette collection a été réunie dans les années 1860 par George Mercer Dawson, l'un des directeurs de la Commission géologique du Canada. Les bols de cèdre jaunes au décor profondément incisé luisent en raison de la patine laissée par l'huile de phoque et de poisson qu'ils ont jadis contenue. L'iconographie de ces pièces figure parmi les plus complexes de tout le répertoire artistique haida.


M278
© Musée McCord
Sculpture
Arctique de l'Est
Inuit: Nunavimiut
Anonyme - Anonymous
1865-1900, 19e siècle
Ivoire, pigment
3.6 x 18 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M278
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

may have trouble with dark spots but otherwise OK

Clefs de l'histoire:

Cette sculpture en ivoire représentant un narval, une petite baleine possédant une défense, a été teinte avec des pigments afin de reproduire la peau tachetée de l'animal. Traditionnellement, les Inuits chassaient le narval pour sa chair, sa graisse, ses tendons et son ivoire. Cependant, cet animal n'a jamais été chassé de façon aussi intensive que le phoque et le morse. De nos jours, il est rare d'apercevoir des narvals près du Nunavik car leur nombre ne cesse de diminuer.

Le narval est la seule baleine qui possède une défense. Celle-ci, qui pousse en forme de spirale, est en fait une dent pouvant atteindre jusqu'à 2,5 mètres. Les premiers explorateurs européens ramenaient parfois chez eux des défenses de narval, prétendant qu'elles provenaient de licornes. Une légende inuite raconte l'histoire du premier narval. Un chasseur aveugle appelé Lumaaq attacha sa méchante belle-mère à son harpon à la place du flotteur, et lança son arme en direction d'un béluga. Attirée au fond de la mer par le béluga, la femme se métamorphosa en narval, sa longue natte enroulée autour du harpon devenant la défense.

Quoi:

Voici une sculpture en ivoire représentant un narval, qui a sans doute été fabriquée dans une défense de morse.

Où:

Cette sculpture provient de la région de la baie d'Ungava au Nunavik. Le narval est devenu une espèce rare dans cette région dès le début du 20e siècle.

Quand:

Cette sculpture a probablement été réalisée entre 1865 et 1900.

Qui:

Nous ignorons le nom de l'artiste qui a sculpté ce narval. Il est possible qu'il l'ait échangé contre un autre objet ou offert en cadeau à un baleinier ou un explorateur européen ou américain.

M72
© Musée McCord
Plateau à cartes de visite
Forêts de l'Est
Autochtone: Mi'kmaq
Anonyme - Anonymous
1875-1900, 19e siècle
2.6 x 21.2 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M72
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

beads look problematic and rigidity is uncertain

Clefs de l'histoire:

Partie 2 - Échanges matériels : le marché des objets du tourisme

Les Mi'kmaq trouvent dans la fabrication d'objets d'art une activité qui permet l'expression de leur identité et la recherche de formes artistiques toujours variées.

Les échanges entre Mi'kmaq et Euro-Canadiens apportent rapidement de part et d'autre leur lot de surprises et d'adaptation. La fabrication d'objets d'art devient alors pour les Mi'kmaq une activité rentable. Même s'ils échangent leurs objets décorés depuis leurs premiers contacts avec les Européens, le commerce des souvenirs et objets de curiosité prend toute son ampleur avec le développement du tourisme au 19e siècle. Les Européens veulent prendre la mesure de l'Amérique : ils souhaitent rencontrer ses premiers habitants et, si possible, se procurer quelque chose qui représentera cette rencontre. Les Mi'kmaq se mettent alors à créer des objets à l'usage des touristes européens.

Quoi:

Ce plateau à larges bords est destiné à recevoir des cartes de visite. Le plateau est en écorce de bouleau décorée de rubans de coton, de piquants de porc-épic et de perles de verre.

Où:

Bien que l'on sache qu'il s'agit d'une oeuvre mi'kmaq, on ignore son lieu de fabrication. Un plateau comme celui-ci devait être placé sur une table, dans le hall d'entrée d'une demeure cossue.

Quand:

On estime que ce plateau a été fabriqué entre les années 1875 et 1900, ce qui correspond à la vogue des plateaux à cartes de visite.

Qui:

À l'époque victorienne, au 19e siècle, les visiteurs ont l'habitude de laisser des cartes qui permettent à une maisonnée de « faire le tri » des gens qui souhaitent être reçus. Il existait une complexe étiquette concernant les occasions où les cartes devaient être envoyées et la forme que celles-ci devaient avoir.

M73.0-40
© Musée McCord
Jeu de hasard
Forêts de l'Est
Autochtone: Mi'kmaq
Anonyme - Anonymous
1875-1900, 19e siècle
28.3 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M73.0-40
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

stick bundle difficult may need to be modeled but otherwise OK

Description:

Les Mi'kmaqs jouaient déjà, en 1600, à un jeu de hasard appelé « waltes ». On mélangeait les dés circulaires en frappant l'écuelle en bois sur le sol. Des bâtonnets sculptés représentant différentes valeurs permettaient de tenir la marque. Il fallait six dés pour jouer aux waltes mais David Ross McCord en a ici collectionné huit.

Clefs de l'histoire:

De part et d'autre, les rencontres suscitent des réactions de surprise et d'incrédulité, mais stimulent aussi les adaptations aux nouvelles réalités nées de l'arrivée des Européens en Amérique. On apprend les coutumes de l'autre, on observe les comportements inconnus, on note les différences et les similitudes.

Les Français ne s'étonnent pas outre mesure de trouver des jeux de hasard chez les Mi'kmaq, comme ce jeu de waltes. Ils sont bien davantage étonnés du calme des joueurs : « Ils sont très-fidèles à payer ce qu'ils ont perdu au jeu, sans qu'ils se querelles, ou qu'ils avancent la moindre parole d'impatience, parce que, disent-ils, ils ne jouent que pour se divertir & se consoler avec leurs amis » (Chrestien Leclerq, Nouvelle relation de la Gaspésie, p. 560-561).

Le waltes se joue normalement avec six jetons (bien qu'on en trouve huit sur la photographie) qu'on fait sauter en frappant le plateau de bois sur le sol. Les tiges servent à tenir le compte des points.

Quoi:

Le waltes est un jeu de hasard. Les dés-jetons sont en os et le plateau est en bois. Les joueurs frappent le plateau contre le sol, ce qui fait sautiller les dés. Le waltes se joue avec six dés.

Où:

On ignore l'endroit où ce jeu a pu être fabriqué, bien qu'il s'agisse sans doute des Provinces maritimes.

Quand:

Le waltes semble avoir existé avant l'arrivée des Européens. On y joue encore aujourd'hui.

Qui:

Les enfants, grands et petits, aiment bien jouer au waltes...
Une version à faire soi-même, en famille, est aussi disponible (en anglais).

M10942
© Musée McCord
Bouilloire
Forêts de l'Est
Autochtone
Anonyme - Anonymous
1610-1620, 17e siècle
9.3 x 18.4 cm
Transfert du Musée Redpath
M10942
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

outside ok, inside may be a problem

Clefs de l'histoire:

Aux 16e et 17e siècles, les chaudrons de cuivre et de laiton, comme ceux que l'on voit ici, figuraient parmi les objets d'échange les plus importants au sein du réseau de traite établi entre les Européens et les autochtones. Ces objets utilitaires de toutes les formes et de toutes les tailles ont rapidement remplacé les pots en argile des autochtones, qui étaient fragiles et difficiles à transporter. De plus, les autochtones retravaillaient souvent des fragments provenant de chaudrons usés ou endommagés : ils façonnaient les pièces pour créer toutes sortes de nouvelles formes à la fois utiles et chargées de symboles, comme des pointes de flèche, des pendentifs, des perles, des anneaux et des cônes de métal qu'ils fixaient aux franges des vêtements.

Les chaudrons étaient également utilisés par les diplomates autochtones qui, en plus d'être d'excellents orateurs, étaient passés maîtres dans l'utilisation de la métaphore, où ils employaient des termes décrivant des relations et des objets familiers dans un contexte politique. Par exemple, en ouvrant la négociation d'un traité, un diplomate pouvait parler d'un chemin « parsemé de ronces », de la nécessité de « dissiper les nuages » ou encore de l'espoir que tous finissent par « manger dans le même chaudron ».

Quoi:

Voici des chaudrons de laiton de fabrication européenne. Les chaudrons de cuivre et de laiton étaient des objets de traite très recherchés parce qu'ils étaient moins fragiles et plus légers que les pots en argile que fabriquaient les autochtones pour cuisiner.

Où:

À l'origine, les chaudrons de cuivre et de laiton étaient produits en Allemagne et dans le sud des Pays-Bas, notamment à Amsterdam. De là, ils étaient transportés, avec d'autres objets de traite, dans les cales des navires à destination du golfe Saint-Laurent. Les chaudrons de laiton que l'on voit ici ont été découverts sur un site archéologique dans la région de Pembroke, le long de la rivière des Outaouais en Ontario. Ils ont probablement été échangés à des Iroquois vivant dans cette région.

Quand:

Il est très difficile de dater les chaudrons de laiton, à moins qu'ils ne soient examinés pour en vérifier la composition chimique, ce qui permet parfois d'en établir le lieu et la date de fabrication approximative. Ces chaudrons-ci pourraient avoir été fabriqués au 17e ou au 18e siècle.

Qui:

Les chaudrons de cuivre et de laiton étaient des ustensiles de cuisine indispensables dans l'Europe du 18e siècle, et des chaudrons de toutes les formes et de toutes les tailles ont joué un rôle important dans la traite avec les peuples autochtones d'Amérique du Nord. En fait, des morceaux découpés de laiton et de cuivre font partie des plus anciennes traces du contact avec les Européens découvertes sur des sites archéologiques dans l'ensemble de l'est du Canada.

M62
© Musée McCord
Jauge à éclisses
Forêts de l'Est
Autochtone: Mi'kmaq
Anonyme - Anonymous
1875-1900, 19e siècle
4.5 x 13.4 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M62
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Thin parts may need to be modeled but otherwise OK

Clefs de l'histoire:

Bien qu'il s'agisse d'objets de la vie courante, les pièces d'artisanat mi'kmaq sont décorées des motifs les plus divers, tirés de l'expérience et de la culture de leurs créateurs. Comme la majorité des savoirs de la nation, les techniques de vannerie sont transmises des aîné(e)s aux plus jeunes.

L'art de la fabrication des paniers en éclisses de bois est difficile, mais très apprécié : aux 19e et 20e siècles, les paniers mi'kmaq, savamment tressés, ont beaucoup de succès sur la côte est de l'Amérique du Nord. Ils sont d'ailleurs encore fabriqués et vendus par les Mi'kmaq d'aujourd'hui.

Cette jauge sert à uniformiser la largeur des éclisses de bois. Les éclisses sont maintenues contre des dents de métal fixées à l'extrémité de la jauge et simultanément glissées par-dessous. L'espacement des dents détermine la largeur de l'éclisse ainsi créée.

Quoi:

Cette jauge en bois d'acajou sculpté sert à fabriquer les éclisses de bois utilisées dans la confection des paniers. Les six dents fixées à son extrémité sont faites à partir de ressorts de montres.

Où:

Cette jauge provient d'une communauté mi'kmaq de Nouvelle-Écosse.

Quand:

Cette jauge a été fabriquée au début du 20e siècle ; elle est donc toute récente quand David Ross McCord en fait l'acquisition en 1914.

Qui:

Autrefois, la fabrication des paniers était une activité mixte : aux hommes revenait la tâche de tailler les éclisses de bois, aux femmes celle de tresser les paniers. Aujourd'hui, cependant, c'est une occupation pour laquelle hommes et femmes participent à toutes les opérations.

ME930.18.1-2
© Musée McCord
Grattoir à peaux
Arctique de l'Ouest
Inuit: Inuvialuit
Anonyme - Anonymous
1900-1905, 20e siècle
4.6 x 10.5 cm
Collection Forbes D. Sutherland - Don de Miss Yvonne Sutherland
ME930.18.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Dark stone may not scan well

Clefs de l'histoire:

La Police à cheval du Nord-Ouest (P.C.N.-O.)

À la fin du 19e siècle et au début du 20e, le Canada commence à craindre que les États-Unis n'aient l'intention d'annexer les territoires de l'Arctique, utilisant la présence des baleiniers américains comme prétexte. En réaction à cette menace potentielle, le Canada envoie des détachements de la Police à cheval du Nord-Ouest (P.C.N.-O.) dans l'Arctique. Ils ont pour mission de faire respecter les lois canadiennes, de délivrer des permis de pêche et de déployer le drapeau canadien, bref, d'établir la souveraineté incontestable du Canada dans l'Arctique. Les premiers postes sont établis en 1903 à Fullerton, au nord de Igluligaarjuk (Chesterfield Inlet), et sur l'île Herschel (Yukon).

Malgré ces mesures, les étrangers semblent faire fi des revendications du Canada sur l'Arctique, et d'autres détachements y sont dépêchés. Entre 1922 et 1924, on ouvre des postes à Craig Harbour, Pond Inlet, Pangnirtung et Dundas Harbour. En 1926, le poste de la presqu'île Bache est établi sur la côte orientale de l'île d'Ellesmere. Bien que l'île soit inhabitée, la P.C.N.-O. y maintient des patrouilles de surveillance. L'une d'elles, sous le commandement de l'inspecteur A. H. Joy, part de l'île Devon pour traverser les îles Parry et poursuivre vers le nord-est jusqu'à la presqu'île Bache, parcourant quelque 2 700 kilomètres en traîneaux à chiens. En 1928, l'agent de police T. C. Makinson découvre un large passage au large du détroit de Smith, qui porte aujourd'hui son nom.

Quoi:

Fabriqués dans différents matériaux, les grattoirs se présentaient sous diverses formes. Le choix du grattoir dépendait du type d'animal et du stade de préparation de la peau. Comme en témoigne la poignée de ce grattoir à lame de pierre, les grattoirs étaient fabriqués avec soin pour épouser les contours de la paume et des doigts de l'utilisatrice.

Où:

Ce grattoir a été acquis sur l'île Herschel (Yukon).

Quand:

Datant du 19e siècle, ce grattoir a été fabriqué par un Inuvialuit (Inuit de la région du Mackenzie) spécialement pour son épouse. La forme du grattoir était adaptée à celle de sa main, afin d'alléger la fatigue causée par le grattage et l'amincissement des peaux utilisées pour la confection des vêtements.

Qui:

Ce grattoir a été acquis par Forbes D. Sutherland, un agent de la Police à cheval du Nord-Ouest (P.C.N.-O.) en poste dans le district du Mackenzie, à Fort MacPherson (Territoires du Nord-Ouest) en 1903-1904, et sur l'île Herschel (Yukon) en 1904-1905.

ME930.20
© Musée McCord
Grattoir à peaux
Arctique de l'Ouest
Inuit: Inuvialuit
Anonyme - Anonymous
1900-1905, 20e siècle
12.8 x 6 cm
Collection Forbes D. Sutherland - Don de Miss Yvonne Sutherland
ME930.20
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Dark stone may not scan well

Clefs de l'histoire:

Avant de pouvoir être transformées en vêtements, les peaux doivent subir un traitement particulier. Autrement, elles finiront par devenir raides, par pourrir ou par fendre à force d'être portées. Le long processus qui consiste à gratter, à mouiller et à regratter les peaux est répété jusqu'à l'obtention du résultat désiré. Au sujet de la peau de caribou, Sarah Baron de Kangiqsualujjuaq, au Nunavik, explique : « Une fois sèche, elle était grattée à l'aide d'un grattoir affûté jusqu'à ce qu'elle soit suffisamment souple pour être quelque peu élastique... Il fallait la pétrir puis la gratter à l'aide d'un grattoir bien aiguisé jusqu'à ce que sa texture devienne belle et souple. »

La peau de phoque subit un traitement semblable à celui de la peau de caribou, mais les opérations sont effectuées dans un ordre différent. Les femmes, aidées parfois des hommes, utilisent d'abord un grattoir à lame émoussée pour retirer la chair et les particules de graisse sur le côté intérieur de la peau. Ce travail très exigeant peut prendre jusqu'à trois heures. Une fois les tissus retirés, la peau est humectée, mise de côté pendant environ une journée, grattée dans le sens de la longueur et de la largeur, étirée délicatement puis regrattée avec un grattoir à lame aiguisée ou un ulu pour donner à la peau une texture douce et fine au toucher.

Quoi:

Ce grattoir est formé d'une poignée en ivoire dans laquelle a été insérée et collée une lame en ardoise. Une bande de vieil ivoire (possiblement en os de mammouth) a été fixée sur la face inférieure. La poignée a été soigneusement façonnée pour épouser la main de l'utilisateur.

Où:

Le grattoir a été recueilli par Forbes D. Sutherland à Qikiqtaruk (île Herschel) au Yukon lorsqu'il était constable dans la Police à cheval du Nord-Ouest. Il est typique de ceux que l'on retrouve dans l'ouest de l'Arctique canadien et en Alaska.

Quand:

Le constable Forbes a fait l'acquisition du grattoir lorsqu'il était au service de la Police à cheval du Nord-Ouest (précurseur de la Gendarmerie royale du Canada), de 1903 à 1905. Toutefois, le poli et les signes d'usure du grattoir nous amènent à penser qu'il a été fabriqué et utilisé quelque temps avant d'entrer en possession du constable Forbes.

Qui:

Parfois appelés Inuits du delta du Mackenzie, les Inuvialuit occupent la côte nord-ouest de l'Arctique canadien, de la frontière de l'Alaska jusqu'à Avvaq (Cape Bathurst) au Nunavut. Les ancêtres des Inuvialuit partageaient leur économie, leur technologie et leur culture avec les Inupiat du nord de l'Alaska qu'ils côtoyaient et avec qui ils faisaient du troc.

ME930.10
© Musée McCord
Lunettes de neige
Arctique de l'Ouest
Inuit: Inuvialuit
Anonyme - Anonymous
1900-1905, 20e siècle
2.7 x 16.1 cm
Collection Forbes D. Sutherland - Don de Mrs. Margaret D. Sutherland
ME930.10
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Goggles should be alright to scan but string will ned to be modeled

Clefs de l'histoire:

L'exploration scientifique

En 1841, la Province du Canada (composée à l'époque du sud de l'Ontario et du Québec) se rend compte que pour développer une économie industrielle compétitive, elle doit d'abord déterminer quelle sont les ressources disponibles sur l'ensemble de son vaste territoire. On crée donc la Commission géologique du Canada (CGC) afin de mener à bien cette mission. Après l'achat, en 1870, de la Terre de Rupert (ainsi nommée en l'honneur du prince Rupert, premier gouverneur de la Compagnie de la Baie d'Hudson) à la CBH, le territoire à explorer n'en est que plus vaste.

Si le travail mené par la CGC se résume essentiellement à une évaluation géologique et à l'établissement d'une cartographie détaillée des caractéristiques physiques du territoire, les membres de l'équipe scientifique ont des objectifs beaucoup plus larges. En plus de recueillir de précieux renseignements sur la présence ou l'absence de ressources minérales, ils rédigent de nombreux rapports sur les communautés autochtones, les conditions ambiantes et climatiques, la faune, la flore, les systèmes hydrographiques, et ainsi de suite.

On ne peut parler de ces expéditions dans l'Arctique sans mentionner le rôle des hommes et des femmes inuits. Leur présence et leur expertise ont souvent assuré la survie et le bien-être des brigades de topographes, tout en leur permettant de réussir leurs missions.

Quoi:

Voici des lunettes de neige en bois. Ces lunettes (iggaak) étaient portées au printemps pour protéger les yeux contre la cécité des neiges. La forme des ouvertures empêchait la rétine d'être brûlée par le rayonnement ultraviolet causé par la réflexion du soleil sur la neige. Ce type d'ouverture améliorait la vision centrale du chasseur en réduisant sa vision périphérique. Non seulement une vision normale de 20/20 était-elle plus nette, mais les gens atteint de presbytie ou de myopie voyaient également mieux. Une ingénieuse courroie fendue empêchait les lunettes de tomber lorsque la personne se penchait ou qu'elle levait la tête vers le ciel.

Où:

Ces lunettes de neige ont sans doute été utilisées par Forbes D. Sutherland (né vers 1879), un agent de la P.C.N.-O., lors de ses expéditions de routine sur l'île Herschel (Yukon).

Quand:

Ces lunettes de neige ont été fabriquées vers 1902.

Qui:

Ces lunettes de neige ont été sculptées dans du bois par un Inuvialuit (Inuit du district du fleuve Mackenzie).

M928.26
© Musée McCord
Modèle de traîneau
Arctique de l'Est
Inuit: Nunavimiut
Anonyme - Anonymous
1911, 20e siècle
7.6 x 12.1 x 74.5 cm
Don de Mrs. James H. Peck
M928.26
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Sled looks OK but string will need to be modeled

Clefs de l'histoire:

L'explorateur canadien Vilhjálmur Stefánsson (1879-1962) passe plus de dix ans dans l'Arctique, parcourant 50 000 kilomètres en traîneau à chiens. Il explore quelques-unes des plus grandes îles de l'Arctique - Brock, Borden, Meighen et Lougheed - qu'il revendique au nom du Canada. Son premier voyage dans l'Arctique a lieu en 1906-1907.

Dirigée par l'explorateur danois Ejnar Mikkelson, cette première expédition se rend jusqu'à l'île Herschel où Stefánsson commence à étudier la langue et la culture des Inuits et du peuple déné du delta du Mackenzie. Il y retourne en 1908 avec le zoologiste canadien Rudolph M. Anderson, et se rend également au cap Parry et à l'île Victoria. Là-bas, leur groupe entre en contact avec une communauté inuite jusqu'alors inconnue, les Kilusiktormiuts (Inuits du Cuivre, ainsi nommés parce qu'ils utilisaient du cuivre météoritique pour fabriquer leurs outils). Stefánsson vivra parmi eux jusqu'en 1912 et publiera le livre My Life with the Eskimo l'année suivante.

Quoi:

Les Inuits voyageaient toute l'année pour trouver la nourriture et les autres ressources nécessaires à leur survie, mais également pour pratiquer le troc et visiter des membres de leurs familles et des amis. Durant les mois d'hiver, le traîneau à chiens, qui pouvait transporter de lourdes charges, était le seul moyen qu'ils avaient pour se déplacer dans la toundra recouverte par les glaces. Essentiels aux Inuits, les attelages de chiens devinrent également indispensables aux explorateurs européens non seulement pour le transport, mais aussi pour la chasse et, à l'occasion, pour obtenir un approvisionnement d'urgence en nourriture.

Où:

Ce modèle de traîneau a été acquis à Kuujjuaq (anciennement Fort Chimo), au Nunavik.

Quand:

Ce modèle de traîneau a été acquis en 1911.

Qui:

Fabriqué par un artiste nunavimiut (Nunavik), ce traîneau a probablement été vendu à Mme James Peck, l'une des fondatrices de la Guilde canadienne des métiers d'art.

ME892.12.2
© Musée McCord
Hochet en forme de corbeau
Côte du Nord-Ouest
Autochtone: Haïda
Anonyme - Anonymous
1800-1850, 19e siècle
12 x 11.4 x 36 cm
Don du Dr. George Mercer Dawson
ME892.12.2
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

black areas may not scan well

Description:

Les hochets en forme d'oiseau sont des objets communs à tous les groupes de la côte nord-ouest et sont généralement associés au chamanisme. La principale figure représentée sur les hochets est le plus souvent le Corbeau, qui porte le soleil dans son bec. Cette figure est devenue, pour les groupes de la côte nord, un symbole important du pouvoir séculaire des chefs puisque selon la mythologie de la région, c'est le Corbeau qui a donné à l'humanité les arts de la civilisation et les règles de la société.


M5811
© Musée McCord
Couteau
Arctique de l'Est
Inuit: Nunavimiut
Anonyme - Anonymous
1900-1930, 20e siècle
5.5 x 25.8 cm
Don de Miss Mabel Molson
M5811
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

blade might be too dark

Clefs de l'histoire:

Ce couteau de chasse, dont la poignée est en ivoire de morse, a été fabriqué à partir d'une scie en acier. L'artisan s'est servi d'une scie brisée ou dont on s'était débarrassé, ce qui témoigne bien de l'ingéniosité dont les Inuits faisaient preuve dans la fabrication de leurs outils. Ce genre de couteau servait à de multiples usages, bien qu'il fût utilisé principalement pour dépouiller et dépecer les phoques et les caribous.

D'après sa forme, il s'agit d'un « couteau d'homme » par opposition au couteau de femme appelé ulu. Les différentes formes des couteaux d'homme et de femme reflètent la division du travail dans la société inuite traditionnelle. Essentiellement, les hommes devaient chasser et tuer les animaux, construire les traîneaux et l'armature des bateaux, bâtir les abris de neige et ériger les tentes. Les femmes devaient aller chercher du bois, cueillir des baies, ramasser des mollusques et des crustacés, préparer les repas et confectionner tous les vêtements de la famille. Ce sont également les femmes qui préparaient les peaux et qui cousaient les enveloppes en peau recouvrant les embarcations et les kayaks.

Les hommes comme les femmes pouvaient être des chamans et des guérisseurs, mais il est peu probable que les femmes qui exerçaient la fonction de chaman aient eu beaucoup d'autorité au sein de la communauté.

Quoi:

Ce couteau d'homme, appelé savik, a été fabriqué à partir d'une scie recyclée. Il est muni d'une poignée en défense de morse.

Où:

Ce couteau provient de la région d'Akulivik (Cape Smith), au Nunavik.

Quand:

Ce couteau a probablement été fabriqué au début du 20e siècle.

Qui:

Nous ignorons le nom de l'artisan qui a fabriqué ce couteau.

M18511
© Musée McCord
Plateau à cartes de visite
Forêts de l'Est
Autochtone: Huron-Wendat
Anonyme - Anonymous
1840-1860, 19e siècle
4.2 x 20.1 cm
Don de la succession de Miss J. J. MacFarlane
M18511
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

might be OK if it is rigid enough

Clefs de l'histoire:

Les objets d'artisanat fabriqués par les autochtones sont très populaires auprès des touristes au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Ce plateau a été fabriqué par un artisan huron-wendat, sans doute de la région de Lorette, à quelques kilomètres de Québec.

Les touristes qui font une croisière sur le Saint-Laurent s'arrêtent souvent pour visiter des villages autochtones où ils apprécient se procurer quelques objets d'artisanat à titre de souvenirs. Ces objets destinés à la vente répondent aux goûts et aux attentes des acheteurs. Toutefois, les souvenirs vendus par les autochtones n'ont pas grand chose de commun avec leurs objets usuels. Pour satisfaire à la demande, ceux-ci fabriquent des objets aux formes et fonctions typiquement occidentales.

Si de nombreux touristes visitent leurs villages, les autochtones n'attendent pas nécessairement leur venue pour faire des affaires. L'une de leurs stratégies est la vente itinérante, et les objets sont aussi vendus dans les marchés publics. Certains n'hésitent pas à se rendre à l'étranger chargés de souvenirs.

Quoi:

Les autochtones utilisent leur environnement pour fabriquer leurs objets. Ainsi ce plateau est-il composé de piquants de porcs-épics, de poil d'orignal et d'écorce de bouleau.

Où:

Certains villages autochtones situés sur les rives du Saint-Laurent sont des lieux touristiques fort populaires.

Quand:

Différents groupes d'autochtones fabriquent des objets à partir d'écorce de bouleau et de piquants de porcs-épics. Cependant, les créateurs de cette forme d'art sont les Micmacs.

Qui:

Si les hommes rapportent les matières premières, ce sont les femmes qui fabriquent les objets.

ME966.172
© Musée McCord
Mokuk
Forêts de l'Est
Autochtone : Anishinaabe
Anonyme - Anonymous
1865, 19e siècle
8 x 6.5 x 12.1 cm
ME966.172
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

might be OK if it is rigid enough

Clefs de l'histoire:

Les mokuks sont des contenants d'écorce de bouleau fabriqués essentiellement par les Ojibwa de la région des Grands Lacs.

Durant la seconde moitié du XIXe siècle, la multiplication des bateaux vapeur et la construction de chemins de fer favorisent l'essor touristique des régions en bordure du Saint-Laurent, de Montréal jusqu'aux Grands Lacs. Vers 1867, par exemple, les trains se rendent directement aux chutes Niagara. Certains villages autochtones de ces régions, dont Saint-Régis et Kahnawake, s'imposent comme des lieux où il est facile d'acheter des souvenirs autochtones.

Toutefois, il était possible se procurer des souvenirs autochtones ailleurs que dans les villages, car les Amérindiens se déplaçaient pour vendre leurs produits - se rendant par exemple dans les gares et à Niagara Falls. À partir des années 1830, cette ville devient par ailleurs la destination touristique par excellence de l'Amérique du Nord, notamment pour des voyages de noces.

Quoi:

Les autochtones utilisaient des mokuks pour le rangement et pour la cuisine. Celui-ci a été fabriqué pour les touristes.

Où:

Les touristes qui achetaient des souvenirs dans les villages autochtones avaient l'impression d'acquérir des objets plus authentiques.

Quand:

Ce souvenir a été acheté pendant la seconde moitié du XIXe siècle. À cette époque, le tourisme gagne en popularité.

Qui:

Les voyageurs aimaient rapporter des souvenirs pour leurs proches. Une inscription indique que ce mokuk a été offert en cadeau à : « Jenny, from Dear Mama, Wednesday, 14th June 1865 ».

M18590
© Musée McCord
Pendentif
Arctique de l'Est
Inuit: Nunavimiut
Anonyme - Anonymous
1870-1878, 19e siècle
2.8 cm
Don de Mrs. D. A. Murray
M18590
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

string would need to be modeled

Clefs de l'histoire:

Traditionnellement, les Inuits portaient une lourde frange décorative fixée dans le bas de leurs vêtements d'extérieur en peau de phoque. Celle-ci est en ivoire poli. Elle est constituée de plusieurs pendentifs en forme d'oiseau, possiblement des huards. La frange avait une fonction utilitaire car le poids des pendentifs permettait de lester le vêtement, empêchant ainsi les pans de se retrousser et gardant la personne au chaud.

Il est possible que les pendentifs aient également eu une fonction spirituelle. Dans les années 1960, l'anthropologue Bernard Saladin d'Anglure a interviewé des Aînés inuits au sujet des pratiques religieuses traditionnelles avant leur conversion au christianisme. Ils lui ont expliqué que les gens portaient souvent des amulettes ou des figurines en guise de protection contre les esprits malveillants. Selon d'autres sources, les chamans portaient une autre frange décorative autour du visage.

Quoi:

Voici une frange composée de pendentifs en ivoire qui devait être fixée dans le bas d'un parka d'homme ou d'un atigi de femme.

Où:

Ces pendentifs ont été recueillis sur la côte est de la baie d'Hudson, au Nunavik.

Quand:

Le Dr William Bell Malloch a acquis ces pendentifs entre 1870 et 1879, lorsqu'il travaillait pour le compte de la Compagnie de la Baie d'Hudson.

Qui:

Après avoir obtenu son diplôme de l'École de médecine de McGill en 1870, le Dr William Bell Malloch accepta une offre de la Compagnie de la Baie d'Hudson pour aller travailler à Moose Factory. Lors de son séjour dans le Nord, il contracta la tuberculose et mourut en 1879.

M198
© Musée McCord
Crucifix
Forêts de l'Est
Autochtone: Haudenosaunee (Iroquois), Kanien'kehaka (Mohawk)
Robert Cruickshank (1743-1809)
1785-1795, 18e siècle
Argent
7.8 x 3.8 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M198
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Object will be OK if sprayed with an opaque powder, otherwise Avoid.

Clefs de l'histoire:

La croix et le crucifix ont été présentés aux autochtones par les premiers missionnaires français venus en Amérique du Nord. La colonisation de l'Amérique du Nord reposait en grande partie sur la conviction que les peuples autochtones devaient renoncer à leurs propres croyances spirituelles pour se convertir au christianisme. Les crucifix ont d'abord été distribués parmi les convertis autochtones. À l'époque de la traite des fourrures, cependant, ils sont devenus des objets de traite très recherchés, habituellement dépourvus de connotation religieuse.

Ce crucifix a été fabriqué par Robert Cruickshank, l'un des plus importants fournisseurs d'argenterie de traite avec qui les marchands montréalais faisaient affaires. De nombreuses pièces d'orfèvrerie religieuse ou civile ayant survécu jusqu'à nos jours portent le célèbre poinçon « RC » ou « RC Montreal ». On peut voir dans la partie supérieure du crucifix une plaque stylisée portant les lettres INRI - une abréviation de la locution latine signifiant « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs ». Le crâne et les ossements à la base du crucifix font référence à Golgotha (Calvaire), ou « le lieu du crâne », c'est-à-dire l'endroit où Jésus fut crucifié.

Quoi:

Voici un crucifix en argent ayant été fabriqué par l'un des plus importants producteurs montréalais d'orfèvrerie de traite. Les crucifix étaient portés suspendus au cou ou fixés aux vêtements.

Où:

Ce crucifix a été fabriqué dans l'atelier de Robert Cruickshank, un orfèvre actif à Montréal d'environ 1773 jusqu'à sa mort en 1809. Il fut très probablement commandé par un marchand qui l'a ensuite offert ou échangé à un Mohawk vivant dans la communauté de Kahnawà:ke, située près de Montréal.

Quand:

Ce sont les missionnaires, actifs dans l'est du Canada dès le début du 17e siècle, qui ont présenté les crucifix aux autochtones. Ce crucifix date du dernier quart du 18e siècle.

Qui:

Ce crucifix a été fabriqué par Robert Cruickshank, un orfèvre écossais qui vivait et travaillait à Montréal vers 1773 et qui fut l'un des plus importants producteurs d'orfèvrerie de traite. Ce crucifix a par la suite été donné ou échangé à un Mohawk non identifié vivant à Kahnawà:ke, près de Montréal.

M21015.1-2
© Musée McCord
Ulu et aiguisoir
Arctique central
Inuit : Inuinnaq (Kilusiktormiut)
Anonyme - Anonymous
1900-1930, 20e siècle
8.5 x 8.5 cm
Don de l'Arctic Institute of North America
M21015.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

metal might be problem and string will need to be modeled

Clefs de l'histoire:

L'ulu, le couteau multifonctionnel de la femme inuite, est utilisé pour préparer et découper les peaux servant à la fabrication des vêtements et des chaussures. La couturière doit veiller à tenir l'ulu « bien droit au moment de tailler les peaux, car autrement, les bords ne pourront être cousus ensemble de manière appropriée », d'expliquer Lucy Meeko de Kuujjuaraapik, au Nunavik. D'ajouter Jeela Alikatuktuk Moss-Davies : « Il y a une certaine façon de découper la fourrure -- comme la bordure de l'amauti -- de façon qu'elle reste bien à plat mais qu'elle puisse être courbée au besoin. »

La couturière travaille avec un ulu tranchant comme une lame de rasoir, aiguisant la lame régulièrement avec un fusil à affiler ou un autre ulu. Autrefois, une pierre ou un os étaient utilisés. Dans le cas d'une peau dont les poils n'ont pas été enlevés, la couturière place la fourrure côté poil en dessous, tient l'ulu verticalement et commence à tailler avec le coin pointu de l'ulu pour découper la peau dans un mouvement souple en direction opposée à son corps. Elle soulève la peau suffisamment pour empêcher l'ulu de couper les poils du dessous car, dans un tel cas, les coutures et les points seraient visibles sur le vêtement terminé, et les poils endommagés retiendraient l'eau et la saleté.

Quoi:

Robert McGhee, Ph.D., du Musée canadien des civilisations, a confirmé que ce petit ulu est typique de ceux qu'utilisent les Kilusiktormiut pour découper et tailler les peaux. La soie a été insérée dans la poignée par un assemblage à tenon et mortaise (la soie et la poignée sont en andouiller), et la lame de métal a été fixée à la soie par trois rivets. La lame est aiguisée des deux côtés. Une dent d'ours, servant à aiguiser la lame, est attachée par du tendon tressé (singait).

Où:

Le territoire des Kilusiktormiut englobe les deux côtés de la baie du Couronnement, vers le nord jusqu'à l'île de Victoria et la côte sud de l'île Banks, et vers le sud jusqu'aux rivières qui mènent à Qurluqtuuq (Coppermine) et Umingmaktuuq (Bay Chimo).

Quand:

Des membres de l'Expédition arctique canadienne, dont l'équipe sud était dirigée par Diamond Jenness, ont parcouru la région de 1913 à 1918. Diverses expéditions, dont celle-ci, ont reçu en cadeau ou acquis au moyen du troc un grand nombre d'artefacts qui ont par la suite été confiés à des musées du monde entier.

Qui:

Cet ulu et son aiguisoir ont sans doute été fabriqués par un chasseur kilusiktormiut pour son épouse. Il est possible qu'au cours de ses expéditions de chasse dans le centre de l'Arctique, il ait rencontré des Inuits des régions de l'est et de l'ouest. Il peut avoir vu les motifs sibériens de cet ulu chez les Inupiat et les Yup'ik d'Alaska, ou les Inuvialuit vivant à Avvaq ou Qikiqtaruk.

M2155
© Musée McCord
Pipe-tomahawk (calumet de paix)
Forêts de l'Est
Autochtone: Iroquois
Anonyme - Anonymous
1800-1830, 19e siècle
19 x 3 x 48.5 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M2155
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Metal section may need to be sprayed with dulling spray.

Clefs de l'histoire:

Ni les autochtones ni les Européens n'utilisaient de pipes-tomahawks, comme celle-ci, avant l'époque de la traite des fourrures. Introduites par les Français et les Anglais au début du 18e siècle, les pipes-tomahawks étaient fabriquées spécialement pour la traite des fourrures et sont devenues des objets de troc recherchés. Symbolisant à la fois la paix et la guerre, elles ont été échangées et utilisées, notamment lors de cérémonies, durant une bonne partie des années 1800.

Convaincus de la supériorité de leur culture et de leur religion, les premiers Européens qui sont arrivés en Amérique du Nord se sont donné pour mission de conquérir les nations autochtones qu'ils rencontraient. La situation, cependant, s'est avérée beaucoup plus complexe que les nouveaux venus ne l'avaient imaginé. Ils eurent tôt fait de réaliser que la survie de leurs colonies dépendait des partenariats commerciaux et des alliances avec les nations autochtones. Cela impliquait un processus créatif d'accommodements et d'échanges culturels réunissant deux univers, européen et autochtone, sur une sorte de « terrain d'entente ». Les diplomates européens ont maintenu les alliances en adoptant le protocole amérindien - dont l'échange de présents et l'utilisation du calumet - lors des négociations avec leurs homologues autochtones.

Quoi:

Voici une pipe-tomahawk, ce qui signifie qu'elle allie un symbole de paix, la pipe, et un symbole de guerre, le tomahawk. Les pipes-tomahawks étaient fabriquées par les Français et les Anglais qui les offraient à leurs alliés autochtones.

Où:

Nous ignorons où cet objet a été acquis. Cependant, à l'époque de la traite des fourrures, l'usage des pipes-tomahawks était répandu sur tout le territoire des Forêts de l'Est et des Grands Lacs.

Quand:

Cette pipe-tomahawk date probablement du début du 19e siècle. Introduit par les négociants et administrateurs français et anglais au début du 18e siècle, ce genre d'objet est devenu très populaire à partir de la fin du 18e siècle et jusqu'au premier quart du 19e siècle.

Qui:

Les groupes autochtones de la vaste région du Nord-Est utilisaient les pipes-tomahawks. Cet exemple-ci ne possède aucune caractéristique particulière nous permettant de savoir où il a été acquis, ni auprès de qui.

M11030
© Musée McCord
Pipe
Forêts de l'Est
Autochtone : Anishinaabe?
Anonyme - Anonymous
1760-1780, 18e siècle
9 x 3.5 x 17.5 cm
Don de la Natural History Society of Montreal
M11030
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

dulling spray may be needed .Not possible to scan ear decoration

Clefs de l'histoire:

LES OUTILS DES DIPLOMATES AUTOCHTONES

Ce fourneau de pipe à effigie est un objet rare d'une exécution et d'une beauté exceptionnelles. Le fourneau a été sculpté de manière à représenter un visage masculin, et il est décoré de motifs peints qui évoquent la présence de tatouages ou de peinture de guerre. Les oreilles sont fendues et enroulées avec du fil de laiton, une pratique adoptée par certains autochtones et que des observateurs européens du 18e siècle ont pris soin de décrire. De délicats tuyaux de plumes sont fixés de chaque côté du visage. La créature chevaline lovée derrière la tête pourrait représenter un manito du monde souterrain.

Les diplomates autochtones étaient très habiles pour créer des liens de parenté symboliques. Ainsi, on s'adressait aux étrangers autochtones et aux Européens comme s'ils étaient des « parents » et on les accueillait comme tels. Les présents étaient échangés à la fois pour établir et renforcer ces liens. La pipe ou calumet de paix était un élément important du protocole utilisé par les diplomates. En présentant un calumet, un diplomate pouvait marcher sans crainte parmi les ennemis, et lorsque les négociations étaient fructueuses, une grande cérémonie du calumet ratifiait la paix.

Quoi:

Voici un fourneau de pipe en bois avec des incrustations de plomb et de laiton. Il s'agit d'un objet rare et ancien. Le fourneau a été sculpté de manière à représenter un visage masculin, et il est décoré de motifs peints qui évoquent la présence de tatouages ou de peinture de guerre. La créature chevaline lovée derrière la tête pourrait représenter un manito du monde souterrain. Le tuyau de la pipe est manquant.

Où:

D'après le style du fourneau, incluant les éléments décoratifs sur l'effigie, la pipe aurait été fabriquée dans les Forêts de l'Est, possiblement dans la région des Grands Lacs.

Quand:

Des comparaisons effectuées avec différents fourneaux de pipes appartenant à d'autres collections muséales nous permettent d'avancer que la pipe a probablement été sculptée entre 1760 et 1780.

Qui:

Ce fourneau de pipe a été sculpté dans un style qui rappelle le travail de groupes autochtones vivant autour des Grands Lacs, probablement les Anishinaabe. La pipe a été acquise par sir George Duncan Gibb (1821-1876), un Montréalais qui a occupé les fonctions de bibliothécaire et conservateur à la Natural History Society of Montreal.

M18510
© Musée McCord
Plateau à cartes de visite
Forêts de l'Est
Autochtone: Huron-Wendat
Anonyme - Anonymous
1840-1860, 19e siècle
6.5 x 21.3 x 25 cm
Don de la succession de Miss J. J. MacFarlane
M18510
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

hair sections may not scan very well

Clefs de l'histoire:

Au 19e siècle, les Huronnes-Wendates excellaient dans l'art de la teinture traditionnelle. Aujourd'hui encore, les couleurs des objets décorés de piquants de porc-épic et brodés de poils d'orignal teints naturellement ont conservé leur éclat, comme en témoigne ce plateau en écorce de bouleau magnifiquement décoré à la mode de l'époque qui servait à recevoir les cartes de visite.

Selon deux artisanes, Marie-Paule Gros-Louis et Manon Sioui, pour obtenir une teinture brunâtre, les Huronnes-Wendates se servent de l'écorce de noyer. L'écorce d'aulne donnera une teinte noir-mauve, tandis que l'écorce d'érable à laquelle on aura ajouté du sulfate de fer (en guise de « mordant ») donnera une teinte noire bleutée. De même, la couleur jaune est obtenue grâce à la verge d'or ou la rafale de myrica.

Quoi:

Ce genre de plateau était placé sur une table dans le hall d'une élégante résidence. La coutume d'offrir et de recevoir des cartes de visite est devenue très répandue au milieu des années 1800. La personne pouvait signifier la raison de sa visite simplement en repliant un des coins de la carte qu'elle déposait dans un plateau, une assiette ou tout autre récipient destiné à cette fin.

Où:

Ce genre de plateau pour cartes de visite était placé dans le hall des maisons des gens aisés.

Quand:

La mode victorienne de l'époque a influencé les Huronnes-Wendates, comme en témoigne ce plateau réalisé entre 1840 et 1860, au milieu du 19e siècle.

Qui:

Ciblant la coutume populaire des cartes de visite de la période victorienne, ces plateaux sont devenus une des spécialités des femmes huronnes-wendates de Wendake.

M16933.1-2
© Musée McCord
Récipient avec couvercle
Forêts de l'Est
Autochtone: Huron-Wendat
Anonyme - Anonymous
1830-1860, 19e siècle
6.5 x 9.5 x 22 cm
Don de Miss Blackader
M16933.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

hair sections may not scan very well

Clefs de l'histoire:

Sachant bien cibler le marché de l'époque, les Huronnes-Wendates font preuve d'une grande créativité dans leur production artisanale. Elles mettent au point des techniques de broderie élaborées et créent des produits raffinés et originaux qui sont très recherchés par les dames de la bourgeoisie.

C'est ainsi que sont fabriquées des boîtes à gants similaires à celle-ci, dont l'utilité n'a d'égal que leur esthétisme et leur raffinement. Ces boîtes magnifiques se distinguent d'autant plus qu'on peut y admirer plusieurs des différents points de la broderie en poil d'orignal.

Quoi:

Voici une boîte à gants en écorce de bouleau doublée de soie à l'intérieur et généreusement décorée de broderie au crin d'orignal teint avec des teintures naturelles.

Où:

Une importante production artisanale se développe à Wendake, en banlieue de la ville de Québec, au 19e siècle, période de boum économique pour les familles huronnes-wendates.

Quand:

Cette jolie boîte à gants généreusement brodée au crin d'orignal a été réalisée vers le milieu du 19e siècle, soit entre 1830 et 1860.

Qui:

Cette superbe boîte à gants est de signature huronne-wendate. Ce sont les femmes qui réalisent, au milieu du 19e siècle, ces magnifiques travaux de broderie au crin d'orignal très élaborés.

ME928.57.3
© Musée McCord
Chapeau
Côte du Nord-Ouest
Autochtone: Haïda
Isabella Edenshaw
1875-1900, 19e siècle
19.5 x 38 cm
Don de l'Art Association of Montreal
ME928.57.3
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Might be alright if it is rigid

Description:

Charles Edenshaw fut l'un des artistes les plus réputés de la côte du Nord-Ouest. Il peignait entre autres des chapeaux, dont la plupart étaient tissés par son épouse Isabella, également renommée pour les paniers qu'elle fabriquait. Nous savons que ce chapeau, dont George Mercer Dawson a fait l'acquisition dans les années 1870, a été peint par Edenshaw car il porte son emblème ou sa « signature » : une étoile à quatre pointes dont chacune est divisée en segments rouges et noirs. Si Charles Edenshaw a produit de nombreuses pièces traditionnelles qui devaient être utilisées par la communauté haida, une grande partie de ses oeuvres -- dont fort probablement ce chapeau -- étaient destinées à être vendues à des non-autochtones.


ME892.10
© Musée McCord
Masque
Côte du Nord-Ouest
Autochtone: Haïda
Anonyme - Anonymous
1800-1850, 19e siècle
13.3 x 22.2 x 47 cm
Don du Dr. George Mercer Dawson
ME892.10
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Wood section will scan OK. Feathers may not be suitable. Would need testing.

Clefs de l'histoire:

Il est important de souligner que la vie des Premières nations du Canada, avant leur contact avec les Européens, n'est d'aucune façon « hargneuse, bestiale et brutale » pour reprendre les termes employés par le philosophe anglais Thomas Hobbes. Au contraire, les populations amérindiennes ont des cultures riches et raffinées. Comme en témoigne cette image, les Haïdas possèdent une tradition artistique d'une prodigieuse beauté. Voici un masque de cérémonie de la Première nation haïda, établie dans Haida Gwaii (les îles de la Reine-Charlotte), qui date de la première moitié du XIXe siècle. Représentant un macareux, le masque était porté sur le front. Il sera acheté en 1878 par George Mercer Dawson (1849-1901), à l'emploi de la Commission géologique du Canada, qui sera envoyé aux îles de la Reine-Charlotte pour effectuer des levés et rédiger des rapports sur la géographie et la géologie de l'archipel.

Quoi:

Il s'agit d'un masque haïda représentant un macareux au bec rouge et à la tête bleu-noir.

Où:

Le masque provient du village de Skedans, dans Haida Gwaii, que les Européens désigneront sous le nom des îles de la Reine-Charlotte.

Quand:

Le masque a été réalisé entre 1800 et 1850.

Qui:

Le macareux est une figure que l'on retrouve souvent sur les objets utilisés par les chamans haïdas.

M968.5.10.1-2
© Musée McCord
Chaussures
J. & T. Bell Boot & Shoe Co.
Vers 1880, 19e siècle
10.2 x 5.8 x 24.5 cm
Don de Mrs. Kenneth Naylor
M968.5.10.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Difficult to keep the shoe from deforming during scanning process.

Clefs de l'histoire:

Ces chaussures de satin blanc ont été fabriquées par J. & T. Bell, un important fabricant de chaussures montréalais.

Au XIXe siècle, Montréal est au coeur de l'industrie de la botte et de la chaussure au Canada. En 1854, une publicité de J. & T. Bell garantit que leurs bottes et leurs chaussures sont « d'une confection supérieure, fabriquées dans les matériaux de la meilleure qualité possible », offrant « élégance et durabilité ». Comme la plupart des commerçants montréalais de l'époque, Bell vend des bottes et des chaussures en gros aux marchands des régions rurales, et possède un magasin de détail pour ses clients de la ville. J. & T. Bell a continué à fabriquer des chaussures jusqu'en 1920 environ.

Ces chaussures sont « droites », c'est-à-dire qu'elles n'ont ni pied droit ni pied gauche, ce qui était habituellement le cas de toutes les chaussures jusqu'à la fin du XIXe siècle. On aurait réservé des chaussures aussi délicates que celles-ci pour des occasions spéciales, comme un mariage ou un bal.

Quoi:

À cette époque, on avait commencé à produire des chaussures de cuir ayant un pied droit et un pied gauche, mais la plupart des chaussures de tissu étaient encore fabriquées sur des formes « droites ». Le satin souple de la chaussure pouvait épouser le pied confortablement.

Où:

Ces chaussures ont été achetées auprès du fabricant J. & T. Bell, dont le magasin était situé sur la rue Notre-Dame, où plusieurs commerces de détail avaient pignon sur rue.

Quand:

À ses débuts, l'industrie de la chaussure au Canada se concentrait sur les chaussures robustes. On importait d'Angleterre les bottes et les chaussures plus délicates. Dans les années 1850, les fabricants de chaussures locaux possédaient leurs propres boutiques où les Montréalais venaient d'approvisionner.

Qui:

Les semelles de ces chaussures de satin ne sont presque pas usées, ce qui laisse supposer qu'elles n'ont été portées qu'à une ou deux reprises, probablement par une nouvelle mariée.

M979.34.1.1-3
© Musée McCord
Ouvre-gant et étui
Vers 1900, 19e siècle ou 20e siècle
4 x 9.5 cm
Don de Mrs. Justice G. Miller Hyde
M979.34.1.1-3
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Case and ivory should be alright. Gloves not possible

Clefs de l'histoire:

Cet ouvre-gant en ivoire servait à étirer délicatement les doigts des nouvelles paires de gants en chevreau afin de permettre que ceux-ci puissent être enfilés sans risque de déchirure.

À la fin du XIXe siècle, tout homme bien mis possède dans sa garde-robe de nombreuses paires de gants de chevreau blancs ou jaunes. Le cuir étant toujours très souple, les gants nécessitent des soins particuliers. Par ailleurs, ils se salissent également rapidement et les livres d'étiquette ne manquent pas de rappeler que les messieurs doivent toujours emporter avec eux une paire de gants de rechange.

Cette boîte à gants est l'une des nombreux coffrets qui accompagnent les voyageurs à l'époque victorienne. Les voyages par train et par bateau représentent une forme de voyage plutôt luxueuse, et les passagers nantis transportent tous leurs accessoires de toilette et d'habillement dans différents coffrets recouverts de cuir prévus pour le rangement de boîtes, de pots et de brosses. À l'époque, les dimensions ou le poids des bagages ont peu d'importance.

Quoi:

Ce coffret est suffisamment spacieux pour transporter plusieurs paires de gants et un ouvre-gant. Un petit crochet à bouton est fixé dans le couvercle.

Où:

Ce coffre à gants devait faire partie des nombreux bagages requis pour des vacances où plusieurs changements vestimentaires étaient nécessaires pour profiter de toutes les activités.

Quand:

L'étiquette règlementant le port masculin de gants de chevreau perd un peu de son importance au début du XXe siècle. Toutefois, ils sont toujours portés avec un haut-de-forme pour les occasions très officielles.

Qui:

Ce coffre a appartenu à B. J. Coghlin (d. 1912), qui a émigré d'Angleterre en 1867.

M972.53.1.1-2
© Musée McCord
Chaussures
Chamberlain and Sons
Vers 1775-1780, 18e siècle
12 x 6 cm
Don de Mrs. J. Reid Hyde
M972.53.1.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

Challenging

Difficult to keep the shoe from deforming during scanning process.

Description:

Les accessoires constituent un élément très important de la collection de costumes du McCord. Cette paire de chaussures de la fin du dix-huitième siècle, qui fait partie des 540 paires de chaussures que possède le McCord, est d'une qualité exceptionnelle. Elle a jadis appartenu à un membre de la grande famille montréalaise des Molson. Au dix-huitième siècle, les dames élégantes se devaient d'avoir de petits pieds, et les chaussures très délicates comme celles-ci sont typiques de cette période. Il était aussi du plus chic de porter des chaussures du même tissu que sa robe de bal. Il est donc possible qu'une belle robe fabriquée dans le même tissu de soie brochée que les chaussures ait déjà existé.


M20668
© Musée McCord
Portefeuille avec montre de poche
Bigelow, Kennard & Co
1875-1900, 19e siècle
9 x 12.6 cm
Don de Miss Jessie Johnstone
M20668
© Musée McCord

Commentaires:

Avoid

Clefs de l'histoire:

À la fin du XIXe siècle, le train, et plus tard l'automobile, créent la nécessité de produire des articles adaptés aux déplacements plus fréquents et au rythme de vie plus rapide .

Ce modèle de portefeuille était très populaire dans les années 1890. Il présente de petits compartiments où l'on peut ranger des timbres-poste, des cartes de visite, des pièces de monnaie et des billets de banque. Il s'agit en quelque sorte de l'ancêtre de notre agenda électronique.

La petite montre intégrée au portefeuille rappelait peut-être à l'homme d'affaires du XIXe siècle que « le temps, c'est de l'argent ». Au sein d'une société de plus en plus urbanisée, les horaires prennent de l'importance et l'heure juste devient capitale pour le nouveau train transcontinental. En 1884, Sir Sanford Fleming (1827-1915), en charge des levés à effectuer dans l'Ouest pour le Canadien Pacifique, propose l'adoption d'un système universel de fuseaux horaires que les voyageurs d'aujourd'hui connaissent bien.

Quoi:

Ce portefeuille en peau de serpent est doublé de chevreau. Il est muni d'une petite montre que l'on peut retirer et porter sur une chaîne.

Où:

Ce portefeuille a été fabriqué par la Bigelow, Kennard and Co., détaillant bien connu de Boston.

Quand:

En 1871, le gouvernement du Canada commence à faire circuler du papier-monnaie de diverses dénominations, et les porte-billets remplacent bientôt les porte-monnaie.

Qui:

Ce portefeuille a peut-être été acheté par un homme d'affaires dans une élégante boutique de Boston.

M19024.4
© Musée McCord
Théière
Vers 1871, 19e siècle
18 x 13 cm
Don de Misses Claire et Margaret McPhee
M19024.4
© Musée McCord

Commentaires:

Avoid

Description:

Cette théière, produite par la Meriden Britannia Company, fait partie d'un ensemble à thé et à café offert à Madame Elizabeth Labaree Hibbard lors de son mariage à Angus Cameron McPhee en septembre 1871. Fondée en 1871, la Meriden utilisait le procédé d'argenture électrochimique commercialisé dès 1840. Cette technique consistait à plaquer par électrolyse de minces couches d'argent sur des objets fabriqués avec un alliage de métaux non précieux (étain, antimoine et cuivre). En 1898, la Meriden ainsi que plusieurs autres compagnies d'orfèvrerie seront réunies pour former l'international Silver Company. Cet ensemble constitue un bel exemple de la production d'orfèvrerie commerciale de la fin du 19e siècle. Argenterie de type « oenochoé », le style s'inspire d'un type de poterie de la Grèce antique dont le décor présente un assemblage disparate d'influence gréco-romaine.


M985.167
© Musée McCord
Lampe
1908, 20e siècle
33 x 7 cm
Don de Mr. T. Palmer Howard
M985.167
© Musée McCord

Commentaires:

Avoid

Description:

Les premières lampes de sécurité, qui s'éteignaient en présence du grisou (gaz combustible), furent inventées en Angleterre et utilisées dans les mines dès 1816. Tout au long du dix-huitième siècle, et ce jusqu'à la fin du dix-neuvième siècle, ce type de lampe s'est perfectionné de façon significative. Même si les lampes électriques ont fait leur apparition vers 1911, les mineurs du début du vingtième siècle préfèrent largement la lampe à flamme nue, y voyant un moyen efficace d'évaluer la présence d'oxygène.


M18169.1-2
© Musée McCord
Crampons
Vers 1862, 19e siècle
Métal
3.5 x 4.5 x 4.8 cm
Don de Mrs. Mias J. Scott
M18169.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

Avoid

Clefs de l'histoire:

Plusieurs Montréalais portent des chaussures à crampons pour éviter de glisser sur les trottoirs glacés.

Ces crampons munis de petites pointes de métal se fixent grâce à des courroies de cuir sous les talons des chaussures. Les courroies sont insérées dans les petites fentes rectangulaires des tiges latérales des crampons, puis nouées sur le dessus du pied. La finesse de cette paire de crampons indique qu'ils étaient probablement destinés à des chaussures de femme. La bande de métal qui dessine un demi-cercle devait parfaitement épouser le pourtour du talon d'une botte de femme.

Rares aujourd'hui, les crampons sont fort populaires au XIXe siècle. Des publicités publiées dans les journaux de l'époque vantent les mérites de différents modèles de crampons.

Quoi:

Ces crampons sont en laiton et en acier, deux matériaux très résistants.

Où:

Certains modèles de crampons, plus élaborés, étaient munis d'une charnière. Ainsi pouvaient-ils être rabattus pour marcher à l'extérieur et relevés pour rentrer à l'intérieur.

Quand:

Les crampons sont surtout utilisés lorsque les trottoirs sont glacés.

Qui:

Ces crampons étaient conçus pour s'ajuster aux semelles des bottes de femmes.

M975.79.1A-Z
© Musée McCord
Panier à pique-nique
1915-1940, 20e siècle
31 x 58 x 15.5 cm
Don de Mrs. F. W. Cowie
M975.79.1A-Z
© Musée McCord

Commentaires:

Avoid

Clefs de l'histoire:

Au début du XXe siècle, le pique-nique est une activité aussi appréciée des gens aisés que des citoyens moins fortunés.

Les Montréalais pique-niquent dans les parcs publics, notamment au Mont Royal et à l'Île Sainte-Hélène, dès le XIXe siècle. Toutefois, au début du XXe siècle, grâce au tramway qui rejoint certaines banlieues, il devient plus facile de pique-niquer à l'extérieur de la ville.

De nombreux organismes caritatifs, associations et corps de métiers prennent alors l'habitude d'organiser de grands pique-niques, imitant en cela les habitudes de la bourgeoisie et de l'aristocratie britannique qui s'adonnent depuis longtemps à cette activité champêtre. Les pique-niques, qui ont surtout lieu le dimanche, commencent souvent par une procession. Chargés de paniers remplis de nourriture, les gens se rendent en groupes sur le lieu des festivités où ils prennent leur repas assis sur l'herbe ou à des tables avant de participer à des jeux ou à des compétitions de toutes sortes.

Quoi:

Ce panier plutôt luxueux contient un service pour quatre personnes - assiettes, tasses, cuillères et couteaux - ainsi que quelques plats pour les sandwichs, le beurre et les boissons.

Où:

Ce panier et son contenant ont été fabriqués en Grande-Bretagne pendant la première moitié du XXe siècle, mais ils ont été utilisés dans la région de Montréal.

Quand:

Les ouvriers catholiques francophones participaient en plus grand nombre aux pique-niques du dimanche car le clergé protestant n'appréciait guère que ses fidèles s'amusent le jour de la célébration du culte.

Qui:

Pour la classe ouvrière, le pique-nique était à la fois une occasion de repos et un moyen de s'organiser et de débattre de toutes sortes de préoccupations sociales, politiques ou religieuses.

M19494.1-39
© Musée McCord
Microscope
Vers 1860, 19e siècle
9.5 x 34.1 cm
M19494.1-39
© Musée McCord

Commentaires:

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Clefs de l'histoire:

Un microscope est un instrument d'optique qui permet de voir des objets invisibles à l'oeil nu grâce à un système de lentilles.

En 1611, Johannes Kepler (1571-1630) conçoit un microscope composé utilisant des lentilles convexes à la fois pour l'objectif et pour l'oculaire. Ce type de microscope, qui agrandit le champ de vision, est l'ancêtre du microscope tel que nous le connaissons. Plus tard, au XVIIe siècle, Anton van Leeuwehoek (1632-1723) invente le simple microscope, qui comprend une seule lentille aux qualités de grossissement relativement importantes.

Ce microscope a probablement été acheté par sir William Dawson (1820-1899) à Édimbourg, lorsqu'il était étudiant. Les études microscopiques de fossiles que celui-ci réalise dans les années 1850 et 1860 lui valent une réputation enviable qui le suivra toute sa vie. Dawson est alors un pionnier canadien dans son domaine.

Quoi:

L'effet de grossissement de ce microscope en cuivre est assuré par les lentilles de verre placées à l'intérieur du tube.

Où:

Ce microscope, fabriqué à Londres par la compagnie Dolland, a été utilisé par sir William Dawson.

Quand:

Sir William Dawson (1820-1899) a probablement acheté cet objet à l'automne 1840, lorsqu'il étudiait la géologie, la taxidermie et la préparation pour microscope de fines sections d'animaux fossilisés à l'université d'Édimbourg.

Qui:

La réputation de l'Université McGill repose sur les travaux de recherche originaux et innovateurs de Dawson en géologie, science la plus populaire au milieu du XIXe siècle, ainsi que sur les efforts de ce dernier en vue de créer une importante faculté en sciences physiques et biologiques et en génie.

M15296.1
© Musée McCord
Nécessaire pour écrire
Vers 1850, 19e siècle
24.2 x 37 cm
Don de Miss M. Gould
M15296.1
© Musée McCord

Commentaires:

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Clefs de l'histoire:

Jusqu'au milieu du XIXe siècle, il fallait pour écrire tremper une plume d'oie dans un encrier. Cet exercice pouvait prendre un certain temps, car il fallait retremper la plume toutes quelques lettres seulement.

Les plumes du genre de celles que contient ce nécessaire sont des plumes d'oiseaux dont le tuyau taillé en pointe sert à écrire . Les plus solides sont les pennes des ailes d'oiseaux vivants, surtout les cinq pennes extérieures gauche . L'aile gauche avait la préférence car les plumes utilisées par les droitiers se courbaient vers l'extérieur . L'ennui de ces plumes était que celles-ci devaient être remplacées toutes les semaines et que leur aiguisage était une opération longue, qui nécessitait un couteau-stylo spécial .

Les boites ou étuis réservés aux instruments d'écriture existent depuis le XVIIe siècle . Certains, comme celui-ci avec ses cinq plumes, ses quelques feuilles de papier, son crayon et son encrier, pouvaient se transporter et permettaient d'écrire quand et où la chose s'imposait.

Quoi:

Grâce à sa structure en bois recouverte de cuir, ce nécessaire peut être roulé en cylindre.

Où:

Utilisé en 1850, ce nécessaire d'écriture de voyage a pu avoir voyagé et servi n'importe où.

Quand:

Lewis E. Waterman (d. 1901) est l'inventeur du stylo-plume à réservoir. Directement inspiré du principe de la plume d'oie trempée dans de l'encre, en usage pendant des siècles partout dans le monde, ce stylo a été introduit en 1884.

Qui:

Ce nécessaire a été utilisé par la famille De Witt. Prospère homme d'affaires montréalais de la première moitié du XIXe siècle, Jacob De Witt (1785-1859) était présent dans les domaines du transport, du bois et des opérations bancaires.

M976.141
© Musée McCord
Machine à écrire
Smith Premier Typewriter Co.
1895-1910, 19e siècle ou 20e siècle
24.5 x 36.8 x 26.8 cm
Don de Miss Gwyneth Bedford-Jones
M976.141
© Musée McCord

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Clefs de l'histoire:

La première machine à écrire commerciale apparaît sur le marché au début de l'année 1874 et changera radicalement la façon dont les affaires étaient menées.

Dans les années 1870, les premières machines à écrire ont de la difficulté à trouver preneur en raison des conditions économiques difficiles et des imperfections de la machine elle-même . De plus, la société nord-américaine de l'époque n'est pas à l'aise avec l'idée d'une « écriture mécanique ». En effet, la coutume veut que toute correspondance, privée ou autre, soit rédigée à la main.

Dans les années 1880, avec le développement du concept de la gestion , le travail se spécialise; certains s'occupent de la correspondance, d'autres tiennent les comptes. Dans ce contexte, la machine à écrire trouve sa place . Alors que les entreprises deviennent de plus en plus grandes et impersonnelles, les gens en viennent à abandonner l'idée que les lettres d'affaires soient soumises aux mêmes règles que la correspondance personnelle.

Quoi:

La machine à écrire permettait à l'utilisateur de produire des signes graphiques ressemblant aux caractères d'imprimerie beaucoup plus rapidement qu'à l'aide d'un stylo.

Où:

Cette machine à écrire a été utilisée à Montréal par Mlle Gwyneth Bedford-Jones.

Quand:

Cette machine à écrire modèle no 4 a été fabriquée en 1900 par la compagnie Smith de Syracuse, dans l'État de New York.

Qui:

Cette machine à écrire Smith modèle no 4 a pu être vendue à Montréal par Wm. M. Hall & Co. qui figure comme agent de la compagnie Smith dans le Lovell's Montreal Directory de 1901-1902.

M995.48.56.1-4
© Musée McCord
Lanterne
1890-1900, 19e siècle
33 cm
Don de Dr. Huguette Rémy
M995.48.56.1-4
© Musée McCord

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Clefs de l'histoire:

Pour envoyer des signaux au conducteur de la locomotive, le chef de train, installé à l'arrière du convoi, peut utiliser une lanterne .

Aux premiers temps du chemin de fer, les employés effectuent les différents signaux à l'aide de leurs bras . Puis, divers instruments viennent leur faciliter la tâche. Ainsi, dans les gares, le chef de train utilise un drapeau le jour et une lanterne la nuit pour donner des signaux au mécanicien de la locomotive . Les lanternes servent également à signaler un incident sur la voie à un train en marche .

Un code de sécurité très détaillé régit les déplacements ferroviaires . Ainsi, tout au long du trajet, l'équipe du train doit respecter les limites de vitesse imposées à certains endroits ou céder le passage à des trains prioritaires . De telles règles existent encore de nos jours.

Quoi:

Grâce à des verres de couleur, cette lampe à l'huile permettait de signaler un départ (vert) ou un arrêt (rouge).

Où:

À partir de 1856 , les compagnies ferroviaires équipèrent chaque gare d'un télégraphe pour diffuser les ordres de départ des trains et suivre leurs déplacements sur le réseau.

Quand:

C'est dans les années 1870 que la compagnie de chemin de fer canadienne Intercolonial installa les premiers panneaux de signalisation aux passages à niveau.

Qui:

En plus de l'équipe faisant fonctionner le train, les chemins de fer engageaient un personnel nombreux dans différents secteurs : construction des voies ferrées et du matériel roulant, entretien technique, gestion du trafic, marketing, pour n'en nommer que quelques-uns.

M966.144.4.1
© Musée McCord
Ensemble de voyage
1850-1900, 19e siècle
12.8 x 32.5 x 24.1 cm
Don de Mrs. Leslie Thompson
M966.144.4.1
© Musée McCord

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Clefs de l'histoire:

Quelles que soient les époques, les gens aisés apprécient toujours les objets recherchés et délicats, susceptibles d'augmenter leur confort en toute occasion, surtout en voyage.

Au XIXe siècle, les nécessaires de voyage atteignent un degré de raffinement exceptionnel. Ils peuvent contenir une foule d'articles variés, allant d'objets de toilette à des oreillers et à des couvre-lit, en passant par des ustensiles de cuisine, de la coutellerie ou des verres. Bref, tout un voyage extrêmement « civilisé ».

Les matériaux qui composent cet ensemble de voyage de fabrication française témoignent de la finesse de goût de son propriétaire. Le coffret lui-même est en bois de noyer, agrémenté de cuivre et de cuir. Quant aux articles qu'il contenait, ils étaient entre autres faits d'argent, de verre, d'ivoire et de porcelaine.

Quoi:

Ce nécessaire comprend 54 articles très variés allant d'ustensiles, de tasses et de bouteilles à des plats, des rasoirs, des brosses à cheveux et des brosses à dents. On pouvait même y loger un tire-bouton, une règle, une plume et une pierre à aiguiser.

Où:

Les navires à vapeur favorisent l'essor de lieux de villégiature sur les rives du Saint-Laurent et des Grands Lacs. Quant au chemin de fer, il contribue à l'expansion de lieux jusque là inexplorés

Quand:

Au XIXe siècle, les membres des classes aisées quittent de plus en plus les villes polluées l'été pour respirer l'air pur de la nature. Dans l'esprit de l'époque victorienne, la nature avait de grandes vertus.

Qui:

Au XIXe siècle, la pratique du tourisme présumait l'appartenance à une classe sociale favorisée.

M991X.2.138
© Musée McCord
Interphone
Stanley & Paterson
1900-1910, 20e siècle
32.1 x 16 cm
M991X.2.138
© Musée McCord

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Clefs de l'histoire:

Une partie de la fortune de sir Hugh Allan vient du domaine des communications où il investit dans le secteur du télégraphe puis dans celui du téléphone, deux sphères d'activités à l'avant-garde des derniers perfectionnements techniques.

En 1852, sir Allan est nommé président de la Montreal Telegraph Company. Les financiers montréalais tiennent alors à pénétrer les grands marchés anglais et américain pour connaître les dernières transactions commerciales.

Les premiers réseaux téléphoniques utilisant les lignes de deux compagnies télégraphiques concurrentes, la Montreal Telegraph et la Dominion Telegraph, apparaissent en 1879 . Le téléphone révolutionne les communications car il devient possible de s'entretenir directement avec son interlocuteur, sans passer par un intermédiaire.

Les deux compagnies de télégraphe n'hésitent pas à offrir le service gratuit aux médecins et aux ministres du culte pour permettre l'expansion du réseau téléphonique . En 1880, le rachat des droits sur le téléphone par la nouvelle compagnie de téléphone Bell met un terme à cette concurrence .

Quoi:

L'interphone est un appareil téléphonique intérieur qui permet de communiquer avec une personne dans une autre pièce.

Où:

Tel qu'inscrit sur l'appareil, cet interphone reliait le solarium, la bibliothèque, la cuisine, la salle des cartes (?) et l 'office (la pièce où les domestiques préparaient le service de la table).

Quand:

Alexander Graham Bell, inventeur d'origine écossaise, établit la première communication téléphonique au Canada, entre Brantford et Paris en Ontario, le 26 juillet 1874.

Qui:

En 1878, sir Hugh Allan est l'une des premières personnes à effectuer un appel interurbain au Canada. Il téléphone de Montréal à la princesse Louise, à Ottawa.

M21681.1-2
© Musée McCord
Coffret de médicaments
1875-1900, 19e siècle
16.5 x 26.2 x 19 cm
Don de Mrs. William R. Bentham
M21681.1-2
© Musée McCord

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Clefs de l'histoire:

Ce coffret a probablement servi à soigner des malades pendant la seconde moitié du XIXe siècle. L'étiquette de la bouteille à l'avant-plan de la photographie indique que le liquide qu'elle contient prévient le choléra et la diarrhée. Le remède aurait été mis au point par un certain docteur Dwight.

À cette époque à Montréal, les maladies sont nombreuses et le taux de mortalité infantile, très élevé. Et bien que cette période soit marquée par de nombreuses découvertes médicales et thérapeutiques, les pratiques ne se modifient que très lentement. En réalité, beaucoup de médicaments soulagent alors les symptômes des maladies sans s'attaquer à leur cause.

Les remèdes, disponibles aussi bien en sirops, poudres ou comprimés qu'en vins, pommades, suppositoires, infusions, tablettes ou injections, se composent de substances aussi variées que des végétaux, de l'alcool, du mercure, de l'antimoine, du sel d'arsenic, de la morphine, de la codéine, de l'opium ou du chlorure de zinc.

Quoi:

Ce coffret comprend un ensemble de bouteilles de médicaments et quelques outils, dont un couteau, une tasse à mesurer, un pilon et un mortier, une spatule, une cuillère et une seringue.

Où:

Certains remèdes de ce coffret ont été composés à Londres, aux États-Unis ou à Montréal. La plupart étaient vendus à Montréal, chez S. J. Lyman & Co. ou chez Kenneth Campbell & Co.

Quand:

En 1908, le gouvernement oblige enfin les fabricants de médicaments à mentionner les usages thérapeutiques, la posologie et la liste des ingrédients de leurs produits.

Qui:

Les petites entreprises chimiques et la production artisanale dominent le marché du médicament jusqu'à la fin du XIXe siècle. Plusieurs pharmaciens prépareront leurs produits eux-mêmes jusqu'à la naissance et l'essor d'une production industrielle.

M970.23.43.1
© Musée McCord
Animal en peluche, éléphant
Vers 1907, 20e siècle
Laine? (peluche, broadcloth), soie? (velours), métal, verre
62 cm
Don de Mrs. William Van Horne
M970.23.43.1
© Musée McCord

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Description:

Cet éléphant en peluche a appartenu à William Van Horne (1907-1946), le petit-fils de William Cornelius Van Horne (1843-1915) qui fut le président du chemin de fer du Canadien Pacifique entre 1888 et 1899. Une photo du gamin s'amusant avec l'éléphant (1909) se trouve dans la collection du studio Notman conservée au Musée (voir la photo II-172906).

À la fin du 19e siècle et au début des années 1900, plusieurs jouets qui se retrouvent sur le marché canadien proviennent d'Allemagne. Si nous ignorons où cet éléphant a été fabriqué, il ressemble à certains éléphants à roulettes produits par l'un des plus importants fabricants industriels de jouets en peluche de l'époque, la compagnie allemande Steiff. Avant de fonder son entreprise en 1893, Margarete Steiff commence par fabriquer quelques pelotes à épingles en forme d'éléphant dans les années 1880. Une fois sa compagnie mise sur pied, elle lance sur le marché différents types d'animaux dotés, comme cet éléphant, d'un cadre rigide permettant de les tirer sur roulettes ou de grimper sur leur dos. L'entreprise sera surtout reconnue pour ses ours en peluche, produits à partir de 1903.


M974.81.7
© Musée McCord
Animal en peluche
Minnie Mouse
Vers 1935, 20e siècle
28.2 cm
Don de Mrs. Nora Murchison
M974.81.7
© Musée McCord

Commentaires:

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Description:

Ce personnage en peluche représente Minnie Mouse, l'amie de l'illustre Mickey Mouse. Elle apparaît pour la première fois dans le dessin animé Steamboat Willie, présenté le 18 novembre 1928 au Colony Theater de New York. Il s'agit du premier dessin animé, son et image synchronisés, produit par Walt Disney.

Les droits d'auteurs de la poupée appartiennent à Disney, mais son fabricant est la compagnie allemande Steiff, surtout renommée pour les ours en peluche qu'elle lance sur le marché en 1903 . Les héros des dessins animés de Disney inspirent la création de nombreux personnages en peluche comme celui-ci. Ces poupées connaissent un tel succès, semble-t-il, que leurs ventes engendreraient plus de profits que les films eux-mêmes.


M2002.126.1.1-9
© McCord Museum
Trousse d'infirmière (jouet)
Vers 1950-1959, 20e siècle
Don de Mrs. Diane Nagy
M2002.126.1.1-9
© McCord Museum

Commentaires:

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Clefs de l'histoire:

Ce type de trousse de médecine jouet a permis - et permet encore - aux enfants d'apprivoiser le monde de la médecine. Le 20e siècle est en effet celui au cours duquel les liens entre la science médicale et l'enfance se sont véritablement noués. En 1880, le Dr Séverin Lachapelle déclare : « Il est une croyance bien grave qui est bien plus répandue et enracinée dans nos familles, qu'elle est partagée par beaucoup de médecins : on croit qu'il est absolument inutile de soigner les maladies des enfants. » Ces perceptions changent au début du 20e siècle. Le taux alarmant de mortalité infantile et un mouvement général en Occident pour la « sauvegarde de l'enfance », comme on l'appelle alors, incitent les médecins et d'autres réformistes à s'intéresser à la survie et à la santé des enfants.

La science pédiatrique évolue avec le 20e siècle. Les professionnels de la santé ont accès à une gamme de plus en plus étendue d'instruments et de technologies, qu'ils intègrent désormais dans leur pratique : stéthoscope, thermomètre, rayons X, entre autres. Les médecins se spécialisent et des infirmières diplômées se joignent aux équipes de soins dans les hôpitaux et les dispensaires.

Quoi:

Cette trousse de médecine jouet contient un stéthoscope, deux abaisse-langue, de petites bouteilles de « médicaments » ainsi qu'une coiffe et un tablier d'infirmière.

Où:

La première école d'infirmières au Québec est celle du Montreal General Hospital, ouverte le 1er avril 1890. Les besoins croissants en personnel infirmier entraînent la création de nombreuses autres écoles partout dans la province au cours des quatre décennies suivantes.

Quand:

La coiffe et le tablier blanc permettent de distinguer l'infirmière diplômée de la garde-malade sans formation à compter du dernier quart du 19e siècle. La coiffe, symbole de la profession, comme l'uniforme, disparaissent à partir des années 1970.

Qui:

Florence Nightingale (1820-1910), infirmière britannique, est le modèle d'un grand nombre de jeunes filles rêvant de la carrière d'infirmière. Elle conçoit un système de formation des infirmières qui est adopté au Canada et mis en oeuvre en 1874 à St. Catharines en Ontario.

M984.213.7A-D
© Musée McCord
Bouilloire
1850-1886, 19e siècle
41 x 26 cm
Don de Miss Alice M. S. Lighthall
M984.213.7A-D
© Musée McCord

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Description:

Cette pièce est un exemple d'orfèvrerie de présentation, c'est-à-dire des objets en argent créés spécialement pour commémorer un événement ou être offerts à une personne en signe de reconnaissance. Cette bouilloire et son réchaud ont été offerts au révérend Henry Wilkes (1805-1886) par la Congregation of Zion. La Zion Church a été fondée à Montréal en 1832. Un hommage particulier fut rendu à Wilkes en 1878 pour célébrer le cinquantième anniversaire de son ministère public. La belle forme de « citrouille » et le décor de cet objet domestique usuel sont typiques du néorococo britannique du dix-neuvième siècle.


M980.199.1.1-6
© Musée McCord
Horloge
Vers 1874, 19e siècle
42 x 35 x 27 cm
M980.199.1.1-6
© Musée McCord

Commentaires:

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Description:

Ce modèle d'horloge, originaire de France, était fréquemment utilisé pour décorer les appartements masculins comme la bibliothèque et le cabinet d'études. La caisse pyramidale ainsi que l'ornementation de style égyptien sont associés au renouveau de ce style, apparu après la campagne d'Égypte de Napoléon en 1798. Ce style est demeuré populaire dans la décoration d'objets associés à l'académisme, au classicisme et au savoir général.


M9803
© Musée McCord
Collier
1800-1825, 19e siècle
2 cm
Don de la succession de Miss Anne McCord
M9803
© Musée McCord

Commentaires:

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Clefs de l'histoire:

Bien que les nouvelles voies de transport étaient surtout utilisées pour transporter des matières premières (comme le blé) ou des passagers (comme des immigrants), il existait aussi un important commerce de biens de luxe pour satisfaire aux exigences des nantis. Bien que les barons du chemin de fer et de l'industrie du Canada n'étaient pas aussi riches que les plus grandes familles de New York ou de Chicago, ils collectionnaient l'art, les bijoux et les maisons cossues.

Source : circuit web 'La Confédération : Objectif Canada' de Brian J. Young, Université McGill (Voir sous l'onglet Liens)

Quoi:

La compagnie Wedgwood, célèbre pour ses délicates figurines néo-classiques en relief appliquées sur un fond teinté, était encore plus renommée pour ses faïences.

Où:

La faïence Wedgwood était à l'origine produite dans le Staffordshire en Angleterre. Josiah Wedgwood visitait fréquemment des imprimeries à Londres à la recherche de thèmes et d'images. L'entreprise a profité du marché potentiel qu'a amené l'expansion de l'Empire britannique à travers le monde.

Quand:

Même si Wedgewood préférait les dessins classiques pour ses bijoux, l'entreprise et d'autres fabricants recourent, à partir des années 1820, à des thèmes historiques populaires et à des scènes canadiennes pour orner leurs chopes et articles en terre cuite. « La Mort de Wolfe » constitua l'un des plus grands succès de Wedgwood en terme de motifs historiques.

Qui:

Les femmes des familles McCord et Ross portaient ces bijoux et les donnaient en héritage à leurs filles.
Les bijoux et la porcelaine fine étaient des marques du statut social. Bien que de nombreuses riches familles canadiennes aient été loyales aux Britanniques, elles étaient aussi nationalistes. La représentation sur terre cuite de sites régionaux, comme les scènes canadiennes de W.H. Bartlett, a remporté un succès immédiat.

M18578.1-27
© Musée McCord
Trousse médicale
1869-1878, 19e siècle
15 x 7 cm
Don de Mrs. D.A.Murray
M18578.1-27
© Musée McCord

Commentaires:

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Clefs de l'histoire:

Pour les malaises plus bénins, il est fréquent que le médecin effectue une légère saignée sur le cou, le bras ou la cheville du patient à l'aide d'une lancette. Cette opération permet de rétablir l'équilibre des humeurs, spécialement la proportion de sang dans le corps humain. On utilise aussi des sangsues et des ventouses pour extraire une légère quantité de sang.

Certains médecins pensent encore et ce, jusqu'au dernier tiers du XIXe siècle, que la santé est liée à l'équilibre des quatre humeurs fondamentales du corps humain : le sang, la bile, la bile noire (les selles liquides) et le phlegme (les écoulements nasaux). En contrepartie, la maladie est causée par un déséquilibre des humeurs par carence ou par excès.

La thérapeutique proposée vise donc à rétablir l'équilibre de ces liquides humoraux en prescrivant des laxatifs, des vomitifs et des expectorants. Certaines expressions familières proviennent de cette très ancienne conception de la maladie : « être de mauvaise humeur », « se faire de la bile », « se faire du mauvais sang », « évacuer le méchant », « avoir un tempérament phlegmatique, bilieux, sanguin », etc.

References
Traité élémentaire de matière médicale et guide pratique des soeurs de charité de l'Asile de la Providence, Montréal, Imprimerie de la Providence, 1890, p. 1-81.

Quoi:

Cette petite trousse d'instruments médicaux contient plusieurs petits canifs, appelés lancettes, qui servent à saigner les patients. Ces lancettes possèdent une enveloppe de nacre typique de ce genre d'instrument.

Où:

Les lancettes sont utilisées par la majorité des médecins en Europe et en Amérique. Les saignées sont généralement pratiquées sur le cou, les bras ou les jambes en fonction de la localisation du malaise du patient.

Quand:

Ce type de lancettes, déjà présents au XVIIIe siècle au Canada, sera utilisé jusqu'au dernier tiers du XIXe siècle. Les saignées perdent alors leur popularité auprès des médecins suite au développement de la médecine clinique.

Qui:

En Amérique, les lancettes sont généralement utilisées par des médecins. En Europe jusqu'au au XVIIIe, ce sont souvent les barbiers-chirurgiens qui effectuent cette intervention.

M21681.21
© Musée McCord
Bouteille
REMÈDE DWIGHT'S CONTRE LE CHOLÉRA, la diarrhée, etc.
1850-1900, 19e siècle
Verre
11.8 x 3.9 x 2.8 cm
Don de Mrs. William R. Bentham
M21681.21
© Musée McCord

Commentaires:

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Clefs de l'histoire:

Le choléra frappe durement le Canada au XIXe siècle. La première épidémie survient en 1832 et s'étend rapidement dans le Haut et le Bas-Canada. Plus de 12 000 personnes succombent à la maladie. D'autres importantes épidémies de choléra surviennent au XIXe siècle.

Cette maladie foudroyante frappe les esprits et crée un climat de frayeur. C'est d'ailleurs l'apparence bleutée des cadavres cholériques qui génère l'expression bien connue « avoir une peur bleue ».

On croit, jusqu'à la fin du XIXe siècle, que la maladie est causée par « l'air miasmatique », c'est-à-dire par une putréfaction de l'air ambiant qui devient ainsi une sorte de poison pénétrant dans l'organisme. C'est ce qui explique que lors de l'épidémie de 1832, on tire des salves de canon à Québec pour modifier les propriétés morbides de l'air. Le résultat n'est guère concluant.

Les médecins se montrent impuissants à guérir cette terrible maladie qui se manifeste par des diarrhées et des vomissements. Or, il y a évidemment des opportunistes qui prétendent avoir trouvé le remède miracle. Ici on mentionne simplement que ce produit prévient le choléra.

References
Traité élémentaire de matière médicale et guide pratique des soeurs de charité de l'Asile de la Providence, Montréal, Imprimerie de la Providence, 1890, p. 26-27; 680.

Quoi:

L'étiquette de la bouteille indique que le liquide qu'elle contient prévient le choléra et la diarrhée.

Où:

Ce genre de remède a probablement été diffusé à travers tout le Canada.

Quand:

De nombreux remèdes apparaissent à la suite des violentes épidémies de choléra qui affectent le Canada durant le XIXe siècle.

Qui:

Le remède a été mis au point par un certain docteur Dwight. Les ravages causés par le choléra incitent plusieurs personnes, plus ou moins bien intentionnées, à commercialiser des remèdes contre cette terrible maladie.

M995.48.13.1-3
© Musée McCord
Lampe au kérosène (à gauche)
1885-1895, 19e siècle
44 cm
Don de Dr. Huguette Rémy
M995.48.13.1-3
© Musée McCord

Commentaires:

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Clefs de l'histoire:

À la suite de la découverte du kérosène en 1854, les lampes brûlent ce combustible peu coûteux. La simple lampe au kérosène à gauche a un socle de forme octogonale estampé avec des fleurs de lis. Les Canadiens-Français ont adopté dans leurs armoiries cet emblème de la maison royale des Bourbons, datant du 12e siècle. Avec l'invention de l'ampoule électrique en 1879, l'éclairage à incandescence, plus brillant, fait concurrence à la lampe au kérosène. Les anciennes lampes sont adaptées pour utiliser cette nouvelle source d'énergie. La lampe de droite a été convertie à l'électricité. Elle est munie d'une cheminée fine et d'un bol bleu décoré de fleurs. Les lampes à l'huile des années 1890 ont des couvercles de cheminée de verre et des réservoirs d'huile circulaires, et sont ornées de scènes colorées ou présentent des formes peu banales obtenues par moulage. Elles reposent sur des socles métalliques joliment ajourés. À cette époque, la concurrence joue entre l'éclairage au gaz, sécuritaire, et le développement du manchon de lampe à incandescence.

References
Michel Lessard, Objets anciens du Québec : La vie domestique, Montréal, Éditions de l'homme, 1994, p. 112, ill. 1 et 2.



Loris Shano Russell, A Heritage of Light, Toronto, University of Toronto Press, 1968, p. 177-178, 200 et 314-315.

Source : circuit web 'Meubler son intérieur' de Jane Cook, Université McGill (Voir sous l'onglet Liens)

Quoi:

On peut voir à gauche une lampe au kérosène avec une mèche en coton, et dont la base en verre est ornée de fleurs de lis. À droite, c'est une lampe au kérosène convertie en une élégante lampe à l'électricité.

Où:

L'origine de ces appareils d'éclairage est inconnue. Ils ont été utilisés au Québec au cours des 19e et 20e siècles.

Quand:

Les lampes au kérosène étaient utilisées à compter des années 1860. Quelques-unes ont été converties à l'électricité aussi tôt qu'au début des années 1880.

Qui:

Les fabricants et les utilisateurs de ces lampes sont inconnus.

M21337
© Musée McCord
Ampoule électrique
1890-1920, 19e siècle ou 20e siècle
12.2 cm
M21337
© Musée McCord

Commentaires:

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Clefs de l'histoire:

L'ampoule électrique est une invention des années 1870. Fabriquée entre 1890 et 1920, celle-ci comporte, à l'intérieur de son globe en verre, un filament de carbone semblable à celui utilisé dans les premières ampoules.

On attribue l'invention de l'ampoule incandescente à Joseph W. Swan (1828-1914) et à Thomas A. Edison (1847-1931). Le premier présente en 1878 une ampoule à filament de carton brûlé logé dans un globe de verre sous vide. Le second perfectionne ce principe et lance en 1879 la première ampoule incandescente pratique, munie d'un filament de cellulose carbonisé.

L'électricité est d'abord utilisée pour l'éclairage. À partir des années 1880, on l'emploie dans les rues et les édifices publics des villes, puis elle entre dans les maisons urbaines les plus cossues. Il faut du temps avant que les foyers des plus pauvres et ceux des campagnes obtiennent à leur tour l'éclairage électrique.

Durant les années 1880 et 1890, les ampoules incandescentes sont décevantes : l'intensité de la lumière ne peut être diminuée, les ampoules grillent très rapidement et le coût de l'éclairage à l'électricité dépasse celui de l'éclairage au gaz. Par contre, pratique et sécuritaire, l'ampoule diminue les risques d'incendie en remplaçant la chandelle et la lampe au kérosène.

Quoi:

À l'intérieur de l'ampoule, le filament est chauffé par le passage du courant électrique. Lorsqu'il atteint une très haute température, il s'illumine et produit de la lumière. L'ampoule en verre scellé sous vide protège ce filament qui, au contact de l'air, durerait très peu longtemps.

Où:

À Montréal, la première démonstration publique de l'utilisation de l'électricité a lieu en 1879 au Champ de Mars. Le port est illuminé un an plus tard et, en 1889, 1 000 lampes électriques éclairent toutes les rues de la ville.

Quand:

L'un des problèmes des premières ampoules incandescentes est la durabilité du filament de carbone. Le filament de tungstène qui apparaît en 1909 a une plus grande longévité.

Qui:

Joseph W. Swan (1828-1914), un Britannique, est le premier à démontrer l'utilisation de l'ampoule incandescente en 1878. Thomas A. Edison (1847-1931), qui présente une lampe semblable l'année suivante, est américain.

M990.778.7
© Musée McCord
Grille-pain électrique
1920-1940, 20e siècle
18.8 x 26 x 12 cm
Don de la succession de Mrs. E. T. (Helen) Renouf
M990.778.7
© Musée McCord

Commentaires:

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Description:

Au cours des années 1920 et 1930, de nombreuses publicités vantent les mérites d'une panoplie de nouveaux appareils électriques devant faciliter les tâches domestiques de la femme « moderne ». Le grille-pain électrique automatique fait partie de ces objets révolutionnaires.

Avant l'avènement de l'électricité, le pain était grillé dans l'âtre, sur une cuisinière au bois ou au gaz, au moyen de fourchettes, de grilles ou d'autres instruments. Puis, au début du XXe siècle apparaissent les premiers grille-pain qui ne sont cependant pas électriques et qui n'éjectent pas le pain automatiquement . C'est à l'Américain Charles Strite, du Minnesota, qu'est attribuée l'invention du grille-pain électrique automatique, qui ne sera produit massivement que vers la fin des années 1920.

Les formes de ce grille-pain peuvent être associées au courant Art Déco et plus particulièrement au style streamline (ou aérodynamique), en vogue dans les années 1930, inspiré de l'aérodynamisme et des lignes fluides des avions. Les intérieurs domestiques dotés d'équipements et d'accessoires électriques de style Art Déco deviennent chose commune à cette époque. Caractérisés par leur simplicité et leur fonctionnalité, ces appareils font d'abord leur apparition dans la cuisine et la salle de bain.


M2621.1.1-2
© Musée McCord
Ensemble chirurgical
1834, 19e siècle
8 x 3 x 13 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M2621.1.1-2
© Musée McCord

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Clefs de l'histoire:

Jusqu'au dernier tiers du XIXe siècle, les interventions curatives du médecin de famille sont relativement limitées. Bien souvent, on ne fait appel à lui que dans le cas de maladies ou d'accidents graves. Il faut dire qu'il n'a pas la réputation d'aujourd'hui et que, pour une bonne partie de la population, il est peu accessible.

Outre la prescription ou la préparation de médicaments pour soulager le malade, le médecin est souvent contraint de procéder à des amputations de jambes, de mains ou de bras. La trousse du médecin contient donc différents types de scies et de tourniquets pour effectuer, sans anesthésie, cette douloureuse intervention chirurgicale.

D'autres outils servent aussi, dans les cas d'accidents de travail, à l'extraction de corps étrangers dans les yeux, les oreilles et sous la peau. Enfin, la trousse du médecin contient des instruments servant à arracher les dents et à faciliter les accouchements. Sans trop exagérer, on peut dire que le médecin du XIXe siècle possède l'avantage de transporter aisément une grande partie de son arsenal thérapeutique.

Source : circuit web 'Le commerce des maladies' de Denis Goulet, Université de Sherbrooke (Voir sous l'onglet Liens)

Quoi:

Coffret en bois contenant les instruments nécessaires aux interventions chirurgicales d'urgence.

Où:

Ce type d'ensemble chirurgical portatif, utilisé en Europe et en Amérique, permet aux médecins d'intervenir à domicile auprès du patient ou sur les lieux d'un accident.

Quand:

Cette trousse de chirurgie a été fabriquée en 1834. Elle est représentative du type d'instruments utilisés jusqu'au milieu du XIXe siècle. Par la suite, le développement de la médecine clinique fera en sorte que les instruments chirurgicaux seront plus nombreux et plus diversifiés.

Qui:

Ce coffret a appartenu au Dr. E. Robillard. À partir de 1788 au Canada, seuls les chirurgiens et les médecins qui ont passé avec succès un examen devant un bureau d'examinateurs sont habilités à utiliser ces instruments chirurgicaux.

M948.2.2.1
© Musée McCord
Ours en peluche
1900-1940, 20e siècle
50 x 28 cm
Don de la succession de Mrs. R. S. Logan
M948.2.2.1
© Musée McCord

Commentaires:

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Description:

La collection de jouets du Musée McCord est l'une des plus grandes collections publiques du genre au Canada, regroupant plus de 5 600 objets datant de la fin du dix-huitième siècle au milieu du vingtième siècle. Toujours un favori auprès des visiteurs du Musée, le teddy-bear doit son nom au 26e président des États-Unis, Teddy Roosevelt. Les premiers teddy-bears étaient très réalistes, avec leurs museaux pointus, leurs dos arrondis et leurs longs membres. Fabriqués à l'origine en peluche de mohair aux couleurs très naturelles, les teddy-bears étaient souvent vêtus de vêtements miniatures, comme on peut le voir dans cet exemple du début du vingtième siècle.


M968.7.84.1-2
© Musée McCord
Ornement
1870-1900, 19e siècle
36 x 18 cm
Don de Mrs. Murray A. Vaughan
M968.7.84.1-2
© Musée McCord

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Description:

Au dix-neuvième siècle, ces ornements étaient fabriqués en grand nombre en Angleterre et en Bohème. Utilisés comme éléments décoratifs sur le manteau de cheminée, on les retrouvaient dans plusieurs foyers de classe moyenne. Bien que l'origine des ces ornements n'ait pu être établie avec certitude, le style de décoration naturaliste ainsi que la qualité du verre indiquent qu'ils proviendraient d'Angleterre plutôt que de Bohème.


M990.674.1
© Musée McCord
Modèle réduit de corbillard
1865-1875, 19e siècle
55 x 27 cm
Achat de Mr. John L. Russell
M990.674.1
© Musée McCord

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Clefs de l'histoire:

Ce modèle réduit d'un type de corbillard utilisé au Québec vers 1870 appartenait à un entrepreneur de pompes funèbres qui s'en servait pour présenter ses différents modèles.

Au Québec, une tradition établie en 1684 interdisait de transporter les morts en voiture. Par respect pour le défunt, des hommes transportaient les cercueils de la résidence - lieu habituel d'exposition du corps - jusqu'à l'église. Très observée en ville, cette tradition posait néanmoins quelques problèmes à la campagne, où les routes souvent bien longues comptaient quelques pentes abruptes.

Pour remédier à ces problèmes, plusieurs paroisses acquièrent à partir de 1850 des corbillards qu'elles mettent à la disposition des familles. Plusieurs corps de métier participaient à la fabrication des corbillards : le véhicule était construit par des charrons ou des voituriers tandis que des sculpteurs étaient chargés du travail d'ornementation.

Quoi:

Les corbillards fabriqués entre 1880 et 1900 sont ornés de remarquables sculptures de bois représentant des anges, des croix et d'autres symboles religieux.

Où:

Au Québec, les premiers corbillards sont utilisés pour pallier les problèmes causés par les très longues processions funéraires en milieu rural.

Quand:

Il y avait très peu de corbillards au Québec avant 1850 car un règlement de 1684 stipulait que les cercueils devaient être portés à bras d'homme.

Qui:

Les cercueils étaient décorés de couleurs différentes selon l'âge du défunt. Les corbillards pour adultes étaient noirs, ceux pour enfants étaient blancs.

M972.160.31.1
© Musée McCord
Poupée de chiffon
Raggedy Andy
Vers 1935, 20e siècle
51.5 x 18.2 cm
Don de Mrs. Samuel T. Adams
M972.160.31.1
© Musée McCord

Commentaires:

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It is hard to scan fabric because of the moving parts

Description:

Cette poupée masculine, dénommée Raggedy Andy, personnifie le frère de Raggedy Ann. Les deux personnages de chiffon au nez triangulaire et aux yeux en boutons sont connus un peu partout dans le monde. Leur créateur, l'Américain John Barton Gruelle (1880-1938), était caricaturiste, illustrateur et écrivain.

Raggedy Ann voit le jour avant son frère. Il semble que la figurine ait été inspirée d'une vieille poupée de chiffon aux traits effacés, trouvée par Gruelle dans un grenier. La poupée, à qui il aurait redonné vie en lui dessinant un visage, serait devenue la préférée de sa fille.

John Barton Gruelle fait breveter Raggedy Ann en 1915 et fabrique les premières poupées de façon artisanale. À partir de 1918, elles sont manufacturées par la compagnie PF Volland qui publie également Raggedy Ann Stories, le premier récit relatant les péripéties de la poupée créée par Gruelle. Cinq ans plus tard, la poupée Raggedy Andy fait son apparition à son tour et le livre Raggedy Andy Stories est publié.

Jusqu'à sa mort en 1938, Gruelle écrit et illustre en moyenne une nouvelle aventure chaque année . À travers ses récits, l'auteur véhicule des valeurs telles que la bonté, la générosité, la coopération, l'amitié et l'amour. Il dépeint une Raggedy Ann gentille et affectueuse et un Raggedy Andy malicieux, mais au coeur tendre. Les deux poupées connaissent un immense succès, même pendant la crise économique des années 1930.


M20654
© Musée McCord
Thermomètre
1875-1925, 19e siècle ou 20e siècle
20 cm
Don de Miss Mabel Molson
M20654
© Musée McCord

Commentaires:

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Clefs de l'histoire:

L'analyse bactériologique révèle que le lait constitue un milieu favorable à la multiplication des microbes en tous genres. De la même façon que le lait alimente les nourrissons et les enfants, il contient des nutriments qui sont très appréciés des bactéries, et chaque heure qui s'écoule multiplie leur présence. La chaleur ajoute un effet stimulant qui accroît encore davantage la présence « d'intrus » dans le lait. Il n'est donc pas surprenant que les médecins et les hygiénistes s'inquiètent des conditions de conservation du lait durant son long parcours entre la campagne et la ville. Ils essaient de convaincre les compagnies ferroviaires d'utiliser des wagons réfrigérés pour son transport. Des pressions sont exercées sur les autorités municipales pour qu'elles interdisent la vente du lait « frais » si plus de 30 heures se sont écoulées depuis la traite. Les inspecteurs reçoivent enfin le pouvoir de confisquer du lait si sa température dépasse 60o F (15 o C) !

Quoi:

Le thermomètre est un outil essentiel des inspecteurs laitiers qui doivent vérifier la température du lait aux différentes étapes de son parcours.

Où:

Les analyses bactériologiques réalisées dans les laboratoires du Bureau de santé de la Ville de Montréal permettent de constater les effets néfastes de la chaleur sur le taux de bactéries dans le lait.

Quand:

En 1915, la Commission fédérale des chemins de fer refuse toujours d'obliger les compagnies ferroviaires à utiliser des wagons-glacières pour le transport du lait.

Qui:

Ce thermomètre est un des nombreux objets donnés au Musée McCord par Mlle Mabel Molson (1878-1973).

M1868
© Musée McCord
Rosaire
Forêts de l'Est
Autochtone: Malécite
Anonyme - Anonymous
1840-1860, 19e siècle
2 x 60 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M1868
© Musée McCord

Commentaires:

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Description:

Au tout début, les Malécites et les Mi'kmaqs firent bon accueil aux missionnaires et aux colons qui débarquaient sur leurs rivages. Ils se mirent à se convertir au catholicisme au début du dix-septième siècle, fabriquant des rosaires et des crucifix dans les styles et avec les matériaux traditionnels. Toutefois, ils durent rapidement engager la lutte pour préserver leurs croyances et leur territoire.

Clefs de l'histoire:

Si les Mi'kmaq font bon accueil aux nouveaux arrivants, colons, soldats et missionnaires, ils se rendent compte rapidement de la lutte qu'ils devront mener pour préserver leur territoire, leur culture et leurs croyances. «...L'endroit où tu es, où tu fais des habitations... où tu veux maintenant comme t'introniser, cette terre dont tu veux présentement te rendre maître absolu, cette terre m'appartient, je suis certes sorti comme l'herbe, c'est le propre lieu de ma naissance et de ma résidence... » (Déclarations des aînés mi'kmaq au gouverneur de la Nouvelle-Écosse. Lettre de l'abbé Maillard à l'abbé du Fau, 18 octobre 1749, Archives du Séminaire de Québec).

Quoi:

Le chapelet est utilisé comme guide pour réciter diverses prières, chacune étant représentée par un des grains qui le constituent. Les billes de ce chapelet sont en bois et en os ; ces dernières ont parfois la forme de mains humaines.

Où:

Ce chapelet d'origine malécite provient de la côte est du Canada.

Quand:

Ce chapelet a été fabriqué au milieu du 19e siècle.

Qui:

Ce chapelet a été confectionné par un artiste malécite, d'après les modèles européens que l'on peut trouver au Canada au milieu du 19e siècle. Ces derniers sont également fabriqués en perles de bois, d'os ou de verre.

M1893.1
© Musée McCord
Croix
Forêts de l'Est
Autochtone : Haudenosaunee (Iroquois)
Charles Arnoldi
1779-1817, 18e siècle ou 19e siècle
Argent
10.7 x 14.5 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M1893.1
© Musée McCord

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Description:

Introduits en Amérique du Nord par les premiers missionnaires français, la croix et le crucifix ont d'abord été distribués parmi les convertis autochtones. Durant l'époque de la traite des fourrures, cependant, ils sont devenus des objets de traite très recherchés, bien qu'habituellement dépourvus de connotation religieuse. Cette spectaculaire croix a été faite par Charles Arnoldi, un orfèvre montréalais actif entre les années 1779 et 1817.


M984.31.3.1-20
© Musée McCord
Nécessaire de toilette
Vers 1914, 20e siècle
23 x 15.2 x 33 cm
Don de Mrs. Ian Matheson
M984.31.3.1-20
© Musée McCord

Commentaires:

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Clefs de l'histoire:

Un code très précis régit dès les années 1830 les règles à respecter pour les grands bals. Plusieurs livres d'étiquette expliquent comment envoyer les invitations, recevoir, présenter ses invités, dresser le couvert et même tenir un couteau et une fourchette.

Les femmes sont priées d'accorder le plus grand soin à leur toilette, qui doit être adaptée au style de la sortie. La tenue doit correspondre à l'âge de la personne, à la période de la journée et à la saison.

Les femmes qui vont au bal se parent de bijoux et de fleurs - souvent des bouquets offerts par leurs cavaliers . Comme l'indique ce manuel des bonnes manières datant de 1887, « tout, des boucles d'oreille à l'éventail, devait suggérer et communiquer l'idée du luxe ».

Quoi:

Cet étui contient une brosse, un chausse-pied, un fer, un tire-bouton, une plume pour écrire, une boîte d'allumettes, un tire-bouchon, un portefeuille, un ensemble à couture, des bouteilles, un bocal, une boîte à pilules, une tabatière, un « appareil de chauffage » (?).

Où:

L'élite montréalaise reçoit dans les somptueuses résidences privées des notables de la ville ou dans de luxueux hôtels.

Quand:

Particulièrement populaire entre les années 1850 et le début du XXe siècle , la mode des bals costumés historiques exige des invités une recherche et une préparation complexes.

Qui:

Toute débutante se rend à son premier bal au bras de son père ou d'un vieil ami de la famille.

M127.0-1
© Musée McCord
Corne à poudre
Forêts de l'Est
Autochtone : Anishinaabe?
Anonyme - Anonymous
1820-1830, 19e siècle
87 x 8.7 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M127.0-1
© Musée McCord

Commentaires:

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Clefs de l'histoire:

Les sacoches à projectiles et les cornes à poudre, dans lesquelles on mettait la poudre des fusils à chargement par la bouche, étaient des éléments importants du matériel transporté par les hommes autochtones et européens au 18e siècle. Les cornes à poudre étaient souvent embellies par des courroies joliment décorées par les femmes autochtones. Cette corne à poudre a été fabriquée dans une corne de bison évidée. La courroie est faite de minces piquants de porc-épic ayant été tissés au métier pour créer des motifs géométriques colorés. La broderie tissée en piquants de porc-épic a été réalisée sur un métier en archet en insérant des piquants aplatis entre les fils de chaîne et en repliant les piquants par-dessus et par-dessous les fils de trame. La courroie est renforcée par une lanière de peau et se termine à chaque extrémité par deux rangées de minuscules perles de verre. Seule une artisane accomplie dans l'art de la broderie en piquants de porc-épic a pu créer cette magnifique pièce tissée. Avec l'introduction des fusils à cartouches vers la fin des années 1860, les cornes à poudre sont tombées en désuétude.

Quoi:

Voici un contenant dans lequel on mettait la poudre des fusils à chargement par la bouche. Il a été fabriqué dans une corne de bison à laquelle est attachée une longue courroie décorée d'une broderie en piquants de porc-épic tissée au métier. On portait la corne à poudre en bandoulière, de façon à y avoir accès rapidement en cas de besoin.

Où:

Les motifs géométriques en piquants de porc-épic minutieusement tissés au métier qui embellissent cette courroie laissent supposer que la corne à poudre provient d'une région à l'ouest des Grands Lacs.

Quand:

Cette corne à poudre date probablement du début du 19e siècle. Les cornes à poudre ont été grandement utilisées durant la période de guerre entre les Britanniques, les Français et les Autochtones, soit de 1754 à 1763, et sont tombées en désuétude vers la fin des années 1860, avec l'introduction des fusils à cartouches.

Qui:

D'après le style de la broderie en piquants de porc-épic qui enjolive la courroie, cette corne à poudre a sans doute été fabriquée par un artiste anishinaabe, métis ou cri du Nord. La corne a été acquise par sir Hugh Graham (1848-1938), devenu plus tard Lord Atholstan, qui a fondé le journal Montreal Star en 1908.

M978.76.26
© Musée McCord
Parure de cheveux
Arctique central
Inuit : Iglulingmiut (Sallirmiut)
Anonyme - Anonymous
1865-1900, 19e siècle
Ivoire
5.7 x 3 cm
Don de la succession de Mr. John M. Kinnaird
M978.76.26
© Musée McCord

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Clefs de l'histoire:

L'impact de l'industrie baleinière sur les Inuits sera énorme. Puisque de nombreux Inuits travaillent dans l'industrie comme pilotes, chasseurs, conducteurs de traîneaux à chiens et couturières, leurs familles doivent déménager pour s'installer à proximité des stations baleinières, où elles ont accès aux marchandises de traite. Toutefois, le contact avec les Européens expose les Inuits à des maladies contre lesquelles ils ne sont pas immunisés. Des épidémies de rougeole, de typhus et de scarlatine déciment leurs populations. En 1902-1903, les Sallirmiuts de l'île Southampton, dans le nord de la baie d'Hudson, sont décimés par la maladie.

L'affluence des baleiniers cause également beaucoup de tort aux ressources locales. Des troupeaux de caribous sont exterminés pour fournir de la viande aux équipages des navires, et de nombreux Inuits en viennent à compter de plus en plus sur les marchandises européennes. Les spécialistes estiment qu'il y a eu 146 expéditions de chasse à la baleine dans la baie d'Hudson entre 1860 et 1915, dont 105 ayant passé l'hiver sur place. Dès 1905, l'industrie baleinière était en déclin parce que les populations de baleines dans l'Arctique avaient presque entièrement disparu. Le dernier baleinier dans la baie d'Hudson, le A. T. Gifford, a été détruit par un incendie en 1915. Aucun des membres de l'équipage n'a survécu

Quoi:

Cette parure de cheveux en ivoire est décorée d'un motif de pointillé incisé. À l'origine, des pendentifs sculptés en forme de cônes ou de sphères étaient suspendus par les trous percés à la base, les trous de la partie supérieure servant à fixer la parure aux cheveux.

Où:

Cette petite parure de cheveux en ivoire provient de l'île Southampton, au Nunavut.

Quand:

Cette parure de cheveux a sans doute été acquise sur l'île Southampton entre 1925 et 1926, mais elle a été fabriquée avant 1903.

Qui:

Selon des documents historiques, ce type de parure de cheveux était porté exclusivement par les Sallirmiuts de l'île Southampton, au Nunavut. Les Sallirmiuts occupaient trois des îles de la baie d'Hudson, soit Southampton, Coats et Walrus, et leur culture se distinguait de celle des Inuits du continent. Ils habitaient dans des huttes de pierre et de terre et vivaient de la pêche et de la chasse aux phoques, aux morses, à la baleine, aux ours polaires, aux caribous et aux oiseaux.

ME930.19
© Musée McCord
Ulu
Arctique de l'Ouest
Inuit: Inuvialuit
Anonyme - Anonymous
1900-1905, 20e siècle
12.5 x 20.3 cm
Collection Forbes D. Sutherland - Don de Mrs. Margaret D. Sutherland
ME930.19
© Musée McCord

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Clefs de l'histoire:

INSTRUMENTS ET TECHNIQUES DE COUTURE

L'ulu, ou couteau de femme, parfois appelé couteau en demi-lune, symbolise la femme inuite et son travail. Chaque fille reçoit le sien qu'elle sera la seule à utiliser. Selon le mode de vie traditionnel, lorsqu'une fille se marie, elle apporte son ulu et sa lampe dans la tente de son époux. À sa mort, son ulu -- ou une réplique -- l'accompagne dans sa sépulture.

La femme utilise ses uluit (pluriel) pour écorcher (retirer la peau) et dépecer les phoques, découper la viande et préparer et couper les peaux et le tendon servant à fabriquer les vêtements et les chaussures. Un ulu de grande taille peut être utilisé pour dépecer le gibier ou gratter les peaux. Selon Leah d'Argencourt Idlout, de Mittimatilik, ancienne présidente de l'Arctic Society of Canada, la pointe d'un petit ulu peut servir d'alène afin de fabriquer des boucles pour les lanières des bottes ou pour attacher une peau sur un séchoir.

Quoi:

La lame d'acier en arc de cercle de cet ulu est biseautée d'un côté. Comme l'explique Jeela Alikatuktuk Moss-Davies, ancienne présidente de Pauktuutit Inuit Women of Canada : « Un ulu qui est affûté d'un côté peut être manié plus facilement et est utilisé pour gratter les peaux. Un tel ulu ne coupera pas la peau durant les étapes de grattage et de nettoyage. ». La lame est vraisemblablement fixée à la poignée en ivoire par une colle composée d'un mélange de sang de phoque, d'une sorte d'argile et de poils de chien.

Où:

Le constable Forbes D. Sutherland a recueilli cet ulu à Qikiqtaruk (île Herschel) au Yukon.

Quand:

Il s'agit d'un ulu d'un style ancien, car la lame est insérée directement dans la poignée et il n'y a pas de soie. Il date probablement du tournant du 19e siècle car Forbes Sutherland a servi dans la Police à cheval du Nord-Ouest à Qikiqtaruk (île Herschel) de 1903 à 1905, époque où il collectionnait des objets inuits.

Qui:

L'ulu a été fabriqué par les Inuvialuit, les Inuits vivant dans l'ouest de l'Arctique canadien. Leur territoire s'étend vers l'est de la frontière de l'Alaska jusqu'au golfe Amundsen et à la limite occidentale des îles arctiques canadiennes. Les trois trous uniformes percés dans la lame de cet ulu nous indiquent qu'il a été fabriqué dans une scie obtenue auprès des explorateurs.

ME982X.99.1-6
© Musée McCord
Étui à aiguilles et accessoire
Arctique central
Inuit : Inuinnaq (Kilusiktormiut)
Anonyme - Anonymous
1910-1915, 20e siècle
2 x 43 cm
Don de J. J. O'Neill
ME982X.99.1-6
© Musée McCord

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Clefs de l'histoire:

Une femme inuite rangeait et protégeait ses précieuses aiguilles dans un contenant sculpté dans de l'ivoire ou fabriqué dans un os creux. Les étuis à aiguille étaient fabriqués dans des os, des andouillers ou de l'ivoire provenant des animaux terrestres et des mammifères marins. Même la tige d'une plume d'oiseau pouvait servir à ranger les fragiles aiguilles. Les étuis à aiguilles épousaient deux formes de base : cylindrique et rectangulaire. Le type le plus commun d'étui à modèle tubulaire se composait d'une lanière en peau de phoque qui était insérée à l'intérieur du tube. Les aiguilles étaient piquées dans le morceau de peau sur lequel la couturière n'avait qu'à tirer hors du tube pour insérer ou retirer des aiguilles. Les étuis rectangulaires avaient un intérieur creux rempli de mousse. L'étui était parfois fermé par un bouchon.

La forme, les éléments décoratifs et les caractéristiques tactiles et visuelles des étuis à aiguilles témoignent du talent et du dévouement des hommes qui les ont sculptés. Habituellement incisés à l'aide d'un couteau à graver, les motifs reflètent ceux qui étaient utilisés par le passé dans l'ensemble de l'Arctique.

Quoi:

Cet étui à aiguilles a été fabriqué dans un os de caribou qui a été fendu, évidé, taillé et poli. Une bande de peau épilée passe à travers le tube dans lequel est insérée une aiguille de métal. La spatule en os, attachée par du tendon tressé (singait), pouvait servir à gratter la moelle ou à plisser les bottes. Un dé à coudre et un porte-dé en os sont également suspendus à l'étui par du tendon.

Où:

Cet étui à aiguilles a probablement été acquis auprès des Kilusiktormiut, anciennement appelés Inuits du Cuivre. Leurs territoires englobent les vastes régions qui bordent les deux côtés de la baie du Couronnement, au Nunavut.

Quand:

Le collectionneur, J. J. O'Neill (1886-1965), était un membre de l'équipe sud de l'Expédition arctique canadienne qui a exploré les territoires des Kilusiktormiut de 1913 à 1916. Le poli brillant de cet étui pourrait être attribuable non seulement au processus de décomposition, mais à de nombreuses années d'utilisation.

Qui:

Les motifs décoratifs gravés sur cet étui à aiguilles par le chasseur kilusiktormiut rappellent ceux de la tradition du Paléoesquimau ancien : formes ressemblant à des flèches, triangles et lignes parallèles. Ces éléments décoratifs attestent de la fidélité des Inuits à leur patrimoine culturel, transmis de génération en génération depuis des millénaires.

M12164
© Musée McCord
Étui à aiguilles
Arctique de l'Ouest
Inuit: Inuvialuit
Anonyme - Anonymous
Vers 1857, 19e siècle
24.5 x 6 cm
Don de la Natural History Society of Montreal
M12164
© Musée McCord

Commentaires:

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Clefs de l'histoire:

La Compagnie de la Baie d'Hudson et le renard arctique

Alors que le marché des produits baleiniers est en baisse, le commerce des fourrures s'étend jusqu'au nord. Devant la concurrence féroce qu'exercent les marchands indépendants dans le sud, la Compagnie de la Baie d'Hudson intensifie ses efforts pour promouvoir le trappage du renard arctique auprès des Inuits. Des employés de la compagnie sont envoyés dans des expéditions dans l'espoir d'établir des relations commerciales avec les peuples inuits. La compagnie finit par établir des postes de traite dans l'Arctique, ce qui incite les groupes inuits à quitter leurs territoires de chasse traditionnels. Par exemple, les Netsilingmiuts, qui sont aujourd'hui établis à Igluligaarjuk (Chesterfield Inlet), au Nunavut, y sont arrivés dans les années 1920 après avoir quitté leur territoire de chasse traditionnel situé quelque 800 kilomètres plus au nord. Leur migration était motivée en partie par les meilleures possibilités de troc qu'offrait le poste de traite ouvert par la Compagnie de la Baie d'Hudson à Igluligaarjuk (Chesterfield Inlet) en 1912.

Quoi:

Si les Inuits ont réussi à survivre dans l'Arctique, c'est en partie grâce au talent de leurs couturières et aux vêtements qu'elles fabriquaient. Les hommes et les femmes non autochtones travaillant dans l'Arctique ont rapidement adopté ce type de vêtements, qu'ils commandaient aux femmes inuites. Les instruments de couture traditionnels étaient l'ulu, l'aiguille, l'alène, le dé, le porte-dé et l'étui à aiguilles. La trousse de couture comprenait également des fibres de tendon et des retailles de fourrures destinées aux réparations.

Où:

L'étui à aiguilles et le porte-dé ont été acquis dans la région de la rivière Anderson, dans les Territoires du Nord-Ouest.

Quand:

Cet étui à aiguilles a été acquis vers 1857.

Qui:

Cet artefact pourrait provenir du peuple karngmalit (Inuits du district du fleuve Mackenzie), aujourd'hui disparu. Il fut acquis par Roderick R. MacFarlane (1833-1920), explorateur de l'Arctique et agent principal de la Compagnie de la Baie d'Hudson dans le district du fleuve Mackenzie. On lui confia en juin 1857 la mission d'explorer la vallée de la rivière Anderson et d'évaluer les possibilités de traite avec les habitants inuits.

ME939.1.1
© Musée McCord
Poupée
Forêts de l'Est
Autochtone : Iroquois (Mohawk ou Sénéca)
Anonyme - Anonymous
1875-1900, 19e siècle
23.6 x 8.7 x 5 cm
Don de Miss Sarah Ann Kerby
ME939.1.1
© Musée McCord

Commentaires:

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Description:

Les vêtements et les accessoires confectionnés avec grand soin que portent les poupées documentent avec beaucoup de précision les styles vestimentaires des autochtones et les outils qui étaient réellement utilisés par les familles amérindiennes. Cette poupée joliment vêtue illustre comment différentes pièces de vêtements perlées pouvaient être agencées pour créer un ensemble.


ACC5450A-B
© Musée McCord
Panier
Forêts de l'Est
Autochtone: Mi'kmaq
Anonyme - Anonymous
1870, 19e siècle
9.5 x 15.5 x 25.6 cm
Don de Mrs. James H. Peck
ACC5450A-B
© Musée McCord

Commentaires:

Avoid

Clefs de l'histoire:

Partie 1 - L'art des Mi'kmaq, un savoir-faire précieux

Les Mi'kmaq qui habitent la côte est du Canada ont toujours fabriqué des objets utilitaires, significatifs et esthétiquement plaisants à l'aide de techniques variées et complexes. L'étude de ces pièces nous permet de saisir à la fois la grande adaptabilité de ces autochtones et le dynamisme de leur culture, ouverte au changement. Ces objets délicatement ouvragés témoignent d'un savoir-faire vieux de plusieurs millénaires.

Les Mi'kmaq peuvent mettre à profit les ressources d'un territoire généreux, couvert de forêts et bordé à l'est par l'océan Atlantique. Le bois est l'un des matériaux qu'ils utilisent les plus fréquemment. Érable, frêne, peuplier, bouleau et cèdre prêtent leurs écorce, branches et jeunes pousses à la création d'objets du quotidien.

Quoi:

Ce panier décoratif est fait d'éclisses de bois. Le motif de vannerie appliqué ici est habituellement désigné sous le nom de « bigorneau » (jikiji'j en mi'kmaq), du nom du petit coquillage dont la forme est évoquée.

Où:

Au 19e siècle, les Mi'kmaq n'hésitent pas à parcourir de grandes distances pour vendre le produit de leur art, et particulièrement leurs paniers. Celui qui est représenté ici provient de Rivière-du-Loup ; peut-être est-ce son lieu d'origine, mais peut-être aussi a-t-il été fabriqué en Gaspésie et vendu à des touristes ou des collectionneurs.

Quand:

Il semble que ce panier ait été fabriqué durant la seconde moitié du 19e siècle.

Qui:

Les paniers mi'kmaq portent la marque de l'artiste qui les a confectionnés. Si les collectionneurs et les acheteurs qui les ont acquis au 19e siècle n'ont pas cru bon de consigner le nom de leur auteur, les vanniers eux-mêmes reconnaissent les signes distinctifs de chacun.

M7062
© Musée McCord
Bourse
Forêts de l'Est
Autochtone : Huron-Wendat?
Anonyme - Anonymous
1901, 20e siècle
10.1 x 12.2 cm
M7062
© Musée McCord

Commentaires:

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Clefs de l'histoire:

Aujourd'hui, les techniques artisanales ainsi que les matériaux se sont diversifiés et les artisans et artisanes de Wendake fabriquent toujours des objets qui évoquent la culture matérielle de leurs ancêtres. De plus, plusieurs « emprunts » à d'autres nations autochtones ont eu lieu. C'est ainsi que l'on retrouve à Wendake des capteurs de rêves ainsi que d'autres objets d'une culture pan-autochtone.

C'est le cas de ce petit porte-monnaie en phoque (matière première des Inuits) dont la fabrication (pour la revente dans les boutiques) a été popularisée dans les années 1970.

Quoi:

Au 20e siècle, les petites manufactures de Wendake utilisent la peau de phoque pour décorer les mocassins et fabriquer d'autres objets usuels, comme ce petit porte-monnaie.

Où:

Selon l'aîné Ludovic Sioui (aujourd'hui décédé), les Hurons-Wendats vont jusqu'à Rivière-du-Loup afin de chasser le phoque. Le phoque est chassé à marée basse lorsqu'il se rend sur les caps rocheux. Il devient alors facile de l'approcher pour l'abattre.

Quand:

La chasse aux phoques et l'utilisation de leur fourrure et de leur peau par les Hurons-Wendats et les Malécites a gagné en popularité au 20e siècle.

Qui:

Les Hurons-Wendats et les Malécites se partagent le territoire de Rivière-du-Loup pour pratiquer la chasse au phoque dont la peau est recherchée par plusieurs entreprises manufacturières de Wendake.

ME938.10
© Musée McCord
Étui
Forêts de l'Est
Autochtone: Huron-Wendat
Anonyme - Anonymous
1850-1900, 19e siècle
5.5 x 13 x 26 cm
Don de Mr. Henry W. Hill
ME938.10
© Musée McCord

Commentaires:

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Clefs de l'histoire:

Au 19e siècle, la teinture des piquants de porc-épic ou des poils d'orignal est une activité réservée aux femmes. Ces dernières, grâce aux plantes, racines et écorces d'arbres, obtiennent de jolies teintes vives et naturelles. La couleur rouge est obtenue en amenant à ébullition pendant environ 15 minutes de l'eau à laquelle on aura ajouté la fleur du vinaigrier. Aucun « mordant » n'est nécessaire pour faire tenir la couleur obtenue avec cette fleur. Si on désire obtenir une couleur brun-rouge, on ajoutera de la racine de Tsavooyan (savoyane) pulvérisée que l'on fera infuser dans l'eau du vinaigrier. On prendra soin ensuite de retirer de la teinture les poils d'orignal ou les piquants de porc-épic et de les faire tremper dans un savon doux pour finalement rincer le tout à l'eau tiède.

Quoi:

Voici un étui à gants ou à mouchoirs en soie rose dont la base et le rabat sont en écorce de bouleau. Le rabat est magnifiquement décoré de broderie au crin d'orignal teint avec des teintures végétales aux couleurs vives.

Où:

Ce genre d'objet était vendu à Wendake aussi bien qu'à Québec où les Hurons-Wendats se rendaient régulièrement pour vendre leur marchandise (paniers, mocassins, raquettes et autres souvenirs).

Quand:

Cet étui de forme rectangulaire a été réalisé entre 1850 et 1900.

Qui:

Ce genre d'étui était confectionné et patiemment brodé par les Huronnes-Wendates, spécialistes de la broderie au crin d'orignal au 19e siècle.

M969.22.5
© Musée McCord
Chapeau haut-de-forme « Gibus »
Gibus
1870-1890, 19e siècle
15.3 cm
Don de R. H. Gaunt
M969.22.5
© Musée McCord

Commentaires:

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Clefs de l'histoire:

Invention française, le haut-de-forme passe, dans les années 1840, d'une simple nouveauté de la mode à un symbole de la condition sociale de l'homme bourgeois du XIXe siècle . En raison de sa hauteur, de son allure imposante et parce qu'il confère une certaine élégance à l'homme qu'il fait paraître plus grand, le haut-de-forme en vient à symboliser la respectabilité, la richesse, la dignité et un rang social élevé.

Élément essentiel de la tenue de soirée, le haut-de-forme est de mise pour l'opéra, où il arrive parfois qu'on le froisse en le plaçant sous le siège. Ce problème sera toutefois résolu avec l'invention du « gibus », un haut-de-forme que l'on peut aplatir pour en faciliter le rangement . Le premier modèle du genre fut créé en 1812, mais il fut perfectionné par l'inventeur français Antoine Gibus en 1840.

Toujours considéré, à la fin du XIXe siècle, comme un symbole de distinction, le haut-de-forme en vient même à faire partie de l'uniforme du policier, du facteur et de l'employé de chemin de fer.

Quoi:

Ce gibus en soie côtelée et en satin a été cousu à la machine et à la main sur une armature de métal munie de ressorts , ce qui permet à la calotte de s'aplatir dans le bord du chapeau.

Où:

Les hommes portaient des hauts-de-forme pour les affaires, les loisirs et les grandes occasions. Si le gris perle était de mise durant la journée, le noir convenait à toute heure du jour.

Quand:

Les hommes qui désiraient bien paraître mais qui n'avaient pas les moyens de s'offrir un haut-de-forme avaient toujours la possibilité d'en louer un ou d'en acheter un de seconde main. Il existait également des modèles en papier mâché.

Qui:

Au début du XXe siècle, des articles publiés dans des journaux londoniens laissent entendre que le port du haut-de-forme est dépassé, tout comme les notions de supériorité sociale qui y sont associées. On y suggère même que le prince de Galles, le futur roi Édouard VII, serve d'exemple et qu'il abandonne le port de ce type de chapeau.

M973.10
© Musée McCord
Chapeau
Hortense Modes
Vers 1965, 20e siècle
15 cm
Don de Mrs. Donald A.Baillie
M973.10
© Musée McCord

Commentaires:

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Description:

Ce chapeau de feutre datant de 1965 est une création de Hortense Modes de Montréal. Ce modèle, inspiré par les oeuvres de Henri Matisse exposées au Museum d'art Moderne de New York en 1961, fut dessiné par Madame Baillie. Cette dernière a confectionné le modèle selon les même techniques utilisées par Matisse, c'est-à-dire en découpant dans du papier les motifs pour la garniture, qu'Hortense Modes a ensuite reproduit en appliqués en créant le chapeau.


M977.46.1
© Musée McCord
Casquette de football
1894, 19e siècle
14.5 cm
Don de Mrs. Monteith Douglas
M977.46.1
© Musée McCord

Commentaires:

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Clefs de l'histoire:

Cette casquette a été portée par un membre de l'équipe universitaire de McGill en 1894.

À la fin du XIXesiècle, peu de personnes ont accès à 'une formation universitaire, pourtant le passage obligé des futurs membres de certaines professions, dont la médecine, le droit ou l'architecture - ce qui signifie un engagement sérieux. Les talents athlétiques comptent pour une part importante de l'éducation de ces jeunes hommes, mais l'approche des sports d'équipe n'a pas ce côté professionnel propre aux équipes collégiales et aux bourses aux étudiants athlètes d'aujourd'hui.

Les règles actuelles du football datent de 1874, année où McGill affronte l'université Harvard pour une série de trois matchs. McGill joue alors un jeu apparenté au rugby anglais, tandis que Harvard joue un genre de soccer. Les règles alternent en fonction des séries, avec pour résultat un jeu partout et une partie nulle. Les règles de McGill séduisent Harvard, qui persuade les autres universités américaines de les adopter.

Quoi:

Une feuille d'érable et l'année « 1894 » sont brodées sur cette casquette de velours et de soie rouge, vraisemblablement en référence à la promotion de 1894 de l'Université McGill du Canada .

Où:

Le troisième match de la série de trois matchs entre l'université Harvard et l'Université McGill en 1874 a été joué sur les terrains du club de cricket de Montréal.

Quand:

En 1874, peu d'étudiantes ont pu acclamer l'équipe de football dans la mesure où les femmes n'ont été admises à la Faculté des arts de McGill qu'en 1884, et autorisées à étudier la médecine qu'en 1917.

Qui:

Cette casquette a été portée par le capitaine de l'équipe de foot de McGill, Campbell Howard, étudiant en médecine qui allait devenir doyen de l'école de médecine de McGill.

M987.181.2
© Musée McCord
Casquette de crieur de journaux
1900-1925, 20e siècle
Don de Mme Hubert Senecal
M987.181.2
© Musée McCord

Commentaires:

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Clefs de l'histoire:

Dans les villes du XIXe siècle, de nombreux jeunes garçons travaillaient à de petits commerces ambulants, soit comme camelots, cireurs de chaussures et commissionnaires. Cette situation soulevait des inquiétudes quant aux atteintes possibles à la moralité : selon les partisans de la réforme sociale, il fallait absolument inculquer de bonnes valeurs à ces jeunes garçons. En 1871, un groupe de philanthropes protestants ouvrirent un centre pour jeunes garçons de Montréal (Montreal Boy's Home), inspiré du modèle des centres créés en Angleterre par Lord Shaftesbury (1801-1885) à l'intention des jeunes porteurs de journaux. L'établissement, situé rue de la Montagne, recevait surtout des garçons adolescents et ceux-ci payaient pension durant leur séjour. Les directeurs du centre voulaient susciter chez les jeunes l'amélioration personnelle et l'autonomie, grâce à un régime de règles strictes et en leur offrant des ateliers, une bibliothèque, des salles de lecture et une banque d'épargne, ainsi que des cours du soir (programme scolaire régulier et formation professionnelle). En 1905, l'immeuble fut doté d'une piscine et d'un gymnase. Bien que les directeurs aient eu abondamment recours à une approche moralisatrice, le centre constituait un service important pour beaucoup de ces jeunes, surtout ceux qui se retrouvaient seuls dans la grande ville. En 1909, l'association ouvrit également le centre Shawbridge Boy's Farm, première maison de réforme destinée aux garçons protestants.

Quoi:

Ce type de casquette servait souvent de coiffure aux camelots. Elle avait l'avantage d'être à la fois légère et chaude. De nombreux modèles étaient munis de rabats pour tenir les oreilles au chaud durant les longues nuits d'hiver.

Où:

Dans la plupart des villes européennes et canadiennes, on trouvait de jeunes garçons travaillant à de petits commerces ambulants, soit comme camelots, cireurs de chaussures, messagers, et ainsi de suite.

Quand:

Avant l'entrée en vigueur des lois sur la fréquentation scolaire obligatoire, de nombreux jeunes garçons travaillaient pour contribuer au soutien de leur famille ou, dans le cas des jeunes ayant émigré seuls ou quitté leur famille, pour subvenir à leurs propres besoins.

Qui:

La plupart des jeunes camelots provenaient de la classe ouvrière. Ils étaient très mal rémunérés et avaient souvent de la difficulté à se trouver un logement qui soit à la fois suffisamment bon marché et salubre.

M973.1.63.1-2
© Musée McCord
Bottes
George G. Gales & Co.
Vers 1900, 19e siècle ou 20e siècle
18 x 7.8 x 25.5 cm
Don de Mrs. Raymond Caron
M973.1.63.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

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Clefs de l'histoire:

L'industrie de la chaussure, l'une des plus anciennes de Montréal, prend véritablement son essor entre 1850 et 1871 grâce au processus de mécanisation. Le recensement de 1871 dénombre plus de 21 000 personnes employées dans les manufactures. Cette industrie, qui regroupe alors près de 25 % de la main-d'oeuvre, constitue le secteur d'activité le plus important de la ville.

Au Canada, Montréal conserve sa domination sur ce secteur commercial pendant tout le XIXe siècle. Plus de 250 modèles sont produits en 1882 et, en 1890, la production de souliers s'élève à plus de 2,5 millions de paires. Montréal occupe alors 60 % du marché canadien de la chaussure.

La maison Gales, où ont été fabriquées ces bottines, était située au 323, rue Saint-Antoine, dans le Vieux-Montréal. Ce quartier était alors le coeur de la cordonnerie, même si les faubourgs attiraient de plus en plus les boutiques et les manufactures en mal d'espace.

Quoi:

La doublure intérieure de ces bottines en cuir de chevreau est en coton et satin.

Où:

La production industrielle des chaussures entraîne l'établissement de normes de mesures.

Quand:

Appréciées et portées tant par les femmes que les hommes, les bottines boutonnées sont très à la mode entre les années 1860 et les années 1910.

Qui:

Vers 1888, une famille ouvrière consacre environ 60 à 70 % de ses revenus à la nourriture, 21 % au loyer et 11 % au combustible. L'argent restant - lorsqu'il y en a - sert à acheter des vêtements ou des chaussures. En 1882, une paire de souliers neufs coûte environ 2,50 $ ; un pantalon, 3,50 $ ; et un manteau, entre 8 $ et 10 $.

ME983X.51.1-2
© Musée McCord
Mitaines
Arctique central
Inuit : Inuit du Kivalliq (Qaernermiut)
Anonyme - Anonymous
1910-1915, 20e siècle
14 x 21 cm
Don de Mr. Christian Leden
ME983X.51.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

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Description:

Les couturières de l'Arctique connaissent les propriétés de nombreuses peaux d'animaux et savent quand et comment les utiliser. Ces mitaines d'hiver sont en épaisse fourrure de caribou, suivant un patron commun à tous les Inuits : il n'y a pas de couture à la base du pouce, et sur le poil de la mitaine le poil est orienté vers le corps afin d'assurer une meilleure prise. Une paire de mitaines chaudes est un élément essentiel à la survie dans l'Arctique.

Clefs de l'histoire:

En hiver, les hommes inuits peuvent porter deux paires de mitaines courtes en caribou, bien qu'en général, une paire soit considérée suffisante et moins encombrante. En raison de sa solidité, on préfère la peau de patte de caribou pour fabriquer les mitaines d'hiver. Pour exécuter des tâches par temps doux ou pluvieux, on porte des mitaines en peau de phoque. De longues mitaines en peau d'ours ont la faveur pour travailler avec de la neige, notamment pour construire un abri de neige ou pour glacer les patins de traîneau au printemps car, comme c'est le cas pour la peau de phoque, le poil ne tombe pas lorsqu'il est humide.

Ce modèle de mitaines confectionné avec trois pièces de peau est commun dans tout l'Arctique, une quatrième pièce servant habituellement de bande au poignet, bien qu'il existe des patrons à un et deux morceaux au Labrador et en Sibérie. Des vêtements en peau gelés ont été trouvés lors de fouilles archéologiques, dont des mitaines d'enfant de la culture Thulé (vers 1000-1600 de notre ère) découvertes en 1985 sur l'île Devon, au Nunavut. Des études ont révélé qu'elles ont été fabriquées selon le patron à trois morceaux, et que les points et les coutures employés correspondent à ceux des couturières inuites contemporaines.

Quoi:

Ces courtes mitaines en peau de caribou récoltée à la fin de l'automne ont été confectionnées selon le traditionnel patron à trois morceaux. La moitié supérieure de la paume est de couleur brun foncé, le sens du poil étant orienté vers le poignet, améliorant ainsi la prise sur les harpons, les fusils et les traits des chiens de traîneau. La fourrure de couleur crème au dos des mitaines est orientée vers le bas afin que la neige puisse être facilement balayée.

Où:

Les mitaines ont été recueillies à Igluligaarjuk (Chesterfield Inlet), au Nunavut, où vivent les Inuits du Kivalliq (Inuits du Caribou). Leurs territoires s'étendent du nord d'Igluligaarjuk jusqu'à la limite forestière au sud qui rejoint la frontière du Manitoba à la côte, et de la baie d'Hudson à l'est jusqu'au lac Ennadai et au lac et à la rivière Dubawnt à l'ouest.

Quand:

D'après leur style, ces mitaines datent du début du 20e siècle, époque où les Inuits du Kivalliq vivaient principalement à l'intérieur des terres, dépendant du caribou, du boeuf musqué et du poisson pour assurer leur subsistance. Dans les années 1950, le gouvernement canadien a encouragé les Inuits du Kivalliq à s'installer sur la côte pour vivre dans des établissements qui sont devenus avec le temps des hameaux permanents.

Qui:

Les Inuits du Kivalliq sont formés de plusieurs groupes indépendants, chacun ayant ses propres particularités vestimentaires. Les Qaernermiut (habitants des basses terres) habitent la région septentrionale d'Igluligaarjuk où les mitaines ont été recueillies.

M9803
© Musée McCord
Collier
1800-1825, 19e siècle
2 cm
Don de la succession de Miss Anne McCord
M9803
© Musée McCord

Commentaires:

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Clefs de l'histoire:

Bien que les nouvelles voies de transport étaient surtout utilisées pour transporter des matières premières (comme le blé) ou des passagers (comme des immigrants), il existait aussi un important commerce de biens de luxe pour satisfaire aux exigences des nantis. Bien que les barons du chemin de fer et de l'industrie du Canada n'étaient pas aussi riches que les plus grandes familles de New York ou de Chicago, ils collectionnaient l'art, les bijoux et les maisons cossues.

Source : circuit web 'La Confédération : Objectif Canada' de Brian J. Young, Université McGill (Voir sous l'onglet Liens)

Quoi:

La compagnie Wedgwood, célèbre pour ses délicates figurines néo-classiques en relief appliquées sur un fond teinté, était encore plus renommée pour ses faïences.

Où:

La faïence Wedgwood était à l'origine produite dans le Staffordshire en Angleterre. Josiah Wedgwood visitait fréquemment des imprimeries à Londres à la recherche de thèmes et d'images. L'entreprise a profité du marché potentiel qu'a amené l'expansion de l'Empire britannique à travers le monde.

Quand:

Même si Wedgewood préférait les dessins classiques pour ses bijoux, l'entreprise et d'autres fabricants recourent, à partir des années 1820, à des thèmes historiques populaires et à des scènes canadiennes pour orner leurs chopes et articles en terre cuite. « La Mort de Wolfe » constitua l'un des plus grands succès de Wedgwood en terme de motifs historiques.

Qui:

Les femmes des familles McCord et Ross portaient ces bijoux et les donnaient en héritage à leurs filles.
Les bijoux et la porcelaine fine étaient des marques du statut social. Bien que de nombreuses riches familles canadiennes aient été loyales aux Britanniques, elles étaient aussi nationalistes. La représentation sur terre cuite de sites régionaux, comme les scènes canadiennes de W.H. Bartlett, a remporté un succès immédiat.

M18679
© Musée McCord
Bracelet
1840-1860, 19e siècle
3.7 x 15.2 cm
Don de Miss M. Gould
M18679
© Musée McCord

Commentaires:

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Clefs de l'histoire:

Les bijoux fabriqués avec des cheveux sont fort populaires au milieu du XIXe siècle.

Symboles de la vie, les cheveux sont depuis longtemps associés dans plusieurs sociétés au rituels funéraires. Le bijou de deuil, porté à cette époque en souvenir d'un défunt, rappelait la fatalité de la mort. Toutefois son prix, parfois élevé, en faisait aussi un signe social.

Lorsque les cheveux étaient ceux d'un ami ou d'un parent vivant, le bijou était porté en gage d'estime. Celui-ci a néanmoins sans doute été fabriqué avec les cheveux d'une personne décédée et porté en sa mémoire. De tels bijoux n'étaient pas de mise durant la période de grand deuil, où seuls les accessoires de jais étaient autorisés.

Quoi:

Le cheveu est un matériau qui peut être tressé, tissé, cousu, noué et entortillé pour réaliser toutes sortes de formes et de motifs. On utilisait également du crin de cheval pour ce type de bijou.

Où:

Tous les bijoux en cheveux n'étaient pas fabriqués chez des bijoutiers. Des magazines expliquaient à leurs lecteurs et lectrices comment en faire chez soi.

Quand:

Ce genre de bijou a existé en Europe dès la fin du XVIIe siècle.

Qui:

Les bracelets, colliers, boucles d'oreilles et chaînes de montre en cheveux incorporaient aussi bien des cheveux masculins que féminins.

M9791
© Musée McCord
Bracelet
1850-1870, 19e siècle
2.6 cm
Don de la succession de Miss Anne McCord
M9791
© Musée McCord

Commentaires:

Avoid

Clefs de l'histoire:

Les statistiques démographiques varient selon les naissances, l'appariement et les décès. Les souvenirs des membres de famille disparus revêtent toutes sortes de formes, allant des photographies, journaux personnels et livrets d'autographes à des articles moins habituels, comme les bijoux et les couronnes faits avec les cheveux d'un être cher. Des boucles de cheveux sont tissées soigneusement dans des chaînes composées librement ou disposées en ramages sur une broche. Les articles faits en cheveux sont portés ou exposés à la maison. Cette mode est à son apogée vers 1850, mais les souvenirs sont conservés de nombreuses années. Des magazines, comme le Godey's Lady's Journal, qui enseignent la fabrication de ces souvenirs, sont importés au Canada. Chaque minute de la journée doit être bien utilisée, parce que, comme le dit le dicton, « l'oisiveté est la mère de tous les vices.»

References
Jane L. Cook, « Bringing the Outside In », Material History Review, vol. 38 (automne 1993), p. 45.

Source : circuit web 'Meubler son intérieur' de Jane Cook, Université McGill (Voir sous l'onglet Liens)

Quoi:

Le large bracelet photographié ici est fait de cheveux humains. Une autre mèche de cheveux est conservée à l'intérieur du médaillon central, de même que quelques petites perles.

Où:

Le bracelet était porté au poignet ou rangé dans une boîte à bijoux.

Quand:

De tels souvenirs étaient à la mode dans les années 1830.

Qui:

C'est peut-être une dame qui a tissé aussi soigneusement la mèche de cheveux. Elle aura confectionné ce bracelet pour elle, ou pour un proche ou un ami de la personne à qui les cheveux appartenaient.

M973.1.57
© Musée McCord
Bourse
1880-1900, 19e siècle
15.2 x 15.5 cm
Don de Mrs. Raymond Caron
M973.1.57
© Musée McCord

Commentaires:

Avoid

Clefs de l'histoire:

Cette bourse de cuir, qui se portait attachée à la ceinture, connaît une véritable popularité à partir du dernier quart du XIXe siècle. Plus résistante que la bourse en tissu, elle sert surtout aux activités extérieures, au magasinage ou en voyage. C'est également à partir de cette époque que cet accessoire est utilisé comme porte-monnaie.

Au XIXe siècle, la bourse est avant tout un accessoire de mode. Souvent confectionné dans des tissus souples, brodés ou perlés qui s'agencent avec la robe, le « réticule » a aussi son aspect pratique. Il permet aux dames vêtues de robes sans poches de ne pas se séparer de leurs objets personnels - par exemple, de leur mouchoir, de leur étui à sels et de leurs cartes de visites.

Quoi:

On ne sait pas ce que signifie l'inscription « D.R.G.M. » sur la boucle de métal de cette bourse. Cependant, il pourrait s'agir soit des initiales de la propriétaire, soit de celles de l'artisan.

Où:

Les bourses de cuir, plus résistantes que celles faites d'étoffes délicates, sont très utilisées pour les activités extérieures.

Quand:

Les bourses de cuir sont très populaires à partir de 1880. À la fin du XIXe siècle, elles sont tellement appréciées qu'elles apparaissent sur la liste de suggestions de cadeaux de Noël de quelques grands magasins.

Qui:

Cette bourse a pu faire partie d'un élégant ensemble féminin porté pour des courses à l'extérieur.

M20409.1-2
© Musée McCord
Chaussures
Vers 1880, 19e siècle
13 x 6 cm
Don de la succession de Mrs. Sheldon Stephens
M20409.1-2
© Musée McCord

Commentaires:

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Description:

Ces chaussures ont appartenu à Mme Sheldon Stephens, une Montréalaise individualiste qui appréciait les arts. Elle habitait rue de la Montagne dans une spacieuse résidence où elle avait l'habitude de recevoir beaucoup. Elle-même fut l'invitée d'aussi remarquables personnalités européennes que l'écrivain Oscar Wilde et le pianiste Jan Paderewski. Elle jouait du piano et possédait pas moins de deux pianos à queue dans son salon. Ces chaussures, qui ne sont pas typiques de l'époque, reflétaient l'expression du goût chez une personne. Le pied lacé est en cuir fin de couleur noire, tandis que le bout, l'empeigne et les quartiers en velours bourgogne sont tous décorés d'une somptueuse broderie à la turque de fil métallique. Cet accessoire ne passait pas inaperçu.


M996X.2.593.1-7
© Musée McCord
Ceinture
1886-1900, 19e siècle
7.3 x 78 cm
M996X.2.593.1-7
© Musée McCord

Commentaires:

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Clefs de l'histoire:

Selon le « docteur » Sanden, sa ceinture est surtout destinée aux hommes qui, à la suite « d'erreurs et d'indiscrétions de jeunesse » ou « d'excès de l'âge mûr », souffrent de « perte de virilité », de « débilité des organes » ou encore, de diminution « de la force physique et nerveuse ». En général, les réclames de Sanden présentent le corps comme une pile qu'il faut constamment recharger.

Il recommande donc de porter la ceinture pendant le sommeil. Le « courant agréable » qui se répand « dans les parties affaiblies » redonne ainsi aux hommes la « virilité » et « la force au travail »; il développe « la force vitale des nerfs et des muscles »; « vivifie le courage et la confiance en soi »; « stimule la mémoire et tous les organes » et enfin, il rend « l'oeil plus brillant ». Autre avantage non négligeable, la ceinture permet de « guérir sans efforts ».

Ces représentations s'appuient sur une conception mécaniste du corps. D'un côté, l'électricité présentée comme une sorte de combustible, et de l'autre le corps qui possède toutes les caractéristiques d'une machine qui brûle de l'énergie : « L'électricité est comme l'huile qui adoucit le mécanisme fatigué du corps, et sans laquelle il n'y a pas de progrès », affirme le « docteur » Sanden.

References
D. Goulet, Le Commerce des maladies, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, coll. Edmond De Nevers, 1987, p. 32-36.

Traité élémentaire de matière médicale et guide pratique des soeurs de charité de l'Asile de la Providence, Montréal, Imprimerie de la Providence, 1890, p. 859; 863-864.

Quoi:

Ceinture électrique plus modeste fabriquée par la compagnie du « docteur » M. Sanden. De petites piles dans les poches de la ceinture assuraient la circulation du courant électrique.

Où:

Le « docteur » Sanden offre des consultations à son bureau situé au 132 rue Saint-Jacques à Montréal. Il fait plusieurs efforts pour étendre son marché en France mais sans grand succès, semble-t-il.

Quand:

L'offre de ces ceintures comme produit thérapeutique atteint son point culminant entre 1895 et 1910. Si l'on en croit les publicités, le « docteur » Sanden rencontrait ses clients tous les jours de la semaine, sauf le dimanche, de 9 h. à 18 h.

Qui:

À la fin du XIXe siècle, W.-D. Berry est l'âme dirigeante de la compagnie Sanden. La clientèle est surtout composée d'hommes de la classe moyenne à qui il offre un « suspensoir » pour revitaliser les parties affaiblies.

M973.165.1.1-3
© Musée McCord
Ceinture
ELECTRO-VIGUEUR
1875-1900, 19e siècle
9.5 x 24.8 cm
Don de Mrs. Rose A. Rey and Mrs. Evelyn Rey
M973.165.1.1-3
© Musée McCord

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Clefs de l'histoire:

Les progrès de la technologie électrique permettent la commercialisation de nouveaux objets de soins à usage domestique. Parmi ceux-ci, les ceintures électriques semblent fort prisées. Au début des années 1890, des journaux à grand tirage comme La Presse, The Montreal Daily Star et The Toronto Star publient de nombreuses publicités des ceintures des « docteurs » Sanden et McLaughlin.

Le fonctionnement est simple. Le courant électrique est généré par quelques piles réparties le long de la ceinture. Il est conduit par un fil de cuivre vers des électrodes en aluminium ou en argent de forme convexe. Disposées le long de la ceinture, ces électrodes assurent la circulation d'un courant électrique à travers certaines parties du corps.

S'adressant généralement à une clientèle masculine, les ceintures sont parfois offertes « avec accessoires pour hommes » qui recouvrent les organes génitaux. Un fabricant de ceintures prétend, dans une publicité parue dans The Toronto Star, avoir rendu « fortes et vigoureuses plus de 50 000 personnes ».

References
D. Goulet, «La promesse des ceintures électriques : la vigueur retrouvée», Cap-aux-Diamants, «Au pays des hommes forts», printemps 2002, p. 33-37.

Quoi:

Ceinture électrique de luxe fabriquée par la compagnie du « docteur » McLaughlin. Les trois grandes électrodes « électro-vigueurs » sont recouvertes par les enveloppes en chamois préalablement trempées dans l'eau. On les applique ensuite aux endroits désirés.

Où:

Le « docteur » McLaughlin publicise ses ceintures dans le Toronto Star et le Montreal Daily Star. Il semble que son marché soit essentiellement canadien.

Quand:

La période située entre 1895 et 1910 est certes la plus florissante pour le marché des ceintures électriques.

Qui:

Le « docteur » McLaughlin, par la finition de sa ceinture, vise une clientèle canadienne francophone ou anglophone aisée.

M17976.1-2
© Musée McCord
Pantoufles
Vers 1860, 19e siècle
6 x 8.5 x 27.5 cm
Don de Miss Mabel Molson
M17976.1-2
© Musée McCord

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Clefs de l'histoire:

Le travail d'aiguille le plus en vogue au cours de la période victorienne est la broderie de laine de Berlin. En faisant toujours le même point et en suivant un diagramme en couleurs, il est facile de remplir un canevas avec des fils de laine; il n'est pas nécessaire de savoir faire des broderies de fantaisie. Le point berlinois est extrêmement populaire au Canada en raison du nombre illimité de couleurs et de patrons offerts. Comme il résiste bien à l'usure, on l'emploie pour décorer les fauteuils, les tabourets de pied, les canapés, les cantonnières et même les bretelles et les pantoufles pour hommes. Soudain, le travail d'aiguille rencontre un marché de masse. Les femmes se découvrent un créneau dans la création et la production commerciale. Fabricants et technique entrent dans le monde des femmes.

Quoi:

Les pantoufles en broderie de laine de Berlin constituent un bon cadeau pour hommes. Elles se portent à la maison et indiquent que quelqu'un se soucie du confort de leur propriétaire.

Où:

Ces pantoufles ont été fabriquées au Québec. Des patrons similaires sont offerts dans les revues féminines ladies' journals, envoyées sur abonnement partout au Canada.

Quand:

Les couleurs brillantes sont obtenues grâce aux premières teintures synthétiques, entre autres à l'aniline. Ainsi, on peut dire que ces pantoufles ont été faites après 1856.

Qui:

Les femmes ne signent généralement pas leurs broderies domestiques, peu importe le temps et l'effort qu'elles y ont consacrés.

M970.23.21
© Musée McCord
Éventail
1900-1910, 20e siècle
50.5 x 79 cm
Don de William Van Horne
M970.23.21
© Musée McCord

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Clefs de l'histoire:

L'éventail est l'un des accessoires importants de la tenue de bal au XIXe siècle. Souvent composé de plumes ou de dentelles , il est assorti à la toilette.

L'éventail permet de se rafraîchir après les danses vives , mais il manifeste aussi la richesse et le goût de sa propriétaire . En outre, il est utile pour dissimuler dépits ou fous rires inacceptables lors d'une soirée mondaine. Il était très mal vu qu'une danseuse et son cavalier en grande conversation se dérobent aux regards derrière l'éventail . Cet objet devenait au bal un instrument de communication qui pouvait révéler, selon qu'il était ouvert, fermé ou agité de telle façon, une gamme variée de messages allant du refus à la résignation.

Le soin accordé à la mise en scène qui régissait le choix des vêtements, les relations entre les personnes, le décor et la musique, concourait à faire du bal une soirée féerique.

Quoi:

L'éventail était aussi une danse : pendant les pas marchés, la dame ouvrait son éventail et s'éventait, puis refermait l'éventail pour les deux tours de valse suivants.

Où:

Les dames qui conservaient leur éventail pour la danse tenait celui-ci dans la main qui reposait sur le bras du danseur.

Quand:

En 1887, un manuel d'instructions de danses et d'étiquette précisait que le jeune homme devait être « soigneusement ganté » et ne pas enlever ses gants de la soirée.

Qui:

Le bal était une occasion privilégiée de rencontre et de rapprochement entre jeunes gens.

M980.37.2
© Musée McCord
Haut-de-forme
1892, 19e siècle
15.5 cm
Don de Mrs. Mariette O'Shea et Mrs. Gabrielle O'Shea
M980.37.2
© Musée McCord

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Clefs de l'histoire:

Jusque tard dans le 20e siècle, la plupart des hommes portent un couvre-chef à l'extérieur, mais ce n'est pas uniquement pour se protéger. Le chapeau, peu importe son style, confère dignité et personnalité.

La façon correcte de porter le chapeau suit des règles strictes de bienséance et de conventions sociales. Ainsi, le haut-de-forme en soie est considéré comme indispensable avec un habit de soirée et une redingote, acceptable avec une jaquette et tout à fait inconvenant avec un complet. En signe de respect, le riche industriel incline ou soulève son haut-de-forme, et l'ouvrier fait de même avec sa casquette. Seul un homme très grossier porte un chapeau à l'intérieur.

En plus de ces règles, les chapeaux, comme les autres vêtements, sont soumis aux caprices de la mode. La courbure du bord, la hauteur de la calotte ou le ruban de couleur ornant un chapeau de paille particularisent les couvre-chefs masculins.

Quoi:

Ce haut-de-forme des années 1890, en délicate peluche de soie plutôt qu'en feutre de poil, exige des soins méticuleux pour conserver son lustre. Avec un entretien approprié, il peut durer de nombreuses années.

Où:

L'étiquette de la chapellerie Lorge and Co. est apposée à l'intérieur du chapeau, sur l'entrée de tête.

Quand:

Adopté un siècle plus tôt comme « casque protecteur » pour l'équitation, le haut-de-forme devient, à partir du milieu des années 1900, le couvre-chef le plus porté au cours de la journée. Après la Première Guerre mondiale, il est réservé presque exclusivement aux événements officiels ayant lieu durant la journée et aux soirées.

Qui:

Le haut-de-forme est indispensable à l'homme élégant. Aucun autre chapeau ne convient à l'habit de soirée.

M992.69.13
© Musée McCord
Ruban
Vers 1900, 19e siècle ou 20e siècle
3.5 cm
Don de Mr. Darrell Legge
M992.69.13
© Musée McCord

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Clefs de l'histoire:

Il serait toutefois faux de peindre l'existence ouvrière en noir. Au milieu des privations, il y a aussi des moments de réjouissance et des occasions d'embellir la vie quotidienne. En milieu ouvrier, les adultes et les jeunes choisissent aussi, à l'occasion, de dépenser leurs sous pour se distraire ou se faire plaisir. Quelle jeune ouvrière ne met pas de côté une petite somme pour s'acheter de nouveaux peignes pour ses cheveux ou des rubans rayés pour sa coiffure. Quel ouvrier ne prend pas plaisir à fumer sa pipe ou à chiquer son tabac. La vie urbaine possède aussi des attraits que même les individus de condition modeste peuvent se procurer. La presse à grand tirage offre les détails du dernier meurtre, une chronique ouvrière, les nouvelles du sport, des romans-feuilletons. Les parcs d'amusement donnent accès aux cafés-terrasses, aux concerts d'orchestre et aux promenades dans un cadre enchanteur.

References
Sources imprimées



Asa Briggs, Victorian Things, University of Chicago Press, 1987, chapitre 7, p. 260-288.



Émile Zola, Germinal, Paris, Bordas, coll. «Garnier », 1989.



Dublin, Thomas, Farm to Factory: Women's Letters, 1830-1860, New York, Columbia University Press, 1981.



Ivy Pinchbeck, Women Workers and the Industrial Revolution, 1750-1850, Londres, Frank Cass, 1977.

Source : circuit web 'La consommation : une passion victorienne' de Joanne Burgess, Université du Québec à Montréal (Voir sous l'onglet Liens)

Quoi:

Un morceau de ruban de soie rayé aux couleurs vives - jaune, turquoise et vert - aurait sans doute été une source de fierté et de plaisir pour une jeune femme à la fin du XIXe siècle.

Où:

Le ruban est un élément essentiel de la parure féminine. Il sert à décorer les cheveux, les chapeaux et les bonnets. La plupart des rubans vendus au Canada sont importés d'Angleterre et de France.

Quand:

L'industrie du ruban connaît une forte expansion pendant la première moitié du XIXe siècle grâce à la mécanisation des métiers à tisser utilisés pour fabriquer des rubans.

Qui:

Les femmes de tous les milieux sociaux convoitent les rubans. Les romans de Zola et les lettres d'ouvrières témoignent de cette réalité.

M994.58.3.1-14
© Musée McCord
Microscope
1900-1910, 20e siècle
36 x 19 x 17 cm
Don de Mrs. Lee Lindsay
M994.58.3.1-14
© Musée McCord

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Clefs de l'histoire:

Le microscope peut être considéré comme un symbole de la médecine moderne. Son utilisation dans les laboratoires des hôpitaux et des bureaux de santé du Québec à partir de la fin du XIXe siècle signale l'émergence d'une nouvelle compréhension des origines et des modes de propagation des maladies. Grâce aux découvertes scientifiques de Louis Pasteur en France et de Robert Koch en Allemagne, la théorie des miasmes est discréditée. On considère maintenant des êtres vivants microscopiques comme la principale source de toute une variété de maladies contagieuses. Ces microbes ou germes sont introduits chez l'être humain par un ensemble de vecteurs (humains, animaliers, aériens, etc.) et s'y multiplient. L'analyse bactériologique révèle que le lait constitue un milieu propice à la reproduction de bactéries pathogènes telles que l'E.coli, la typhoïde et la tuberculose. Le lait contaminé transmet ainsi nombre de maladies extrêmement dangereuses à ceux qui le consomment.

Quoi:

Le microscope est un instrument essentiel de la bactériologie. Grâce à un ensemble de lentilles, il peut atteindre un fort taux d'agrandissement, ce qui permet d'observer les organismes les plus minuscules.

Où:

Fabriqué à Vienne par la compagnie C. Reichert, ce microscope traverse l'Atlantique. Il appartient pendant plusieurs années à W.D. Lighthall (1857-1954), avocat, auteur, réformateur et homme politique montréalais.

Quand:

Au milieu du XVIIIe siècle, la microscopie connaît des progrès importants et le microscope composé, muni de plusieurs lentilles, s'impose. Après 1850, le perfectionnement des lentilles permet d'accroître considérablement la puissance des microscopes.

Qui:

L'utilisation du microscope permet au scientifique allemand Robert Koch (1843-1910) d'identifier le bacille de la tuberculose en 1882.

M994.31.1.1
© Musée McCord
Marionnette à gaine
Suzie
1959-1973, 20e siècle
56 x 16.5 cm
Don de Mme Hélène Baillargeon-Côté
M994.31.1.1
© Musée McCord

Commentaires:

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Clefs de l'histoire:

Par l'entremise de jeux, d'histoires, de chansons, l'émission de télévision bilingue Chez Hélène permet aux tout-petits anglophones de niveau préscolaire d'apprendre le français. Dans les années 1950, un célèbre neurochirurgien de Montréal, le Dr Wilder Penfield (1891-1976), a en effet découvert que l'apprentissage d'une langue seconde se fait plus facilement entre trois et sept ans. La méthode pédagogique d'acquisition d'une langue seconde Tan-Gau, mise au point par Tan Gwan Leang et Robert Gauthier, est utilisée dans l'émission. Le personnage Hélène y parle presque exclusivement en français.

Par la suite, dans les années 1960, des chercheurs explorent des façons de profiter de la popularité de la télévision et du divertissement qu'elle offre pour améliorer l'alphabétisation chez les enfants et favoriser l'apprentissage .

Quoi:

Cette marionnette animée par Charlotte Fielden incarne la souris Suzie, l'un des personnages principaux de l'émission Chez Hélène, avec l'animatrice Hélène Baillargeon-Côté et sa jeune amie Louise, jouée par Madeleine Kronby.

Où:

L'émission Chez Hélène est d'abord diffusée l'après-midi à 14 h15 puis, à partir d'octobre 1963, les matins de semaine au réseau anglais de Radio-Canada, alors appelé CBMT.

Quand:

C'est en 1952 que la première émission de télévision canadienne est diffusée... en noir et blanc, bien entendu ! La couleur ne fera son apparition qu'en 1967.

Qui:

Hélène Baillargeon-Côté est née à Saint-Martin-de-Beauce, au Québec, en 1916. Folkloriste et chanteuse réputée, elle anime plusieurs émissions de radio et de télévision pour les réseaux français et anglais de Radio-Canada, dont celle qui porte son prénom, Chez Hélène.

© Musée McCord Museum