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cgriffin2017

Cassidy Griffin

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Introduction:

scrolling through this folder you will find artifacts from the time period 1914-1918 more specifically who went to war, how they were convinced to go to war and what the women did at home while the men were at war.


ANC-C68841
Cet artefact appartient à : © Archives nationales du Canada
Photographie
« À la guerre », Alberta
1914-1918, 20e siècle
ANC-C68841
Cet artefact appartient à : © Archives nationales du Canada

Commentaires:

this picture shows Canadians in alberta going off to the homefront.

Clefs de l'histoire:

Un million de Canadiens se portent volontaires dans le CEC durant la Première Guerre mondiale. La moitié d'entre eux seront acceptés. Pourquoi sont-ils si nombreux à répondre à l'appel au combat? Peu d'entre eux fondent leur décision sur un unique motif. En 1914 au Canada, un travailleur sur six est au chômage: certains volontaires ont besoin d'un emploi. D'autres ont soif d'aventure ou d'évasion. Beaucoup agissent par devoir. Pour les jeunes hommes, s'enrôler semble la chose à faire en vertu de ce qu'ils ont appris à l'école, à l'église et dans les journaux. Même si le premier contingent a déjà subi des pertes de plus de 6 000 morts et blessés à Ypres en avril 1915 lorsque la majorité d'entre eux s'engagent, ils ont, d'une certaine manière, le sentiment qu'ils reviendront chez eux en sachant qu'ils ont accompli leur devoir pour le Roi et pour la patrie. En ne se portant pas volontaires, ils risquent d'être rongés par la honte le reste de leur vie. Les autres pourraient aussi les considérer comme des lâches.

Quoi:

Pour être recruté, un homme doit être âgé entre 18 et 45 ans, présenter une bonne condition physique, mesurer au moins 5 pi 3 po et avoir un tour de poitrine d'au moins 33 ½ po. Les volontaires qui sont rejetés ont généralement échoué à l'examen médical, ce qui en dit long sur la forme physique des hommes canadiens. Durant la première année de la guerre, une recrue mariée doit avoir la permission de sa femme pour s'enrôler : certains hommes sont renvoyés chez eux lorsqu'ils ne peuvent obtenir l'autorisation de leur épouse. Même si les exigences physiques sont faibles, beaucoup de recrues inaptes seront acceptées. Durant les trois premières années de la guerre, on versera plus de prestations d'invalidité à des hommes qui n'auraient pas dû être recrutés qu'aux soldats blessés au front.

Où:

Le ministère de la Milice confie le recrutement à des régiments de milice ou à des hommes en vue qui espèrent devenir colonels en levant leurs propres bataillons. La perspective pour un volontaire de combattre aux côtés des camarades de sa ville ou de son comté constitue un puissant argument de recrutement.

Quand:

Les bataillons du CEC recrutés en 1915 et en 1916 passent pratiquement toute une année au Canada à s'entraîner et à grossir leurs rangs de volontaires. Durant l'hiver, comme le Canada dispose d'un nombre limité de baraques, on permet souvent aux soldats d'habiter à la maison, mais l'été ils vivent sous la tente dans des camps.

Qui:

Même si la moitié des recrues potentielles s'enrôle, l'autre moitié ne le fait pas. Ces hommes ont aussi leurs raisons, qui vont des lourdes charges familiales à une répugnance à l'égard de cette forme de patriotisme qui attire tant d'autres Canadiens. Pour beaucoup de Canadiens français et pour les immigrants du Centre et de l'Est de l'Europe, cette guerre n'est tout simplement pas la leur. Dans le Québec francophone, les sentiments contre la guerre sont si forts que très peu d'hommes choisissent de se porter volontaires. Par ailleurs, on interdira bientôt aux hommes originaires de pays en guerre contre l'Empire britannique de s'engager.

MP-1978.207.1.40
© Musée McCord
Photographie
Banque Dominion, angle des rues Bleury et Sainte-Catherine, Montréal, QC, vers 1915
Anonyme - Anonymous
Vers 1915, 20e siècle
Sels d'argent sur papier monté sur papier - Gélatine argentique
15 x 20 cm
Achat de Mr. John Mappin
MP-1978.207.1.40
© Musée McCord

Commentaires:

many men went to war because of the money. This picture shows a bank from 1914-1918.

Clefs de l'histoire:

Du luxe à la nécessité

Durant la crise des années 1930, partout au Canada, l'accroissement du nombre d'abonnés au téléphone connaît un temps d'arrêt brutal. Il faut attendre les lendemains de la Seconde Guerre mondiale pour que le taux de pénétration du service rattrape le sommet atteint à la veille de la crise économique.

En 1956, le service se retrouve dans la très grande majorité des ménages canadiens avec un taux de pénétration du téléphone par 100 habitants de 28,2 . Le Canada est alors au troisième rang après les États-Unis et la Suède en ce qui a trait au nombre de téléphones par 100 habitants. Par contre, il existe d'importantes différences interrégionales au pays. C'est à Terre-Neuve que le téléphone est le moins répandu et en Ontario où il est plus susceptible de se retrouver dans les demeures. L'accès au téléphone s'est démocratisé. Il n'est plus un service de luxe destiné aux gens d'affaires et à l'élite urbaine.

Quoi:

Avec la croissance du nombre d'abonnés, les fils et les poteaux sont de véritables artères de circulation qui envahissent le paysage urbain au 20e siècle.

Où:

À Montréal, au début du 20e siècle, la rue Sainte-Catherine et ses abords assument encore une fonction résidentielle. Peu à peu, les habitations sont remplacées par des immeubles multifonctionnels abritant des ateliers de fabrication, des commerces et des bureaux.

Quand:

Durant la Première Guerre mondiale, le programme d'équipement des entreprises de téléphone connaît un certain ralentissement car les moyens financiers sont limités et l'approvisionnement en matériaux est restreint.

Qui:

Au Canada, en plus de Bell Canada, plusieurs entreprises publiques et privées participent au développement de la téléphonie : Telus (Alberta Government Telephones ou AGT, BC Tel et Ed Tel), SaskTel (Saskatchewan Government Telephones), MTS (Manitoba Telephone System), Télus Québec (QuébecTel) et Aliant Inc. (MT&T, New Brunswick Telephone et Newfoundland Telephone).

MP-0000.2082.6
© Musée McCord
Photographie
Femmes au travail, International Manufacturing Co., Montréal, QC, 1914-1918
Black & Bennett
1914-1918, 20e siècle
Gélatine argentique
17 x 24 cm
De Anglin-Norcross Limited
MP-0000.2082.6
© Musée McCord

Commentaires:

Women were forced to work in factories while the men went off to war. If the women didn't make this kinda sacrifice there would be no one making the artillery needed to help the soldiers in war.

Clefs de l'histoire:

À la fin de 1918, plus d'un million de Canadiens, principalement des hommes, portent l'uniforme militaire, ce qui constitue une réalisation stupéfiante pour une nation de 8,1 millions d'habitants. Pour chaque soldat, cependant, on compte un ouvrier de moins dans les usines. En 1915, la demande en main-d'oeuvre de l'économie de guerre oblige les employeurs à recruter des femmes pour les emplois traditionnellement occupés par des hommes. Les femmes prennent rapidement la place des hommes dans les emplois de bureau et dans les banques, et assurent la relève dans d'autres emplois de services tels que la conduite des tramways. Puis on les fait entrer à l'usine. En 1917, plus de 35 000 femmes travaillent dans les usines de munitions du Canada central.

Dans ces usines, le salaire est beaucoup plus élevé que le salaire moyen du secteur manufacturier, mais les femmes ne gagnent qu'entre 50 % et 83 % de ce que reçoivent les hommes pour le même travail. Les heures sont longues : 13 à 14 heures par jour. Les femmes représentent l'armée de réserve de la main-d'oeuvre qui regagnera ses foyers une fois la guerre terminée.

Quoi:

Les femmes sont généralement employées à des travaux manuels exigeant vitesse et dextérité tels que la pose des mèches dans les obus ou celle des amorces dans les cartouches.

Où:

Dans les provinces de l'Ouest, les femmes prennent la relève dans les travaux agricoles, alors que la majeure partie de l'emploi féminin dans l'industrie de guerre se trouve dans le Canada central. La plupart de ces travailleuses sont de jeunes célibataires. En Ontario, le YWCA (Young Women's Christian Association) s'organise pour chaperonner les « filles » qui travaillent dans les usines en ouvrant des cantines et des résidences à leur usage.

Quand:

L'arrivée des femmes dans des emplois liés à l'effort de guerre et jusqu'alors occupés par des hommes coïncide avec la première vague du féminisme, le mouvement des femmes hors de la sphère domestique et dans le monde du travail industriel. Si les femmes sont capables de fabriquer des munitions, elles doivent aussi être capables de voter. L'Ontario sera la cinquième province à accorder ce droit aux femmes, en 1917.

Qui:

De nombreuses Canadiennes participent à l'économie informelle de ce temps de guerre, dans des organismes comme la Croix-Rouge et le War Council of Women : elles tricotent des vêtements et préparent des bandages et des colis de nourriture pour les « gars du front ». Un petit nombre de Canadiennes ont porté l'uniforme à titre d'infirmières et d'ambulancières.

II-203875
© Musée McCord
Photographie
Groupe du Y. M. C. A., Westmount, QC, 1914
Wm. Notman & Son
1914, 20e siècle
Plaque sèche à la gélatine
20 x 25 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
II-203875
© Musée McCord

II-222454.0.2
© Musée McCord
Photographie
Officiers canadiens inspectant des armes à feu ayant été saisies, près de la crête de Vimy, France, 1917
Anonyme - Anonymous
1917, 20e siècle
Gélatine argentique
20 x 25 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
II-222454.0.2
© Musée McCord

Commentaires:

in this picture canadian officers are inspecting captured guns.

Clefs de l'histoire:

La guerre joue un rôle déterminant dans les victoires des prohibitionnistes. Profitant du climat sociopolitique exacerbé, ils clament habilement qu'il est antipatriotique de s'opposer à une mesure permettant d'économiser du grain et de mettre fin au gaspillage. Comment peut-on continuer de boire, insistent-ils, alors que les soldats canadiens risquent leur vie dans des tranchées remplies de boue, infestées de rats et de poux ? Pressés par l'opinion publique, dorénavant ralliée à la cause, les gouvernements finissent par agir. Les autorités municipales interdisent la vente d'alcool au détail. En 1918, le gouvernement fédéral colmate les trous en adoptant des décrets en conseil visant à interdire la fabrication, le commerce interprovincial et l'importation d'alcool. Le gaspillage est évité, constatent les prohibitionnistes, mais la pauvreté et la misère - dont les causes sont plus complexes qu'ils ne le croyaient - ne sont pas éradiquées. Après la guerre, alors que le patriotisme connaît un net recul, les gouvernements provinciaux et fédéral abandonnent la prohibition.

Quoi:

Le corps expéditionnaire canadien, nom donné au regroupement des divisions canadiennes dépêchées sur le front français, vient de remporter une victoire éclatante sur l'armée impériale allemande. Des officiers canadiens inspectent les armes saisies à l'ennemi.

Où:

La bataille se déroule sur une ligne de six kilomètres, le long de la crête de Vimy. Quelques mois plus tôt, les armées britanniques et françaises avaient tenté de percer cette partie du front, mais sans succès.

Quand:

L'engagement s'échelonne du 9 au 14 avril 1917, faisant 10 602 blessés et 3 598 morts parmi les Canadiens. Voilà un énorme sacrifice humain, que n'hésitent pas à brandir les prohibitionnistes pour combattre le fléau de l'alcool.

Qui:

L'équipement et l'entretien de la force de frappe des quatre divisions formant le corps expéditionnaire exigent un effort considérable de la part du Canada. Le premier ministre Borden aura d'ailleurs recours à la conscription, en 1917, pour maintenir cette puissance à niveau.

M24608.34
© Musée McCord
Affiche
L'Empire a besoin d'hommes! (...) Enrôlez-vous maintenant, 1914-1918
Arthur Wardle
1914-1918, 20e siècle
75.1 x 50.8 cm
M24608.34
© Musée McCord

Commentaires:

this is one of many posters used to convince men to go to war.

Clefs de l'histoire:

Lorsque le 4 août 1914, l'ultimatum du gouvernement britannique à Berlin expire à minuit, heure de Greenwich, l'ensemble de l'Empire britannique entre automatiquement en guerre contre l'Allemagne. Toutefois, les dominions autonomes peuvent décider de lui apporter ou non leur aide. L'Afrique du Sud sera la seule à même hésiter - mais ces tergiversations dureront assez longtemps pour l'empêcher de figurer dans ce célèbre dessin d'Arthur Wardle. L'Afrique du Sud, un dominion comme les autres, est alors déchirée par une guerre civile puisqu'une faction qui n'a pas oublié la guerre des Boers (1899-1902) se rallie à la colonie allemande voisine du Sud-Ouest africain. Ces groupes seront matés, et l'Afrique du Sud se battra en Afrique et enverra des troupes en France. La présence de l'Inde, représentée ici comme un « lionceau » au même titre que ce qu'on appelle les « dominions blancs », aurait pu soulever une controverse. Or, l'Inde possède une vaste armée professionnelle formée par les Britanniques dont le rôle dans l'effort de guerre britannique sera, durant les premières années de la guerre, plus déterminant que celui de tous les dominions autonomes réunis. Quoi qu'il en soit, l'appui des dominions est important pour la Grande-Bretagne sur le plan émotionnel.

À cette époque, le terme « Canadien » est utilisé couramment par les francophones du Canada pour se désigner eux-mêmes. Certes, beaucoup de Canadiens s'identifient à leur dominion, mais en 1914, la plupart des Canadiens de langue anglaise se seraient dits «Britanniques» et ils comprenaient que cette affiche conçue et imprimée en Grande-Bretagne s'adressait à eux.

Quoi:

Le lion, emblème de la Grande-Bretagne, et quatre de ses lionceaux défient l'Allemagne dans un dessin patriotique de 1914 qui deviendra une affiche de recrutement en 1915.

Où:

Les affiches étaient apposées sur des panneaux et sur les côtés des édifices dans un paysage urbain laissé à l'abandon.

Quand:

L'absence de l'Afrique du Sud permet d'établir la date de la caricature à l'année 1914, mais c'est en 1915 qu'elle sera publiée et utilisée pour le recrutement en Grande-Bretagne, et incluse dans les stocks d'affiches expédiés au Canada.

Qui:

L'Empire fournira à la Grande-Bretagne une large réserve d'hommes qu'on aura essayé d'organiser et d'entraîner avant la guerre. L'Inde, qui n'est pas un dominion mais qui est gouvernée par la Grande-Bretagne, possède une vaste armée professionnelle qui se battra en France durant le premier hiver de la guerre où elle souffrira terriblement du froid. Les troupes indiennes combattront ensuite pour les Britanniques contre la Turquie.

VIEW-17450.0
© Musée McCord
Photographie
Deux soldats, copie réalisée pour Mme Foster, 1918
Anonyme - Anonymous
1918, 20e siècle
Plaque sèche à la gélatine
17 x 12 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
VIEW-17450.0
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

La Première Guerre mondiale est le premier conflit jamais photographié. Des services photographiques rattachés aux armées sont déployés sur les différents fronts de manière à produire des images des combats. La propagande s'organise. Les morts et les blessés font leur apparition dans les journaux. Les populations sont consternées. La plupart des photos sont toutefois réalisées par des soldats qui ont pris soin d'ajouter un appareil photographique à leur lourd attirail. Photographes amateurs, ils prennent des clichés de leurs camarades, de la vie dans les tranchées, des désastres de la guerre. Certains de ces portraits fixent à jamais l'image des disparus.

Quoi:

Les images montrant les combats à proprement parler sont rares. L'essentiel des clichés produits et conservés représente plutôt les désastres de la guerre - ruines, blessés, morts - ou simplement le quotidien des soldats mobilisés.

Où:

Le lieu où se trouvent les deux soldats photographiés est indéterminé. Toutefois, la pancarte, de même que les modifications apportées à l'avertissement reproduit, semble indiquer l'emplacement d'un site d'entraînement.

Quand:

Un nombre considérable de clichés sont réalisés lors du premier conflit mondial. Les photographies sont diffusées dans la presse illustrée dans le but avoué de décourager l'ennemi ou au contraire de soutenir le moral de la nation.

Qui:

Beaucoup de photographies réalisées en temps de guerre sont destinées aux proches. L'image photographique permet de rassurer l'entourage des soldats en apportant la preuve qu'ils sont bien vivants.

CTA-721
Cet artefact appartient à : © Archives du Manitoba
Photographie
Sergent recruteur cherchant des volontaires à Toronto
1916, 20e siècle
CTA-721
Cet artefact appartient à : © Archives du Manitoba

Commentaires:

this is a picture of a recruiting officer in toronto looking for suitable men to go to war. wen had to had to be no shorter then 5'3 and between the ages of 18-45.

Clefs de l'histoire:

Un soldat se tient debout dans une voiture de tourisme décapotée devant l'hôtel de ville de Toronto. Il cherche à convaincre au moins un « homme de bonne volonté » de plus de quitter les rangs de la foule et de s'engager « pour le roi et pour la patrie ». Il s'agit d'une nouvelle méthode de recrutement mobile pour l'un des appels les plus vieux de l'histoire de l'humanité. Pour n'importe quel jeune homme dans cette foule que sa vie familiale ou son travail ennuie et qui éprouve facilement de la honte à l'idée qu'on puisse le soupçonner de lâcheté ou même de timidité, qu'est-ce qui peut égaler une expérience héroïque comme celle-là? L'emploi de sergents recruteurs est l'une des plus anciennes techniques d'enrôlement de l'histoire militaire. À Toronto, en 1916, un soldat qui revient du front est encore un héros qu'on aspire à imiter.

En 1916, le Canada a du mal à remplir l'engagement pris le jour de l'An par le premier ministre de recruter un demi-million de soldats pour la Première Guerre mondiale en Europe. Ce rassemblement s'inscrit dans ces efforts. Toutefois, si l'on observe attentivement la foule, on a peine à y trouver des jeunes hommes admissibles. À l'été de 1916, tout jeune homme désireux de s'engager s'était déjà porté volontaire et n'importe quel jeune qui assistait à une réunion de recrutement avait été refusé plusieurs fois ou était trop fraîchement arrivé de sa campagne pour savoir à quoi rimait ce genre d'attroupement.

Quoi:

En 1914, les volontaires se pressent dans les manèges militaires de la milice pour s'enrôler et c'est sans effort que des bataillons sont formés pour le Corps expéditionnaire canadien. En revanche, à la fin de 1915, il faudra avoir recours à toutes sortes de techniques de recrutement, depuis les affiches, dépliants et annonces publicitaires jusqu'aux concerts de fanfares et défilés. Cette photographie montre une réunion de recrutement au centre-ville de Toronto.

Où:

Il s'agit du square situé devant le deuxième hôtel de ville de Toronto, à l'entrée de Bay Street. Toronto, la ville reine du Canada, arrive au second rang derrière Montréal au chapitre de la population, mais avec plus de 90 % de ses citoyens qui proviennent des îles Britanniques, elle abrite une communauté beaucoup plus homogène. Outre les unités torontoises, beaucoup de bataillons ontariens du CEC espèrent remplir leurs rangs grâces à des recrues de Toronto.

Quand:

Cette photographie a été prise durant l'été 1916.

Qui:

Le recruteur que l'on aperçoit dans la voiture est J. W. Geddes. Son uniforme et sa casquette à visière de fabrication canadienne donnent à penser qu'il n'est peut-être pas un soldat de retour du front, mais tout simplement un brillant orateur. Le maire de Toronto, Tommy Church (en canotier), et le capitaine révérend J. D. Morring attendent leur tour pour apporter des arguments politiques et religieux, tandis qu'un policier torontois en casque blanc surveille la foule, à l'affût d'agitateurs.

71-134-430-c
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Photographie
Officiers du 165e Bataillon acadien, Guerre Mondiale, 1914-1918
Vers 1916, 20e siècle
Papier
Don de Alberta Gaudet
71-134-430-c
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

1988.66
Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick
Photographie
Groupe de femmes, dont Mme Florence Neves, se rendant à une réunion de la Croix-Rouge à Grand Manan
1914-1918, 20e siècle
Gélatine argentique
5.7 x 8.2 cm
1988.66
Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick

MP-0000.63.1
© Musée McCord
Photographie
148e bataillon, service religieux avant le départ outre-mer, campus de McGill, Montréal, QC, 1914-1918
Davidson & Turnbull
1914-1918, 20e siècle
Gélatine argentique
28 x 35 cm
Don de Mrs. Paul Sise
MP-0000.63.1
© Musée McCord

© Musée McCord Museum