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Conditions de travail des ouvriers au 19e siècle

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Introduction:

Bonjour, nous sommes deux jeunes filles, Stéphanie Martel et Mélissa Timmons Bélair, de 16 ans de la Polyvalente Chanoine-Armand-Racicot et nous faisons ce travail dans le but d'acquérir de nouvelles connaissances en histoire. Nous avons choisis de vous parler des conditions de travail des ouvriers de Montréal au 19ème siècles. Nous nous sommes demandées si celles-ci étaient acceptables c'est à dire raisonnable, sécuritaire et équitable. Selon nous les conditions étaient non seulement intolérables mais à la fois exécrables.


MP-1985.74.1.13
© Musée McCord
Photographie
Ouvriers à la scierie de Hawksbury Mills, Hawksbury, Ont., vers 1895
Anonyme - Anonymous
Vers 1895, 19e siècle
Gélatine argentique
20 x 25 cm
Achat de Mr. John Mappin
MP-1985.74.1.13
© Musée McCord

Commentaires:

La moitié du 19ème siècle se résume principalement à l'économie mondiale qui est en dents de scie. On sort de la récession que pour mieux y retrouver. Les entreprises sont en faillite et obligent la population rurale à aller vivre en ville. Un demi-million de Québecois iront vivre au États-Unis avant le 20ème siècle. Pour ce qui est du reste, ils iront travailler dans les quartiers ouvriers. Très peu suivront le curé Labelle dans sa mission de colonisation du Nord. Le pire est entre 1873 et 1880 où les salaires diminuèrent de 25% à 60% selon les métiers. À Montréal, les travailleurs consacrent 60% de leur budget à l'alimentation et 20% au loyer. Pour subvenir à leurs besoins, les membres d'une famille de plus de huit ans doivent aller travailler. Pour échapper au chômage, les travailleurs québécois courent aux portes des manufactures. Cependant, ils rencontrent un promblème majeur: la concurrence des immigrants anglais, écossais et irlandais. Pour ce qui est des employeurs, ils se soucient peu des accidents qui peuvent subvenir, l'important c'est le niveau de productivité. Malheureusement, l'anglais n'est pas que la langue de travail mais elle est aussi celle des négociation syndicale. En effet, comme les premiers syndicats sont affiliés à des centrales américaines qui envoient des anglophones pour négocier. Cela diminue le contrôle des francophones sur leur condition de travail. Ce sont les femmes et les enfants les plus démunis et exploités dans ces conditions car aucun syndicat ne les représente.

Clefs de l'histoire:

À l'extérieur des grands centres urbains, l'implantation du syndicalisme rencontre d'importants obstacles. Dans les villes de catégorie intermédiaire et les villages, le nombre moins élevé d'employés par entreprise offre moins de ressources à la syndicalisation. L'influence palpable des élites dans la vie locale et les relations de travail plus personnelles freinent aussi l'organisation des travailleurs. Pour pénétrer ces « marchés », les syndicats doivent dépêcher des organisateurs plein d'entrain, promettre des services syndicaux et une amélioration des conditions de travail locales.

Dans les endroits éloignés, spécialisés dans le sciage ou l'exploitation minière, par exemple, l'isolement des communautés décuple le contrôle patronal sur la vie quotidienne. Les camps forestiers, éparpillés dans les bois, sont particulièrement vulnérables. Les grands syndicats internationaux et nationaux hésitent à organiser les travailleurs de ces régions qualifiées de « marginales », même lorsqu'ils sont invités à le faire par ces derniers.

Quoi:

On voit ici des ouvriers posant pour une photographie de groupe devant les bâtiments de la Hawkesbury Lumber Company, une importante scierie de l'Outaouais.

Où:

Hawkesbury se trouve sur la rivière des Outaouais, à 95 kilomètres à l'ouest d'Ottawa.

Quand:

Cette photographie date de 1895 environ, quelque six ans après l'achat de la propriété à la succession de John Hamilton, dernier entrepreneur de la célèbre famille de marchands de bois de l'Outaouais.

Qui:

La Hawkesbury Lumber Company employait une main-d'oeuvre non syndiquée pour le sciage du bois en provenance des rivières Rouge et Gatineau. On remarque sur la photographie que certains travailleurs n'ont pas encore atteint l'âge adulte.

MP-1985.31.22
© Musée McCord
Photographie
Usine, Cartierville, QC, about 1900
N. M. Hinshelwood
Vers 1900, 19e siècle ou 20e siècle
Gélatine argentique
16 x 21 cm
Don d'un donateur anonyme
MP-1985.31.22
© Musée McCord

Commentaires:

Les femmes Selon les statistiques du Canada, en 1881, les femmes forment 34% de la main-d'oeuvre de la cordonnerie et 74% dans celle du textile. Si les femmes étaient d'abord concentrées dans le secteur des services (santé, éducation, etc...) la main-d'oeuvre féminine débute dans le secteur industriel par les fabriques. Leur travail demeure cependant sous-payé. C'est l'inégalité des salaires qui poussera les syndicats à prendre position sur le travail féminin. Le véritable scandale de ces années est sans aucun doute le sweating system qui consiste pour les femmes à effectuer à la maison la finition des pièces produites à la fabrique. Plusieurs femmes sont obligées de travailler au sweating, parfois en plus de leur travail à l'extérieur et ce afin d'obtenir le revenu de subsistance. Bien que celui-ci est peu rémunéré. C'est l'entrepreneur qui fixe le salaire des personnes qu'il engage et il se réserve un part de profil considérable sur chaque contrat. Il prenait plus du double du salaire des employés.


N-0000.94.59
© Musée McCord
Photographie
Ouvriers lavant le minerai, mine de cuivre Huntington, Bolton, QC, 1867
William Notman (1826-1891)
1867, 19e siècle
Sels d'argent sur papier monté sur papier - Papier albuminé
8 x 10 cm
Don de Mrs. William Molson
N-0000.94.59
© Musée McCord

Commentaires:

Les enfants Les enfants forment 8% de la main-d'oeuvre au Québec en 1891. Nombreux sont ceux qui font la confection à domicile sans être considérés comme travailleurs. Les enfants sont si bon marché en tant que travailleurs que la demande dépasse l'offre. Ils travaillent jusqu'à épuisement, privés d'hygiène et exposés à tous les risques où on les laisse sans surveillance près de machines dangereuses. Ainsi, ils ne vont pas à l'école et ils sont soumis aux amendes, comme les adultes, aux châtiments corporels et au cachot (un trou noir où les employés des grandes fabriques peuvent être incarcérés pendant et au-delà des heures de travail) pour un manquement aux règlements.


MP-0000.25.288
© Musée McCord
Photographie, diapositive sur verre
Fonderie, aile Workman, Université McGill, Montréal, QC, vers 1901
Anonyme - Anonymous
Vers 1901, 19e siècle ou 20e siècle
Plaque sèche à la gélatine
8 x 8 cm
Don de Mr. Stanley G. Triggs
MP-0000.25.288
© Musée McCord

Commentaires:

Amendes et retenues sur salaire Le système des amendes et des retenues sur salaire mérite qu'on s'y attarde. Il est très varié et permet littéralement aux patrons, contremaîtres et agents de placement de voler le salaire des employés. Elles sont imposées pour de multiples raisons : insubordination, paroles obscènes, grossièreté envers le contremaître (ou réponse à une insulte de sa part), turbulence, négligence, bris de la machinerie (l'amende atteint alors des sommets), retard (l'amende s'ajoute alors à la perte d'une demi-journée de salaire), bavardage au travail ou violation du silence, refus de se présenter au travail le lendemain d'une journée de travail particulièrement longue, mauvaise confection d'une pièce, gaspillage et vol. Il arrive même que tout son salaire d'une semaine ne permette pas à l'employé fautif de payer son amende. Bien souvent d'ailleurs, le montant de l'amende est sans commune mesure avec ce que la faute coûte réellement à l'entreprise. Une amende pour retard peut être imposée même si, dans les faits, il n'y a pas eu de retard. Certaines manufactures obligent leurs employés à se présenter avant l'heure d'ouverture. Cinq minutes avant le début du travail, tout le monde doit être entré, et les portes fermées à clé. En fait, les amendes ne se calculent pas directement en argent, mais en temps de travail que l'on retranche au moment de faire les comptes. Les employés ne sachant pas compter, se font truffés. Le montant des amendes est souvent doublé sans qu'ils s'en aperçoivent. Ce système des amendes est souvent à la base du salaire des contremaîtres.


I-37481.1
© Musée McCord
Photographie
La fonderie de Robert Mitchell, Montréal, QC, 1869
William Notman (1826-1891)
1869, 19e siècle
Sels d'argent sur papier monté sur papier - Papier albuminé
10 x 13.7 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
I-37481.1
© Musée McCord

Commentaires:

Horaire de travail La semaine de travail varie essentiellement de 60 à 70 heures. Elle est de 60 heures dans le secteur secondaire (celui des fabriques) et de 70 heures dans le secteur tertiaire (celui des services). Les journées de 15 heures ne sont pas exceptionnelles et des employés, après entente avec le patron, allongent leurs journées de travail de lundi au vendredi afin d'abréger celle du samedi. La pause du dîner est courte et varie d'une manufacture à l'autre. Les travailleurs n'ont généralement pas assez de temps pour aller dîner à l'extérieur et, puisqu'il n'y a aucune pièce réservée à cet usage, ils doivent souvent se restaurer à côté des machines.


N-0000.25.261
© Musée McCord
Photographie, diapositive sur verre
Machine pouvant tester des pièces de 100 tonnes, pavillon Macdonald des sciences, Université McGill, Montréal, QC, vers 1895
Wm. Notman & Son
Vers 1895, 19e siècle
Plaque sèche à la gélatine
8 x 8 cm
Don de Mr. Stanley G. Triggs
N-0000.25.261
© Musée McCord

Commentaires:

Jours chômés et fériés Les travailleurs ne sont pas payés ni pour les jours chômés ni pour les jours fériés. Le dimanche est un jour chômé. Les deux seuls jours fériés sont Noël et Pâques. Lorsque les employés refusent de travailler un jour de fête ou le dimanche, ils sont alors renvoyés. Fixation des conditions de travail Chaque fabrique possède des normes de travail plus ou moins explicites qui vont toujours dans le sens d'une productivité et d'un profit maximum. La signature de contrats ne constitue pas une bonne assurance du respect des engagements pris par le patron. Généralement analphabètes, les ouvriers paraphent des contrats qu'ils sont incapables de lire, et dont on se garde bien de leur faire lecture. L'ouvrier n'a aucune garantie d'emploi et ne bénéficie d'aucun avis en cas de cessation d'emploi.

Clefs de l'histoire:

L'essor industriel que connaît le Canada entre 1896 et 1919 fait partie de la deuxième révolution industrielle, fruit d'une rencontre prolifique entre les besoins économiques et les découvertes scientifiques. La chimie et les sciences physiques sont appliquées à de nouveaux procédés industriels comme la fonderie d'aluminium et l'hydroélectricité. Les contrôles et mises à l'essai scientifiques des nouveaux matériaux et des machines deviennent un préalable essentiel de l'industrie. Les ingénieurs cessent d'être des bricoleurs empiriques pour devenir des professionnels formés au processus scientifique. En 1887, la Société canadienne d'ingénieurs est créée. Au cours des années et jusqu'en 1922, environ 66 % de ses membres travaillent pour l'entreprise privée. Les universités canadiennes répondent à ce besoin en créant des facultés de génie. Dans les laboratoires de ces écoles, on teste les nouveaux matériaux. Le terme « génie appliqué » est utilisé pour décrire l'art du génie moderne.

Quoi:

L'invention du béton produit en série coïncide avec l'expansion massive d'une société industrielle et urbaine au Canada. Le béton permet de construire les premières autoroutes pour les voitures, des barrages hydroélectriques gigantesques, des gratte-ciel et des bâtiments industriels en hauteur.

Où:

L'Université McGill à Montréal enseigne aux ingénieurs à partir des années 1850, mais n'accordera le diplôme de bachelier ès sciences qu'en 1889 ; c'est le département du génie civil et de l'arpentage qui accorde ce diplôme. Le magnat montréalais du tabac William Macdonald (1831-1917) finance la construction d'un bâtiment voué à l'enseignement du génie et à la recherche en 1893.

Quand:

Au XIXe siècle, la fabrication du béton est grandement perfectionnée. L'ajout de nouveaux ingrédients comme le gypse et le traitement à chaud dans des fours rotatifs rendent ce matériau plus résistant et meilleur marché. Des barres de fer sont enfouies dans le béton coulé pour lui permettre de soutenir ponts et gratte-ciel.

Qui:

En 1909, une fusion orchestrée par le financier Max Aitken (1879-1964) donne naissance à la Canada Cement Company de Montréal. Comme tous les gros producteurs de béton, cette vaste entreprise engrange les profits en réalisant des économies d'échelle grâce aux fours rotatifs qui fonctionnent sans interruption.

M982.530.5191.2
© Musée McCord
Impression
La fonderie de Messieurs Clendinning - L'atelier de moulage
Anonyme - Anonymous
1872, 19e siècle
Encre sur papier - Photolithographie
39.9 x 27.2 cm
M982.530.5191.2
© Musée McCord

Commentaires:

Santé et sécurité En cette période, on peut voir surgir des manufactures un peu partout, et le plus souvent là où l'on ne s'y attendait pas. Les entrepreneurs dont la bourse n'est pas assez garnie pour faire construire leur fabrique se contentent d'acheter ou de louer un immeuble à logement pour s'y installer. Ceci donne souvent lieu à de nombreux accidents. Les planchers n'étant pas conçus pour supporter le poids de la machinerie, les immeubles s'effondrent avec les conséquences qu'on imagine pour les travailleurs qui s'y trouvent. D'autres ateliers sont situés dans des sous-sols où l'effondrement n'est pas à craindre, mais où l'humidité et le faible éclairage sont de règles. Les seules sources de ventilation sont les portes et fenêtres. Ouvertes l'été, elles restent fermées l'hiver, pendant les heures de travail, à cause du froid. Cela fait en sorte que les employés grelottent jusque vers 10 heures, moment où la chaleur du poêle, de la vapeur et du gaz carbonique fait fondre la glace du plafond qui retombe ensuite en pluie fine ou en frimas. Le reste de la journée se passe dans un brouillard épais, l'aération ne se faisant que la nuit. Les occasions d'incendie sont d'autant plus nombreuses que les grandes chaudières se trouvent sur les lieux mêmes du travail. Elles ne sont pas toujours correctement entretenues et elles sont parfois confiées à la douteuse surveillance d'un enfant.


VIEW-2944
© Musée McCord
Photographie
Vue de Montréal depuis la cheminée de la centrale de la Montreal Street Railway, QC, 1896
Wm. Notman & Son
1896, 19e siècle
Plaque sèche à la gélatine
20 x 25 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
VIEW-2944
© Musée McCord

Commentaires:

L'Acte des manufactures de 1885 L'Acte des manufactures (acte pour protéger la vie et la santé des employés) fut sanctionné le 9 mai 1885. L'Acte comprend 38 articles et une annexe, s'applique sur tout le territoire de la province. La loi dans son ensemble ne couvre que les femmes, les jeunes filles et garçons, mais les dispositions concernant les questions de santé et la sécurité touchent également les hommes. La loi fixe également l'âge minimum pour le travail en manufacture à 12 ans pour les garçons et à 14 ans pour les jeunes filles. Le patron doit fournir sur demande à l'inspecteur un certificat attestant l'âge du garçon ou de la jeune fille à son service. Selon la définition de la loi, un garçon devient homme à 14 ans et la jeune fille devient femme à 18 ans. Normes du travail La durée du travail pour les femmes, jeunes filles et garçons est fixée à 10 heures par jour pour un maximum de 60 heures par semaine. L'employeur doit leur accorder au moins une heure de repas le midi, qui ne peut être comptée dans le total des heures de travail, mais la loi ne s'inquiète pas du souper, de sorte que les employés doivent encore travailler de sept à huit heures sans interruption, et parfois plus. La loi ne reconnaît encore aucun congé payé. Dès 1889, les travailleurs font quelques recommandations, telles que : - favoriser l'instruction - criminaliser la brutalité du travail - imposer des normes sévères de santé et de sécurité au travail - supprimer le travail le dimanche - créer un jour du travail qui serait un jour de repos légal dans l'ensemble du pays

Clefs de l'histoire:

L'activité manufacturière fait naître au sein de la ville ce qu'on appelle un paysage industriel. Les usines ont tendance à s'installer près du port ou des voies ferrées. Autour d'elles s'agglutinent des résidences ouvrières. Aucune zone n'illustre mieux ce phénomène que celle du canal de Lachine, berceau de la grande industrie montréalaise. On y trouve, entre autres, les ateliers du Grand Tronc, des usines fabriquant de la machinerie et d'autres produits du fer et de l'acier, des filatures, la raffinerie de sucre Redpath ; les employés habitent les rues avoisinantes.

Quoi:

Vue partielle de la zone industrielle du canal de Lachine et des bassins qui le bordent, à la fin du XIXe siècle. Les usines les plus importantes sont situées le long du canal, tandis que les résidences de la population ouvrière sont visibles à droite de la photo.

Où:

La photo montre la partie ouest du canal, à proximité des écluses Saint-Gabriel. L'usine la plus considérable, à l'extrême gauche, est celle de la raffinerie de sucre Redpath, dont les cheminées dominent le paysage.

Quand:

La raffinerie de sucre ouvre ses portes en 1855. Ses installations s'agrandiront considérablement, par étapes, au cours des décennies qui suivront.

Qui:

John Redpath (1796-1869), né en Écosse, arrive au Canada à l'âge de 20 ans. Il fait d'abord fortune dans la construction, puis investit dans d'autres secteurs. En 1854, il entreprend la construction de la première raffinerie de sucre du Canada. Cela représente un investissement considérable, qui sera couronné de succès.

M930.50.5.142
© Musée McCord
Gravure
La nouvelle façon : 300 paires par jour, 1880
John Henry Walker (1831-1899)
1880, 19e siècle
Encre sur papier - Gravure sur bois
10 x 6 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M930.50.5.142
© Musée McCord

Commentaires:

Succès Enfin, les travailleurs ont obtenu un jour férié avec la fête du travail et le dimanche est officiellement un jour de repos hebdomadaire. Cependant, il n'y a encore aucun congé payé, hormis la fête du travail. Les conditions de sécurité se sont améliorées sur le plan des bâtiments. Les femmes, les jeunes filles et les garçons ont obtenu la fixation de limites au début et la à la fin du travail quotidien, et ils ont droits à une pause d'une heure pour le dîner dans un local approprié.

Clefs de l'histoire:

Apparues à partir des années 1850 dans le secteur de la cordonnerie, les machines-outils caractérisent le passage de l'artisanat à l'industrie. Elles ont contribué à la hausse de la productivité et bouleversé les habitudes de travail.

L'artisan cordonnier étudiait toutes les facettes de son métier pendant une période d'apprentissage variable. Toutefois, la division des tâches et le recours aux machines permettent d'employer des ouvriers qui ne fabriquent plus qu'une partie de la chaussure - toujours la même.

Le travail salarié s'accompagne d'horaires fixes et d'une transformation du rythme de la vie quotidienne. Une absence au travail peut entraîner une amende, voire une peine de prison.

Quoi:

Différentes sortes de machines permettent de préparer le cuir, d'assembler les pièces et de les coudre. Le travail peut être dangereux en raison du manque de consignes de sécurité.

Où:

La transition de l'artisanat à l'industrie implique un changement de lieu de travail. Les travailleurs de la chaussure ne travaillent plus dans les ateliers d'artisan, mais dans des manufactures.

Quand:

Dans les années 1880, la mécanisation permet la production de masse de chaussures à un coût environ 50 % moins élevé que 30 ans auparavant.

Qui:

John Henry Walker, artisan graveur (1831-1899), s'inquiète à la fin de sa vie de l'éventuelle disparition de son métier en raison des progrès des techniques de reproduction.

Conclusion:

Après toutes nos recherches, nous pouvons confirmer la situation déplorable des ouvriers. Heureusement, elle s'est grandement amélioré avec les années. Cette recherche nous a permis de constater que de nos jours, les conditions sont beaucoup plus équitables.


© Musée McCord Museum