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M979.87.15A
© Musée McCord
Impression
LA GRANDE FETE NATIONALE DES 24-25 JUIN 1874, A MONTREAL. LA PROCESSION PASSANT DANS LA RUE ST. JACQUES.
Henry Sandham
1874, 19e siècle
Encre sur papier - Photolithographie
40 x 27.7 cm
Don de Charles deVolpi
M979.87.15A
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Cette illustration représente le défilé annuel qui avait lieu le long de la rue Saint-Jacques sous le patronage de saint Jean-Baptiste, dont on souligne la naissance le 24 juin dans le calendrier des saints de l'Église catholique romaine . Ce défilé était organisé par la Société Saint-Jean-Baptiste, une association patriotique canadienne-française fondée en 1843 par le journaliste Ludger Duvernay .

Au XIXe siècle, l'Église catholique est présente dans la majorité des rituels qui entourent les célébrations de la Saint-Jean-Baptiste. Le matin de la fête, une « volée de cloches » invite les fidèles à la grande messe de la Saint-Jean-Baptiste. Lors du grand défilé, les symboles religieux sont également manifestes. Enfin, les membres du clergé ne manquent pas d'assister au banquet et au feu de joie pour bénir le repas, le feu et peut-être aussi pour surveiller leurs ouailles.

Quoi:

Le défilé était la principale manifestation concrète de la Société Saint-Jean-Baptiste et de son appui aux intérêts nationalistes, linguistiques et constitutionnels des francophones.

Où:

On voit le défilé le long de la rue Saint-Jacques qui était à l'époque le centre du quartier des affaires de Montréal.

Quand:

À l'origine, les célébrations du 24 juin étaient associées aux célébrations antiques du solstice d'été, de même qu'aux fêtes agraires qui marquaient autrefois le début de l'été.

Qui:

C'est le 24 juin 1834, lors d'un banquet réunissant des membres influents du parti patriote, que l'éditeur de journaux Ludger Duvernay eut l'idée de doter les Canadiens français d'une fête nationale annuelle qui serait célébrée le 24 juin.

M977X.56
© Musée McCord
Affiche
Grande Exposition Agricole et Industrielle de la Puissance
Anonyme - Anonymous
1884, 19e siècle
219 x 106 cm
M977X.56
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

À partir de 1851, une tradition de grandes expositions agricoles et industrielles s'installe au Québec, inspirée de l'exposition universelle qui eut lieu cette année-là à Londres.

À Montréal, les expositions sont présentées à plusieurs reprises dans un vaste édifice, le Palais de cristal. D'abord situé rue Sainte-Catherine, le palais sera relocalisé en 1879 entre les rues de Bleury et Saint-Urbain, l'avenue Mont-Royal et l'actuel boulevard Saint-Joseph.

Les visiteurs peuvent y voir un grand nombre d'exposants dans des domaines très variés, regroupés par catégories à l'intérieur et à l'extérieur du palais : horticulture, beaux-arts, présentations de bétail et d'instruments aratoires, etc. Des prix, des médailles, des mentions honorent les exposants les plus méritants, comme cela se fait en Europe lors des grandes expositions universelles.

Quoi:

Le Palais de cristal se voulait une réplique, à moins grande échelle et passablement modifiée, du « Crystal Palace » érigé pour l'exposition universelle de Londres en 1851.

Où:

Après l'incendie du Palais de cristal en 1896, les expositions agricoles et industrielles du Québec eurent lieu dans les villes de Trois-Rivières, Sherbrooke et Saint-Hyacinthe.

Quand:

À Montréal, les grandes expositions agricoles et industrielles avaient lieu en septembre et duraient une semaine.

Qui:

Les visiteurs de ces grandes expositions pouvaient aussi profiter d'activités récréatives telles que des ascensions en ballon, des feux d'artifice, des courses de chevaux, des manèges.

M316
© Musée McCord
Peinture
Marché Bonsecours, scène d'hiver.
James Duncan (1806-1881)
1850-1860, 19e siècle
Huile sur bois
20.2 x 25.3 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M316
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Au XIXe siècle, les activités du marché public de Montréal débordent largement du cadre du marché Bonsecours et occupent tout un quadrilatère de l'actuel « vieux Montréal ».

Inauguré en janvier 1847, le marché Bonsecours est un bâtiment multifonctionnel qui abrite des étals de marché, une glacière, les bureaux de l'hôtel de Ville, un poste de police et une salle de concert.

Ce marché a une réelle importance dans la vie quotidienne des Montréalais. Il est assidûment fréquenté d'une part parce que les citadins doivent bien se nourrir, d'autre part parce que les techniques de conservation des aliments ne sont pas encore au point. Ainsi que l'atteste ce tableau de James Duncan, le marché Bonsecours n'est pas un simple endroit où se procurer des denrées alimentaires, c'est aussi un haut lieu de socialisation où se croisent des gens de tous les horizons.

Quoi:

Bien que James D. Duncan ait surtout produit des aquarelles, il a ici réalisé une huile sur bois.

Où:

Né en Irlande, James Duncan (1806-1881) immigre au Canada en 1830 et s'installe à Montréal.

Quand:

Observateur attentif de la vie urbaine, Duncan réalise de nombreux croquis sur le vif d'événements sportifs, de défilés, d'incendies, de vendeurs de rues et de scènes hivernales.

Qui:

À Montréal, James Duncan est à la fois artiste et professeur de dessin.

M18973
© Musée McCord
Table
Vers 1870, 19e siècle
72 x 49 x 50 cm
Don de Mr. Frederick Cleveland Morgan
M18973
© Musée McCord

Description:

Ce type de table était utilisé pour jouer aux dames, aux échecs ou à tout autre jeu nécessitant un tablier (plateau). Même si elles font leur apparition au Moyen-âge, elles deviennent très populaires à l'époque victorienne. Ces tables faites de papier mâché, sont prisées pour leur légèreté et leur fonction décorative.

Clefs de l'histoire:

Cette table en papier-mâché de style néorococo était utilisée pour jouer à différents jeux de société.

Le tablier, c'est-à-dire le plan carré comptant 64 petites cases sur la surface plane de la table, servait aux jeux de dames ou à d'autres jeux. Une fois la partie terminée, une charnière fixée à la partie supérieure permettait de replier et de ranger la table. Ces meubles extrêmement décorés embellissaient le décor des salons victoriens.

Les motifs de la table ont subi l'influence néorococo, ce style inspiré des formes des coquillages et caractérisé par l'abondance des ornements contournés.

Quoi:

Cette petite table en papier mâché et bois, incrustée de nacre, était utilisée pour jouer à différents jeux de société.

Où:

En 1825, la société anglaise Jennens and Bettridge fit breveter un procédé permettant d'incruster du nacre non taillé dans une surface de papier mâché.

Quand:

Les meubles en papier mâché sont propres à l'époque victorienne.

Qui:

Ce genre de table néorococo contribuait au décor des luxueux salons des demeures bourgeoises.

M18972
© Musée McCord
Table
Vers 1870, 19e siècle
72 x 66 cm
Don de Mr. Frederick Cleveland Morgan
M18972
© Musée McCord

Description:

Ce type de table était utilisé pour jouer aux dames, aux échecs ou à tout autre jeu nécessitant un tablier (plateau). Même si elles font leur apparition au Moyen-âge, elles deviennent très populaires à l'époque victorienne. Ces tables faites de papier mâché, sont prisées pour leur légèreté et leur fonction décorative.

Clefs de l'histoire:

La table de jeu est à la mode dans les foyers de l'est du Canada. Cette table de style anglais est faite en papier et en métal. Le papier mâché ou les feuilles de papier sont, dès les années 1850 et 1860, ornés en surface à l'aide de laque et d'incrustations de nacre aux motifs compliqués, rehaussées avec de la peinture dorée à motifs floraux. En 1866, le volume de production augmente, et les meubles « sont fabriqués en fonction de l'exportation vers le Canada... en grande variété... décorés pour répondre aux goûts des acheteurs dans les pays vers lesquels ils sont exportés... envers ... des décors exubérants. » Vers les années 1870, la classe moyenne, qui voit sa part de marché augmenter, exige une ornementation plus recherchée. « On a appris au public que la quantité de matériau constitue le véritable test de qualité... celui-ci exige plus de nacre et d'or. » Le décor tourmenté des bords du plateau et la tige en forme de vase arriveront certainement à enjoliver n'importe quel domicile.

References
R. K. Symonds et B. B. Whinery, Victorian Furniture, Londres, Studio Editions, 1987, p. 195-201.



Clive D. Edwards, « Papier mâché », dans Victorian Furniture : Technology and Design, Manchester, Manchester University Press, 1993, p. 124-34. Citation, p. 131.



Conrad Graham, Eclectic Tastes : Fine and Decorative Arts from the McCord, Montréal, Musée McCord d'histoire canadienne, 1992, p. 100.



Harold Osborne, The Oxford Companion to the Decorative Arts, Oxford, Oxford University Press, 1985, p. 507.

Source : circuit web 'Meubler son intérieur' de Jane Cook, Université McGill (Voir sous l'onglet Liens)

Quoi:

C'est une planche de jeu avec des incrustations de nacre qui constitue le plateau de cette table en papier minutieusement laquée et peinte.

Où:

Les tables de ce type, utilisées dans les salles de jeux et les salons, pouvaient servir à deux joueurs assis.

Quand:

Elles étaient à la mode dans les années 1860 et 1870, mais ont perdu de la faveur à partir des années 1880, quand leur ornementation de plus en plus chargée a été jugée de mauvais goût.

Qui:

Henry Clay et Jennens and Bettridge, d'Angleterre, fabriquaient les objets en papier et en papier mâché qui étaient importés en plus grande quantités au Canada.

M969.22.5
© Musée McCord
Chapeau haut-de-forme « Gibus »
Gibus
1870-1890, 19e siècle
15.3 cm
Don de R. H. Gaunt
M969.22.5
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Invention française, le haut-de-forme passe, dans les années 1840, d'une simple nouveauté de la mode à un symbole de la condition sociale de l'homme bourgeois du XIXe siècle . En raison de sa hauteur, de son allure imposante et parce qu'il confère une certaine élégance à l'homme qu'il fait paraître plus grand, le haut-de-forme en vient à symboliser la respectabilité, la richesse, la dignité et un rang social élevé.

Élément essentiel de la tenue de soirée, le haut-de-forme est de mise pour l'opéra, où il arrive parfois qu'on le froisse en le plaçant sous le siège. Ce problème sera toutefois résolu avec l'invention du « gibus », un haut-de-forme que l'on peut aplatir pour en faciliter le rangement . Le premier modèle du genre fut créé en 1812, mais il fut perfectionné par l'inventeur français Antoine Gibus en 1840.

Toujours considéré, à la fin du XIXe siècle, comme un symbole de distinction, le haut-de-forme en vient même à faire partie de l'uniforme du policier, du facteur et de l'employé de chemin de fer.

Quoi:

Ce gibus en soie côtelée et en satin a été cousu à la machine et à la main sur une armature de métal munie de ressorts , ce qui permet à la calotte de s'aplatir dans le bord du chapeau.

Où:

Les hommes portaient des hauts-de-forme pour les affaires, les loisirs et les grandes occasions. Si le gris perle était de mise durant la journée, le noir convenait à toute heure du jour.

Quand:

Les hommes qui désiraient bien paraître mais qui n'avaient pas les moyens de s'offrir un haut-de-forme avaient toujours la possibilité d'en louer un ou d'en acheter un de seconde main. Il existait également des modèles en papier mâché.

Qui:

Au début du XXe siècle, des articles publiés dans des journaux londoniens laissent entendre que le port du haut-de-forme est dépassé, tout comme les notions de supériorité sociale qui y sont associées. On y suggère même que le prince de Galles, le futur roi Édouard VII, serve d'exemple et qu'il abandonne le port de ce type de chapeau.

M995.18.1
© Musée McCord
Bâton de hockey
1879-1881, 19e siècle
109.5 cm
M995.18.1
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Sport national du Canada, le hockey sur glace fait partie du patrimoine de Montréal depuis plus de 120 ans .

Ce bâton de hockey, le plus ancien que nous connaissions, correspond sans doute au genre de bâton utilisé par les premiers joueurs . Il est fait d'une pièce de bois unique munie d'une lame droite, contrairement aux bâtons actuels, qui se composent d'un manche et d'une lame fabriqués séparément . Courbées de façon accroître la puissance et la précision, les lames modernes utilisent de nouveaux matériaux, dont la fibre de verre, l'aluminium et la fibre de carbone, afin d'améliorer la souplesse et la résistance du bâton . Le bois n'est plus utilisé qu'en fines lanières laminées, censées accroître la force et la flexibilité du bâton.

La première partie de hockey tel que nous le connaissons a été jouée en 1875, selon les règles établies par un étudiant de l'Université McGill, J. G. A Creighton (1850- 1930) . Creighton a également remplacé la balle, souvent lancée hors-jeu, par un disque plat en bois .

Quoi:

Ce bâton de hockey est fait d'un bloc de bois unique courbé de façon à former une lame droite.

Où:

Ce bâton a été utilisé à l'Université McGill par un membre de l'équipe de hockey en 1878-1881.

Quand:

Avant la construction de la première patinoire à Montréal, en 1862, les sportifs jouaient au hockey à l'extérieur, sur des parcelles de glace. Les amoncellements de neige faisaient office de bandes et les poteaux de bois, de buts.

Qui:

Lewis Skaife, membre de l'équipe de hockey de l'Université McGill, a utilisé ce bâton de hockey de 1878 à 1881.

© Musée McCord Museum