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emplois

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Introduction:

Bonjour,


M18999
© Musée McCord
Machine à coudre
Wheeler & Wilson
1871, 19e siècle
61 x 41 x 85 cm
Don de Mrs. L.Dean
M18999
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Le numéro de série de cette machine, qui permet de la dater de 1871, précise qu'il s'agit de la 563 552e du genre depuis le début de la production.

Mise au point au milieu du XIXe siècle, la machine à coudre devient rapidement populaire et est alors produite en masse. Son utilisation est largement liée à l'industrie de la confection, qui emploie un cinquième de la main-d'oeuvre manufacturière montréalaise en 1871. Les femmes et les enfants occupent près de 80 % des emplois de ce secteur.

La fabrication des vêtements repose alors sur un système de travail à domicile, le « système de manufacture dispersée » ou sweating system. Caractérisé par une abondante main-d'oeuvre féminine bon marché, semi-qualifiée et principalement rurale, le travail de couture est payé à la pièce. Dans les années 1890, une couturière gagne environ 2,50 $ par semaine pour 60 heures de travail. Cet apport est souvent essentiel à la survie des familles ouvrières, mais l'investissement dans un « moulin à coudre » est risqué lorsque les salaires ne sont pas réguliers.

Quoi:

Le mécanisme de cette machine compacte est très simple : quatre parties mobiles sont entraînées par un pédalier et un jeu de courroies.

Où:

Produite aux États-Unis, la marque Wheeler & Wilson a été jusqu'à la fin des années 1860 la plus importante du marché.

Quand:

Ce type de machine coûtait plus de 100 $US dans les années 1850. Dans les années 1870, on trouvait des modèles au tiers de ce prix.

Qui:

Cette annonce de Wheeler & Wilson ciblait clairement son public : « Plusieurs familles de Montréal leur doivent leur pain quotidien. Nous les vendons à la classe ouvrière à des conditions très faciles ».

MP-0000.25.864
© Musée McCord
Photographie, diapositive sur verre
Deux hommes abattant un gros arbre, C.-B. (?), vers 1895
Anonyme - Anonymous
Vers 1895, 19e siècle
Plaque sèche à la gélatine
8 x 10 cm
Don de Mr. Stanley G. Triggs
MP-0000.25.864
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Tandis que l'industrie des pâtes et papiers consomme du bois mou comme l'épinette, d'autres essences plus résistantes intéressent les industries de la construction, de la confection de meubles et de la fabrication de machines. Le métier de bûcheron, avec ses haches de toutes tailles et formes et ses scies, constitue le gagne-pain de plusieurs milliers d'ouvriers. Ces travailleurs à l'emploi saisonnier, parlant les langues « étranges » de leur Europe de l'Est natale, sont oubliés par les syndicats implantés dans les villes. Très exploités, vivant dans des camps plus que rustiques, ils vont se tourner après 1905 vers des syndicats sympathiques à leur cause comme les Industrial Workers of the World, regroupement international réputé plus radical et dont les quartiers généraux se trouvent à Chicago.

Quoi:

On voit ici deux bûcherons, juchés à bonne hauteur, sur le point d'abattre un arbre gigantesque. La présence des haches et des scies nous rappelle que le travail sera mécanisé plus tardivement, c'est-à-dire aux environs de la Deuxième Guerre mondiale.

Où:

La Colombie-Britannique forme, avec le Québec et l'Ontario, l'une des trois principales provinces exportatrices de bois.

Quand:

La scène a été immortalisée vers 1895, avant l'essor de l'industrie des pâtes et papiers et les débuts de la syndicalisation.

Qui:

La coupe de bois est alors un travail saisonnier commençant à l'automne et se terminant au printemps. Les fermiers y gagnent un revenu d'appoint. Les immigrants et les chômeurs y trouvent aussi un emploi temporaire.

VIEW-3212.1-D1
© Musée McCord
Photographie
Le port de Montréal depuis l'église Bonsecours, QC, vers 1900 (détail)
Wm. Notman & Son
Vers 1900, 19e siècle ou 20e siècle
Papier albuminé
20 x 25 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
VIEW-3212.1-D1
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Le long des quais, les cochers attendent, patients, que les navires déversent leurs flots de passagers.

Quoi:

Où:

Quand:

Qui:


M930.50.5.142
© Musée McCord
Gravure
La nouvelle façon : 300 paires par jour, 1880
John Henry Walker (1831-1899)
1880, 19e siècle
Encre sur papier - Gravure sur bois
10 x 6 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M930.50.5.142
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Apparues à partir des années 1850 dans le secteur de la cordonnerie, les machines-outils caractérisent le passage de l'artisanat à l'industrie. Elles ont contribué à la hausse de la productivité et bouleversé les habitudes de travail.

L'artisan cordonnier étudiait toutes les facettes de son métier pendant une période d'apprentissage variable. Toutefois, la division des tâches et le recours aux machines permettent d'employer des ouvriers qui ne fabriquent plus qu'une partie de la chaussure - toujours la même.

Le travail salarié s'accompagne d'horaires fixes et d'une transformation du rythme de la vie quotidienne. Une absence au travail peut entraîner une amende, voire une peine de prison.

Quoi:

Différentes sortes de machines permettent de préparer le cuir, d'assembler les pièces et de les coudre. Le travail peut être dangereux en raison du manque de consignes de sécurité.

Où:

La transition de l'artisanat à l'industrie implique un changement de lieu de travail. Les travailleurs de la chaussure ne travaillent plus dans les ateliers d'artisan, mais dans des manufactures.

Quand:

Dans les années 1880, la mécanisation permet la production de masse de chaussures à un coût environ 50 % moins élevé que 30 ans auparavant.

Qui:

John Henry Walker, artisan graveur (1831-1899), s'inquiète à la fin de sa vie de l'éventuelle disparition de son métier en raison des progrès des techniques de reproduction.

MP-0000.25.395
© Musée McCord
Photographie, diapositive sur verre
Culture du lin, Man., vers 1900
Canadian Pacific Railway
Vers 1900, 19e siècle ou 20e siècle
Plaque sèche à la gélatine
8 x 8 cm
Don de Mr. Stanley G. Triggs
MP-0000.25.395
© Musée McCord

MP-0000.158.60
© Musée McCord
Photographie, diapositive sur verre
Labourage, Ouest canadien, vers 1925
Anonyme - Anonymous
Vers 1925, 20e siècle
Plaque sèche à la gélatine
8 x 10 cm
Don de Mr. Stanley G. Triggs
MP-0000.158.60
© Musée McCord

Description:

"Ouest canadien Labourage : Nous entrons maintenant dans l'immense région des Prairies de l'Ouest canadien. Situées à quelques milles à l'est de Winnipeg, les Prairies s'étendent jusqu'à Calgary, soit une distance de plus de 800 milles, et s'étirent vers le nord sur au moins 300 milles à partir de la frontière canado-américaine. Cette vaste région forme une gigantesque zone agricole aux possibilités quasi illimitées. Les trois provinces des Prairies, le Manitoba, la Saskatchewan et l'Alberta, couvrent une superficie de 466 000 000 d'acres. De ce nombre, on estime de façon conservatrice que 167 000 000 d'acres sont des terres agricoles de qualité supérieure, permettant d'obtenir les meilleures récoltes possible. L'Ouest canadien produit effectivement du blé, de l'avoine, de l'orge et autres céréales en grande quantité et de la meilleure qualité qui soit, comme en témoignent les nombreux prix remportés par le blé canadien lors de concours internationaux."

Extrait de "ACROSS CANADA BY C. P. R.", Section 4--The Prairie Provinces; livret, McGill University Illustrated Lectures, 1928.


© Musée McCord Museum