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Un monde en changement : l'éducation au Nouveau-Brunswick

Centre d'études acadiennes

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Introduction:

À compter de la seconde moitié du XIXe siècle, l'Acadie accomplit au quotidien des progrès appréciables dans le domaine de l'éducation. Les écoliers et écolières acadiens qui partent très tôt le matin pour se rendre à l'école sont loin de se douter que derrière eux se jouent plusieurs enjeux. Certains plus que d'autres auront à subir à diverses époques les contre-coups de la situation précaire qui prévaut alors : l'institutrice qui n'a pas sa juste place dans la nouvelle école, le prêtre qui voit bien que l'écolier acadien ne bénéficie pas de chances égales, le fonctionnaire provincial qui, devant l'ampleur des besoins, voudrait bien apporter son aide mais n'en a pas les moyens.

Dans leur travail de tous les jours, plusieurs Néo-brunswickois apportent des changements décisifs, qui vont faire pencher la balance vers une meilleure éducation au Nouveau-Brunswick. Une meilleure formation pour les enseignants, des manuels scolaires en français, l'outillage et les ressources nécessaires dans les salles de classe, voilà ce dont ont besoin les Acadiens, car une bonne éducation est le garant de leur avenir !


69.30.249
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Poêle
Amherst Foundry Co.
Vers 1890, 19e siècle
Métal
80 x 40 x 40 cm
Don de M. Abel Doucet
69.30.249
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Avant l'avènement des premières maisons-écoles, dans les années 1850, les jeunes Acadiens reçoivent leur enseignement d'un maître ambulant. Hébergé par les familles à tour de rôle, le maître ambulant s'assure de transmettre un ensemble de connaissances aux élèves, avant de poursuivre sa route vers d'autres lieux.

Après les années 1850, la plupart des agglomérations possèdent une maison-école, que dirige un enseignant. L'école n'est cependant pas fréquentée par tous les enfants de la paroisse, puisque seuls ceux qui en ont les moyens peuvent poursuivre leurs études. En effet, la pauvreté force très souvent les élèves à quitter l'école afin d'aider leurs parents. Malgré un taux d'absentéisme élevé et le manque de matériel didactique, la fin de l'année scolaire est une fête appréciée de tous. La paroisse au complet assiste alors aux exercices et aux représentations de fin d'année afin d'applaudir les résultats des élèves.

Quoi:

La Robb Engineering Company, Limited (aujourd'hui disparue) fabrique non seulement différents types de poêles, mais aussi des engins à vapeur et des chaudières. Ces machines sont utilisées, entres autres, dans la fabrication de tramways électriques.

Où:

La Robb Engineering Company, Limited, (aujourd'hui disparue) est située à Amherst, en Nouvelle-Écosse. La compagnie, qui ouvre ses portes en 1865, est l'une des plus importantes fonderies au Canada et exporte ses produits dans plusieurs pays, y compris l'Angleterre et l'Australie.

Quand:

Placé au centre de la salle de classe, le poêle à bois ou au charbon utilisé au début du XXe siècle dégage, par temps froid, la chaleur nécessaire au bon déroulement de la journée.

Qui:

Alexander Robb établit une fonderie de fonte qui, par la suite, sera nommée la Robb Engineering Company, Limited.

70.6.18
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Ardoise et crayon
Vers 1920, 20e siècle
32.4 x 26.5 cm
Don du Frère Arsène Morin, c.s.c.
70.6.18
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

L'institutrice enseigne aux différents « grades ». Heureusement, elle reçoit souvent l'aide des plus âgées de la classe, qui s'occupent avec elle des plus jeunes. Elle est pleinement responsable de l'ensemble des classes, et doit suivre le programme scolaire établi. L'horaire de la journée d'il y a 150 ans ressemble beaucoup à celui d'aujourd'hui : une pause le matin, une heure consacrée au dîner et une pause l'après-midi.

Les conditions difficiles comme les salaires peu élevés, le matériel scolaire inadéquat et l'absentéisme obligent fréquemment les jeunes institutrices à quitter les écoles auxquelles elles sont affectées. Elles demandent souvent des transferts, ce qui nuit à la continuité de l'enseignement.

Quoi:

On utilise des crayons d'ardoise pour écrire sur une plaque d'ardoise. On nettoie ensuite celle-ci avec un peu d'eau et un chiffon.

Où:

Au début de l'année scolaire, les parents vont acheter des ardoises au magasin général pour leurs enfants inscrits à l'école.

Quand:

En Acadie, on utilise des ardoises pour la rédaction des devoirs à compter du milieu du XIXe siècle jusqu'au début du XXe.

Qui:

Dans les salles de classe, les étudiants et étudiantes se servent de l'ardoise pour faire leurs devoirs.

73.3.7
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Dessin
Mgr Marcel-François Richard
Vers 1900, 19e siècle ou 20e siècle
50.5 x 40.5 cm
Don de M. & Mme Edmond Gray
73.3.7
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

L'éducation occupe une place prépondérante dans la philosophie de vie de plusieurs Acadiens et Acadiennes. C'est le cas notamment de l'abbé Marcel-François Richard (1847-1915). Cet homme n'hésite pas à dénoncer l'injustice lorsqu'elle se manifeste. Voilà pourquoi il se retrouve à l'avant-scène lorsque vient le temps de réagir aux lois scolaires provinciales adoptées en 1871.

Selon l'abbé Marcel-François Richard, « l'éducation, à notre époque, est une arme plus puissante que jamais, et tous les peuples la regardent, à bon droit, comme indispensable à leur existence ». (1881)

L'adoption de la loi scolaire de 1871 met en péril l'existence même des écoles catholiques, ce qui a des conséquences directes sur l'éducation des Acadiens et Acadiennes. L'abbé Richard ne peut faire autrement qu'agir. Il est le premier Acadien à fonder une maison d'enseignement supérieur au Nouveau-Brunswick ; il s'agit d'un collège classique qui ouvre ses portes en 1874 dans la paroisse de Saint-Louis, dont l'abbé Richard devient le curé.

Quoi:

Ce dessin représente Marcel-François Richard, prêtre de la paroisse de Saint-Louis-de-Kent de 1870 à 1886.

Où:

Marcel-François Richard est d'abord curé dans la paroisse de Saint-Louis-de-Kent, Nouveau-Brunswick ; il exerce ensuite son sacerdoce à Rogersville, dans la même province.

Quand:

Marcel-François Richard naît en 1847 et meurt en 1915.

Qui:

Marcel-François Richard, que l'on voit ici, est le fils benjamin de Pierre-Luc Richard et de Marie-Tharsile Barriault.

PA1-2968
Cet artefact appartient à : © Centre d'études acadiennes
Photographie
Groupe d'écoliers au Couvent de Bouctouche, N.-B.
Cormier Photo
Vers 1900, 19e siècle ou 20e siècle
Papier
12 x 17 cm
PA1-2968
Cet artefact appartient à : © Centre d'études acadiennes

Clefs de l'histoire:

Lorsque la loi sur les écoles non confessionnelles est adoptée par l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, en 1871, les instances gouvernementales sont loin de s'attendre à la réaction indignée des citoyens catholiques, tant anglophones que francophones. Cette loi, mieux connue sous le nom de loi King (George Edwin King, promoteur de la loi, est premier ministre au moment de sa promulgation), proscrit l'enseignement de la religion et le port de l'habit religieux dans les écoles et force les religieux à obtenir un brevet d'enseignement provincial. La loi King fait également fi de l'existence de la langue française dans les écoles, ce qui heurte de front les nationalistes acadiens. L'opposition est telle qu'en signe de boycottage, des écoles privées sont créées, dont certaines vont même jusqu'à refuser de payer la taxe scolaire.

Quoi:

On voit dans cette photographie le costume que portaient les institutrices religieuses catholiques de la congrégation des soeurs de la Charité de l'Immaculée-Conception.

Où:

Cette photographie représente une salle de classe typique du début du XXe siècle.

Quand:

Le couvent de Bouctouche est fondé en 1880. Il est dirigé par les religieuses de la Charité de l'Immaculée-Conception de 1880 à 1924.

Qui:

Le couvent de Bouctouche, au Nouveau-Brunswick, est fondé par les soeurs de la Charité de l'Immaculée-Conception.

1994.450
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Carte postale
Collège St. Joseph, Westmorland Co., N.-B.
The Valentine & Sons Publishing Co., Ltd
Vers 1910, 20e siècle
8.8 x 13.7 cm
1994.450
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

La fondation du collège Saint-Joseph, en 1864, annonce un avenir plutôt prometteur pour l'éducation de la communauté acadienne du Nouveau-Brunswick. Cependant, le Collège est bilingue, et certains leaders acadiens trouvent que la langue anglaise y prend une trop grande place. C'est que la préservation du fait français est toujours un objectif très important pour les leaders acadiens tels que Mgr Marcel-François Richard. L'imposition de la loi King de 1871 refroidit l'effervescence qui se manifestait alors au Nouveau-Brunswick dans le domaine de l'éducation, où les choses semblaient bien augurer depuis la fondation du collège Saint-Joseph. L'adoption de la loi sur les écoles non confessionnelles a notamment pour conséquence l'ouverture et la construction de plusieurs lieux d'enseignement privés au sein de la communauté acadienne.

Quoi:

Le collège Saint-Joseph, que l'on aperçoit sur cette carte postale, est le précurseur de l'Université de Moncton (Nouveau-Brunswick).

Où:

Des écoliers viennent de partout au Nouveau-Brunswick et d'ailleurs pour acquérir une éducation au collège Saint-Joseph de Memramcook, au Nouveau-Brunswick.

Quand:

Le collège Saint-Joseph est fondé en 1864. En 1953, l'Université du collège Saint-Joseph transfère une partie de ses effectifs à Moncton, puis l'Université de Moncton est créée en 1963.

Qui:

Le collège Saint-Joseph est fondé par le père Camille LeFebvre, c.s.c.

XX.1706
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Photographie
Sa Grandeur Mgr James Rogers, évêque de Chatham, N.-B.
1892, 19e siècle
Papier
11.2 x 8.3 cm
XX.1706
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

James Rogers (1826-1903), originaire d'Irlande, arrive au Canada en 1831. Il est ordonné prêtre à Halifax, en Nouvelle-Écosse, en 1851 et nommé évêque du nouveau diocèse de Chatham, au Nouveau-Brunswick, en 1860. Mgr Rogers ne tarde pas à jouer un rôle important dans l'éducation néo-brunswickoise.

Il entreprend des démarches pour que les Religieuses Hospitalières de St-Joseph de Montréal s'établissent en 1868 à Tracadie, au Nouveau-Brunswick. Celles-ci s'intègrent à leur nouveau milieu en prenant la charge du Lazaret, où elles prodiguent des soins aux malades. À partir de 1869, Mgr Rogers invite les soeurs de la congrégation de Notre-Dame à venir fonder des couvents à Newcastle, à Bathurst, à Caraquet et à St-Louis.

Quoi:

Cette image de Mgr James Rogers provient de L'Illustration du Journal Le Moniteur Acadien du 1er juillet 1892.

Où:

En 1831, Mgr James Rogers quitte l'Irlande pour s'établir au Canada avec sa famille.

Quand:

C'est le 2 juillet 1851 que Mgr James Rogers est ordonné prêtre à Halifax, en Nouvelle-Écosse.

Qui:

Mgr James Rogers naît à Mount Charles, en Irlande, le 11 juillet 1826.

1990.171
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Carte postale
Couvent de la Sainte Famille, Tracadie, N.-B.
Photogelatine Engraving Co. Limited
Vers 1910, 20e siècle
7 x 13.5 cm
1990.171
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Arrivées en 1868, les Religieuses Hospitalières de St-Joseph de Montréal prennent en charge le Lazaret. Elles connaissent des débuts difficiles, car aucune somme d'argent n'est mise à leur disposition par le gouvernement provincial néo-brunswickois. C'est grâce à des gens généreux comme le curé de Tracadie, l'abbé Ferdinand Edmond Gauvreau (1806-1875), qu'elles réussissent à joindre les deux bouts. Le Lazaret devient le premier hôpital de langue française au Nouveau-Brunswick. Plus tard, les Hospitalières fondent d'autres maisons à Chatham (1869), à St-Basile (1873) et à Campbellton (1888). Elles s'adonnent à la fois au soin des malades et à l'enseignement. L'académie Sainte-Famille, qui ouvre ses portes en 1912, accueille des garçons et des filles, qui peuvent s'inscrire à des cours théoriques.

Quoi:

L'ancien édifice de l'académie Sainte-Famille abrite maintenant le Musée historique de Tracadie.

Où:

Les Religieuses Hospitalières de St-Joseph savent faire sentir leur présence dans le Nord de la province principalement grâce à leurs soins hospitaliers mais aussi par leur enseignement.

Quand:

La construction de l'académie Sainte-Famille commence en 1910 et se termine en 1912.

Qui:

Mère Marie Pagé est la fondatrice supérieure à Tracadie, Nouveau-Brunswick. Elle s'y installe avec six autres religieuses à partir de 1868.

66.118.549.a
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Pupitre d'écolier
Vers 1920, 20e siècle
Bois
73.5 x 106.7 x 72 cm
Don des Religieuses Notre-Dame du Sacré-Cœur
66.118.549.a
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Dans le cadre de la loi de 1837, on crée des conseils scolaires auxquels ceux qui désirent obtenir un brevet d'enseignement doivent soumettre une demande. Lors des examens d'obtention du brevet, on cherche à évaluer non seulement les connaissances littéraires des candidats, mais également leurs qualités et leurs moeurs. En 1842, à la suite d'une tentative de réforme du système, les brevets d'enseignement sont annulés, et seuls ceux et celles qui sont jugés compétents selon les critères du bureau d'examinateurs du comté peuvent obtenir un nouveau brevet du gouverneur.

C'est à la suite de ces nouvelles directives qu'une école de formation pédagogique voit le jour au Nouveau-Brunswick, en 1847. L'établissement est responsable de la formation pédagogique des instituteurs et des institutrices.

Quoi:

On trouve sur le dessus du pupitre deux trous pour y insérer des encriers.

Où:

Le pupitre de l'enseignante est souvent placé sur une plate-forme, affirmant son autorité.

Quand:

Ces types de pupitres sont utilisés jusqu'au milieu des années 1950.

Qui:

Les élèves se partagent ces pupitres à deux, et parfois même à trois dans le cas des plus petits.

7.2-4
Cet artefact appartient à : © Centre d'études acadiennes
Registre
V.A.L. Inspecteur 45
Valentin Landry
1879-1880, 19e siècle
23.6 x 21.3 x 1.5 cm
7.2-4
Cet artefact appartient à : © Centre d'études acadiennes

Clefs de l'histoire:

Après l'adoption de la loi King, les deux écoles de formation, soit celle de Saint-Jean (ouverte de 1848 à 1870) et celle de Chatham (ouverte de 1867 à 1870), ferment leurs portes, et une nouvelle école est créée à Fredericton en 1870. L'anglais y est cependant omniprésent à titre de langue d'enseignement. Très peu de francophones y poursuivent leur formation. Dans son rapport de 1878, le surintendant en chef des écoles publiques, T. H. Rand, propose la mise sur pied d'un cours préparatoire pour les personnes de langue française qui désirent recevoir un brevet d'enseignement provincial. À la suite de cette décision, le choix du professeur de langue française à embaucher s'arrête sur Valentin Landry (1844-1919), un enseignant acadien originaire de Pokemouche, au Nouveau-Brunswick. Il doit se déplacer afin de poursuivre sa nouvelle carrière à l'école normale de Fredericton. Il démissionne de ce poste dès l'année suivante pour devenir inspecteur d'écoles.

Quoi:

Ce cahier contient les notes d'inspection de plusieurs écoles du Nouveau-Brunswick.

Où:

Valentin Landry est responsable de l'inspection des écoles des comtés de Gloucester et de Kent, et de certaines écoles de Westmorland, au Nouveau-Brunswick.

Quand:

Valentin Landry est inspecteur d'école de 1879 à 1887.

Qui:

Comme l'indiquent les initiales figurant sur la couverture du cahier (V.A.L.), ces notes ont été rédigées par Valentin Landry.

XX.2473
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Photographie
Valentin Landry
Vers 1890, 19e siècle
10.3 x 7.1 cm
XX.2473
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Instituteur de formation, Valentin Landry (1844-1919) obtient son brevet de première classe à l'école normale de Truro, en Nouvelle-Écosse, en 1868. Il travaille en Nouvelle-Écosse pendant quelques années, pour finalement revenir au Nouveau-Brunswick pour enseigner. Lorsqu'il accepte d'occuper le poste d'enseignant francophone à l'école normale de Fredericton, il ignore encore qu'il deviendra dès 1879 le premier inspecteur d'écoles acadien du Nouveau-Brunswick. Il exécute ses nouvelles fonctions pour les comtés de Gloucester, de Kent et une partie de Westmorland. Les lacunes du système d'éducation et les faiblesses dans la formation des instituteurs lui deviennent rapidement évidentes. Il travaillera très fort pour obtenir, entre autres, des manuels scolaires en français et pour améliorer le système d'éducation des Acadiens.

Quoi:

En plus de devenir le premier inspecteur d'écoles acadien du Nouveau-Brunswick, Valentin Landry est le fondateur du journal L'Évangéline, publié à Digby, en Nouvelle-Écosse. Le premier numéro du journal paraît le 23 novembre 1887.

Où:

Valentin Landry fait ses études au collège Saint-Joseph, à Memramcook, au Nouveau-Brunswick, et à l'Université Dalhousie, à Halifax, en Nouvelle-Écosse.

Quand:

Valentin Landry naît en 1844 à Pokemouche et meurt à Moncton, au Nouveau-Brunswick, en 1919.

Qui:

Jérôme Boudreau succède à Valentin Landry au poste d'inspecteur d'écoles.

PB1-40
Cet artefact appartient à : © Centre d'études acadiennes
Photographie
École Normale, Fredericton, 1885
1885, 19e siècle
Papier
12.7 x 17.6 cm
PB1-40
Cet artefact appartient à : © Centre d'études acadiennes

Clefs de l'histoire:

Pierre-Amand Landry (1846-1916) et d'autres leaders acadiens font pression sur le gouvernement provincial afin d'obtenir un département préparatoire pour les étudiants francophones qui désirent obtenir leur formation de maître d'école en français. Les futurs instituteurs et institutrices néo-brunswickois ont leurs « Training Schools » depuis 1848, dont les cours ne sont toutefois offerts qu'en anglais. En 1884, le « French Department » est créé au sein de l'école normale, et Alphée Belliveau, qui avait succédé à Valentin Landry, devient le directeur du nouveau département, poste qu'il occupera jusqu'en 1920.

Quoi:

L'école normale de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, se donne comme mission d'encourager l'apprentissage de l'art d'enseigner et de l'art de communiquer.

Où:

La maison d'Alphée Belliveau à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, est un lieu de rencontre pour les Acadiens de passage dans la capitale.

Quand:

En 1850, l'école normale de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, est détruite par les flammes.

Qui:

Marie Babineau, que l'on aperçoit sur cette photographie (deuxième rangée, deuxième à partir de la gauche), a cousu l'étoile sur le drapeau acadien original. Tout au centre de l'image (tête encerclée) se trouve Alphée Belliveau, directeur du « French Department » de l'école normale de Fredericton.

XX.2306
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Photographie
Dr Marguerite Michaud
Vers 1970, 20e siècle
Papier
7.3 x 6.7 cm
XX.2306
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Dès la fin du XIXe siècle, les femmes doivent s'acharner dans divers milieux afin de prendre la place qui leur revient. Lorsque le seul fait de pouvoir être admise dans une école d'enseignement nécessite le changement de certains règlements législatifs, le cheminement s'annonce long.

L'école normale, jusque-là réservée aux hommes, ouvre ses portes aux femmes en 1848-1849, sans causer trop d'émoi. Lorsque Martha Hamm Lewis (1831-1892) accède, en 1849, à l'école normale de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, elle doit obtenir un décret du lieutenant-gouverneur, l'honorable Edmund Head (1805-1868), afin de pouvoir s'inscrire et assister aux cours.

Pendant longtemps, les francophones qui fréquentent l'école normale sont en majorité des femmes acadiennes. Loin de se limiter à l'Acadie du Nouveau-Brunswick, cette féminisation de l'enseignement est un phénomène qu'on retrouve partout ailleurs au Canada.

Mais c'est grâce à ces pionnières et aux ambitions de certains francophones que le Dr Marguerite Michaud (1903-1982) devient, en 1961, la première femme à occuper le poste de directrice adjointe du Teachers' College de Fredericton, au Nouveau-Brunswick. Elle n'en oubliera pas pour autant le cheminement effectué par ses compatriotes francophones.

Quoi:

Grâce à ses efforts et à l'excellence de ses résultats scolaires, Marguerite Michaud reçoit une médaille à l'âge de treize ans du lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick.

Où:

Marguerite Michaud poursuit ses études dans de nombreuses institutions, notamment au St. Mary's Academy, à Newcastle, au Nouveau-Brunswick, et à l'Université de Montréal, au Québec.

Quand:

Marguerite Michaud naît le 4 juillet 1903 à Bouctouche, Nouveau-Brunswick, et meurt en 1982.

Qui:

En 1923, Marguerite Michaud devient la première Acadienne à recevoir un baccalauréat ; il s'agit d'un baccalauréat ès arts décerné par l'Université Saint-François-Xavier à Antigonish, en Nouvelle-Écosse.

XX.1705
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Ruban-insigne
Noces d'argent de la Société L'Assomption
Oscar Gagnon
1928, 20e siècle
12.4 x 4.1 cm
XX.1705
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Les Acadiens émigrés en Nouvelle-Angleterre organisent, en 1902, à Waltham, dans l'État du Massachusetts, aux États-Unis, un ralliement au cours duquel l'idée d'une société mutuelle d'entraide fait surface. Créée dès l'année suivante (société mutuelle l'Assomption), cette société de secours mutuel, qui se donne pour mission d'améliorer les conditions socioéconomiques des Acadiens de la Nouvelle-Angleterre, a l'avenir de ses membres à coeur. Elle veut les protéger et défendre leur religion, leur langue et leurs coutumes. Dans le sillage de son énorme succès, la société mutuelle voit ses succursales se multiplier rapidement un peu partout aux États-Unis et dans les provinces Maritimes. En 1913, l'institution financière déménage son siège social à Moncton, au Nouveau-Brunswick, et continue de jouer son rôle social et culturel auprès des Acadiens et Acadiennes en apportant un soutien aux universités ainsi qu'à divers organismes acadiens.

Quoi:

Le succès de la société l'Assomption est largement attribuable à l'existence de ses succursales locales, qui permettent de rejoindre les gens des quatre coins de l'Acadie et ainsi développer les divers vecteurs socioéconomiques favorables à l'expansion des communautés acadiennes.

Où:

La société l'Assomption a maintenant ses bureaux dans le plus haut bâtiment de la ville de Moncton, au Nouveau-Brunswick ; il s'agit de l'édifice l'Assomption, situé sur la rue Main.

Quand:

À partir de 1914, la composante assurance-vie s'ajoute aux services offerts par la Société.

Qui:

Le symbole choisi afin de représenter la société mutuelle l'Assomption est Notre-Dame de l'Assomption, c'est-à-dire la Sainte-Vierge, comme on le voit sur le macaron disposé en haut du ruban.

XX.1865
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Ruban souvenir
Premier congrès pédagogique français
1911, 20e siècle
Soie
2.1 x 11.2 cm
Don de L'Abbé Jos. A. L'Archevêque
XX.1865
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Jusqu'au début du XXe siècle, les instituteurs acadiens n'ont pas d'association qui leur est propre. Ils participent aux rencontres pédagogiques des instituteurs anglophones, organisées par le « Teachers' Institute ».C'est dans le but de mettre sur pied une telle association qu'en 1911, l'abbé Désiré F. Léger (1855-1939), membre du conseil général de la société mutuelle l'Assomption, organise, à Saint-Louis-de-Kent, au Nouveau-Brunswick, le premier congrès pédagogique francophone. Il souhaite que les instituteurs et institutrices acadiens se tiennent au courant des nouveautés pédagogiques et profitent également de ce type d'activités pour se perfectionner.

Quoi:

Afin de se donner des instances où ils seront plus à l'aise de s'exprimer en français, les instituteurs et institutrices acadiens organisent en 1911 un premier congrès pédagogique francophone.

Où:

L'abbé Léger reçoit sa formation en théologie au Grand Séminaire de Québec.

Quand:

Les pédagogues anglophones du Nouveau-Brunswick ont, quant à eux, des rencontres pédagogiques depuis les années 1850.

Qui:

L'abbé Désiré F. Léger est poète à ses heures. Ses poèmes sont surtout publiés dans des journaux acadiens.

13.1-7
Cet artefact appartient à : © Centre d'études acadiennes
Manuscrit
Histoire du Canada
Philias F. Bourgeois
1901, 20e siècle
Papier
20.2 x 16.6 x 0.2 cm
Don de M. Philias F. Bourgeois
13.1-7
Cet artefact appartient à : © Centre d'études acadiennes

Clefs de l'histoire:

Au début du XXe siècle, on a grandement besoin de manuels scolaires en français chez les Acadiens du Nouveau-Brunswick et on cherche des solutions pour remédier au problème de pénurie. Conscient du manque de matériel pédagogique acadien, Philias-F. Bourgeois (1855-1913) rédige en français un livre d'histoire du Canada destiné aux écoles acadiennes. C'est à cette époque qu'on commence à créer du matériel pédagogique proprement acadien. Philias-F. Bourgeois, fier patriote acadien né à Pré-d'en-Haut, au Nouveau-Brunswick, n'est pas étranger à l'écriture, métier auquel il consacrera une bonne partie de sa vie. Il écrit entre autres pour les journaux Le Moniteur Acadien et L'Évangéline.

Quoi:

Ces manuscrits de l'Histoire du Canada constituent l'ébauche du premier manuel pédagogique écrit en français au Nouveau-Brunswick.

Où:

Philias-F. Bourgeois naît dans la vallée de Memramcook, au Nouveau-Brunswick, en 1855 et y meurt en 1913.

Quand:

Les manuscrits de l'Histoire du Canada sont publiés pour une première fois en 1903.

Qui:

En plus d'être instituteur, Philias-F. Bourgeois est aussi prêtre catholique, historien et journaliste.

71.80.277(8)
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Livre d'école
Le premier livre de lecture
T. Nelson and Sons
1905, 20e siècle
15.9 x 10.7 x 1 cm
Don de M. Alban Maillet
71.80.277(8)
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

L'élite acadienne veut une plus grande présence des francophones dans l'administration de l'enseignement au Nouveau-Brunswick. Elle éprouve donc un grand soulagement lorsqu'est annoncée, au début du XXe siècle, la nomination des inspecteurs d'école J. Flavien Doucet et Charles D. Hébert. Doucet devient inspecteur dans les comtés de Gloucester et du Madawaska, et Hébert inspecteur des écoles de Kent, des paroisses francophones de Westmorland et de la paroisse civile de Rogersville, Nouveau-Brunswick.

À cette même époque, le nombre de manuels scolaires en langue française utilisés dans les écoles publiques de la province est également une source de préoccupation pour l'élite acadienne.

Quoi:

Dans ce livre de lecture bilingue, on trouve toujours une page en langue anglaise jumelée à une page en langue française.

Où:

Ce livre a probablement été utilisé dans le sud-est du Nouveau-Brunswick.

Quand:

Les élèves passent à un nouveau livre quand ils ont bien assimilé la matière et pas nécessairement à la fin de l'année scolaire, comme c'est le cas aujourd'hui.

Qui:

Les livres scolaires étant dispendieux, les élèves en prennent grand soin pour pouvoir les utiliser pendant de nombreuses années.

XX.337
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Globe terrestre
Le nouveau globe terrestre amélioré de Newton
Newton & Son
1816, 19e siècle
39 cm
Don du Musée du Collège Saint-Joseph
XX.337
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Les matières enseignées aux écoliers ne manquent pas. On retrouve, entre autres, la lecture, l'écriture, les mathématiques, la grammaire, la dictée, l'histoire sainte, l'histoire, l'orthographe et un peu de géographie.

Par exemple, dans le bulletin mensuel d'un élève de 11e année du début XXe siècle, des notes sont accordées aux matières suivantes : catéchisme, lecture française, grammaire, bonne tenue, politesse, silence en classe, langue anglaise, devoirs journaliers, histoire sainte, géographie, arithmétique, calcul mental, écriture.

Quoi:

Pendant longtemps au Nouveau-Brunswick, le matériel pédagogique est tellement rare et précieux que les enseignants réutilisent certains instruments à plusieurs reprises. Les globes terrestres sont même parfois modifiés afin de demeurer à jour.

Où:

Le globe terrestre est un outil éducatif qu'on retrouve encore aujourd'hui dans les salles de classe.

Quand:

Les globes terrestres sont utilisés dans le cadre des cours de géographie.

Qui:

Une fois les leçons bien apprises et les cahiers bien rangés, l'instituteur ou l'institutrice raconte parfois aux écoliers des histoires de pays lointains.

PB1-72
Cet artefact appartient à : © Centre d'études acadiennes
Photographie
Commandeur Albert M. Sormany
Studio Laforte
Vers 1960, 20e siècle
Papier
25.1 x 20.1 cm
Don du Dr. Sormany
PB1-72
Cet artefact appartient à : © Centre d'études acadiennes

Clefs de l'histoire:

Albert M. Sormany (1885-1970) joue un rôle de premier plan pour renforcer l'éducation acadienne au Nouveau-Brunswick. L'amélioration du système scolaire est son cheval de bataille, comme le démontre éloquemment son travail de bénévolat au sein d'organismes acadiens. Il est un grand nationaliste et lutte pour les droits des Acadiens. Son attachement pour la cause acadienne l'incite également à faire pression auprès du ministre John B. McNair (libéral, 1940-1952) pour que les instituteurs et institutrices acadiens obtiennent des cours d'été en français. Ceux-ci pourraient ainsi parfaire leurs connaissances en pédagogie, tout comme leurs concitoyens anglophones de la province. Sormany est également président et fondateur de l'Association acadienne d'éducation (AAE), créée en 1936.

Quoi:

La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick décerne annuellement le prix A. M. Sormany à des Acadiens et Acadiennes qui se sont distingués dans l'avancement de la cause acadienne.

Où:

Albert M. Sormany a fait ses études en médecine à l'Université Laval.

Quand:

Albert M. Sormany pratique la médecine à Edmundston, au Nouveau-Brunswick, à compter de 1910.

Qui:

Albert M. Sormany est membre de l'Ordre de Jacques-Cartier jusqu'à la disparition de l'ordre en 1964. Cette société secrète est créée en vue d'aider les fonctionnaires fédéraux francophones à occuper une plus grande place au sein de la fonction publique.

1997.158
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Masque
Ordre de Jacques Cartier
1935-1955, 20e siècle
10 x 20 cm
Don du Centre d'études acadiennes
1997.158
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

L'Ordre de Jacques-Cartier est une société secrète qui voit le jour à Vanier (Ottawa), et dont l'objectif est d'aider les fonctionnaires fédéraux francophones à occuper une plus grande place au sein de la fonction publique. L'organisation est inspirée par la foi patriotique et religieuse. Même si les paramètres et les activités de cette société doivent rester secrets, cela ne l'empêche pas de véhiculer les messages qu'elle considère importants.

Avec la fondation, en 1934, à Campbellton, au Nouveau-Brunswick, de chapitres appelés « commanderies de l'ordre », les nouveaux membres sont confiants de pouvoir influencer les instances politiques et publiques néo-brunswickoises afin de faire avancer le fait français dans la province. Nul n'est surpris de voir les commanderies joindre leurs efforts pour organiser les premières réunions de la future Association acadienne d'éducation (AAE). Cette société secrète aura des assises jusqu'au milieu des années 1960 au Nouveau-Brunswick.

Quoi:

Ces masques sont utilisés par l'Ordre de Jacques-Cartier lors des cérémonies d'adhésion.

Où:

L'ordre de Jacques-Cartier voit le jour à Vanier, en Ontario, près d'Ottawa, le 22 octobre 1926.

Quand:

Lors de la cérémonie d'adhésion à l'Ordre de Jacques-Cartier, avant la tombée des masques, on entonne la chanson M'en revenant de la jolie Rochelle.

Qui:

On peut compter parmi les membres de l'Ordre de Jacques-Cartier plusieurs représentants de l'élite acadienne provenant de nombreuses sphères professionnelles de la communauté.

XX.1704
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Livre
Les cours d'été de l'Université St-Joseph, N.-B.
Frère Léopold, c.s.c.
1945, 20e siècle
Papier
26 x 18 cm
XX.1704
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Les cours menant à l'obtention du brevet d'enseignant offerts par le Teachers' College sont, pour la plupart, donnés en anglais. Lors de la crise économique des années 1930, les inscriptions des candidats francophones diminuent considérablement. Le problème des enseignants acadiens sans brevet d'enseignement subsiste. Pour ajouter à cette situation, certaines personnes, dont Mgr Arthur Melanson (1879-1941), veulent des cours d'été pour les enseignants acadiens afin que ces derniers puissent parfaire leur formation. Mgr Arthur Melanson, le frère Léopold Taillon (1895-1969) et bien d'autres encore travaillent d'arrache-pied en vue de la création de l'École de pédagogie de l'Université Saint-Joseph. Ils ont compris que pour assurer l'avenir des francophones de la province, il est nécessaire d'agir rapidement.

Quoi:

Grâce aux cours d'été de l'Université Saint-Joseph, les Acadiens peuvent obtenir un brevet d'instituteur, divers certificats (I à V), un baccalauréat d'enseignement (B.E.E.), un baccalauréat ès arts (B.A.), un baccalauréat en pédagogie (B. Péd.) ou une maîtrise en pédagogie.

Où:

Les enseignants acadiens viennent des quatre coins de la province du Nouveau-Brunswick pour assister aux sessions pédagogiques offertes par l'Université Saint-Joseph.

Quand:

Les cours d'été de l'Université Saint-Joseph sont offerts de 1938 à 1955.

Qui:

Entre 1938 à 1955, environ 200 instituteurs et institutrices franchissent le seuil de l'Université Saint-Joseph pour assister aux cours d'été.

XX.1105
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Épinglette et insigne
Association acadienne d'éducation
1938, 20e siècle
13 x 4 cm
XX.1105
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

L'Association acadienne d'éducation (AAE) voit le jour lors du 10e Congrès national acadien de Memramcook, en 1937. Les pourparlers entourant la création de cette association avaient été entrepris l'année précédente. Les commandeurs de l'Ordre de Jacques-Cartier du Nouveau-Brunswick, société secrète qui veille sur les intérêts des francophones dans les domaines éducatif, politique, social, religieux et économique, établissent les bases de cette association lors d'une rencontre spéciale qui a lieu à Campbellton, au Nouveau-Brunswick. Leurs préoccupations gravitent autour de la qualité de l'éducation en français, de la formation pédagogique des enseignants acadiens et également de leurs conditions de travail. L'Association s'avère d'un grand secours pour le maintien du français dans les écoles du Nouveau-Brunswick.

Quoi:

Une pièce de théâtre est présentée afin de recueillir les fonds nécessaires à la tenue du premier congrès de l'Association acadienne d'éducation.

Où:

C'est au collège Sacré-Coeur, à Bathurst, au Nouveau-Brunswick, qu'a lieu le premier congrès de l'Association acadienne d'éducation.

Quand:

Tel que l'indique ce ruban, le premier congrès de l'Association acadienne d'éducation a lieu les 30 et 31 août 1938.

Qui:

Lors du premier congrès de l'Association acadienne d'éducation, en 1938, 500 personnes sont présentes.

1993.281
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Ruban
AIA Restigouche
1959, 20e siècle
8 x 5.6 cm
Don du Centre d'études acadiennes
1993.281
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

En établissant des cercles pédagogiques, les Acadiens cherchent à combler les lacunes qu'ils perçoivent au sein de la « New Brunswick Teachers' Association ». Les cercles leur offrent l'occasion de se réunir afin d'aborder les problèmes propres à leur profession et de participer à des conférences sur l'éducation en langue française. C'est lors du congrès de l'Association acadienne d'éducation (AAE), tenu à Bathurst, en 1946, qu'est créée l'Association des instituteurs acadiens du Nouveau-Brunswick. En 1967, celle-ci devient l'Association des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick. Tout comme au début, la défense des intérêts des membres et la promotion de l'éducation en français demeurent des priorités.

Quoi:

Ce ruban a été porté par les délégués lors du 10e anniversaire de l'Association des instituteurs acadiens, tenu à Restigouche, au Nouveau-Brunswick, en 1959.

Où:

Les documents de l'Association des instituteurs acadiens sont conservés au Centre d'études acadiennes de l'Université de Moncton.

Quand:

En 1967, l'Association des instituteurs acadiens devient l'Association des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick.

Qui:

Alban Daigle, enseignant d'Edmundston, est le premier président de l'Association des instituteurs acadiens, de 1946 à 1947.

Conclusion:

Grâce au travail acharné des générations précédentes, la société acadienne du Nouveau-Brunswick possède aujourd'hui un réseau collégial et universitaire offrant une formation entièrement en français. Les Acadiens et les Acadiennes peuvent poursuivre, de la maternelle à l'université, leur éducation en français. Toujours vigilante, la communauté acadienne n'est pas peu fière des résultats accomplis depuis la création des maisons-écoles dans les années 1850 jusqu'à la mise sur pied de l'Association des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick en 1967.

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