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Désastres et calamités, 1867-1896

Nathalie Lampron

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Introduction:

Nathalie Lampron, 2003

L'histoire se fait parfois tragique et cruelle, lorsque des désastres surviennent et bouleversent le rythme habituel des jours. Au-delà de l'horreur que ces catastrophes provoquent, peut-on apprendre de ces événements douloureux ? Peut-on voir dans ces moments intenses un peu plus que le simple fil des événements ?

À l'aide d'images et d'objets qui témoignent de neuf désastres survenus entre 1867 et 1896, déroulez le cours de l'histoire, de façon chronologique, pour en apprendre davantage sur le Canada de l'époque.


N-0000.94.60
© Musée McCord
Photographie
Puits, mine de cuivre Huntington, Bolton, QC, 1867
William Notman (1826-1891)
1867, 19e siècle
Sels d'argent sur papier monté sur papier - Papier albuminé
8 x 10 cm
Don de Mrs. William Molson
N-0000.94.60
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Cette illustration montre des mineurs autour d'un puits de mine de cuivre. L'industrie minière canadienne, au 19e siècle, ne représente qu'une part peu importante de l'économie. Cependant, certaines régions profitent davantage de ce marché. Par exemple, la Nouvelle-Écosse, la Colombie-Britannique et l'Alberta disposent d'un bassin de charbon intéressant.

Cependant, plusieurs catastrophes jalonnent l'histoire des mines. Ainsi, le 13 mai 1873, une explosion dans la mine Drummond, en Nouvelle-Écosse, cause la mort de 70 hommes. Le 21 février 1891, plus de 125 hommes et enfants travaillant à la mine Springhill, dans la même province, périssent. Des tragédies de cette ampleur laissent des séquelles dans la communauté. Les familles pleurent la perte d'êtres chers. Plusieurs se retrouvent sans ressources et les mineurs sont contraints d'attendre la réouverture de la mine pour retrouver leur gagne-pain.

Quoi:

Le Canada a produit 100 000 tonnes de cuivre entre 1848 et 1885 ; en 1867, on extrait trois millions de tonnes de charbon dans le pays.

Où:

Dans les années 1850, on découvre du minerai de cuivre dans les Cantons de l'Est, au Québec, particulièrement dans le canton de Leeds, à Acton, Ascot et Bolton.

Quand:

C'est en 1848 que débute au Canada la production de métaux non-ferreux, dont le cuivre.

Qui:

Au 19e siècle, il était courant de voir des enfants travailler dans les mines dès l'âge de dix ans.

N-0000.94.58
© Musée McCord
Photographie
Séparation du minerai de la roche, mine de cuivre Huntington, Bolton, QC, 1867
William Notman (1826-1891)
1867, 19e siècle
Sels d'argent sur papier monté sur papier - Papier albuminé
8 x 10 cm
Don de Mrs. William Molson
N-0000.94.58
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Cette photographie montre des mineurs en train de dégager de la roche le précieux minerai. Ces travailleurs vivent dans la pénombre, remplis d'une inquiétude constante : un changement brusque dans les forces terrestres ou la moindre étincelle peuvent provoquer une hécatombe. Ils doivent aussi composer avec le bruit, les particules de minerai en suspension dans l'air et les gaz (dont certains, comme le méthane, sont très explosifs).

Dans les mines du 19e siècle, des enfants d'une dizaine d'années lavent le minerai, nourrissent les chevaux, remplissent les contenants de poudre à canon. Parfois, aussi, sous terre, ils chargent le minerai dans les wagonnets, conduisent les chevaux qui remontent le produit à l'extérieur ou ouvrent les portes de ventilation. Lorsqu'ils deviennent assez forts, ils rejoignent les adultes au puits, et travaillent à l'extraction.

Quoi:

Avant que la technologie ne leur apporte un soutien efficace, les mineurs devaient extraire le minerai par martelage. Les explosifs et la machine à vapeur faciliteront grandement les diverses opérations minières.

Où:

Le minerai de cuivre extrait dans les Cantons de l'Est québécois était envoyé aux États-Unis dans les années 1860 : la guerre de Sécession américaine avait en effet créé une demande en cuivre pour la production d'armement.

Quand:

En 1873, la Nouvelle-Écosse limite à 54 heures la semaine de travail des mineurs de dix ans. En 1891, des 5 000 mineurs que comptait la Nouvelle-Écosse, plus de 1 100 avaient moins de 18 ans.

Qui:

Lorsqu'une tragédie survient et qu'un mineur meurt ou est grièvement blessé au 19e siècle, c'est toute la famille qui en est affectée et doit se trouver une nouvelle source de revenu.

II-105590
© Musée McCord
Photographie
Machinerie et tour à charbon, Montréal, QC, 1894
Wm. Notman & Son
1894, 19e siècle
Plaque sèche à la gélatine
25 x 20 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
II-105590
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Cette photographie montre les tours à charbon de la Kingman Brown & Co. que l'on pouvait apercevoir à Montréal à la fin du 19e siècle. Au moment de la Confédération, le charbon représente moins de 10 % de la production totale d'énergie au pays, mais avant la fin du siècle, il supplante le bois comme première source d'énergie. Le charbon sert alors de combustible aux locomotives à vapeur et alimente également l'industrie du fer et de l'acier, deux matériaux clés dans l'industrialisation du pays.

Quoi:

Le 19e siècle carbure au charbon, pour l'éclairage, le chauffage et le fonctionnement des précieuses machines à vapeur. La position stratégique de Montréal comme centre d'importation et d'exportation incite de nombreux transporteurs et grossistes en charbon à s'y établir.

Où:

Les dépôts de charbon sont en général situés près du port ou du chemin de fer au Canada. C'est à partir de là que le combustible est ensuite distribué.

Quand:

Lors de la Première Guerre mondiale de 1914-1918, le rationnement du charbon provoque une flambée des prix qui accélère le passage à l'électricité dans les usines montréalaises.

Qui:

Jusqu'en 1875, le charbon des Néo-Écossais et des Britanniques transite vers l'Ontario en passant par Montréal ; après cela, pendant près de 60 ans, l'indispensable combustible provient des États-Unis, en particulier de la Pennsylvanie.

VIEW-26084
© Musée McCord
Photographie
Voilier en haute mer, peinture de Abraham F. Beevor, 1877, copie réalisée pour W. A. Murray vers 1938
Wm. Notman & Son
1937-1940, 20e siècle
Gélatine argentique
19 x 25 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
VIEW-26084
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Ce bateau voguant sur la mer vers 1877 évoque les grands navires à vapeur transatlantiques qui, à la fin du 19e siècle, assurent une liaison régulière entre l'Europe et l'Amérique.

Cependant, ces voyages comportent leur part de risque, en raison, surtout, des perturbations météorologiques. Ainsi, les 24 et 25 août 1873, un grand cyclone traverse les côtes du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, faisant 500 victimes, détruisant des milliers de navires et démolissant 900 bâtiments sur l'île. Le climat de cette partie de l'Atlantique est particulièrement propice aux tempêtes. Ce cyclone n'est pas le premier et ne sera pas le dernier à s'y produire. Ainsi, l'île de Sable, au large de la Nouvelle-Écosse, a enregistré plus de 350 naufrages depuis 1583 : c'est en partie parce que les tempêtes sur l'Atlantique poussent les navires vers ses côtes, où ils s'échouent.

Quoi:

Les navires à propulsion mixte (voile et vapeur) apparaissent au milieu du 19e siècle. On les reconnaît à la cheminée crachant une épaisse fumée noire qui émerge au milieu des voiles.

Où:

Tout au long du 19e siècle, les navires canadiens transportent de grandes cargaisons de bois vers le Royaume-Uni et reviennent chargés d'immigrants britanniques, afin d'augmenter la rentabilité du voyage transatlantique.

Quand:

C'est surtout à la fin de l'automne que de violentes tempêtes causent la perte de navires dans l'Atlantique Nord.

Qui:

Deux armateurs canadiens se distinguent dans l'histoire de la navigation transatlantique : Samuel Cunard, dirigeant de la British and North America Royal Mail Steam Packet Company, et Hugh Allan, à la tête de la Montreal Ocean Steamship.

M2001X.6.23
© Musée McCord
Tableau
Synopsis météorologique de la température, des nuages et des précipitations
1875, 19e siècle
Papier
20 x 33 cm
M2001X.6.23
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Ce tableau montre un relevé mensuel de la température, de la masse nuageuse et des précipitations, compilé à l'observatoire de Toronto, en octobre 1876, à partir d'observations effectuées dans plusieurs provinces canadiennes.

Les premières données d'observation météorologique régulières datent de 1765 au Canada. C'est à Toronto qu'une première station d'observation permanente voit le jour en 1839. Puis, quatre ans après la Confédération canadienne, le Service météorologique du Canada est créé. Il doit communiquer aux bateaux circulant sur les Grands Lacs et le Saint-Laurent les alertes météo qu'il enregistre.

Toutes les observations sont inscrites à la main dans des registres, aujourd'hui soigneusement conservés dans des dépôts d'archives ou des musées. Le Service météorologique publie annuellement les données qu'il compile.

Quoi:

La collecte systématique des données climatologiques permet de dresser un portrait global du climat canadien et de mettre en place les bases de prévisions météorologiques utiles, entre autres, à la sécurité et à l'efficacité des transports.

Où:

La première station d'observation météorologique canadienne, mise en opération le 25 décembre 1839, est située sur le terrain de l'université de Toronto et est exploitée par l'armée britannique.

Quand:

C'est à la suite du terrible cyclone de 1873, en Nouvelle-Écosse, que le gouvernement canadien constate la nécessité d'un service national d'alerte météorologique et consent à le financer.

Qui:

Au 19e siècle, et même encore de nos jours, ce sont des bénévoles qui recueillent une bonne partie des données des archives climatologiques.

M994X.5.129.2
© Musée McCord
Impression
Télégraphe électrique sous-marin entre Terre-Neuve et le Cap-Breton. Pose du câble électrique
1855, 19e siècle
Encre sur papier journal - Photolithographie
27.9 x 40.6 cm
M994X.5.129.2
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Cette image illustre la pose du câble électrique sous-marin qui a permis de relier Terre-Neuve et le Cap-Breton par télégraphe.

Le télégraphe s'implante au Canada à partir de 1846. Rapidement, le réseau se développe. Un grand rêve demeure, cependant : créer une liaison télégraphique entre l'Europe et l'Amérique. L'établissement d'un lien entre Terre-Neuve et le Cap-Breton, en 1855, constitue une étape importante de ce grand projet. Finalement, le 27 juillet 1866, un premier message est envoyé de Terre-Neuve en Irlande.

Le développement du télégraphe revêt une importance particulière dans l'histoire canadienne, notamment au plan de la sécurité. Ainsi, lors du grand cyclone de 1873, en Nouvelle-Écosse, l'interruption du service télégraphique entre Toronto et Halifax contribuera à alourdir les pertes, l'avertissement de risque de tempête n'ayant pu parvenir à la ville menacée.

Quoi:

L'installation du télégraphe électrique transatlantique présentait de nombreuses difficultés, notamment lors du déroulement du lourd câble à partir du bateau ; le câble s'est rompu à plusieurs reprises.

Où:

Le premier message envoyé par télégraphe électrique au Canada est transmis de Toronto à Hamilton le 19 décembre 1846.

Quand:

La première communication télégraphique entre l'Europe et l'Amérique est établie en 1858. Cependant, un bris technique entraîne l'interruption du service après 400 messages. La communication sera rétablie pour de bon en 1866.

Qui:

Le Canadien d'origine britannique Frederick Newton Gisborne et l'Américain Cyrus West Field sont à l'origine de l'installation du câble de télégraphe transatlantique.

MP-0000.25.420
© Musée McCord
Photographie, diapositive sur verre
Attelages de chevaux labourant la terre, Prairies, vers 1895
Topley Studio
Vers 1895, 19e siècle
Plaque sèche à la gélatine
8 x 8 cm
Don de Mr. Stanley G. Triggs
MP-0000.25.420
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

La charrue de métal - celle que l'on voit ici est tirée par des chevaux - fait partie de ce qu'un agriculteur des Prairies possède de plus précieux au tournant du 20e siècle. Elle permet en effet de briser la dure croûte qui recouvre le sol au printemps, ce qui est essentiel avant de pouvoir semer. Le travail est exigeant, mais nécessaire, car l'obtention d'une bonne récolte assurera le pain quotidien de toute une famille.

À partir de 1870, le Manitoba est arpenté et divisé en cantons. Le gouvernement du Canada y concède des terres : les colons doivent verser 10 $ et s'engager à occuper et à cultiver leur lot pendant trois ans.

Quoi:

Préparer une nouvelle terre pour l'agriculture est une tâche ardue : il faut d'abord couper les arbres, s'il y en a, et arracher les souches, enlever les pierres et, surtout, ameublir le sol afin qu'il se laboure aisément.

Où:

Les premiers fermiers de l'Ouest s'installent en majorité près de Winnipeg. Par la suite, les fermes se répartissent le long des chemins de fer qui se développent à cette époque.

Quand:

C'est en 1870 que le Manitoba entre dans la Confédération canadienne ; avant cela, le territoire appartient à la Compagnie de la Baie d'Hudson, de qui le gouvernement l'achète en 1869.

Qui:

Le studio d'Ottawa du photographe William James Topley, acheté à William Notman en 1872, produit des photographies de l'ensemble du pays et des portraits de tous les politiciens canadiens jusqu'en 1926.

VIEW-1623
© Musée McCord
Photographie
Meules de blé et charrette chargée de céréales, Portage La Prairie, Man., 1887
William McFarlane Notman
1887, 19e siècle
Plaque sèche à la gélatine
20 x 25 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
VIEW-1623
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Lorsque le blé est mûr, il faut le récolter sans attendre, avant le gel. On le place ensuite dans une charrette comme celle-ci, puis on l'entrepose. Une partie des grains, transformée au moulin local, comblera les besoins domestiques en farine. Les surplus sont destinés au marché.

Certaines années, cependant, la récolte n'est pas aussi abondante que prévue. En 1874, par exemple, une épidémie de sauterelles fait des ravages dans la colonie de la Rivière-Rouge, au Manitoba . En 1883, la gelée frappe la Saskatchewan et l'Alberta. Certains fermiers doivent alors se tourner vers la chasse et la pêche pour assurer leur subsistance, comme le faisaient certains des premiers agriculteurs des Prairies.

Quoi:

Le blé est la première et la principale culture d'exportation de l'Ouest canadien à la fin du 19e siècle.

Où:

La ville de Portage la Prairie est située au Manitoba sur les rives de la rivière Assiniboine, à 88 kilomètres à l'ouest de Winnipeg, au sud du lac Manitoba.

Quand:

À la fin des années 1840, Portage la Prairie commence à se développer, avec l'arrivée de nouveaux colons attirés par les riches sols de la région. Dans les années 1880, le chemin de fer fait de la ville un important centre régional.

Qui:

William McFarlane Notman devient l'associé de son père, le photographe William Notman, vers 1882. Entre 1884 et 1909, il se rend à plusieurs reprises dans l'Ouest canadien où il photographie le paysage le long du chemin de fer qui s'implante.

VIEW-1393.0
© Musée McCord
Photographie
Moulin et élévateur, Portage La Prairie, Man., 1884
William McFarlane Notman
1885-1915, 19e siècle ou 20e siècle
Plaque sèche à la gélatine
20 x 25 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
VIEW-1393.0
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Le silo-élévateur et le moulin à farine montrés ici sont des éléments caractéristiques au Manitoba et dans les autres provinces de l'Ouest à la fin du 19e siècle. C'est à cette époque, en effet, qu'on voit s'élever ces constructions qui permettent de distribuer le grain provenant des Prairies par le réseau du chemin de fer.

Dès 1876, la qualité du blé manitobain cultivé dans les environs de Winnipeg est déjà réputée. À mesure que les Prairies se peuplent, la production s'étend vers l'Ouest et connaît une expansion remarquable. Les Prairies deviennent « le grenier » du Canada, voire de l'empire britannique. L'introduction de nouvelles variétés de grains plus résistants et donnant un meilleur rendement, comme le blé Marquis, permet aux agriculteurs de diminuer le risque d'une mauvaise récolte.

Quoi:

Les silos-élévateurs sont des réservoirs d'entreposage des céréales, construits le long des voies ferrées, à tous les 11 kilomètres environ. Ils sont situés près des fermes, à moins d'un jour de transport par charrette.

Où:

Les fermiers des Prairies acheminent leur blé à l'élévateur local. De là, le blé est transporté par chemin de fer vers Winnipeg, puis vers les Grands Lacs, d'où il sera expédié partout dans le monde.

Quand:

C'est au début des années 1890 que les silos-élévateurs font leur apparition dans tout le Manitoba et, par la suite, le long du chemin de fer de l'ouest.

Qui:

Les principaux propriétaires d'élévateurs et les négociants en grains se retrouvent à la Bourse des grains de Winnipeg, fondée en 1891.

MP-0000.2328.13
© Musée McCord
Impression
Immigrants arrivant à la gare de Winnipeg, Man., vers 1909
Canadian Pacific Railway Company
Vers 1909, 20e siècle
Encre sur papier - Demi-ton
10 x 7 cm
Don de Mr. Stanley G. Triggs
MP-0000.2328.13
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Ces immigrants qui descendent à la gare de Winnipeg, au Manitoba, profitent vraisemblablement des mesures mises de l'avant par sir Clifford Sifton, ministre de l'Intérieur à partir de 1896. Voulant résoudre le problème du manque de main-d'oeuvre qui empêche alors de répondre à la demande accrue pour le blé canadien, le ministre décide de peupler les Prairies. Pour inciter les immigrants à venir s'établir en grand nombre dans l'Ouest, il orchestre de retentissantes campagnes de recrutement en Europe et aux États-Unis. Le Canadien Pacifique réserve des convois au transport des arrivants vers leur lieu de résidence. Le train transcontinental étant en service depuis 1886, villes et villages s'implantent le long des voies ferrées et profitent de l'arrivée de ces nouveaux Canadiens.

Quoi:

La gare du Canadien Pacifique de Winnipeg est inaugurée en 1904. Pendant la décennie qui suit, des milliers d'immigrants traverseront l'édifice de style beaux-arts classique avant d'aller s'installer sur leurs nouvelles terres.

Où:

Dans les dernières décennies du 19e siècle, les terres où s'installent les nouveaux arrivants dans l'Ouest canadien sont celles qui longent le tracé du chemin de fer, dont l'impact est vraiment majeur pour le développement des Prairies.

Quand:

C'est en juillet 1886 qu'un train de voyageurs traverse pour la première fois le Canada d'est en ouest, de Montréal, au Québec, à Port Moody, en Colombie-Britannique.

Qui:

Clifford Sifton (1861-1929) est ministre canadien de l'Intérieur de 1896 à 1905 dans le gouvernement de Wilfrid Laurier. Le « plan Sifton », une politique d'immigration dynamique, amènera au pays des milliers de nouveaux immigrants.

I-48461.1
© Musée McCord
Photographie
Embarquement des marchandises, port de Saint John, N.-B., 1870
William Notman (1826-1891)
1870, 19e siècle
Sels d'argent sur papier monté sur papier - Papier albuminé
10 x 8 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
I-48461.1
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Dans la deuxième moitié du 19e siècle, l'industrie navale est en pleine expansion à Saint John, au Nouveau-Brunswick. Les chantiers de la ville et des communautés avoisinantes produisent deux bateaux par semaine. C'est l'âge d'or des voiliers ! Leur construction connaît en effet une croissance entre les années 1820 et 1880 dans les provinces maritimes. À Saint John, la production est en très grande partie destinée au marché extérieur ; comme à Yarmouth, on construit surtout des trois-mâts et des navires marchands.

Quoi:

Au 19e siècle, l'économie de Saint John s'appuie sur le commerce du bois et la construction de voiliers. Cependant, l'arrivée de nouveaux navires à vapeur construits en fer dès le milieu du siècle suscite bien des inquiétudes.

Où:

Les chantiers de construction navale de Saint John sont situés du côté ouest du port et dans le quartier Portland au nord de la ville.

Quand:

C'est entre 1849 et 1895 que se situe l'âge d'or de la construction navale canadienne.

Qui:

Parmi les bateaux construits au port de Saint John, le plus célèbre est le Marco Polo, réalisé en 1851, qui est pour un temps le bateau le plus rapide du monde.

M965.68
© Musée McCord
Peinture
Dégâts causés par un incendie à Saint John, N.-B., 1877
R. Silroy
1877-1900, 19e siècle
Huile sur toile
56.5 x 78 cm
Achat de Loyalist Antiques
M965.68
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Les 20 et 21 juin 1877, un incendie fait rage dans le port de Saint John, au Nouveau-Brunswick. Le vent impétueux qui balaie la ville transporte le brasier dans toutes les directions. Pendant neuf heures, Saint John brûle. Le coeur de la ville est détruit, et plus de 13 000 personnes voient leur maison détruite par les flammes. Une dizaine de personnes ne survivent pas à l'événement.

Heureusement, les secours arrivent ensuite d'un peu partout en Amérique du Nord et de Grande-Bretagne. Les sinistrés retroussent leurs manches et la ville est reconstruite en moins de cinq ans. Peu de temps après l'événement, le journal Canadian Illustrated News propose, dans son édition du 30 juillet 1877, de lancer une réforme municipale radicale concernant la prévention des incendies, puisque ces désastres constituent un important frein au développement économique du pays.

Quoi:

Le feu prend naissance dans un hangar du port puis, porté par le vent, gagne les quartiers résidentiels.

Où:

Le quartier des affaires de même qu'une grande partie des quais et de la zone résidentielle disparaissent dans les flammes.

Quand:

Deux autres incendies importants, en 1837 et en 1839, avaient déjà dévasté la ville de Saint John auparavant.

Qui:

En arrivant sur les lieux de l'incendie, les pompiers constatent que le sinistre a déjà détruit de nombreux bâtiments.

VIEW-3340
© Musée McCord
Photographie
Le bâtiment Thomas May après un incendie, rue McGill, Montréal, QC, 1901
Wm. Notman & Son
1901, 20e siècle
Plaque sèche à la gélatine
20 x 25 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
VIEW-3340
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

L'incendie est maîtrisé, l'alerte est passée. On remarque sur cette photo différents outils utilisés pour combattre le sinistre, en particulier, la grande échelle.

Plusieurs villes canadiennes connaissent des incendies majeurs au 19e siècle : Québec en 1845 et 1866, Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, en 1877, Vancouver en 1886, Saint Jonh's, à Terre-Neuve, en 1892 figurent parmi les grands désastres. Montréal n'y échappe pas : le 9 juillet 1852, deux incendies réduisent à l'état de ruines 1 200 maisons dans les faubourgs Saint-Laurent et Sainte-Marie.

Dans plusieurs cas, comme à Montréal en 1852, la ville tente ensuite d'obliger les citadins à reconstruire leur maison à l'aide de matériaux à l'épreuve du feu, comme la pierre. Ces mesures n'ont toutefois pas beaucoup de succès.

Quoi:

Les premiers véhicules motorisés pour combattre les incendies à Montréal, achetés en 1911, comprennent une pompe, une échelle et une voiture à tuyaux.

Où:

La rue McGill, qui rejoint le fleuve, près de l'embouchure du canal de Lachine, est une rue de prestige, surtout après 1845. À partir des années 1870, des compagnies de renom vont s'y installer, comme la compagnie ferroviaire du Grand Tronc.

Quand:

C'est en 1863 qu'est fondé le service des incendies de Montréal, bien que le tout premier feu ait eu lieu en 1651.

Qui:

La rue McGill honore la mémoire de James McGill, important marchand montréalais spécialisé dans le commerce des fourrures. Il est aussi le fondateur de l'université qui porte son nom.

MP-1977.183.3.3
© Musée McCord
Photographie
Tuyau d'incendie dans la rue, Montréal (?), QC, vers 1910
Anonyme - Anonymous
Vers 1910, 20e siècle
Gélatine argentique
9 x 7 cm
Achat de Madame France Langelier
MP-1977.183.3.3
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Une équipe de pompiers est à l'oeuvre sur les lieux d'un incendie : vivement le boyau d'arrosage ! Avant le 19e siècle, ceux qui doivent combattre le feu ont bien peu de matériel à leur disposition : seaux, boyaux et pompes manuelles. C'est au 19e siècle que se mettent véritablement en place des services de protection contre l'incendie dans les villes canadiennes. Deux innovations majeures, entre autres, permettront d'améliorer la capacité de répondre aux alertes : l'installation du télégraphe, qui transmet l'alarme jusqu'au bureau du service des pompiers et l'amélioration du réseau d'aqueduc, qui permettra l'installation de bornes-fontaines dans la ville.

Quoi:

À partir des années 1870, les grandes villes canadiennes ont pour la plupart un système de pompes à vapeur pour la distribution de l'eau. C'est souvent en se basant sur le débit nécessaire pour combattre les incendies que l'on conçoit le réseau.

Où:

Un réseau d'aqueduc est constitué de stations de pompage pour contrôler la pression, de réservoirs d'eau et de tuyaux pour acheminer l'eau vers les utilisateurs et les bornes-fontaines.

Quand:

À Montréal, avant l'achat d'une première pompe manuelle en 1824, les volontaires puisaient l'eau dans le fleuve et la transportaient dans des seaux en faisant la chaîne.

Qui:

C'est l'intendant Gilles Hocquart qui met en place, en 1734, le premier corps de sapeurs-pompiers volontaires montréalais.

MP-0000.25.80
© Musée McCord
Photographie, diapositive sur verre
Le S. S. City of Peterborough, un vapeur d'excursion sur la rivière Otonabee, Ont., vers 1900
Anonyme - Anonymous
Vers 1900, 20e siècle
Plaque sèche à la gélatine
8 x 10 cm
Don de Mr. Stanley G. Triggs
MP-0000.25.80
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Un groupe pose près du S.S. Peterborough, un bateau à vapeur qui effectue des excursions sur la rivière Otonabee, en Ontario.

Vers la fin du 19e siècle, le tourisme prend de l'expansion au Canada. Le Canadien Pacifique, notamment, implante des hôtels le long du circuit du train transcontinental qui vient d'être inauguré en 1886. La compagnie tente d'inciter la clientèle européenne et américaine à voyager sur le territoire canadien. Une industrie touristique se met en place, proposant des voyages en train, à bord de voitures de luxe. Les bateaux à vapeur, qui sillonnent les cours d'eau depuis le début du siècle, proposent également croisières et excursions dans différentes régions du Canada.

Quoi:

Les bateaux munis d'une roue à aubes servent généralement à la navigation intérieure. Ce sont des bateaux à faible tirant d'eau et à fond plat.

Où:

La rivière Otonabee, située dans le sud-ouest ontarien, court sur 55 kilomètres entre Lakefield et le lac Rice, en passant par Peterborough. Elle fait partie de l'ensemble formé par la voie navigable Trent-Severn qui relie le lac Ontario et le lac Huron.

Quand:

La roue à aubes a été inventée en 1685 par le Français Denis Papin. C'est en 1809 que le premier bateau à aubes mis en service au Canada est lancé ; il s'agit de l'Accommodation.

Qui:

Le bateau à vapeur Peterborough porte le nom de la ville fondée en 1826 par Peter Robinson, marchand et surintendant de l'immigration.

N-0000.193.266.1
© Musée McCord
Photographie
London et la rivière Thames, Ont., vers 1860
William Notman (1826-1891)
Vers 1860, 19e siècle
Sels d'argent sur papier monté sur carton - Papier albuminé
7.3 x 7 cm
Don de Mr. James Geoffrey Notman
N-0000.193.266.1
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

On voit ici la rivière Thames, à London, en Ontario, théâtre d'une terrible catastrophe le 24 mai 1881. En ce jour de l'anniversaire de la reine Victoria, plusieurs habitants de London se sont rendus au parc Springland, pour un grand pique-nique. Une courte excursion de 30 minutes en bateau les y a menés. En fin d'après-midi, l'un des trois bateaux faisant la navette s'échoue dans les bancs de sable de la rivière. Le Princess Victoria arrive à la rescousse. Les naufragés se ruent alors vers ce dernier bateau, qui est bien vite surchargé. Le capitaine tente de convaincre des passagers de descendre, mais personne ne bouge. Le périlleux voyage de retour s'amorce donc ainsi. Bientôt, le bateau instable se met à pencher dangereusement. Il ne se redressera pas. Plus de 150 personnes, dont un grand nombre de femmes et d'enfants, perdent la vie dans ce désastre.

Quoi:

Deuxième bassin hydrographique en importance du sud-ouest de l'Ontario, la rivière Thames est située près des lacs Huron, Sainte-Claire et Érié. Elle se déploie sur 273 kilomètres.

Où:

La partie la plus ancienne de la ville de London, le centre-ville, est située au confluent des bras nord et sud de la rivière Thames, au coeur du sud-ouest de l'Ontario.

Quand:

En 1793, le lieutenant-gouverneur John Graves Simcoe désigne un emplacement, qu'il appelle London, comme capitale du Haut-Canada. Le gouverneur général Carleton s'y oppose et c'est York, la future Toronto, qui deviendra le siège du gouvernement.

Qui:

Les brasseurs John Carling et John Labatt installent leurs entreprises à London au milieu du 19e siècle. Lors du terrible naufrage du Princess Victoria en 1881, ils participent à la mise sur pied d'une caisse de secours pour les familles éprouvées.

I-84855.1
© Musée McCord
Photographie
Épave du vapeur "Louis Renaud" dans les rapides de Lachine, QC, 1873
William Notman (1826-1891)
1873, 19e siècle
Sels d'argent sur papier monté sur papier - Papier albuminé
12 x 17 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
I-84855.1
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Les rapides de Lachine, au sud-ouest de l'île de Montréal, et leurs impétueux bouillons attirent au 19e siècle les amateurs de sensations fortes. À bord de solides bateaux à vapeur, les passagers descendent les rapides, ordinairement de façon tout à fait sécuritaire. Mais, manifestement, ce n'était pas une traversée ordinaire pour le S.S. Louis Renaud, qu'on voit sur la photographie.

S'ils constituent un attrait pour le tourisme, ces rapides s'avèrent cependant contraignants pour le développement économique de la ville. C'est en 1821 que débutent les travaux en vue de creuser le canal de Lachine, destiné à contourner les rapides. Il sera ouvert à la navigation en 1824. Les bateaux entrent dans le canal au port de Montréal et en ressortent au lac Saint-Louis, voie vers les Grands Lacs.

Quoi:

Les puissants rapides de Lachine présentent une dénivellation atteignant jusqu'à 13 mètres. En aval, le débit du fleuve est de plus de 8 500 mètres cube à la seconde.

Où:

Les rapides de Lachine sont situés à la hauteur de LaSalle et de Lachine, au sud de l'île de Montréal.

Quand:

En 1535, les rapides de Lachine empêchent Jacques Cartier de poursuivre son expédition vers l'ouest ; Samuel de Champlain s'y bute aussi en 1611. Cet obstacle naturel s'appelle alors le sault Saint-Louys jusque vers 1850, époque où le nom actuel s'impose.

Qui:

Ce sont les frères George et William Tate, dont le chantier est installé le long du canal de Lachine à Montréal, qui ont construit le S.S. Louis Renaud, un bateau de 52 mètres.

MP-0000.933.5
© Musée McCord
Photographie
Jean Baptiste Rice, pilote fluvial, environs de Montréal, Qc, vers 1890
Anonyme - Anonymous
Vers 1890, 19e siècle
Sels d'argent sur papier monté sur carton - Papier albuminé
14 x 10 cm
Don de Mr. Stanley G. Triggs
MP-0000.933.5
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Au 19e siècle, de nombreux touristes veulent vivre l'exaltante aventure de la descente des rapides de Lachine en bateau à vapeur. Tôt le matin, ils montent à bord. Un pilote, spécialement choisi pour ses compétences et son expérience des rapides, s'installe au gouvernail. Arrivé aux rapides, le bateau se met à tanguer et à rouler comme au beau milieu d'une mer agitée. Le pilote et l'équipage doivent alors manoeuvrer habilement à travers les remous. Après la descente, le bateau revient vers Montréal en passant sous le pont Victoria, et laisse ses passagers à l'un des quais du port. Les touristes de l'époque peuvent aussi profiter d'autres excursions en bateaux à vapeur un peu partout au Canada. On leur offre, par exemple, des voyages de chasse et des croisières au clair de lune.

Quoi:

Les pilotes des bateaux naviguant sur les rapides de Lachine étaient très souvent des Amérindiens mohawks de Kahnawake, renommés pour leurs talents de navigateur.

Où:

Les touristes prenaient le train à la gare Bonaventure de Montréal pour se rendre à Lachine faire la descente des rapides.

Quand:

Après l'excursion, le bateau ramenait les touristes au port de Montréal vers 9 heures, « juste à temps et avec un gros appétit pour le déjeuner », comme le disait la publicité.

Qui:

Pendant un certain temps, les compagnies d'assurance ont obligé les compagnies de bateaux à vapeur à faire appel aux services d'un pilote de Kahnawake.

VIEW-1141.1
© Musée McCord
Photographie
Chemin de fer sur le fleuve Saint-Laurent gelé, Montréal, QC, 1880
William Notman (1826-1891)
1880, 19e siècle
Sels d'argent sur papier monté sur papier - Papier albuminé
10 x 8 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
VIEW-1141.1
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Ce convoi ferroviaire traverse le fleuve entre Montréal et Longueuil... sur la glace ! Le 30 janvier 1880, la Compagnie de Traverse de Chemin de fer d'Hochelaga à Longueuil, nouvellement formée, inaugure en effet un chemin de fer sur glace entre Montréal et la rive sud. Des chemins tracés sur le fleuve gelé permettent déjà aux voitures à chevaux et aux piétons de se rendre d'une rive à l'autre, mais c'est la première fois qu'on y installe une voie ferrée.

Cependant, l'année suivante, un malheureux accident vient ralentir la réinstallation de ce chemin de fer temporaire. Le 5 janvier 1881, la glace cède soudain sous la locomotive. Les passagers n'ont que le temps de s'extirper du train avant de voir disparaître le véhicule sous les eaux glacées.

Quoi:

Le chemin de fer sur glace compte trois kilomètres, soit deux kilomètres de voie sur la glace et un kilomètre pour les accès sur les rives d'Hochelaga et de Longueuil.

Où:

Le chemin de fer sur la glace relie le réseau de la compagnie ferroviaire South Eastern sur la rive sud de Montréal à celui de la Québec, Montréal, Ottawa & Occidental sur l'île.

Quand:

Le chemin de fer sur la glace a fonctionné pendant quatre hivers, de 1880 à 1883, jusqu'à ce que le Grand Tronc autorise d'autres compagnies ferroviaires à utiliser le pont Victoria pour traverser le fleuve.

Qui:

C'est à l'initiative de Louis-Adélard Senécal, homme d'affaires, politicien et surintendant de la compagnie ferroviaire Québec, Montréal, Ottawa & Occidental, que le chemin de fer sur glace voit le jour.

VIEW-3618
© Musée McCord
Photographie
Transport du foin au marché de l'autre côté du fleuve Saint-Laurent, QC, 1903
Wm. Notman & Son
1903, 20e siècle
Plaque sèche à la gélatine
20 x 25 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
VIEW-3618
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Cette voiture tirée par des chevaux traverse le fleuve Saint-Laurent pour apporter son chargement au grand marché au foin de Montréal. Chaque année, lorsque la glace est suffisamment prise, on trace un chemin de traverse de 10 mètres de largeur sur le fleuve. Certains téméraires, briguant les honneurs, s'y engagent aussitôt, avant même que le tracé de la route soit balisé, risquant ainsi de se trouver sur une couche de glace moins solide.

Les ponts de glace permettent la circulation des marchandises d'une rive à l'autre. Ils remplacent les traversiers de la belle saison, à un moindre coût... et sans trop de risque !

Quoi:

Le grand marché au foin de Montréal était situé là où se trouve l'actuel square Victoria.

Où:

Sur le fleuve Saint-Laurent, les ponts de glace se forment surtout entre Montréal et Trois-Rivières, là où l'eau n'est pas salée et où les marées sont presque inexistantes.

Quand:

Les ponts de glace se forment généralement vers la fin du mois de décembre pour disparaître en avril.

Qui:

C'est le grand-voyer, le responsable de la voirie, qui donne le signal de l'aménagement du pont de glace. Il demande alors aux résidants des villes et des villages concernés de venir tracer, niveler et baliser la voie.

MP-1976.24.27
© Musée McCord
Photographie
Sauvetage d'un chaland naufragé, Revillon Frères, Ont., vers 1910
Samuel Herbert Coward
Vers 1910, 20e siècle
Sels d'argent sur papier monté sur papier - Gélatine argentique
7 x 13 cm
Don de Mrs. Dorothy Martin
MP-1976.24.27
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Toute traversée comporte sa part de périls, plus ou moins grands selon l'étendue et l'impétuosité du cours d'eau. Cette photographie, par exemple, montre un chaland échoué et les secours qui arrivent. Plusieurs incidents de ce type, certains anodins, d'autres catastrophiques, ont ponctué l'histoire des communautés canadiennes, sans toutefois figurer dans les annales. La recherche d'épaves - même celles de bateaux de petite envergure comme les chalands - fournit souvent de précieux indices sur la vie d'une communauté. Ainsi, dans la seule rivière Richelieu, plus d'une dizaine de petites embarcations de transport ont été retrouvées sous l'eau.

Quoi:

Les chalands sont des bateaux à fond plat qui servent spécifiquement à transporter des marchandises sur de courtes distances, particulièrement sur les rivières.

Où:

En 1923, Revillon Frères possède 47 établissements répartis entre Charlottetown et Prince Rupert, dont plusieurs à la baie d'Hudson et à la baie James. La petite ville de Moosonee, en Ontario, entre autres, conserve le souvenir de cette entreprise parisienne.

Quand:

Un contexte économique difficile force en 1936 la compagnie Revillon Frères à vendre ses parts à la Compagnie de la Baie d'Hudson, sa rivale.

Qui:

Victor Revillon, de l'entreprise française de fourrures Revillon Frères, vient ouvrir au Canada en 1893 des dizaines de postes de traite des fourrures, et ainsi concurrencer la Compagnie de la Baie d'Hudson sur son propre terrain.

MP-0000.236.9
© Musée McCord
Photographie
Inondation, square Chaboillez, Montréal, QC, vers 1886
George Charles Arless
Vers 1886, 19e siècle
Sels d'argent sur papier monté sur carton - Papier albuminé
19 x 24 cm
Don de Mr. H. L. St. George
MP-0000.236.9
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Montréal connaît, au 19e siècle, un nombre important d'inondations, comme celle du square Chaboillez, en 1886.

Se produisant souvent après un redoux hivernal ou printanier, ces inondations sont causées par un embâcle, un barrage formé par des blocs de glace sur le fleuve qui entraîne la montée du niveau d'eau en amont. L'événement est impressionnant : l'amoncellement de glace peut atteindre jusqu'à 7 mètres.

Quoi:

L'inondation de 1886 à Montréal recouvre de 4 pieds (1,20 mètre) d'eau une vaste part du Vieux-Montréal. Cela incite les commissaires du Havre à faire construire une jetée de protection contre les glaces et les inondations.

Où:

Lors de l'inondation de 1886, à Montréal, l'eau monte au nord jusqu'au square Victoria et au pied de la côte du Beaver Hall.

Quand:

Plusieurs inondations dévastent le Vieux-Montréal en 1861, 1869 et surtout en 1886 ; cette dernière est la plus importante inondation du 19e siècle à Montréal.

Qui:

Marguerite Godefroy Chaboillez cède plusieurs terrains à la Ville de Montréal au 19e siècle. Le square nommé en son honneur désigne aujourd'hui un site à proximité du lieu d'origine, sur lequel est érigé le planétarium de Montréal.

MP-0000.236.2
© Musée McCord
Photographie
Inondation, gare Bonaventure, Montréal, QC, 1886
George Charles Arless
1886, 19e siècle
Sels d'argent sur papier monté sur carton - Papier albuminé
19 x 23 cm
Don de Mr. H. L. St. George
MP-0000.236.2
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

En 1886, une inondation envahit la gare Bonaventure et submerge en partie les véhicules ferroviaires qui s'y trouvent.

L'eau ne fait pas bon ménage avec les infrastructures ferroviaires, qu'elle affaiblit... quand elle ne les détruit pas tout simplement ! Ainsi, il arrive que des ponts ferroviaires soient entraînés par un cours d'eau ayant quitté son lit, alors que la voie ferrée reste suspendue dans le vide. Parfois encore, le fort courant d'une voie d'eau se trouvant à proximité d'un chemin de fer peut menacer ce dernier. Malgré cela, à Montréal, des voies ferrées sont installées dans le port dès 1871 pour faciliter le transbordement des marchandises entre les trains et les navires.

Quoi:

Entre 1886 et 1888, la première gare Bonaventure est remplacée par un édifice qui convient mieux à l'importance du chemin de fer du Grand Tronc ; cette entreprise possède alors un parc de matériel roulant comptant plus de 700 locomotives et de 18 000 wagons.

Où:

La première gare Bonaventure était située au square Chaboillez, entre les rues de l'Inspecteur et de la Cathédrale.

Quand:

Construite en 1847, la gare Bonaventure est une petite station ferroviaire de bois qui ne paie pas de mine. La compagnie ferroviaire du Grand Tronc la remplace en 1886 par un élégant bâtiment de style victorien.

Qui:

La gare Bonaventure est d'abord construite pour les besoins de la compagnie ferroviaire Montreal and Lachine Railroad, qui entame ses activités en 1847. Elle servira par la suite à la compagnie Grand Tronc puis au Canadien National.

MP-0000.1452.50
© Musée McCord
Photographie
Quais de Montréal en hiver, Montréal, QC, 1865-1875
Alexander Henderson
1865-1875, 19e siècle
Sels d'argent sur papier monté sur carton - Papier albuminé
16 x 21 cm
Don de Miss E. Dorothy Benson
MP-0000.1452.50
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

On voit ici les quais du port de Montréal en hiver, couverts par d'énormes blocs de glace. L'édifice majestueux qu'on aperçoit derrière est le siège de la compagnie d'assurance Royal Insurance Company, acquis en 1870 par le gouvernement fédéral pour y installer les bureaux de la douane. Le bâtiment, avec sa tour de l'horloge, est un point de repère important dans le paysage de l'époque.

Le port de Montréal fait l'objet, dans la seconde moitié du 19e siècle, de nouveaux aménagements. On augmente le nombre de quais et la profondeur des bassins. Cependant, cela ne règle pas le problème qui survient l'hiver et le printemps, lorsque les immenses glaces menacent les bâtiments et envahissent les rues avoisinantes. Un important projet de réfection et de rehaussement des infrastructures est proposé par les commissaires du port ; cependant, les travaux ne débuteront qu'en 1896.

Quoi:

L'immeuble de la Royal Insurance Company rappelle le style des palais vénitiens, avec ses formes cubiques et sa façade symétrique.

Où:

L'immeuble de la Royal Insurance Company longe les quais du port de Montréal, rue de la Commune.

Quand:

L'ancien immeuble de la Royal Insurance Company est démoli en 1951, à la suite d'un incendie. Le Musée Pointe-à-Callière érigé sur le site en reprend aujourd'hui les formes.

Qui:

Alexander Henderson ouvre un studio de photographie en 1866. Il se spécialise dans les paysages et les scènes de la vie urbaine. Il réalise également de nombreuses photographies d'infrastructures ferroviaires.

I-17502.1
© Musée McCord
Photographie
La rue Champlain, en bas de la Citadelle, Québec, QC, 1865
William Notman (1826-1891)
1865, 19e siècle
Sels d'argent sur papier monté sur papier - Papier albuminé
10 x 8 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
I-17502.1
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

La rue Champlain, qu'on voit ici, est située dans la basse ville de Québec, sous le promontoire qu'on appelle le cap Diamant. Au 19e siècle, beaucoup d'ouvriers du port résident dans ce secteur, qui compte aussi plusieurs auberges. L'entretien de la rue n'est pas de tout repos : lorsqu'il pleut ou quand la neige fond, au printemps, la basse ville devient un véritable lac de boue. Heureusement, entre 1855 et 1860, les résidants peuvent bénéficier des trottoirs en madriers que la Ville de Québec fait construire dans les quartiers.

Cependant, ce secteur, coincé entre la falaise et le fleuve, demeure dangereux et propice aux éboulements. Pas moins de 85 personnes y perdront la vie de façon tragique au 19e siècle.

Quoi:

La rue Champlain est située sur une terrasse étroite qui longe, d'un côté, la falaise abrupte du promontoire de Québec et, de l'autre, le fleuve Saint-Laurent, très profond à cet endroit, et habituellement agité de forts courants.

Où:

Les escarpements de Québec posent depuis toujours des défis à l'aménagement de la ville, qu'il s'agisse d'empêcher les éboulements dans la basse-ville ou de relier ce secteur à la ville haute.

Quand:

La rue Champlain existe déjà en 1716 ; c'est le prolongement de la rue De Meulles, qui est aujourd'hui devenue la rue du Petit Champlain.

Qui:

Le nom de la rue rend hommage à Samuel de Champlain, fondateur de Québec en 1608.

VIEW-2337
© Musée McCord
Photographie
Éboulement, Québec, QC, vers 1890
Wm. Notman & Son
Vers 1890, 19e siècle
Plaque sèche à la gélatine
20 x 25 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
VIEW-2337
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Cette photographie montre un éboulis à Québec, vers 1890. Plusieurs éboulements avaient déjà eu lieu sous le cap Diamant. En 1841, 32 personnes perdaient la vie dans de telles circonstances et, en 1852, sept personnes étaient victimes d'un éboulement sur la rue Champlain. Cependant, le plus terrible de ces désastres surviendra le 19 septembre 1889.

Ce soir-là, un gigantesque bloc de roche se détache de la paroi du cap Diamant et s'écrase 91 mètres plus bas sur les maisons de la rue Champlain. Les policiers, les pompiers et les militaires dépêchés sur les lieux fouillent les décombres à la recherche de survivants. Au total, près de 50 personnes trouvent la mort dans cette catastrophe, dont plusieurs enfants.

Quoi:

Les fortes pluies et les périodes répétées de gel et de dégel rapides augmentent les risques d'éboulements en accentuant les anfractuosités dans le roc.

Où:

La rue Champlain longe une falaise rocheuse abrupte, sans végétation, affaiblie à certains endroits par les marques d'anciennes carrières.

Quand:

Sur sa carte de 1613, Samuel de Champlain donne le nom de « Mont du Gas » au cap qui surplombe la ville de Québec ; l'appellation cap Diamant, qui désigne à l'origine la partie ouest du promontoire, est officialisée en 1925.

Qui:

En 1889, 28 familles vivaient dans le secteur touché par l'éboulement. Parmi les survivants, on compte M. Joseph Klemp, 74 ans, qui demeura prisonnier des débris pendant 108 heures avant d'être dégagé sain et sauf.

VIEW-2784
© Musée McCord
Photographie
Vue de la Citadelle depuis le port, Québec, QC, vers 1890
Wm. Notman & Son
Vers 1890, 19e siècle
Plaque sèche à la gélatine
20 x 25 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
VIEW-2784
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Ce secteur de la basse ville de Québec, situé sous la citadelle et le cap Diamant, continuera de se développer malgré les éboulements majeurs qui y font plusieurs victimes dans la deuxième moitié du 19e siècle.

La présence de crevasses et de fissures dans le roc de la falaise avait déjà fait l'objet d'un rapport au gouvernement fédéral. Les fissures les plus importantes avaient été colmatées avec du ciment. Toutefois, ces mesures ne seront pas suffisantes pour empêcher l'éboulement de septembre 1889, le plus meurtrier de tous. On aperçoit cependant sur la photographie des barrières de protection érigées sur la paroi rocheuse ; plus tard, au 20e siècle, on en viendra à fixer à l'aide de boulons les zones de roc les plus instables.

Quoi:

La Citadelle fait partie d'un ensemble d'ouvrages défensifs aménagés sur les hauteurs du cap Diamant pour la protection de la ville.

Où:

La ville de Québec se caractérise par une disposition en deux paliers. La haute-ville est dominée par les ouvrages de défense et la basse-ville se développe en lien avec les activités portuaires.

Quand:

La Citadelle de Québec est construite entre 1820 et 1830 par les autorités britanniques à la suite de la tentative d'invasion américaine à la fin du 18e siècle.

Qui:

Une population dense occupe la bande de terre exiguë entre la falaise et le fleuve, où l'on trouve à la fois des maisons, des quais, des entrepôts, des commerces.

VIEW-2973
© Musée McCord
Photographie
Voiture d'un vieux tramway hippomobile, Montréal, QC, vers 1890
Wm. Notman & Son
Vers 1890, 19e siècle
Plaque sèche à la gélatine
25 x 20 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
VIEW-2973
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

En 1890-1891, la compagnie Montreal Street Railway exploite un réseau de tramways urbains tirés par des chevaux, comme celui-ci. Le réseau compte 1 000 chevaux, 150 tramways, 104 traîneaux pour l'hiver et 49 véhicules omnibus mi-saison. Cependant, le succès de l'électrification des lignes de tramway d'Ottawa incitera la compagnie montréalaise à envisager sérieusement la question. En 1892, le premier tramway électrique de Montréal est mis en service.

La première décennie des tramways électriques au Canada est assombrie par un terrible accident à Victoria, en Colombie-Britannique. Le 26 mai 1896, une voiture surchargée, avec à son bord plus de 140 personnes, s'engage sur le pont Ellice. Soudain, le pont craque et s'effondre. Le tramway tombe à l'eau, faisant 55 victimes. C'est le pire accident de tramway survenu en Amérique du Nord.

Quoi:

Le tramway tiré par un cheval est conduit par un cocher, qui est assisté par un « conducteur », dont la fonction est de percevoir le paiement des utilisateurs du véhicule.

Où:

À Montréal, le premier parcours des tramways à chevaux, inauguré le 27 novembre 1861, emprunte la rue Notre-Dame entre les rues du Havre et McGill.

Quand:

Au 19e siècle, le tramway électrique s'implante à Windsor en 1886, à Vancouver et Victoria en 1890, à Winnipeg et Ottawa en 1891 et à Montréal, Hamilton et Toronto en 1892.

Qui:

En 1861, Alexander Easton, de Philadelphie, fait breveter son système de tramways tirés par des chevaux, que les villes de Montréal et Toronto seront les premières à implanter au Canada.

MP-0000.25.1006
© Musée McCord
Photographie, diapositive sur verre
Pont en bois à Revelstoke, C.-B., vers 1886
Anonyme - Anonymous
Vers 1886, 19e siècle
Plaque sèche à la gélatine
8 x 8 cm
Don de Mr. Stanley G. Triggs
MP-0000.25.1006
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

Ce pont en bois érigé à Revelstoke, en Colombie-Britannique, montre les incroyables défis que devaient relever les ingénieurs chargés d'aménager la voie de passage des grands réseaux ferroviaires canadiens. La préparation de la voie est une étape particulièrement importante et souvent coûteuse : il faut déjouer les caprices du terrain pour installer les rails sur un sol stable et solide, sans grande inclinaison. Les équipes chargées de dégager la voie travaillent au pic et à la pelle - quand ce n'est pas avec des explosifs ! - pour creuser les tunnels à travers les montagnes. Cependant, entre 700 et 800 hommes, chinois pour la plupart, perdront la vie en creusant la voie du rail dans les Rocheuses. L'implantation des infrastructures ferroviaires en Colombie-Britannique a ainsi donné lieu à des aménagements particulièrement impressionnants, comme ce pont imposant, mais à quel prix !

Quoi:

Ce pont massif sur chevalets en bois fait partie des ouvrages d'ingénierie canadienne les plus admirés en Europe. Ces constructions imposantes étaient érigées le plus souvent avec du bois d'oeuvre local.

Où:

La ville de Revelstoke est située sur les rives du fleuve Columbia en Colombie-Britannique. Elle est entourée des chaînes de montagnes Selkirk et Monashee.

Quand:

Le 7 novembre 1885, le Canadien Pacifique reliait l'ouest et l'est en terminant la construction de la voie ferrée transcontinentale ; cela se passait à Craigellachie, à environ 48 kilomètres à l'ouest de Revelstoke.

Qui:

Les ingénieurs canadiens se sont rapidement taillés une réputation enviable dans le monde pour leur expertise ; ils arrivaient à construire des chemins de fer à moindre coût tout en respectant des échéanciers serrés.

II-102021
© Musée McCord
Photographie
Passage à niveau de tramway en construction, rues Sainte-Catherine et Saint-Laurent, Montréal, QC, 1893
Wm. Notman & Son
1893, 19e siècle
Plaque sèche à la gélatine
20 x 25 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
II-102021
© Musée McCord

Clefs de l'histoire:

En 1893, un important faisceau de rails et un système d'aiguillage sont aménagés à l'angle de la rue Sainte-Catherine et du boulevard Saint-Laurent, au centre-ville de Montréal. Dans les années 1880 et 1890, le réseau de tramways qui commence à se développer dans plusieurs villes canadiennes a une incidence majeure sur l'aménagement urbain : on élargit des rues et on implante des poteaux électriques, entre autres. Le réseau favorise aussi le développement des banlieues en proposant un moyen de transport efficace à prix raisonnable. Certains événements tragiques ont marqué l'histoire du tramway, comme le terrible accident survenu au pont Ellice, à Victoria, en 1896. Toutefois, pendant plusieurs décennies, ce mode de transport en commun facilitera la vie de nombreux citadins et banlieusards, le tramway développant même, dans certaines régions, des liaisons interurbaines.

Quoi:

Les aiguillages permettent aux véhicules ferroviaires de changer de voie. L'installation d'un réseau de tramways électriques requiert une infrastructure appropriée, qui comporte à certains carrefours importants de nombreux aiguillages.

Où:

Dès la deuxième année de mise en service des tramways électriques de Montréal, on installe un important système d'aiguillage sur le boulevard Saint-Laurent, ligne de démarcation entre l'est et l'ouest de la ville.

Quand:

C'est le 21 septembre 1892 que le premier tramway de Montréal, appelé le « Rocket », entreprend son premier parcours sur les voies ferrées de la ville.

Qui:

Honoré Guay, employé de la Montreal Street Railway, est le premier garde-moteur de la ville, c'est-à-dire le premier conducteur de tramway électrique.

Conclusion:

Bien des questions se posent sur les désastres qui jalonnent l'histoire du Canada. Les clefs de l'histoire ont permis de répondre à certaines d'entre elles, bien précises ; d'autres resteront sans réponse. Mais en s'interrogeant sur les causes et les conséquences de ces tragédies, on se familiarise peu à peu avec le contexte historique qui, lui, jette un nouvel éclairage sur ces sombres événements.


Bibliographie



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