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La renaissance acadienne

Musée acadien de l'université de Moncton

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Introduction:

Pendant la deuxième moitié du XIXe siècle, une prise de conscience collective fait naître chez les Acadiens le désir d'une société égale à celle de leurs concitoyens anglophones et canadiens-français. L'instauration de conventions nationales permet aux Acadiens de s'occuper de leurs intérêts. Par le biais de commissions d'études, l'agriculture, la colonisation, l'éducation, la langue et le journalisme sont les premiers domaines qui mobilisent les délégués présents aux conventions. L'organisation des conventions, de 1881 jusqu'en 1979, est supervisée par la Société nationale l'Assomption. Passant par Pointe-de-L'Église, N.-É. (1890), Arichat, N.-É. (1900), Moncton, N.-B. (1927), etc., ces rassemblements permettent de revendiquer les droits du peuple acadien. Une réorganisation qui aura lieu en 1957 permettra à la Société nationale l'Assomption de devenir la Société nationale des Acadiens (SNA).


69-108-667-a
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Fusain
L'abbé François-Xavier Lafrance
Vers 1880, 19e siècle
698 x 597 cm
Don de R. P. Oscar Bourque
69-108-667-a
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

L'abbé François-Xavier Lafrance est né au Québec en 1814. Ordonné à Rustico, Île-du-Prince-Édouard, il devient par la suite le premier curé de Tracadie, Nouveau-Brunswick, où il fonde un lazaret pour les lépreux.

En 1854, il fonde à Memramcook, Nouveau-Brunswick, le séminaire Saint-Thomas, précurseur du collège Saint-Joseph.

Quoi:

Il s'agit d'un dessin au fusain de l'abbé François-Xavier Lafrance. À la fin du XIXe siècle, la réalisation de portrait de personnages religieux était courante.

Où:

Ce dessin se trouvait au presbytère de Barachois, Nouveau-Brunswick.

Quand:

L'oeuvre est produite vers 1880, lorsque l'abbé François-Xavier Lafrance est à Memramcook, Nouveau-Brunswick.

Qui:

L'abbé François-Xavier Lafrance est curé de la paroisse de Memramcook lorsqu'il fonde le séminaire Saint-Thomas.

XX-1663
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Photographie
Séminaire St-Thomas, Memramcook, N.-B.
Vers 1990
12.8 x 18 cm
XX-1663
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Le couronnement de l'oeuvre du père François-Xavier Lafrance dans le domaine de l'éducation chez les Acadiens est la fondation du séminaire Saint-Thomas à Memramcook, Nouveau-Brunswick, en 1854.

Le séminaire a pour but de former des prêtres acadiens. Toutefois, en offrant des cours classiques, il sert également d'institution d'enseignement supérieur pour les garçons. Ce « petit collège » accueille environ 95 élèves annuellement. Le séminaire ferme ses portes en 1862, ce qui ne sonne toutefois pas le glas de l'enseignement supérieur chez les Acadiens car deux ans plus tard le collège Saint-Joseph est inauguré.

Le séminaire s'est vu attribuer plusieurs noms, soit « collège Saint-Thomas » ou encore « académie Saint-Thomas ». Cependant, c'est le nom de « séminaire Saint-Thomas » qui demeure le plus communément utilisé.

Quoi:

Photographie d'un dessin représentant le séminaire Saint-Thomas, vers 1880.

Où:

Le couvent des petites soeurs de la Sainte-Famille s'installe dans l'édifice du séminaire Saint-Thomas vers 1880.

Quand:

La photographie de ce dessin a été prise vers 1990.

Qui:

Plusieurs prêtres sont formés au séminaire Saint-Thomas, et certains d'entre eux, tel François-Xavier Cormier (1856 -1906), joueront un rôle marquant dans la Renaissance acadienne.

76-7-13
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Billet
Billet de la Banque du Collège St.-Joseph
Vers 1880, 19e siècle
Papier
18 x 7.2 cm
Don de Antoine Vienneau
76-7-13
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Le collège Saint-Joseph est fondé en 1864 à Memramcook, Nouveau-Brunswick, par le père Camille Lefebvre. Malgré ses prédécesseurs - le séminaire Saint-Thomas (1854-1862) ainsi que le collège du père Antoine Gagnon à Grande-Digue, Nouveau-Brunswick (1836-1839) -, le collège Saint-Joseph est considéré comme le premier collège établi dans la « Nouvelle Acadie ».

Cette institution joue un rôle clé dans la Renaissance acadienne. Sa fonction principale étant l'éducation, elle est responsable de la formation de l'élite acadienne, notamment Pierre-Amand Landry (1846-1916) et Pascal Poirier (1852-1933), en plus d'être le lieu de la première Convention nationale acadienne en 1881.

En 1868, le collège Saint-Joseph incorpore à son répertoire des cours de niveau universitaire. Elle devient l'Université du collège Saint-Joseph en 1888, soit l'institution à l'origine de l'Université de Moncton.

Quoi:

Dans le registre original du Musée acadien de l'Université de Moncton, il y a une autre référence à un billet de la Banque du collège Saint-Joseph ainsi que d'autres à des billets émis par différents collèges.

Où:

D'autres billets de collèges, anciennement dans la collection du Musée acadien, ne s'y trouvent plus, ayant peut-être été détruits dans l'incendie du collège en 1933.

Quand:

L'édifice du collège Saint-Joseph représenté sur le billet a existé de 1875 à 1885. Le billet de banque aurait été utilisé durant cette période.

Qui:

Ces billets étaient utilisés par les collégiens dans le contexte de leurs cours de commerce.

XX-489
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Pastel
R. P. Camille Lefebvre
Philomène Belliveau
Vers 1890, 19e siècle
71 x 81 cm
Don du Musée du Collège Saint-Joseph
XX-489
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Le père Camille Lefebvre est né à Saint-Philippe-de-la-Prairie, près de Montréal, en 1831. Il est ordonné prêtre en 1855 comme membre de la congrégation de Sainte-Croix et remplit les obligations de son premier ministère (1855-1860) à l'église de Saint-Eustache, au Québec.

À la suite de plusieurs mandats au Québec, il arrive en Acadie en 1864 avec la mission d'y établir un collège classique. C'est à Memramcook, Nouveau-Brunswick, qu'il fonde le collège Saint-Joseph, une maison d'enseignement supérieur qui a pour but de favoriser le relèvement du peuple acadien.

« Le père Lefebvre, à lui seul, résume toute l'histoire de la Renaissance acadienne. C'est un de ces hommes auxquels, sur un plus grand théâtre, les Romains décernaient le titre de père de la patrie. » (1)

(1) L'album-souvenir de la Société Saint-Jean-Baptiste du collège Saint-Jean, 1894, p. 313.

Quoi:

Le dessin au pastel du révérend père Camille Lefebvre est attribué à l'artiste Philomène Belliveau.

Où:

Ce portrait fait partie de la collection du Musée acadien depuis les débuts de ce dernier. On ne connaît cependant pas la date précise de son acquisition par le Musée.

Quand:

Cette oeuvre a été produite vers 1890.

Qui:

Plusieurs mentions de Mme Philomène Belliveau dans les journaux de l'époque témoignent de sa popularité ainsi que de son talent de portraitiste et d'artiste.

fMA-885
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Prospectus
Le Moniteur acadien
1867, 19e siècle
Papier
24 x 43 cm
fMA-885
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Le premier journal francophone à voir le jour en Acadie est Le Moniteur acadien. Il est fondé à Shédiac, Nouveau-Brunswick, en 1867, année de la naissance de la Confédération canadienne, par Israël D. Landry, natif de Saint-Jean, Québec. Le premier numéro paraît en juillet de cette même année.

Reliant les Acadiens des trois provinces de l'est, Le Moniteur acadien est le premier hebdomadaire à se consacrer aux intérêts et aux préoccupations du peuple acadien.

Après avoir passé entre les mains de plusieurs propriétaires, Le Moniteur acadien doit cesser sa publication en 1926.

Quoi:

Ce document annonce la création du journal Le Moniteur acadien, qui garda des saveurs politiques conservatrices durant toute son existence.

Où:

Le prospectus est sorti des presses à Chatham, près de Miramichi, Nouveau-Brunswick.

Quand:

Le prospectus fut rédigé le 5 mars 1867, année de la fondation et de la première publication du journal Le Moniteur acadien.

Qui:

Israël D. Landry, en publiant le prospectus, s'identifia clairement comme l'imprimeur propriétaire du futur journal.

XX-1692
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Journal
L'Acadie
26 septembre 1900, 19e siècle
Papier
XX-1692
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

La fondation du Moniteur acadien, en 1867, marque le début de la presse francophone en Acadie. L'épanouissement de cette presse acadienne s'est vite réalisé avec l'enthousiasme nationaliste de la Renaissance acadienne.

Entre 1867 et 1914, on ne compte pas moins de 16 journaux et publications périodiques publiés en Acadie. La plupart ne durent que quelques années, mais par contre d'autres sont des journaux de discours et d'intérêts acadiens qui auront une longévité plus importante. Ces derniers comprennent en particulier Le Courrier des Provinces Maritimes (1885-1909, Bathurst, Nouveau-Brunswick), L'Évangéline (fondé en 1887 à Digby, Nouvelle-Écosse, et situé à Moncton, Nouveau-Brunswick depuis 1903) et L'Impartial (1893-1915, Tignish, Île-du-Prince-Édouard).

Tout comme leur prédécesseur, Le Moniteur acadien, ces journaux et ces publications défendent la cause du peuple acadien.

Quoi:

Journal de grand format (1900-1904) ; on peut lire la devise Spera, ora et labora (Espère, prie et travaille) sous le titre du journal.

Où:

L'Acadie est publié à Weymouth, Nouvelle-Écosse.

Quand:

Ceci est un exemplaire de l'hebdomadaire L'Acadie, volume 1, numéro 8, de 1900.

Qui:

L'Acadie fut fondé par la Compagnie d'imprimerie acadienne.

XX-494
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Photographie
Mgr Marcel-François Richard
Vers 1900, 19e siècle
685 x 585 cm
Don de la Paroisse Notre-Dame-de-l'Assomption
XX-494
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

L'abbé Marcel-François Richard, natif de Saint-Louis-de-Kent, Nouveau-Brunswick, est ordonné prêtre en 1870. Ce grand nationaliste se dévoue au développement de l'éducation chez les Acadiens et Acadiennes. Il fonde plusieurs écoles dans ses paroisses, ainsi que le collège Saint-Louis à Saint-Louis-de-Kent, Nouveau-Brunswick.

Grand promoteur de la colonisation de nouveaux villages acadiens et du développement de l'agriculture, il fonde, au début des années 1870, le village de Rogersville, Nouveau-Brunswick, dont il devient curé en 1886 et où il demeure jusqu'à sa mort, en 1915.

Monseigneur Richard joue aussi un rôle clé dans les conventions nationales acadiennes. Notamment, il est l'auteur du drapeau national acadien, qui est adopté à la deuxième Convention, tenue à Miscouche, Île-du-Prince-Édouard, en 1884.

De plus, revendiquant la nomination d'un évêque acadien depuis le début du siècle, Monseigneur Richard se rend personnellement à Rome. Lors de son deuxième voyage, en 1910, on lui promet d'exaucer son souhait, qui se réalise enfin en 1912.

Quoi:

La photographie était une façon d'immortaliser les décideurs de l'époque.

Où:

La photographie fut prise lorsque Marcel-François Richard était curé de Rogersville, Nouveau-Brunswick.

Quand:

La photographie, qui date d'environ 1900, est une preuve que Monseigneur Marcel-François Richard était un personnage influant à cette époque.

Qui:

Monseigneur Marcel-François Richard érigea le premier monument à caractère marial en Acadie, le Monument national Notre-Dame de l'Assomption, situé à Rogersville, Nouveau-Brunswick.

1997-110
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Gravure
New Brunswick: The Caraquet Riots: Death of Constable Gifford
13 février 1875, 19e siècle
28 x 19.7 cm
Don de Terry Boucher
1997-110
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

En 1875, le gouvernement du Nouveau-Brunswick, sous George Edwin King, propose l'implantation d'un réseau d'écoles publiques, non confessionnelles, dans la province. Pour pouvoir financer ce projet, une taxe sera imposée à tous, y compris les Acadiens et Acadiennes qui souhaitent garder leurs écoles catholiques.

La majorité de la population étant anglaise et protestante, la nouvelle loi est adoptée malgré les protestations du peuple acadien. Celui-ci choisit de boycotter la nouvelle taxe. À court de solutions, la milice est envoyée à Caraquet, Nouveau-Brunswick, au lieu du rassemblement, pour apaiser la population. Une émeute s'ensuit et il y a perte de vie : Louis Mailloux, un jeune Acadien de 19 ans, et John Gifford, un membre de la milice, trouvent la mort.

Par la suite, on en arrive à un compromis. Les religieux peuvent enseigner dans les écoles et on permet la traduction de certains textes en français, l'omission de textes anticatholiques, le port du costume ainsi que l'enseignement catholique hors des écoles.

Quoi:

Le Canadian Illustrated News publiait souvent des gravures telles que celle de l'émeute de Caraquet. Le sous-titre de celle-ci souligne la mort du constable Gifford.

Où:

Cette gravure fut publiée par la revue Canadian Illustrated News, dans son édition du 13 février 1875.

Quand:

Le Canadian Illustrated News transmettait aux lecteurs les événements d'actualité ; il relate ici l'événement qui toucha tous les Néo-Brunswickois en 1875.

Qui:

La gravure sans signature représente l'émeute de Caraquet et la mort du constable Gifford, sans faire mention de la mort du jeune Acadien.

68-9-17
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Fusain
Pierre-Amand Landry
H. C. Martin
Vers 1890, 19e siècle
78 x 685 cm
Don de Eileen Sweeney
68-9-17
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Sire Pierre-Amand Landry, né à Memramcook, Nouveau-Brunswick, en 1846, est l'un des chefs les plus importants de la Renaissance acadienne. Grand défenseur des droits des Acadiens, il lutte notamment pour le droit à l'éducation en français, mais aussi pour une coexistence entre les anglophones et les francophones.

Pierre-Amand Landry est l'un des premiers étudiants au collège Saint-Joseph lors de son ouverture en 1864. Il devient avocat en 1870 et, en 1871, est le premier Acadien à être admis au barreau.

Suivant les traces de son père, Amand Landry, premier Acadien à siéger à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, Pierre-Amand se lance en politique et devient député provincial pour le comté de Westmorland en 1870.

Il deviendra en 1890 le premier juge acadien et, trois ans plus tard, le premier Acadien à siéger à la Cour suprême du Nouveau-Brunswick. Il est aussi le seul Acadien à être reçu chevalier par la monarchie britannique.

Il est décédé en 1916 à Dorchester, Nouveau-Brunswick.

Quoi:

Ce dessin au fusain représente Pierre-Amand Landry, premier Acadien à être admis au barreau du Nouveau-Brunswick et à siéger à la Cour suprême de la province.

Où:

Le dessin a été donné au Musée acadien de l'Université de Moncton par la petite-fille de Pierre-Amand Landry, qui demeurait toujours dans la région de Dorchester, Nouveau-Brunswick, tout comme son ancêtre.

Quand:

L'oeuvre remonte à la fin du XIXe siècle.

Qui:

Cette oeuvre fut réalisée par l'artiste H. C. Martin, d'après une photographie.

71-50-143
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Fusain
Pascal Poirier
Philomène Belliveau
Vers 1890, 19e siècle
752 x 649 cm
Don de Jean-Paul Poirier
71-50-143
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Né à Shédiac en 1852 et mort en 1933 à Ottawa, Pascal Poirier est un illustre patriote acadien. Avocat, fonctionnaire, écrivain et sénateur, il se distingue par son intelligence, ses nombreux talents et sa forte personnalité.

Pascal Poirier effectue des études classiques au collège Saint-Joseph de Memramcook où il est grandement influencé par le fondateur et directeur de l'établissement, le père Camille Lefebvre. En 1872, le père Lefebvre recommande Pascal Poirier au premier ministre John A. Macdonald, qui cherche alors à nommer un Acadien à un poste dans la fonction publique fédérale.

Au début de la trentaine, il devient le premier Acadien à être nommé sénateur, poste qu'il occupera jusqu'à sa mort. Pascal Poirier est de toutes les luttes. Il est notamment l'un des principaux organisateurs de la première Convention nationale des Acadiens, à Memramcook, en 1881, et oeuvre jusqu'en 1912 pour la nomination d'un premier évêque acadien.

Quoi:

Ceci est un dessin au fusain de Pascal Poirier attribué à l'artiste Philomène Belliveau. Le dessin fut exécuté à partir d'une photographie.

Où:

Cette oeuvre fut probablement réalisée à Memramcook, Nouveau-Brunswick, lieu de résidence de l'artiste.

Quand:

L'oeuvre fut réalisée vers 1890. Cet artefact fut exposé à plusieurs reprises dans les salles du Musée acadien de l'Université de Moncton au cours des 20 dernières années.

Qui:

Même si l'artiste, Philomène Belliveau, appose très rarement sa signature, son style est facilement reconnaissable.

1998-73
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Verre souvenir
St. Jean Baptiste. Quebec. 24 juin 1880.
1880, 19e siècle
Verre
14 x 7 cm
Don de Gérard Desjardins
1998-73
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Une délégation acadienne est invitée à la convention de la Société Saint-Jean-Baptiste à Québec en 1880, car si les Acadiens se joignaient à la Société, celle-ci en bénéficierait beaucoup. Dans cette délégation, on retrouve Pierre-Amand Landry, Valentin Landry, Pascal Poirier, Joseph-Octave Arsenault, Ferdinand Robidoux et plusieurs autres.

Ces hommes qui participent à la convention sont inspirés, mais décident de ne pas se joindre à la Société. L'année suivante, ils organisent à Memramcook la première Convention nationale acadienne.

Cette rencontre de 1880 est en fait l'élément déclencheur qui mène à la création de la Société nationale l'Assomption.

Quoi:

Ornée de castors et de feuilles d'érable, cette coupe est un souvenir de la rencontre de 1880.

Où:

Cette pièce rare fut transmise dans la famille du donateur du côté de sa mère, Madame Julie Bernier de Saint-Basile, Nouveau-Brunswick.

Quand:

Ceci est un verre-souvenir de la convention de la Société Saint-Jean-Baptiste qui eut lieu le 24 juin 1880. L'inscription à la base indique : « St. Jean Baptiste. Quebec. 24 juin 1880 ».

Qui:

Pierre-Amand Landry fut le dirigeant de la délégation acadienne qui se rendit à Québec en 1880.

69-92-628
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Drapeau
Drapeau acadien original
1884, 19e siècle
183 x 279 cm
Don de la Paroisse Notre-Dame-de-l'Assomption
69-92-628
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

C'est lors de la deuxième Convention nationale, qui a lieu à Miscouche, Île-du-Prince-Édouard, en 1884, que le drapeau national acadien est adopté. Le drapeau est proposé par l'abbé Marcel-François Richard, personnage de très grande importance dans la Renaissance acadienne.

« Le drapeau tricolore soit le drapeau national des Acadiens-français. Comme marque distinctive de la nationalité acadienne on placera une étoile, figure de Marie, dans la partie bleue, qui est la couleur symbolique des personnes consacrées à la sainte vierge. Cette étoile, Stella Maris, qui doit guider la petite communauté acadienne à travers les orages et les écueils, sera aux couleurs papales pour notre inviolable attachement à la Sainte Église, notre mère. » (Le Moniteur acadien, le 28 août 1884)

De plus, c'est lors de cette même convention que seront adoptés l'hymne national, Ave Maris Stella, ainsi que l'insigne et la devise nationaux.

Quoi:

Le drapeau est composé de 12 rectangles de tissu de laine cousus.

Où:

Le drapeau fut en possession d'Anselme Léger, délégué de Shédiac, Nouveau-Brunswick, à la Convention de Miscouche, Île-du-Prince-Édouard. Son fils Marcel le donna à l'abbé Clarence Léger, curé de Lakeburn, Nouveau-Brunswick, qui en fit don au musée de la cathédrale de Moncton.

Quand:

Le drapeau fut transféré en 1969 au Musée acadien de l'Université de Moncton, où il est exposé depuis.

Qui:

L'étoile fut cousue par Marie Babineau, une étudiante de Saint-Louis-de-Kent, Nouveau-Brunswick.

79-19-32
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Insigne
Insigne de la Société Nationale l'Assomption
Vers 1885, 19e siècle
38 x 9.5 cm
Don du Musée de la Cathédrale de Moncton
79-19-32
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Pendant la deuxième moitié du XIXe siècle, une prise de conscience collective chez les Acadiens se manifeste par la création d'institutions éducationnelles et culturelles.

La fondation de collèges et de couvents engendre une élite acadienne composée de personnages religieux, d'avocats, de politiciens et d'hommes d'affaires qui aideront le peuple acadien à prendre en main son propre destin.

Un élément important de la Renaissance acadienne est l'organisation des conventions nationales. Le but des conventions est de s'occuper des intérêts généraux des Acadiens. Divers thèmes y sont étudiés et discutés tels que l'agriculture, la colonisation, l'éducation et le journalisme.

C'est lors de ces conventions qu'on choisit la date de la fête nationale (le 15 août, fête de l'Assomption), ainsi que le drapeau acadien et l'hymne national (l'Ave Maris Stella).

Quoi:

Il fut décidé que l'insigne « sera[it] une bandelette de soie bleue sur laquelle sera[it] frappée une étoile entourée de rayons » (Le Moniteur acadien, 28 août 1884).

Où:

L'insigne et la devise furent adoptés lors de la Convention nationale de Miscouche, Île-du-Prince-Édouard.

Quand:

Ce ruban fut adopté en 1884. Son usage, cependant, ne fut pas popularisé.

Qui:

En raison d'une trop grande ressemblance avec le nom de la Société mutuelle l'Assomption, on clarifia le nom de la Société nationale l'Assomption en 1957 et encore en 1992, pour finalement choisir celui de Société nationale de l'Acadie.

1886-1
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Registre
Registre des dons faits au College St. Joseph, Memramcook, NB
1886-1942, 19e siècle
Papier
21 x 33 cm
Don du Frère Ladislas
1886-1
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

La Renaissance acadienne se manifeste de façon tangible dans la création d'un musée dédié à l'histoire et au patrimoine du peuple acadien. Ce musée, qui voit le jour en 1886 au collège Saint-Joseph de Memramcook, Nouveau-Brunswick, est fondé par le père Camille Lefebvre.

La vocation nationale du musée est soulignée dans un article publié dans Le Moniteur acadien, le 12 octobre 1886 : « Acadiens-français, piquez-vous de patriotisme pour aider à monter le premier musée acadien des Provinces maritimes. »

Déjà, en 1886, le musée possède des artefacts d'importance historique, tels que la pierre angulaire de l'église Sainte-Anne de Beaubassin (1723). D'autres objets servent à illustrer la vie quotidienne des Acadiens et Acadiennes d'autrefois. À cette collection s'ajoutent également des spécimens de sciences naturelles ainsi que des objets de curiosité.

Le musée acadien change de locaux à maintes reprises durant son existence au collège, pour finalement aboutir sur le campus de l'Université de Moncton.

Quoi:

Ceci est le registre où les dons faits au Musée du collège Saint-Joseph de Memramcook, Nouveau-Brunswick, furent recensés pendant ses 57 premières années d'existence.

Où:

Ce registre était utilisé au collège Saint-Joseph et il suivit les nombreux déménagements du Musée.

Quand:

Le registre servit à cataloguer les dons faits au collège Saint-Joseph de 1886 à 1943.

Qui:

Le premier conservateur du Musée fut le père J.-B. Langlois, de 1887 à 1893. Le « curateur du Musée » figure parmi la liste des employés de l'institution de 1887 à 1888.

PB1-19
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Photographie
Joseph-Octave Arsenault
Vers 1880, 19e siècle
12 x 17 cm
PB1-19
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Né à Cascumpèque, Île-du-Prince-Édouard, Joseph-Octave Arsenault est un grand pionnier de la Renaissance acadienne.

Après ses études, il se lance dans une carrière d'enseignement et, par la suite, usant de ses talents d'homme d'affaires, il devient propriétaire de plusieurs commerces, notamment de deux magasins généraux et d'une pêcherie.

À compter de 1867, Joseph-Octave Arsenault amorce une carrière en politique. Il siègera à l'Assemblée législative de l'Île-du-Prince-Édouard et plus tard au Sénat du Canada.

Joseph-Octave Arsenault est un grand militant pour l'avancement du peuple acadien ; il luttera, entre autres, pour la survie de la langue française dans les écoles. Il occupe aussi le poste de vice-président lors de la première Convention nationale et, en 1884, devient le président fondateur de la Société l'Assomption dans sa paroisse.

Quoi:

Ceci est une photographie de Joseph-Octave Arsenault que l'on retrouve dans la collection du Centre d'études acadiennes de l'Université de Moncton.

Où:

Joseph-Octave Arsenault fit partie de la quarantaine de délégués acadiens au congrès de la Société Saint-Jean-Baptiste du Québec en 1880.

Quand:

Joseph-Octave Arsenault occupa le poste de sénateur de 1895 jusqu'à sa mort en 1897.

Qui:

Lorsque Joseph-Octave Arsenault délaissa l'enseignement, ce fut pour se tourner vers le commerce. Très rapidement, il fut reconnu comme un bon détaillant en produits agricoles.

XX-577
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Photographie
Gilbert Girouard
1940
51 x 35 cm
Don de la Paroisse Notre-Dame-de-l'Assomption
XX-577
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Né à Sainte-Marie-de-Kent en 1846, Gilbert Anselme Girouard fait ses études au collège Saint-Joseph de Memramcook, Nouveau-Brunswick. Après avoir été instituteur pendant quelques années, il entreprend une carrière de marchand à Bouctouche, Nouveau-Brunswick, vers 1870.

Membre du Parti conservateur, Gilbert Anselme Girouard est élu au comté de Kent en 1878, puis réélu en 1882. Il délaisse sa carrière de politicien en 1883.

Tout comme ses compatriotes de la Renaissance acadienne, Gilbert Anselme Girouard est un grand défenseur de l'éducation en français. Il joue aussi un rôle important dans l'organisation de la première Convention nationale en 1881.

Gilbert Anselme Girouard est décédé en 1885 de la tuberculose, au jeune âge de 38 ans.

Quoi:

On retrouve cette photographie de Gilbert A. Girouard sur plusieurs sites Web ainsi que dans des publications écrites.

Où:

Cette photographie fait partie d'un ensemble exposé au Musée de la cathédrale de Moncton, Nouveau-Brunswick. La collection du Musée de la cathédrale fut transférée vers 1970 au Musée acadien de l'Université de Moncton.

Quand:

Ceci est une reproduction, réalisée en 1940, de la photographie originale qui avait été prise vers 1880.

Qui:

Gilbert Girouard effectua des démarches auprès du gouvernement pour que se réalise la construction du chemin de fer Moncton-Bouctouche.

XX-365
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Photomontage
Paroisse de St-Isidore, N.-B.
Vers 1925
57.5 x 47.3 cm
Don du Musée du Collège Saint-Joseph
XX-365
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

À la première Convention nationale des Acadiens, en 1881, on présente les rapports des commissions qui s'occupent de l'étude des divers aspects de la société acadienne. L'une d'elles est la Commission de l'émigration et de la colonisation.

Le but de cette commission est de trouver des solutions à l'exode de nombreux Acadiens et Acadiennes en quête d'emploi vers les centres industriels du Canada et de la Nouvelle-Angleterre. Une façon de freiner cette émigration est la fondation de nouveaux villages en Acadie. Ainsi, on espère attirer des jeunes familles acadiennes vers l'agriculture et vers la terre de leurs ancêtres. Ce faisant, on agrandirait aussi l'étendue du territoire acadien.

Il est aussi proposé « qu'un comité de colonisation général soit organisé en Acadie, et que tous les membres du clergé en fassent partie comme zélateurs ».

Quoi:

Il s'agit d'un photomontage de la paroisse de Saint-Isidore, Nouveau-Brunswick. On y voit les portraits des curés depuis la fondation du village en 1878, ainsi que des photographies de l'église, de l'école et du presbytère.

Où:

Le village de Saint-Isidore se trouve dans le comté de Gloucester, Nouveau-Brunswick.

Quand:

Le photomontage de Saint-Isidore date d'environ 1925.

Qui:

À la première Convention nationale des Acadiens, en 1881, la présidence de la Commission de l'émigration et de la colonisation fut confiée au père Joseph Ouellet, curé de Sainte-Marie de Bouctouche.

1986-64
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Carte postale
R.C. Church, Convent & Priest's Residence
Vers 1907
Papier
9 x 14 cm
Don de Paul Édouard Bourque
1986-64
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Le couvent de Bouctouche, Nouveau-Brunswick, est fondé en 1880 par le Père François-Xavier Joseph Michaud. Il est situé dans un édifice de style Second Empire ; la chapelle, quant à elle, est de style plutôt néo-gothique.

Le pensionnat est dirigé par les religieuses de la Charité de Saint-Jean, puis par les soeurs Notre-Dame-du-Sacré-Coeur, qui prennent le couvent en charge en 1924. Ces dernières jouent un rôle marquant au sein du système éducatif chez les Acadiennes.

Au cours de son existence, le couvent de Bouctouche accueille environ 6 000 élèves dans ses salles de classe, dont près de 450 y obtiennent leur brevet d'enseignement.

C'est en 1969 que le couvent de Bouctouche doit fermer ses portes.

Quoi:

Grâce à une série de rénovations, l'édifice ouvre de nouveau ses portes en 1977, mais cette fois pour loger le Musée de Kent.

Où:

Les congrégations des soeurs de la Charité et des religieuses de la Charité de Saint-Jean se trouvaient à Memramcook, Nouveau-Brunswick, avant de déménager au couvent de Bouctouche, Nouveau-Brunswick.

Quand:

En 1996, le couvent de l'Immaculée-Conception fut désigné lieu protégé par la province du Nouveau-Brunswick.

Qui:

Parmi les étudiants du couvent, on retrouve le sénateur Calixte F. Savoie, Antonine Maillet, Marguerite Michaud et plusieurs autres.

67-2-11
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Photographie
Mère Marie Léonie
Vers 1900
Don de Mme André Cormier
67-2-11
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Mère Marie Léonie Paradis est née à l'Acadie, au Québec, en 1840. À la suite de son entrée dans la congrégation de Sainte-Croix, en 1857, elle se lance dans l'enseignement. Elle oeuvre pendant quelques années à New York à l'orphelinat Saint-Vincent-de-Paul puis, finalement, elle retourne à l'enseignement.

En 1874, elle est transférée à Memramcook, Nouveau-Brunswick, pour être à la tête des soeurs qui oeuvrent au collège Saint-Joseph. Elle y fonde en 1880 la congrégation des petites soeurs de la Sainte-Famille, institut voué au service des prêtres. Leur couvent est l'ancien édifice du séminaire Saint-Thomas.

Femme de grand coeur et de courage, mère Marie Léonie Paradis était l'auteur, disait-on, de nombreuses guérisons miraculeuses. Elle est décédée à Sherbrooke en 1912.

Quoi:

Dans la photographie, mère Marie Léonie Paradis porte le costume de la congrégation des petites soeurs de la Sainte-Famille.

Où:

Mère Léonie travaille de très près avec le père Lefebvre, fondateur du collège Saint-Joseph, à Memramcook. Sa congrégation s'occupe des travaux domestiques de cet établissement et des autres collèges de Sainte-Croix au Canada.

Quand:

Cette photographie fut prise vers 1900, quelques années avant le décès de mère Léonie.

Qui:

L'inscription au bas de la photographie se lit comme suit : « La Révérende Mère Marie Léonie. Fondatrice et Supérieure Générale de la Communauté des Petites Soeurs de la Sainte Famille, décédée le 3 mars 1912 à l'âge de 72 ans. »

PB2-360
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Photographie
Collège Sainte-Anne, Pointe-de-l'Église, N.-É.
L.G. Swain
Vers 1990, 19e siècle
13.2 x 21.4 cm
PB2-360
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Lors de la troisième Convention nationale des Acadiens, qui a lieu en 1890 à Pointe-de-l'Église, Nouvelle-Écosse, on prend la décision de construire un collège dans ce village.

La charge du collège devant être confiée à une institution religieuse, ce sont les pères eudistes qui l'acceptent. Ce nouvel établissement éducationnel est nommé collège Sainte-Anne.

Tout comme les autres institutions éducationnelles de la Nouvelle-Écosse qui exercent leurs activités durant cette période, le collège Sainte-Anne fournit un enseignement en français tout en offrant certains cours d'anglais.

Le collège Sainte-Anne devient une institution éducationnelle importante, voyant plusieurs de ses étudiants se démarquer dans la société à la suite de leurs études.

En 1971, les pères eudistes ne voulant plus la charge du collège, celui-ci devient une institution publique.

Quoi:

Le collège Sainte-Anne fut incorporé à l'Université Sainte-Anne le 30 avril 1892.

Où:

Géographiquement situé dans le comté de Digby, le collège Sainte-Anne est sis près des rives de la baie Sainte-Marie, Nouvelle-Écosse.

Quand:

La photographie originale fut prise vers 1895.

Qui:

Deux pères eudistes, Gustave Blanche et Aimé Morin, furent envoyés de France pour fonder le collège Sainte-Anne.

1996-357
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Carte postale
Memorial Hall, St-Joseph's NB
Valentine & Sons Publishing Co. Ltd
Vers 1910
Papier
87 x 138 cm
1996-357
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

À la suite du décès du révérend père Camille Lefebvre c.s.c., la Société des anciens élèves du collège Saint-Joseph cherche un moyen de sauvegarder la mémoire du sauveur de l'Acadie.

Le juge Pierre-Amand Landry, président de la Société des anciens élèves, et son exécutif prennent la décision de construire un édifice en son nom. De nombreuses démarches sont entreprises afin de recueillir l'argent nécessaire.

La construction va bon train. On retrouve à l'intérieur du bâtiment les laboratoires de physique et de chimie du collège Saint-Joseph, une superbe salle de spectacle ainsi que des classes.

Quoi:

La salle du Monument Lefebvre acquiert rapidement une grande renommée pour son acoustique exceptionnelle.

Où:

L'édifice offre une vue panoramique de la vallée de Memramcook.

Quand:

L'ouverture officielle de la Salle commémorative Lefebvre se déroula le 16 juin 1897.

Qui:

Plusieurs artistes acadiens y firent entendre leurs talents, notamment le violoniste Arthur LeBlanc et la cantatrice Anna Malenfant.

1998-131
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Carte postale
Caraquet - en hiver
Vers 1905
Papier
3.5 x 5.5 cm
1998-131
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Le collège du Sacré-Coeur, communément appelé collège de Caraquet, est fondé par Monseigneur Joseph Théophile Allard. Celui-ci est né à Saint-Joseph de Carleton, en Gaspésie, en 1842. Après avoir étudié au Québec, il termine ses études de prêtrise au collège Saint-Joseph, à Memramcook, Nouveau-Brunswick.

Monseigneur Allard se voit confier plusieurs charges avant sa destination finale à la paroisse de Caraquet, en 1885. C'est ici qu'il veut réaliser son rêve de bâtir un établissement d'enseignement. Les démarches commencent en 1895, et un édifice est érigé en 1896, qui sert de presbytère jusqu'à l'ouverture du collège.

Avec l'aide des pères eudistes, qui prennent la charge de l'institution, le collège de Caraquet ouvre ses portes le 9 janvier 1899, avec une petite population étudiante de 19 élèves. Mais le collège est prospère, et à partir de 1901, on fait plusieurs ajouts à l'édifice.

Malheureusement, le 30 décembre 1915, le collège de Caraquet est détruit par les flammes, et les pères eudistes préfèrent entreprendre la construction d'un nouvel établissement à Bathurst.

Quoi:

La carte représente le collège du Sacré-Coeur avant l'incendie du 30 décembre 1915.

Où:

En 1900, le titre d'université fut attribué par l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick au collège du Sacré-Coeur.

Quand:

Le message qui figure sur la carte postale fut écrit le 7 décembre 1909.

Qui:

L'élite acadienne de l'époque, dont faisait partie Monseigneur Stanislas Joseph Doucet alors qu'il était curé à Grand-Anse, Nouveau-Brunswick, ne tarda pas à envoyer sa parenté au nouveau collège.

1988-1
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Gravure
Évangéline
Currier & Ives
Vers 1860, 19e siècle
41.5 x 51.5 cm
1988-1
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Évangéline est le personnage principal d'une légende acadienne qui a été popularisée par Henry Wadsworth Longfellow en 1847, avec son poème Evangeline, A Tale of Acadie.

Évangéline est devenue l'héroïne du peuple acadien et elle s'est transformée en véritable symbole populaire. Son image est évoquée dans les grands rassemblements et les fêtes populaires.

En plus des nombreuses éditions publiées du récit d'Évangéline, le poème inspire aussi des artistes provenant d'autres disciplines. On retrouve Évangéline dans des oeuvres d'art, sur scène, au cinéma et même en chanson.

Le visage d'Évangéline a été utilisé comme marque de commerce sur plusieurs produits d'utilité courante, notamment de l'huile à moteur, du savon et des produits alimentaires.

Quoi:

Ceci est une reproduction de la gravure originale d'Évangéline, de James Faed. L'inscription figurant au bas de l'oeuvre est un extrait du poème de Longfellow : « Sat by some nameless grave and thought that perhaps in its bosom He was already at rest, and she longed to slumber beside him. »

Où:

L'oeuvre provient de New York, États-Unis.

Quand:

Cette gravure fut publiée vers 1860.

Qui:

Cette reproduction de la gravure originale de James Faed fut produite par la compagnie Currier & Ives.

XX-594
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Photographie
Placide Gaudet
1940
35 x 507 cm
Don de la Paroisse Notre-Dame-de-l'Assomption
XX-594
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Né en 1850, à Cap-Pelé, Nouveau-Brunswick, Placide Gaudet est un personnage clé de la Renaissance acadienne. Généalogiste et archiviste, il joue un rôle important dans la recherche et la conservation de l'histoire et de la généalogie des Acadiens.

Ayant terminé ses études au collège Saint-Joseph en 1873, Placide Gaudet se lance dans une série de métiers avant de devenir rédacteur pour quelques journaux acadiens de langue française. Entre autres, il met ses talents d'écrivain au service du Moniteur acadien, de L'Évangéline (Digby, N.-É., 1893) et du Courrier des Provinces Maritimes (Bathurst, N.-B., 1894).

Mais c'est en 1898, alors qu'il travaille dans les Archives publiques à Ottawa, qu'il découvre sa vraie passion pour la généalogie et les archives. Il entreprend donc une recherche approfondie sur les familles acadiennes. Une grande partie de celle-ci sera publiée en 1905 dans le deuxième volume du Rapport des Archives canadiennes.

Placide Gaudet est décédé en 1930.

Quoi:

Cette photographie de Placide Gaudet faisait partie d'une galerie de portraits de personnages acadiens importants montée dans l'ancien Musée de la cathédrale de Moncton.

Où:

L'ancien Musée de la cathédrale de Moncton, surnommé la Salle des souvenirs, se trouvait au sous-sol de l'édifice.

Quand:

La photographie fut reproduite en 1940.

Qui:

Placide Gaudet suivit son cours classique au collège Saint-Joseph, à Memramcook, Nouveau-Brunswick.

67-42-251
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Ruban
Société l'Assomption, Waltham, Mass.
Oscar Gagnon
Vers 1903
6.5 x 29 cm
Don de la Société l'Assomption
67-42-251
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

La Société mutuelle l'Assomption est fondée à Waltham, Massachusetts, le 8 septembre 1903. Le but premier de la Société est d'unifier le peuple acadien au niveau national et de lui venir en aide.

Entreprise de secours mutuel devenue par la suite compagnie d'assurance, la Société l'Assomption joue un rôle important dans la Renaissance acadienne. Cette organisation s'implique dans plusieurs aspects de la vie collective des Acadiens, notamment l'organisation des conventions nationales et l'éducation. Elle constitue aussi un élément clé dans la réalisation du site historique de Grand-Pré, Nouvelle-Écosse, entre autres dans l'érection de la statue d'Évangéline et de la chapelle-souvenir.

Quoi:

Notre-Dame de l'Assomption fut choisie patronne des Acadiens en 1881.

Où:

La Société nationale l'Assomption mit sur pied un comité qui contribua à la campagne de financement pour la construction de la chapelle-souvenir à Grand-Pré.

Quand:

Le siège social de la Société l'Assomption fut transféré à Moncton, Nouveau-Brunswick, en 1913.

Qui:

Ce ruban fut fabriqué par Oscar Gagnon de Worcester, Massachusetts.

XX-527
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Photographie rehaussée
Mgr Edouard A. LeBlanc
Vers 1915
727 x 633 cm
Don de la Paroisse Notre-Dame-de-l'Assomption
XX-527
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Les Acadiens luttent depuis longtemps pour obtenir le consentement de Rome, à qui ils demandent de nommer un évêque acadien. L'appui à cette demande vient non seulement de la communauté catholique mais aussi des laïcs, notamment de la compagnie l'Assomption et de la Société nationale l'Assomption.

Grâce aux efforts infatigables de Pascal Poirier et de Marcel-François Richard, plusieurs démarches en ce sens, dont l'envoi de délégations à Rome et l'organisation de campagnes de financement, sont entreprises. Tous ces efforts ne passent pas inaperçus. Lors de son deuxième voyage à Rome, Monseigneur Marcel-François Richard reçoit du pape Pie X un calice en signe de promesse de la nomination d'un évêque acadien.

C'est en 1912 que cette promesse se matérialise, alors que Monseigneur Édouard Alfred LeBlanc entre en fonction au siège épiscopal de Saint-Jean, Nouveau-Brunswick.

Quoi:

Ce premier évêque acadien fut bien longtemps attendu par le peuple acadien.

Où:

Édouard A. LeBlanc était originaire de la baie Sainte-Marie, Nouvelle-Écosse.

Quand:

Monseigneur Édouard LeBlanc fut sacré évêque le 10 décembre 1912.

Qui:

Cette photographie rehaussée appartenait à la paroisse Notre-Dame de l'Assomption, située à Moncton, Nouveau-Brunswick.

Conclusion:

L'éveil de la conscience collective acadienne se manifeste donc par la création de collèges, de couvents et d'associations. Formée au sein de ces établissements d'éducation, l'élite acadienne se taille une place dans les milieux religieux, juridiques, politiques et d'affaires, ce qui lui permet de laisser sa marque et de propager ses idées dans la société acadienne. Aujourd'hui, plusieurs écoles et édifices des Provinces maritimes portent fièrement le nom des personnages de la Renaissance acadienne associés à la création du drapeau acadien, à l'hymne national (l'Ave Maris Stella) et à la fête nationale (15 août, fête de l'Assomption).

Bibliographie

Beaulieu, G., « Pascal Poirier : Notes biographiques », Société historique acadienne : Les Cahiers, vol. 4, no 3, octobre-novembre-décembre 1971, p. 92-93.

Chamard, Maurice et al., Le Père Camille Lefebvre, c.s.c., Montréal, Fides, 1988.

Cormier, C., « Gilbert A. Girouard (1846-1885). Un brillant début de carrière... », Société historique acadienne : Les Cahiers, vol. 12, no 3, septembre 1981, p. 94-109.

Gérin, M. Pierre, Pascal Poirier. Le glossaire acadien, édition critique, Moncton, Centre d'études acadiennes, Éditions d'Acadie, 1993.

Poirier, Pascal, Le Père Lefebvre et l'Acadie, Montréal, C. O. Beauchemin & Fils, 1898.

Robidoux, J. Ferdinand (compilateur), Conventions nationales des Acadiens, vol. I, Shédiac, Moniteur acadien, 1907.

Société historique acadienne de l'Île-du-Prince-Édouard, La petite souvenance. Un peuple à unir (numéro spécial à l'occasion du Centenaire du drapeau acadien), 1984.

Société Saint-Jean-Baptiste, L'album-souvenir des Noces d'argent de la Société Saint-Jean-Baptiste du Collège Saint-Joseph, Memramcook, N.B., [s.l.], [s.n.], 1893-94.

En ligne :

Biographies des élites de la renaissance acadienne (intervenants aux conventions nationales de 1881, 1884 et 1890), adresse Web :
http://www.cuslm.ca/~clio/fenetre/frame2/biograph.htm. (page consultée le 16 juillet 2003).

Profils biographiques, adresse Web :
http://www.francoidentitaire.ca/acadie/profils/profcorp.htm. (page consultée le 17 juillet 2003).

Musée acadien de l'Université de Moncton - Évangéline, adresse Web :
http://www.umoncton.ca/maum/mainframe.html . (page consultée le 22 juillet 2003).

Bibliothèque nationale du Canada - Les nouvelles en images Canadian Illustrated News, adresse Web :
http://www.nlc-bnc.ca/cin/index-e.html. (page consultée le 16 juillet 2003).

Exposition :

La Renaissance acadienne, exposition du Musée acadien de l'Université de Moncton (conservatrice : Jeanne Mance Cormier), 1992.


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