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Évangéline

Musée acadien de l'université de Moncton

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Introduction:

Evangeline, A Tale of Acadie (1847) est le premier succès littéraire du poète américain Henry Wadsworth Longfellow. Rapidement, l'oeuvre est traduite en plusieurs langues. La première édition française apparaîtra en 1856. Ce mythe acadien est à la source d'un éveil de conscience collective et nationale des Acadiens, car pour une rare fois on parle d'eux.

L'influence que l'héroïne du poème aura sur la culture acadienne s'intensifiera au fil des années. Évangéline vient toucher les Acadiens du nord et du sud en prêtant son nom et son image au théâtre, au cinéma, à la musique, à l'industrie touristique et au commerce. Les produits de commerce à son image sont fort nombreux.


1992-8
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Gravure
Henry Wadsworth Longfellow
1882, 19e siècle
Papier
1992-8
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Henry Wadsworth Longfellow est né à Portland, Maine, en 1807. Enfant prodige, il commence l'école à l'âge de 3 ans et s'intéresse très tôt à la littérature.

Après ses études au Bowdoin College, près de Portland, Maine, on lui demande d'y demeurer comme professeur de littérature. En 1834, il est engagé à la prestigieuse Université Harvard, à Cambridge, Massachusetts.

Son premier grand succès littéraire, Evangeline, A Tale of Acadie, est publié en 1847. Le succès que remporte son poème l'encourage à se consacrer entièrement à l'écriture et il démissionne de Harvard en 1854.

Longfellow compte parmi les premiers auteurs américains à utiliser des thèmes véritablement américains. Les réalités du pays nourrissent son écriture : les autochtones, le paysage, mais aussi l'histoire et la tradition du peuple américain. Sa contribution comprend des oeuvres classiques : The Song of Hiawatha (1855), The Courtship of Miles Standish (1858) et Tales of a Wayside Inn (1863).

Longfellow est décédé à Cambridge le 24 mars 1882.

Quoi:

Dans cette gravure de Henry Wadsworth Longfellow, l'auteur est entouré de scènes illustrant ses divers poèmes.

Où:

À la gauche de l'image se trouve une femme, possiblement Évangéline, qui surveille le départ d'un bateau.

Quand:

Cette gravure fut publiée en 1881.

Qui:

Ce portrait de Longfellow fut publié par W. Edgar Marshall.

1997-407
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Livre
Évangéline : Un récit d'Acadie
1848, 19e siècle
Papier
1.5 x 12.5 x 18.8 cm
Don de Laurie Landry
1997-407
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Evangeline, A Tale of Acadie est publié pour la première fois en 1847. Le tirage est de 2 000 exemplaires. La popularité immédiate du poème résulte en de nombreuses publications subséquentes. L'oeuvre est même traduite en plusieurs langues.

La première édition française est publiée à Paris en 1856, traduite par le Chevalier de Chastelain. La première édition canadienne-française est publiée à Québec en 1865 dans Essais poétiques de Pamphile Lemay.

Ce n'est qu'en 1850 que paraît la première édition illustrée, publiée à Londres et à Boston. Elle contient des dessins de Jane Benham, de Birket Foster et de John Gilbert. Ceux-ci sont les premiers d'une longue lignée d'artistes qui interprèteront les vers de Longfellow et qui donneront un visage à l'héroïne, Évangéline. Leurs images alimentent l'intérêt du public et transmettent une vision romantique et idyllique de l'ancienne Acadie. Ce faisant, elles aident à faire connaître l'histoire des Acadiens un peu partout dans le monde.

Quoi:

Ce livre est un exemplaire de la troisième édition du poème Evangeline, A Tale of Acadie.

Où:

Le livre fut publié à Boston, Massachusetts.

Quand:

Un collectionneur de livres s'intéressa aux différentes éditions du poème Evangeline, A Tale of Acadie, et réussit à créer une collection fort intéressante. Il en fit don au Musée acadien de l'Université de Moncton en 1999.

Qui:

Cette édition de Evangeline, A Tale of Acadie fut publiée par William D. Ticknor & Company.

1986-396
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Livre
L'Évangéline de Longfellow
Felix Octavius Carr Darley
1883, 19e siècle
Papier
2 x 31.6 x 40.3 cm
Don de Élide Albert
1986-396
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Grand-Pré, village entouré de verdure et de vastes pâturages, est « un asile du bonheur et de la tranquillité ». Ici, vivent des paysans acadiens à la vie simple qui s'occupent principalement d'agriculture et d'élevage. L'honnêteté des gens est si naturelle que les maisons n'ont même pas de serrures aux portes.

Dans ce lieu paisible vit Bénédict Bellefontaine, le plus riche fermier des alentours. Âgé de 70 ans et veuf, il demeure avec sa fille, Évangéline. Cette famille acadienne prospère est aimée et bien respectée de tous.

Évangéline, « l'orgueil et la joie du village », est la bien-aimée de Grand-Pré. Sa beauté et sa générosité font l'admiration de tous. Lors des jours brûlants de la moisson, par exemple, elle apporte aux travailleurs de la boisson qu'elle-même a préparée.

Âgée de 17 ans, elle est admirée par tous les garçons du village et courtisée par bon nombre d'entre eux. Sa bonté ainsi que sa piété lui méritent le surnom de « Soleil de Sainte-Eulalie ». Cette expression signifie qu'elle apportera joie et prospérité à son futur époux. Évangéline est donc la personnification des vertus tant admirées à l'époque romantique de Longfellow : douceur, modestie, gentillesse, honnêteté, fidélité et, comme elle le démontrera, héroïsme.

Quoi:

Cette gravure représente Évangéline revenant de l'église avec la légende suivante : « Down the long street she passed, with her chaplet of beads and her missal. »

Où:

L'auteur de cette gravure, Felix Octavius Carr Darley, naquit à Philadelphie en 1821. Ses dessins à l'encre furent publiés dans de nombreux livres et revues durant toute sa carrière.

Quand:

Cette gravure, qui fut d'abord publiée en 1881, faisait partie des illustrations du livre Longfellow's Evangeline, publié en 1883.

Qui:

Felix Octavius Carr Darley (1821-1888) est reconnu pour ses nombreuses illustrations d'oeuvres de grands écrivains tels que Edgar Allen Poe, Washington Irving, Charles Dickens et Nathaniel Hawthorne.

1997-412
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Livre
Les oeuvres poétiques de Henry Wadsworth Longfellow
Edward Austin Abbey
1879, 19e siècle
Papier
5.3 x 25.6 x 31.7 cm
Don de Laurie Landry
1997-412
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

L'ami d'enfance d'Évangéline est Gabriel Lajeunesse. Celui-ci est le fils de Basile, forgeron de Grand-Pré. Les enfants grandissent ensemble comme frère et soeur mais, arrivés à l'adolescence, tombent amoureux l'un de l'autre. Ils deviennent inséparables.

Arrive le jour de leurs fiançailles. L'acte est enregistré par le notaire René LeBlanc. Il y est indiqué que la dot d'Évangéline consiste en des troupeaux de brebis et de bétail. La jeune femme y ajoutera des étoffes de laine et de lin faites de sa main, attestant de son habileté.

Le lendemain est un jour de fête en l'honneur du jeune couple. Les gens des alentours se rassemblent chez les Bellefontaine où la musique, la danse et un festin accueillent les convives.

Quoi:

Ceci est une gravure illustrant les fiançailles d'Évangéline et de Gabriel, chez Bénédict Bellefontaine. La gravure est une des illustrations figurant dans le livre The Poetical Works of Henry Wadsworth Longfellow.

Où:

Le livre dans lequel se trouve cette gravure fut publié à Boston, Massachusetts.

Quand:

Le livre dans lequel se trouve cette gravure fut publié en 1879.

Qui:

Né à Philadelphie en 1852 et décédé à Londres en 1911, Edward Austin Abbey, dont voici l'une des illustrations, eut une carrière très active, principalement à Londres.

1997-411
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Livre
Évangéline : Le lieu, l'histoire et le poème
Frank Dicksee
1880, 19e siècle
Papier
2.4 x 33.5 x 44.3 cm
Don de Laurie Landry
1997-411
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

La joie des fiançailles de Gabriel et d'Évangéline est de courte durée. Le jour même de la fête arrivent les soldats anglais. Ceux-ci se préparaient depuis quelques jours à la prise du village, leurs navires ancrés au large.

Les hommes de la région des Mines sont convoqués dans l'église de Grand-Pré. Là, ils sont faits prisonniers, et on leur annonce que leurs biens seront confisqués par la couronne britannique et qu'ils seront déportés avec leurs familles. Victimes du conflit entre la France et l'Angleterre, les Acadiens se trouvent dans une situation tragique. Ces deux puissances luttent pour le contrôle du continent nord-américain, ce qui aboutira à la Conquête et, parallèlement, à la guerre de Sept Ans.

La déportation des Acadiens de Grand-Pré commence avec l'exil des hommes et des garçons emprisonnés dans l'église ; suivront les femmes, les enfants et les vieillards. Ce geste brutal entraîne la séparation de nombreuses familles. Celles-ci sont dispersées dans les colonies anglaises le long de la côte atlantique américaine. C'est ainsi que Gabriel est séparé de sa fiancée, Évangéline. Elle-même sera déportée sous peu. On procède ensuite à la destruction de Grand-Pré en incendiant les maisons et les granges. Le même sort sera réservé à d'autres villages d'Acadie.

Quoi:

Cette gravure de 1897, illustrant l'embarcation des Acadiens pour l'exil, fut publiée dans Evangeline, A Tale of Acadie.

Où:

La gravure sera reproduite en de nombreux exemplaires, qui décoreront bien des foyers acadiens. Plusieurs sont encore en circulation, et les demandes de renseignements du public à leur sujet sont fréquentes.

Quand:

La déportation des Acadiens se fit principalement en deux vagues, soit en 1755 et en 1758, mais se poursuivit jusqu'en 1763.

Qui:

Cette gravure fut réalisée par l'artiste Frank Dicksee (1853-1928).

1997-410
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Livre
Évangéline : Un récit d'Acadie
Violet Oakley
1897, 19e siècle
Papier
2.3 x 16 x 22.4 cm
Don de Laurie Landry
1997-410
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Les Acadiens exilés sont éparpillés dans les colonies anglaises d'Amérique, depuis le Massachusetts jusqu'à la Georgie. Plusieurs atteignent même les rives du Mississippi - ce qui est le cas d'Évangéline.

Le plus grand des malheurs des proscrits est la séparation des familles, des amis et des voisins. Ignorant le destin des autres, plusieurs tentent de retrouver les êtres aimés. Il en est ainsi pour Évangéline, qui part à la quête de Gabriel.

Un jour, on lui dit avoir vu Gabriel et son père Basile dans les basses terres de la Louisiane. Les deux hommes sont devenus de rudes voyageurs. Avec le père Félicien, Évangéline se joint à un groupe d'exilés qui descend le Mississippi en direction de la Louisiane. Ils réussissent à trouver la demeure de Basile Lajeunesse, mais Gabriel n'y est plus - il vient tout juste de partir vers les grandes prairies de l'Ouest avec son troupeau de chevaux et un groupe de guides et de compagnons. Évangéline part une fois de plus sur ses traces.

Quoi:

Cette gravure, publiée à New York en 1897, est une illustration d'Évangéline en quête de Gabriel ; elle est parue dans Evangeline, A Tale of Acadie.

Où:

La scène se situe dans les bayous de la Louisiane. L'acclimatation à ce pays subtropical constitua sans doute une rude épreuve pour les Acadiens.

Quand:

Le déplacement des Acadiens dura encore de longues années après la déportation.

Qui:

Cette gravure fut réalisée par l'artiste Violet Oakley. Celle-ci débuta sa carrière en tant qu'illustratrice et expérimenta différents médias au cours de sa vie.

1997-409
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Livre
Évangéline : Un récit d'Acadie
Arthur Dixon
1856, 19e siècle
Papier
1.5 x 13.9 x 19 cm
Don de Laurie Landry
1997-409
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

La quête d'Évangéline pour retrouver Gabriel s'avère infructueuse. Sa recherche est pourtant incessante : elle voyage un peu partout dans les colonies anglaises, depuis les Grands Lacs jusqu'en Louisiane.

Les jours, les mois, les années se succèdent... mais Gabriel demeure introuvable.

Rendue à un âge avancé, Évangéline abandonne finalement son rêve de retrouver Gabriel. Néanmoins, elle le garde toujours dans ses prières.

Évangéline s'établit finalement à Philadelphie où elle se joint à une congrégation religieuse, les soeurs de la Miséricorde. Dès lors, elle se dévoue à visiter et à réconforter les pauvres, les malades et les affligés.

Quoi:

Cette illustration nous montre Évangéline dans son habit de religieuse à Philadelphie. L'image figure dans une réédition du livre Evangeline, A Tale of Acadie.

Où:

Le livre fut publié à New York.

Quand:

Le livre parut en 1856.

Qui:

L'auteur des illustrations de ce livre est Arthur Dixon.

1997-408
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Livre
Évangéline : Un récit d'Acadie
Birket Foster
1866, 19e siècle
Papier
1.2 x 14.2 x 18.8 cm
Don de Laurie Landry
1997-408
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Un jour, une terrible maladie se répand dans Philadelphie. Les pauvres, atteints de la fièvre, vont mourir à l'hôpital. Notre héroïne, infatigable soeur de la Miséricorde, les soutient et les réconforte sans relâche.

Un dimanche, lors de sa visite quotidienne à l'hôpital, Évangéline aperçoit un vieillard sur son lit de mort. Il a les cheveux longs et grisonnants. À son grand étonnement, elle se rend compte que c'est son bien-aimé Gabriel ! Celui-ci ouvre ses paupières et tente de murmurer le nom d'Évangéline, puis il meurt dans ses bras.

Profondément attristée, Évangéline se résigne à l'ironie du destin et accepte humblement la volonté du Très-Haut.

Les deux amants reposeront finalement côte à côte, sous une pierre sans nom, dans un cimetière de Philadelphie.

Quoi:

Cette gravure montre Gabriel sur son lit de mort, dans les bras d'Évangéline. L'illustration figure dans une édition du poème Evangeline, A Tale of Acadie, publiée à Londres en 1866.

Où:

La scène se déroule dans un hôpital de Philadelphie, en Pennsylvanie.

Quand:

Les retrouvailles de Gabriel arrivent lorsque les deux amants ont atteint un âge avancé. On peut donc supposer que l'incident se situe au début du XIXe siècle.

Qui:

Ce dessin est une réalisation de Jane E. Benham, une des artistes qui avait aussi contribué à la première édition illustrée, publiée en 1850.

73-19-29
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Gravure
Évangeline
Thomas et James Faed
1863, 19e siècle
Papier
35.5 x 44 cm
Don de R. P. Clément Cormier, c.s.c.
73-19-29
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Un des tout premiers artistes à nous donner une représentation visuelle d'Évangéline est Thomas Faed (1826-1900). Né à Kirkcudbrightshire, en Écosse, il peint son portrait au début des années 1850. L'image montre Évangéline assise dans un cimetière, près de la côte, toujours à la recherche de son Gabriel.

Ce tableau est reproduit en gravure, en 1855, par le frère de l'artiste, James Faed (1821-1911). Longfellow reçoit une copie de la gravure cette même année.

L'image, très prisée, paraît dans deux éditions subséquentes, soit en 1860 et en 1863. La société américaine Currier & Ives, renommée pour ses gravures populaires, en produit également une version.

Au début du XXe siècle, l'Evangeline de Faed est imprimée sur des cartes postales, ce qui en accroît encore la popularité. Elle est même empruntée comme logo dans le monde du commerce.

Quoi:

La légende se lit comme suit : « Sat by some nameless grave and thought that perhaps in its bosom He was already at rest, and she longed to slumber beside him. »

Où:

Cette reproduction fut imprimée par Moore McQueen & Co. de Londres.

Quand:

Il s'agit de la troisième édition de la gravure, datant de 1863.

Qui:

Cette image fut également copiée par le célèbre peintre canadien Cornelius Krieghoff (1815-1872).

1987-109
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Lithographie
Évangeline
Lafosse
1857, 19e siècle
Papier
1987-109
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

La popularité d'Évangéline se répand davantage grâce aux nombreuses gravures produites au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle. Ces images font leur apparition peu après la publication de la première version illustrée du poème, en 1850.

Certains artistes ou graveurs copient et reproduisent les oeuvres réalisées par leurs confrères. D'autres créent des oeuvres originales tout en y incorporant des éléments ou des détails d'images déjà publiées.

Ces diverses gravures, abordables pour la majorité des gens, sont encadrées et installées sur les murs de bien des foyers. Elles servent de fenêtre sur le monde extérieur et sur le monde imaginaire. Ainsi, nombreux sont ceux et celles qui contemplent l'image d'Évangéline en évoquant le drame du peuple acadien exilé en 1755.

Quoi:

Cette gravure représentant Évangéline est une reproduction de l'oeuvre originale des frères Thomas et James Faed. On remarque que l'image est ici inversée.

Où:

La gravure fut publiée à New York.

Quand:

Cette gravure, publiée en 1857, est une reproduction de la gravure originale, publiée en 1855.

Qui:

Cette version de l'Evangeline de Faed est l'oeuvre du graveur Lafosse, et fut publiée par W. Schaus.

65-9-10
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Peinture
La Dispersion des Acadiens
Henri Beau
1900
Huile sur toile
238 x 355 cm
Don de l'Université Saint-Joseph
65-9-10
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Le poème de Longfellow inspire également les artistes canadiens-français. Ainsi, Henri Beau (1863-1949) réalise en 1900 un grand tableau intitulé La dispersion des Acadiens. Évangéline en est la figure centrale.

L'oeuvre est présentée à l'Exposition universelle de Paris de 1900 et mérite à l'artiste la médaille de bronze.

Cette grande toile capte l'attention des membres de la Société Saint-Jean-Baptiste qui visitent l'exposition. Ils désirent voir ce tableau demeurer chez les Acadiens. La Société offre donc de payer la moitié de son prix d'achat. Les Acadiens, de leur côté, organisent une campagne de financement pour couvrir la différence.

L'année suivante, en 1901, le tableau est dévoilé au collège Saint-Joseph, à Memramcook, Nouveau-Brunswick.

Quoi:

Certains détails du tableau ne sont pas conformes à la réalité, notamment le costume acadien et la représentation géographique de Grand-Pré.

Où:

La peinture orna longtemps la salle du théâtre du Monument Lefebvre à Memramcook, Nouveau-Brunswick. La toile fut considérée comme un maillon rassembleur des Acadiens.

Quand:

L'oeuvre fut peinte en 1900 dans le studio de l'artiste à Paris. L'artiste voulait illustrer le côté tragique et émouvant de l'événement.

Qui:

Henri Beau (1863-1949) fut reconnu pour ses paysages impressionnistes et beaucoup moins pour ses toiles à saveur historique.

1996-292-a
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Buste
Évangeline
William Couper
1880, 19e siècle
41.3 x 30.8 cm
1996-292-a
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Les sculpteurs contribuent également à la popularité de l'héroïne acadienne.

Une des premières représentations tridimensionnelles d'Évangéline est un buste réalisé par le sculpteur américain William Couper (1853-1942). L'oeuvre originale est exécutée dans son atelier à Florence, en Italie, vers 1880. Le buste est ensuite reproduit à la main en de nombreux exemplaires. Ceux-ci sont vendus chez Tiffany & Co., à New York, dans les années 1880.

William Couper, né à Norfolk, en Virginie, figure parmi les sculpteurs américains les plus renommés du tournant du XXe siècle. Son oeuvre consiste en des représentations réalistes et dignes de figures historiques, de héros militaires, de personnages publics et de figures littéraires.

Quoi:

Le buste est en marbre de Carrare avec un motif de feuilles entourant la base. On retrouve sur le piédouche une plaque avec l'inscription suivante : « Evangeline by Wm Couper ».

Où:

Des exemplaires du buste Evangeline furent exposés à Londres et à Paris en 1885.

Quand:

L'oeuvre fut réalisée durant les années 1880.

Qui:

Cette sculpture fut commercialisée par la société Tiffany de New York.

1999-17
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Sculpture
Évangeline
Métal
19 x 11.6 x 19 cm
1999-17
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Évangéline continue d'inspirer les différentes générations d'artistes, comme en témoigne ce buste de style Art Nouveau.

Ce mouvement artistique, qui débute vers 1890 et qui se poursuit jusqu'à la Première Guerre mondiale, tente de rompre avec le classicisme traditionnel. Toutefois, un élément romantique y demeure toujours. Sa nouveauté réside surtout dans ses formes fluides et élégantes ainsi que dans son allure « moderne ». La végétation, les animaux et les formes féminines sont les sujets presque exclusifs du mouvement.

L'Art Nouveau influence non seulement la sculpture et la peinture, mais également l'architecture, le mobilier, la décoration, la mode, la publicité et la bijouterie.

Quoi:

Ce buste d'Évangéline est fabriqué en métal bronzé.

Où:

L'endroit de production de cette oeuvre est inconnu.

Quand:

Ce buste date du tournant du XXe siècle, alors que l'Art Nouveau est en vogue.

Qui:

L'auteur de cette oeuvre est inconnu.

1988-261-b
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Carte postale
Évangeline
Papier
8.7 x 13.8 cm
Don de Rose-Marie Babineau
1988-261-b
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

La statue d'Évangéline la plus célèbre est, sans contredit, celle de Louis-Philippe Hébert (1850-1917). Cet artiste québécois, né à Sainte-Sophie d'Halifax, près de Québec, est de descendance acadienne. Il s'initie à la sculpture à Bécancour et étudie à Paris entre 1888 et 1894.

Pour exprimer son affection envers le pays de ses ancêtres, Louis-Philippe conçoit la statue d'Évangéline et en produit une maquette peu avant sa mort. Sur la base de l'oeuvre, on peut lire les inscriptions « Acadie » et « Pleurant le pays perdu ».

En 1920, son fils Henri Hébert (1884-1950), également sculpteur de renommée, est commissionné par la compagnie Dominion Atlantic Railway pour réaliser une statue en bronze à partir de la maquette.

La statue est reproduite en miniature à maintes reprises.

Quoi:

Cette statue réalisée à partir d'une maquette de Louis-Philippe Hébert devint aussitôt un symbole du peuple acadien.

Où:

La statue se trouve sur un terrain appartenant à la compagnie Dominion Atlantic Railway. Cet endroit fut désigné comme lieu historique, à la mémoire des Acadiens de la déportation.

Quand:

L'inauguration de la statue eut lieu le 29 juillet 1920. La photographie utilisée pour la carte postale fut prise vers 1921.

Qui:

La carte postale fut publiée par H. E. Blakeney, Wolfville, Nouvelle-Écosse, pour la Novelty Manufacturing & Art Co. Ltd. de Montréal.

2002-1
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Carte postale
Statue d'Évangéline à St-Martinville
Papier
8.7 x 13.8 cm
2002-1
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Une autre statue bien connue d'Évangéline se trouve à Saint-Martinville, en Louisiane. Selon une tradition louisianaise, le monument marquerait le tombeau d'Emmeline Labiche - qui serait la vraie Évangéline.

L'origine de la statue remonte à 1929, lors du tournage du film Evangeline produit par la compagnie Edwin Carewe de Hollywood. La célèbre actrice Dolorès Del Rio, qui joue le rôle d'Évangéline, est tellement impressionnée par l'histoire qu'elle offre de payer pour l'érection d'un monument en l'honneur de notre héroïne. La statue est même façonnée à l'image de l'actrice.

Le monument est posé près de l'église Saint-Martin-de-Tours, où se trouve un ancien cimetière qui remonterait à l'époque de l'exil des Acadiens. Cette statue devient immédiatement une attraction touristique, et son importance s'accroît à la suite de la sortie du film.

Quoi:

Ceci est une carte postale de l'église Saint-Martin-de-Tours, construite en 1836, avec, en médaillon, la statue d'Évangéline. Elle est considérée comme « l'Église-Mère des Acadiens exilés ».

Où:

Saint-Martinville se nommait autrefois Poste des Attakapas. La première église y fut construite en 1765.

Quand:

La statue d'Évangéline fut inaugurée le 19 avril 1931 en présence de 15 000 personnes, dont un groupe d'Acadiens et d'Acadiennes du Canada.

Qui:

L'actrice Dolorès Del Rio, née le 3 août 1905, apparut dans de nombreux films, notamment La danse rouge (1928), La maison de l'amour perdu (1949) et La belle et le cavalier (1967).

1993-368
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Journal
Évangeline
1883, 19e siècle
Papier
Don de Deborah Robichaud
1993-368
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Évangéline est bien établie comme personnage populaire, non seulement chez les Acadiens, mais aussi auprès de la population canadienne, autant francophone qu'anglophone. C'est ainsi qu'en 1883, notre héroïne figure à la une du journal Canadian Illustrated News.

Cet hebdomadaire est un des premiers journaux nationaux du Canada. Il est fondé en 1869 par George Desbarats, à Montréal. Jusqu'en 1883, le Canadian Illustrated News fait état des choses courantes dans les domaines de la littérature, de la science, de l'art, de l'agriculture, de la mécanique, de la mode et du divertissement.

Le magazine se distingue par ses nombreuses illustrations de personnalités remarquables, d'édifices importants et de paysages du Canada. Il est le premier à utiliser le processus de reproduction photographique par le moyen d'une trame dans laquelle l'image est réduite en un tableau de points minuscules. Ce procédé en demi-tons sera par la suite adopté universellement dans le monde du journalisme.

Quoi:

La Bibliothèque nationale du Canada a archivé sur le Web les images du Canadian Illustrated News.

Où:

La scène représente Évangéline s'appuyant sur une clôture près de la rive.

Quand:

Cette illustration constituait la page couverture de l'édition du 22 décembre 1883, volume 28, numéro 12.

Qui:

George Edward Desbarats (1838-1893), fondateur du Canadian Illustrated News, venait d'une famille de maîtres-imprimeurs.

1995-129
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Ruban
Société l'Assomption
1904
7 x 25.5 cm
Don du Centre d'études acadiennes
1995-129
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

À la fin du XIXe siècle, un bon nombre d'Acadiens émigrent vers les centres urbains de la Nouvelle-Angleterre en quête de travail dans les secteurs industriels. La population acadienne francophone sent le besoin de se regrouper afin d'assurer la survivance de sa langue et de sa culture. C'est ainsi qu'une société fraternelle, la Société l'Assomption, est fondée à Waltham, Massachusetts, en 1903.

La popularité de cette société de bienfaisance permet la fondation de quatre autres succursales la même année, toutes au Massachusetts. Elles prennent des noms qui rappellent l'histoire acadienne : Acadie, Port-Royal, Beauséjour, M.-F. Richard et D'Entremont. La première succursale au Canada, fondée en 1904 à Bouctouche, Nouveau-Brunswick, prend le nom d'« Évangéline ».

La Société l'Assomption joue un rôle important dans la promotion et la sauvegarde de la culture acadienne ; elle participe aux grandes manifestations patriotiques telles que les conventions nationales acadiennes. Sa devise est « Union, charité, protection ».

Quoi:

Ce ruban est celui du secrétaire-financier de la Société l'Assomption, succursale « Évangéline ». D'autres rubans de la Société l'Assomption existaient pour les postes de président, de trésorier, etc.

Où:

En 1913, la Société l'Assomption déménage son siège social à Moncton, Nouveau-Brunswick, et devient plus tard une compagnie d'assurance-vie.

Quand:

La première succursale canadienne de la Société l'Assomption est fondée le 25 juillet 1904.

Qui:

Le terme « Assomption » fait directement référence à une fête religieuse célébrant la patronne de la communauté acadienne : la Sainte Vierge.

2001-1
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Affiche publicitaire
1755 - Église-Souvenir à Grand-Pré - 1922
Papier
20 x 25.5 cm
Don de Jude Gaudet
2001-1
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Parmi les nombreux villages de l'ancienne Acadie, c'est Grand-Pré qui est le plus connu dans le monde. Le lieu en est également venu à symboliser la déportation des Acadiens. Cette notoriété est attribuable à Longfellow, qui popularisa Grand-Pré grâce à son poème Evangeline, A Tale of Acadie.

En 1907, le terrain sur lequel est située l'église Saint-Charles est acheté par John Frederic Herbin, un descendant acadien du côté maternel. Son but est de protéger ce lieu historique et d'y ériger une croix faite de pierres provenant des caves de maisons acadiennes.

En 1917, John Frederic Herbin vend le terrain à la Dominion Atlantic Railway, qui, à son tour, l'offre aux Acadiens, moyennant certaines conditions. L'entreprise y érige, en 1920, la célèbre statue d'Évangéline. La Société nationale l'Assomption oeuvre à une campagne de financement auprès des Acadiens afin d'y ajouter une église commémorative. La chapelle, dont le style rappelle l'architecture du XVIIIe siècle, est construite par les Acadiens en 1922.

Quoi:

Cette affiche commémore l'inauguration de la chapelle-souvenir de Grand-Pré. Un macaron portant l'image d'Évangéline y est fixé, avec l'inscription « Évangéline. Soyons Acadiens ».

Où:

La chapelle fut construite sur les lieux de l'église originale de Grand-Pré.

Quand:

L'édifice est érigé en 1922. L'intérieur de la chapelle est achevé en 1930, et celle-ci est inaugurée en tant que musée lors des célébrations du 175e anniversaire de la déportation.

Qui:

Monseigneur Édouard LeBlanc, premier évêque acadien, bénit la pierre angulaire de l'église-souvenir le 16 août 1922.

1997-156
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Carte postale
Évangéline - Osiers bruns - Grand-Pré
Papier
8.8 x 13.8 cm
1997-156
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

L'industrie touristique de la région de Grand-Pré a grandement profité de la création d'un parc historique. La statue d'Évangéline et la chapelle-souvenir qui s'y trouvent attirent non seulement les Acadiens mais également les Canadiens et les Américains.

Pour les Acadiens, Grand-Pré représente plus que le foyer de leurs ancêtres. C'est un lieu de pèlerinage qui symbolise l'événement tragique de la déportation des Acadiens. Pour les autres visiteurs, c'est le village natal - à la fois historique et romantique - de la célèbre Évangéline.

Toutefois, l'attrait des visiteurs pour Grand-Pré remonte à une époque précédant l'érection de la statue d'Évangéline et de la chapelle-souvenir. On venait alors y admirer les anciens saules, qui demeuraient les seuls vestiges du village.

Quoi:

Sur la carte postale se trouve non seulement une photographie des saules, mais aussi une reproduction de l'Evangeline de Faed.

Où:

Ces anciens saules, plantés par les Acadiens, se trouvent sur le site du lieu historique national de Grand-Pré.

Quand:

La carte postale date d'environ 1905, soit quelques années avant l'érection de la statue d'Évangéline et de la chapelle-souvenir.

Qui:

Les visiteurs se rendant au lieu historique national de Grand-Pré ramènent souvent des cartes postales en guise de souvenir.

1998-256
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Livre
Le pays d'Évangéline
Papier
10.6 x 20 cm
1998-256
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

L'avènement du chemin de fer, vers le milieu du XIXe siècle, entraîne une explosion du tourisme en Amérique du Nord. Ce moyen de transport efficace et confortable incite un grand nombre de gens à voyager. On peut maintenant visiter des endroits qui, jusque-là, n'avaient été que des lieux imaginaires évoqués dans la littérature et dans des illustrations.

Afin d'attirer les gens à visiter des endroits particuliers, on en fait la promotion en soulignant les caractéristiques naturelles ou historiques de ces lieux. C'est lors de l'ouverture de la première gare à Grand-Pré qu'une enseigne, portant l'inscription « Welcome to the Land of Gabriel and Evangeline », est érigée.

Dès ses débuts, le monde du tourisme néo-écossais se rend compte du potentiel lucratif de la légende de l'héroïne acadienne. La région de Grand-Pré, en particulier, est promue comme le « Pays d'Évangéline ». Ce slogan est adopté comme marque de commerce par deux compagnies de chemin de fer, soit la Dominion Atlantic Railway et la Annapolis Valley Railway.

Quoi:

Ce livre, The Land of Evangeline and the Gateways Thither, est une publication de la Dominion Atlantic Railway que les gens conservaient pour se rappeler leurs bons souvenirs de voyage.

Où:

Ce livre fut publié à Kentville, Nouvelle-Écosse, siège de la Dominion Atlantic Railway.

Quand:

Le livre fut publié vers 1895.

Qui:

L'auteur du livre est le poète canadien Charles G. D. Roberts (1860-1943).

AB-605
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Brochure
Le pays d'Évangéline
1929
Papier
23 cm
AB-605
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

L'industrie du tourisme en Louisiane a su tirer profit de la popularité d'Évangéline. À l'instar de la Nouvelle-Écosse, qui se veut le « Pays d'Évangéline », la région acadienne de la Louisiane revendique le titre d'« Evangeline Country ».

Afin d'attirer les visiteurs, on fait la promotion d'attractions acadiennes, en particulier les endroits associés à notre héroïne tels que Saint-Martinville, où se trouvent le Chêne d'Évangéline et l'ancien cimetière de l'église Saint-Martin-de-Tours. Le parc municipal Evangeline Oak Park remonte à la fin du XIXe siècle.

La promotion touristique acadienne en Louisiane s'inspire, comme en Nouvelle-Écosse, du poème de Longfellow. Les compagnies de chemin de fer en sont également les grands promoteurs.

Quoi:

Ce livret publicitaire, Evangeline Country, de la compagnie de chemin de fer Southern Pacific Lines, indique qu'Évangéline est enterrée dans le cimetière de l'église de Saint-Martinville, Louisiane.

Où:

Dans ce livret, la société Southern Pacific Lines fait la promotion touristique de la Louisiane.

Quand:

Ce livret date de 1929.

Qui:

Ce livret est une publication de la compagnie de chemin de fer Southern Pacific Lines.

1993-359
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Carte postale
Le chêne d'Évangéline
Papier
8.8 x 13.8 cm
Don de Deborah Robichaud
1993-359
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Selon la version louisianaise de la légende d'Évangéline, l'héroïne retrouve son bien-aimé Gabriel au poste des Attakapas (aujourd'hui Saint-Martinville), quelques années après l'exil de Grand-Pré.

La rencontre se fait sur le bord du Bayou Tèche, sous un grand chêne. C'est alors qu'Évangéline (Emmeline Labiche) apprend que Gabriel (Louis Arceneaux) s'est marié à une autre. Affligée de douleur, elle perd la raison et meurt peu après.

À la fin du XIXe siècle, on aménage un petit parc municipal à Saint-Martinville et on y désigne un de ses vieux chênes comme étant celui d'Évangéline. Le but est d'attirer les touristes dans la région. Cet arbre étant vandalisé en 1902, on doit en désigner un autre comme objet de vénération. Le « chêne d'Évangéline » actuel est le troisième à recevoir la distinction.

Quoi:

Le chêne d'Évangéline est considéré comme l'arbre le plus photographié en Amérique.

Où:

Le parc municipal à Saint-Martinville est visité chaque année par de nombreux touristes.

Quand:

La carte postale date des années 1920.

Qui:

En 1907, Felix Voorhies rédige un livre intitulé Acadian Reminiscences: The True Story of Evangeline dans lequel on retrouve non pas Évangéline et Gabriel, mais Emmeline et Louis.

1997-406
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Partition de musique
La marche d'Évangéline
Edward E. Rice
1873, 19e siècle
Papier
Don de Laurie Landry
1997-406
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

De nombreux compositeurs se sont inspirés du poème de Longfellow. Plusieurs pièces musicales, y compris des chansons, des cantates, des valses et des opéras, sont produites. En Acadie, lors des grands rassemblements nationalistes ainsi que dans les réunions de famille, on chante la chanson Évangéline composée par André T. Bourque en 1910.

Les Américains devancent les auteurs acadiens en étant les premiers à mettre en scène l'héroïne acadienne dans une oeuvre musicale : l'opéra-comique Evangeline de Rice et Goodwin, écrite en 1873. Le Français Xavier Leroux compose la musique de l'opéra Évangéline, légende acadienne en quatre actes, présentée en première à Bruxelles en 1895. D'autres compositeurs américains de renommée suivent, tels que Gilbert et Wayne et Noble Cain. Le chanteur populaire Al Jolsen compose, avec Billy Rose, la chanson Evangeline, publiée par la compagnie Irving Berlin en 1929.

Quoi:

Cette partition musicale, Evangeline March, est l'une des pièces de l'opéra-comique Evangeline de Rice et Goodwin.

Où:

Cette partition est publiée à Boston, Massachusetts.

Quand:

L'oeuvre, écrite en 1873, est présentée pour la première fois en 1874.

Qui:

La musique est composée par l'Américain Edward E. Rice (1848-1924).

AB-838
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Partition de musique
Le nouvel opéra bouffe américain Évangéline
Edward E. Rice
1885, 19e siècle
Papier
15 x 20 cm
AB-838
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Au XIXe siècle, le monde du théâtre offre au public non seulement des oeuvres classiques, mais également des pièces vouées au divertissement. On produit donc des opéras-comiques ou « opéras bouffes », au grand plaisir du public. Ces pièces vont délibérément contre l'esprit du classicisme et du romantisme qui sont toujours appréciés par l'élite éduquée de l'époque. On s'en moque même, d'ailleurs.

Le poème d'Évangéline, oeuvre qui exemplifie le romantisme américain à son plus haut niveau, n'y échappe pas. Ainsi paraît, en 1874, l'opéra bouffe américain Evangeline de Rice et Goodwin.

Dans cette pièce, on s'amuse en exagérant le récit de Longfellow. Évangéline, dans sa quête de Gabriel, se promène en montgolfière et même sur le dos d'une baleine. Ses pérégrinations la mènent en Arizona, aux pyramides d'Égypte et dans les mines de diamants d'Afrique. Gabriel est joué par une femme, et les comédiens sont parfois vêtus de costumes fantasques et ridicules.

Quoi:

Ceci est une partition de l'opéra bouffe Evangeline.

Où:

La pièce est présentée au Fourteenth Street Theatre, à New York.

Quand:

L'oeuvre est originellement présentée en 1874, avec une première reprise en 1877. Cette partition date de la deuxième reprise de la pièce, en 1885 ; au total, la pièce sera présentée 251 fois.

Qui:

La musique est composée par Edward E. Rice (1848-1924). Les paroles sont de J. Cheever Goodwin (1850-1912).

83-1-3
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Brochure
Ganong's G. B. Chocolates
Papier
Don de Whidden Ganong
83-1-3
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Au début du XXe siècle, l'image d'Évangéline figure sur les étiquettes de divers produits commerciaux, en particulier dans le domaine de l'alimentation.

La confiserie Ganong Brothers de St. Stephen, Nouveau-Brunswick, adopte Évangéline comme marque de commerce en 1904. On choisit un symbole féminin afin de faire concurrence aux logos des autres fabricants de chocolat tels que Baker et Suchard-Tobler. La société Laura Secord, dont la marque de commerce est aussi une héroïne, est fondée en 1913.

Le nom d'Évangéline, déjà bien connu, identifie bien le lieu d'origine de la société Ganong, soit les Provinces maritimes. De plus, Évangéline possède les qualités des produits de la confiserie : « pureté, excellence, constance, romance et douceur ».

Fondée en 1872, la société Ganong Brothers revendique le titre d'inventeur de la tablette de chocolat, et cela, avant 1898. Toutefois, c'est leur célèbre tablette Evangeline Chocolate Cream, emballée dans du papier d'aluminium, qui rend populaire, à partir de 1910, la consommation des tablettes de chocolat en Amérique du Nord.

Quoi:

Sur cette brochure publicitaire de la confiserie Ganong Brothers, on voit l'image d'Évangéline, qui servit de marque de commerce à la compagnie de 1907 à 1978.

Où:

La confiserie Ganong Brothers, fondée en 1872, est située à St. Stephen, Nouveau-Brunswick.

Quand:

Cette brochure de la confiserie Ganong Brothers annonce leurs produits pour l'année 1907.

Qui:

Cette image d'Évangéline, commissionnée par la société Ganong en 1904, est l'oeuvre de l'illustrateur ontarien John David Kelly (1862-1958).

1987-153
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Bouteille
Soda au gingembre sec Évangéline
Annapolis Valley Cider Co. Limited
Verre
8.3 x 27.1 cm
1987-153
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Les entreprises qui misent sur la popularité d'Évangéline se concentrent surtout sur les produits alimentaires. Ces entreprises se trouvent principalement dans les régions acadiennes de l'Amérique du Nord, notamment en Nouvelle-Écosse et en Louisiane.

À la fin du XIXe et au début du XXe siècles, des étiquettes à l'image d'Évangéline apparaissent sur une vaste gamme de produits. Les pommes de la vallée d'Annapolis sont du nombre ainsi que le cidre de pomme et l'eau gazeuse de diverses entreprises des provinces de l'Atlantique. En Louisiane, on trouve, entre autres, de la sauce piquante Evangeline Hot Pepper Sauce et Evangeline Maid.

La marque d'Évangéline se trouve également sur divers produits autres qu'alimentaires. Au Québec, on voit apparaître le tabac Évangéline et le savon Bébé Évangéline. En Louisiane, il y a la Evangeline Motor Oil. L'héroïne trouve aussi sa place dans le monde des jouets, avec la production de nombreuses poupées Évangéline, et figure sur un puzzle produit par la société américaine Milton Bradley.

Quoi:

Cette bouteille d'eau gazeuse portant l'image d'Évangéline emprunte son logo du fabricant de chocolat Ganong Brothers du Nouveau-Brunswick.

Où:

La société Annapolis Valley Cider Co., qui a produit cette bouteille, est située à Bridgetown, Nouvelle-Écosse.

Quand:

La bouteille date d'environ 1920.

Qui:

Cette bouteille est un produit de la société Annapolis Valley Cyder Co. Limited.

1998-445
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Carte de tabac à chiquer
Personnages de théâtre : Évangéline
Vers 1893, 19e siècle
Papier
4.5 x 8.5 cm
1998-445
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

La pratique consistant à mettre des cartes ou des objets-souvenirs dans les emballages de produits commerciaux remonte au XIXe siècle. Diverses entreprises emploient cette tactique afin de faire mousser la vente de leurs marchandises. On espère que le consommateur deviendra collectionneur, ce qui l'obligera à faire un grand nombre d'achats afin d'arriver à posséder la série complète des souvenirs.

C'est ainsi qu'apparaîtront les cartes de base-ball et de hockey. Ces objets gratuits varient grandement, tant sur le plan de leur nature que de leur sujet. Par exemple, une compagnie de thé offre une série de scènes pittoresques du Canada imprimées sur le sac d'emballage et que l'on doit découper.

Évangéline, dont l'image n'échappe pas à l'attention des dirigeants d'entreprises, figure inévitablement dans le monde des objets-souvenirs. À la fin du XIXe siècle, le fabricant de tabac à chiquer Lorillard produit une série de cartes illustrant les vedettes féminines du théâtre, et l'une d'elles est Évangéline. La société Stanfield's Underwear produit une série d'images illustrant les grands amants de la littérature et qui comprend, entre autres, Roméo et Juliette ainsi que Gabriel et Évangéline.

Quoi:

Cette carte de tabac à chiquer de la société Lorillard fait partie de la série de cartes «Types of the Stage ».

Où:

La compagnie de tabac Lorillard est alors située à New York.

Quand:

La série de cartes dans laquelle figure Évangéline date d'environ 1893.

Qui:

Cette Évangéline du théâtre est probablement inspirée de l'opéra bouffe.

82-13-1
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Assiette
Les femmes ont été séparées de leurs maris
Wedgwood
Vers 1901
2.3 cm
Don de Pascal Mallet
82-13-1
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Le phénomène d'accumulation d'objets-souvenirs ou d'objets de collection engendre une production remarquable de pièces créées et vendues spécifiquement à cette fin. La vaisselle-souvenir est un produit très populaire aux XIXe et XXe siècles. De nombreuses pièces sont produites, présentant des scènes, des paysages, des édifices ou des monuments importants, ainsi que des personnages historiques et littéraires.

Au tournant du XXe siècle, la célèbre société anglaise Wedgwood produit une série d'assiettes décorées d'illustrations du poème Evangeline, A Tale of Acadie de Longfellow. Les images sont des reproductions des gravures de F. O. C. Darley. La série compte quatre assiettes, dont chacune comporte un extrait du poème : « Down the long street she passed », « The forge of Basil the blacksmith », « Wives were torn from their husbands » et « Father, I thank thee ».

Quoi:

Cette assiette a pour titre : « Wives were torn from their husbands ».

Où:

L'assiette fut fabriquée à Etruria, en Angleterre.

Quand:

Cette assiette de la série Évangéline date d'environ 1903. Il se peut que l'entreprise ait commencé la production de cette série dans les années 1890.

Qui:

L'assiette fut produite par la société Wedgwood. Cette assiette était destinée au marché canadien et importée par la société Linton & Sinclair de Saint-Jean, Nouveau-Brunswick.

2002-2
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Affiche publicitaire
Évangeline, 1919 (film muet)
Fox Film Corporation
1919
Papier
20 x 25 cm
2002-2
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Parmi les premières héroïnes du cinéma nord-américain figure Évangéline. En effet, elle est le sujet du premier long métrage canadien, produit en 1913 par la Canadian Bioscope Co., Ltd., d'Halifax, Nouvelle-Écosse. Le tournage est réalisé dans la vallée d'Annapolis ainsi qu'à Grand-Pré.

Hollywood ne tarde pas à adapter la légende acadienne au grand écran. En 1919, la compagnie William Fox produit son film Evangeline, avec Miriam Cooper dans le rôle principal. En 1929, la compagnie Edwin Carewe y va de sa version avec l'actrice mexicaine Dolorès Del Rio, qui incarne Évangéline. Ce film est tourné en Louisiane, notamment dans la région de Saint-Martinville. Ce film muet est accompagné d'un disque où l'actrice chante une composition d'Al Jolsen et Billy Rose.

Quoi:

Cette affiche publicitaire remonte à la première présentation du film Evangeline de la compagnie Fox.

Où:

Différentes versions du film ont été créées au fil des années ; l'oeuvre a été tournée à plusieurs endroits en Amérique du Nord, y compris les Maritimes.

Quand:

Ce film muet, réalisé en 1919, raconte une fois de plus l'histoire d'amour des héros de Longfellow.

Qui:

Le film est une production de la Fox Film Corporation.

79-24-39
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Photographie
Pèlerinage de Louisianaises à Grand-Pré 1930
Schutz
1930
Papier
28 x 78.6 cm
Don de Alyre Breau
79-24-39
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Le 175e anniversaire de la déportation des Acadiens, en 1930, est marqué par un grand rassemblement à Grand-Pré. Des Acadiens des Provinces maritimes, du Québec et des États-Unis s'y donnent rendez-vous. Une cérémonie religieuse est célébrée et des discours patriotiques sont prononcés par les leaders du nationalisme acadien.

Parmi les participants se trouve une délégation d'« Évangélines » de la Louisiane dirigée par Dudley LeBlanc, président de l'Association des Acadiens de la Louisiane. Ces femmes portent une banderole identifiant la paroisse que chacune représente.

« Ce pèlerinage [...] a pour but de rapprocher nos Acadiens de la Louisiane de ceux du pays de leur ancêtres ; de les faire se mieux connaître mutuellement ; de créer un nouvel intérêt dans leur glorieuse histoire et surtout dans l'épisode du Grand Dérangement qui inspira notre plus grand poète (Longfellow) à immortaliser ce petit peuple qui ne veut pas mourir. » (1)

Ce groupe représente la première délégation officielle de la Louisiane en Acadie.

(1) Extrait d'une lettre de Monseigneur Jeanmard du diocèse de Lafayette, reproduite dans Le document, no 6, novembre 1931, une publication du Devoir de Montréal.

Quoi:

Cette photographie représente la délégation d'Évangélines de la Louisiane en route vers Grand-Pré pour les célébrations du 175e anniversaire de la déportation des Acadiens.

Où:

Le groupe fut photographié devant la Maison-Blanche, à Washington, DC.

Quand:

La photographie fut prise le 16 août 1930.

Qui:

Le groupe est photographié avec le président américain Herbert Hoover et son épouse. Debout, à leur gauche, se trouve Dudley LeBlanc, qui deviendra sénateur en 1940.

PA4-157
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton
Photographie
Fêtes du Bicentenaire, Moncton, N.-B. 1955
1955
Papier
8.9 x 14.5 cm
PA4-157
Cet artefact appartient au : © Musée acadien de l'université de Moncton

Clefs de l'histoire:

Le Bicentenaire acadien de 1955 marque le 200e anniversaire de la déportation des Acadiens. On célèbre du même coup la survivance du peuple acadien.

Le grand lieu de rassemblement est l'église-souvenir de Grand-Pré. Dans toutes les paroisses, on organise des festivités et des défilés. Des chars allégoriques représentent les personnages et les événements de l'ancienne Acadie, ainsi que les organismes nationalistes.

Le costume « universel » des femmes et des filles est celui d'Évangéline. Ce costume comprend typiquement une coiffe blanche, un corset noir, un tablier blanc et une jupe bleue, ce dernier vêtement pouvant également être rouge ou vert. Rares sont les hommes et les garçons qui sont habillés en Gabriel.

Quoi:

Cette photographie illustre des Acadiennes vêtues du costume d'Évangéline.

Où:

Ce groupe fut photographié devant la cathédrale Notre-Dame de l'Assomption à Moncton, Nouveau-Brunswick.

Quand:

L'occasion est la fête du Bicentenaire acadien de 1955.

Qui:

Les figurantes étaient probablement des paroissiennes du diocèse de Moncton.

Conclusion:

Chez les Acadiens, le symbole culturel qu'est Évangéline s'exprime dans l'artisanat, la sculpture, le théâtre, la chanson, la peinture et les noms de personnes et de lieux. Bien que son histoire s'insère dans un événement historique réel, Évangéline demeure un personnage fictif, même si plusieurs croient qu'elle a véritablement vécu.

Quel rôle Évangéline jouera-t-elle dans la société contemporaine ? Plusieurs critiques reprochent à cette héroïne d'être beaucoup trop passive pour représenter le peuple acadien. Evangeline, A Tale of Acadie ne cesse cependant de nourrir la réflexion sur l'Acadie contemporaine. Le thème d'Évangéline est abordé dans des colloques, des conférences et des publications, ce qui lui assure une place toujours importante dans la vie des Acadiens et des Acadiennes.

Bibliographie

Brasseaux, Carl A., In Search of Evangeline: Birth and Evolution of the Evangeline Myth, Thibodaux (LA), Blue Heron Press, 1988.

Evangeline Country, New Orleans (LA), Southern Pacific Lines, 1929.

Evangeline; or, The Belle of Acadia, music by Edward E. Rice; book and lyrics by J. Cheever Goodwin, New York, Fourteenth Street Theatre, 1874.

Longfellow, Henry Wadsworth, Evangeline, illustrated, Boston/New York, Houghton, Mifflin and Company, 1897.

Longfellow, Henry Wadsworth, Evangeline, New York, John B. Alden, 1898, p. 7.

Longfellow, Henry Wadsworth, Evangeline, A Tale of Acadie, Boston, William D. Ticknor & Company, 1848.

Longfellow, Henry Wadsworth, Evangeline, A Tale of Acadie, Boston, Ticknor, Reed and Fields, 1850.

Longfellow, Henry Wadsworth, Evangeline, A Tale of Acadie, Londres, Ernest Nister, 1856.

Longfellow, Henry Wadsworth, Longfellow's Evangeline, with illustrations by F. O. C. Darley, Boston, Houghton, Mifflin and Company, 1883, p. 4.

Longfellow, Henry Wadsworth, The Poetical Works of Henry Wadsworth Longfellow, illustrated, Boston, Houghton, Osgood and Company, 1879, p. 170.

Porter, Noah, Evangeline: The Place, the Story and the Poem, New York/Paris, Cassell, Petter, Galpin, 1882.

Roberts, Charles G. D., The Land of Evangeline and the Gateways Thither, Kentville (N.-S.), Dominion Atlantic Railway Company.

Viau, R., Les grands dérangements : la déportation des Acadiens en littératures acadienne, québécoise et française, Beauport, MNH, 1997, p. 20-23.

L'odyssée d'Évangéline, exposition par le Musée acadien de l'Université de Moncton, (conservatrice invitée : Deborah Robichaud), 1997.

Musée acadien de l'Université de Moncton - Évangéline, adresse Web :
http://www.umoncton.ca/maum/mainframe.html. (page consultée le 16 juillet 2003).


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