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M11104
© Musée McCord
Gaine de couteau
Anonyme - Anonymous
1840-1920, 19e siècle ou 20e siècle
6.7 x 17.5 cm
M11104

Clefs pour l'histoire:

Les porte-couteaux comme celui-ci faisaient partie de l'équipement de base des chasseurs-trappeurs. Ils sont souvent faits d'une patte de caribou à laquelle on a laissé les poils. Un rebord de cuir noir joliment décoré de broderie ornemente l'objet. Les motifs brodés sur le rebord rappellent le sapin baumier.

Plus rare, celui qui est illustré ici est fait entièrement de cuir agrémenté d'une étoffe rouge ayant servi à faire la frange et le rebord (en dents de scie). Le motif rappelle la patte de chat, communément utilisée dans ce type de broderie de l'époque. Le couteau de chasse était nécessaire, particulièrement lors de la chasse à l'orignal que les Hurons-Wendats ont davantage pratiquée une fois installés à Lorette en 1697, délaissant ainsi l'agriculture qui constituait leur principale activité de subsistance lorsqu'ils habitaient la Huronie (leur territoire d'origine près de la baie Georgienne).

Quoi:

En plus d'être un élément décoratif du costume des hommes hurons-wendats, cet objet avait aussi une fonction utilitaire : il protégeait la lame du couteau des intempéries tout en la gardant bien aiguisée.

Où:

Les Hurons-Wendats portaient surtout cet élément vestimentaire lorsqu'ils parcouraient le territoire, ou encore lorsqu'ils revêtaient leur costume d'apparat, lors d'occasions spéciales.

Quand:

Le porte-couteau était très utile lors de la chasse et de la trappe en forêt, sur le territoire.

Qui:

Cet élément du costume traditionnel était surtout porté par les hommes.

© Musée McCord Museum