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II-88120.0
© Musée McCord
Photographie
Service du thé, copié en 1888
Anonyme - Anonymous
1888, 19e siècle
Plaque sèche à la gélatine
17 x 12 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
II-88120.0

Clefs pour l'histoire:

À la fin du XIXe siècle, la femme de la bourgeoisie doit idéalement engager au moins une bonne à tout faire pour que sa famille puisse se distinguer de la classe ouvrière et faire partie tout au moins de la classe moyenne inférieure.

Les tâches assignées aux domestiques varient selon qu'il n'y a qu'une seule servante dans la maison ou plusieurs. La domestique qui travaille seule doit habituellement faire le ménage, la cuisine et les courses, en plus d'entretenir le jardin et de s'occuper des enfants. La journée de travail de la servante était donc en moyenne de 15 heures. Parfois, les journées pouvaient durer jusqu'à 18 heures, puisque les grands dîners auxquels prenaient part les familles des classes aisées avaient lieu vers 19 ou 20 heures.

Par rapport aux autres travailleurs, les servantes étaient parfois privilégiées puisqu'elles étaient nourries et logées et qu'elles avaient la possibilité de mettre un peu d'argent de côté .

Quoi:

Selon des contrats signés entre des domestiques et leurs employeurs au début des années 1870, les jeunes filles gagnaient environ 76 $ par année, ce qui contribuait énormément aux maigres revenus de la famille.

Où:

Il arrivait à l'occasion que les jeunes filles soient placées comme domestiques parce que leurs propres familles n'avaient pas les moyens de les faire vivre. Elles étaient parfois mieux logées, nourries et habillées chez leur employeur qu'à la maison.

Quand:

À la fin du XIXe siècle, la servante typique de Montréal était célibataire, au début de la vingtaine et originaire d'un milieu rural du Québec ou d'Europe.

Qui:

Avant 1900, le service domestique était le travail rémunéré le plus répandu chez les femmes canadiennes.

© Musée McCord Museum