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Fonds de la Seigneurie de Sorel (P109)

1706-1897. - 15 cm de documents textuels.

Histoire administrative - Notice biographique :

Le 29 octobre 1672, le roi de France concède une seigneurie à l'officier du régiment Carignan-Salières Pierre de Saurel, qui meurt sans descendance le 26 novembre 1682. La seigneurie est acquise et gérée par Madame de Saurel jusqu'au 14 février 1713, date à laquelle le gouverneur Claude de Ramezay s'en porte à son tour acquéreur. Au décès de ce dernier le 31 juillet 1724, c'est sa veuve Marie-Charlotte Denys de la Ronde qui hérite de la seigneurie. Elle laisse cependant la gestion de la terre à sa fille célibataire Louise de Ramezay.

Le 9 mars 1764, la seigneurie de Sorel est acquise par sir John Bondfield qui la vend un an plus tard à sir John Bestwreck, mais celui-ci décède la même année. Les négociants londoniens Greenwood et Higginson l'acquièrent en 1765 pour ne la vendre qu'en novembre 1780 au gouverneur Frederick Haldimand agissant au nom de Sa Majesté. Après la Conquête de 1760, la seigneurie de Sorel progresse peu. La proclamation d'indépendance des États-Unis en 1776 engendre l'afflux au Canada de familles fidèles à la couronne britannique. Le gouverneur Haldimand propose alors de faire de Sorel un lieu stratégique où seraient localisés les officiers et garnisons militaires. C'est dans ce contexte que le gouverneur acquiert la seigneurie sur laquelle il fait bâtir le Governor's Cottage (Maison du gouverneur) pour Noël 1781.

C'est suite à une visite du prince William Henry en septembre 1787 que la dite seigneurie change son nom pour Bourg William-Henry, appellation qui survit jusqu'en 1862 (année du départ des troupes militaires). La ville connaît un essor majeur au début du 19e siècle après que l'agent Robert Jones eut suggéré d'y établir un chantier naval. Durant les années 1830, la St-Lawrence Steamboat s'implante à Sorel. À cette compagnie se greffent des industries connexes telles fonderies et compagnies de navigation. Cet essor industriel engendre inévitablement une croissance démographique, économique et commerciale. À la fin du 19e siècle, Sorel est prospère, forte de plusieurs manufactures de coton et de chaussures, de tanneries, de moulins à scie, de forges et d'une brasserie.

Portée et contenu :

Les documents du fonds portent sur l'administration des terres de la seigneurie de Sorel depuis le début du 18e siècle jusqu'au-delà de l'abolition du régime seigneurial (18 décembre 1854). Le fonds se compose principalement de copies de lettres du secrétaire militaire, de Lord Dalhousie, d'agents seigneuriaux et du notaire John George Crebassa, d'actes notariés, de billets de location de terres aux loyalistes, d'extraits de procédures, d'extraits de registres; etc.

Le fonds comprend aussi des imprimés (extraits de pages de journaux et de procès-verbaux du Sénat et de la Chambre d'assemblée), plusieurs notes relatant l'histoire administrative de la seigneurie de Sorel ainsi que des renseignements sur les lots, les propriétaires et les censitaires. Parmi les correspondants nous retrouvons : John Kent Welles, Peter Russell, Robert Jones, James Sewens, Robert Prescott, James Green, Edward Bowen, John Daniel Dorge, John George Crebassa et Jean-Baptiste Guèvremont.

Le fonds ne comprend qu'une seule série :

  • P109/A : Documents relatifs à la seigneurie et à la paroisse de Sorel.