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Fonds de la famille Leclère (Leclerc) (P731)

Extrait de la carte anthropologique de Pierre-Édouard Leclère (1822-1892) (détail), 1862. Don de Mme Aude Nantais Picher Tremblay, Fonds Famille Leclère P731, M2010.34.1.1.5.1 © Musée McCord

Dans la tête de Pierre-Édouard Leclère

"Prédispositions constitutives pour
Honnêteté,.......................................6 Chasteté,.......................................5
Application,.....................................6 Courage,........................................6
Discrétion,......................................5 Autorité,.........................................6
Éducation,......................................6 Notoriété,.......................................6"


On sait très peu de choses de Pierre-Édouard Leclère, fils de l'illustre notaire et surintendant de police du même nom. Pourtant, cette « carte anthropologique » produite en 1862 par le Dr J.D. Haynes, phrénologiste et physiognomoniste installé à Montréal, a la prétention de nous fournir un éclairage inédit sur la personnalité de l'homme de Saint-Hyacinthe. On y apprend, entre autres, que Leclère a une propension élevée à la bienveillance, à la gaieté et à la combativité, un tempérament plus bilieux que flegmatique, un talent inné pour les mathématiques et la politique, ainsi qu'une prédisposition moyenne à souffrir de maladies telles que l'hépatite et la cirrhose.

Si son approche « scientifique » a de quoi faire sourire aujourd'hui, la phrénologie, élaborée par le médecin Franz Joseph Gall (1758-1828), est une théorie qui a connu une certaine vogue dans l'Europe et l'Amérique du Nord de la première moitié du 19e siècle. Elle suppose que des aptitudes mentales, affectives et morales d'une personne peuvent être induites par la forme de son crâne, qui serait elle-même conditionnée par le développement de certaines fonctions cérébrales. Les avancées de la médecine au cours de la deuxième moitié du 19e siècle auront progressivement raison de cette « science des bosses » qui occupe une place à part, et pour le moins controversée, dans l'histoire des neurosciences.


P731 Fonds Famille Leclère (Leclerc). - [1750-1949]. - 9 cm de documents textuels. - 282 photographies. - 2 objets.

Notice biographique

Le fonds porte sur la famille Leclère, dont certains membres ont marqué la vie publique de Montréal, mais également du Bas-Canada, du Canada-Uni et de la Province de Québec. La plupart d'entre eux ont résidé à Montréal ou dans les régions environnantes, notamment à Saint-Hyacinthe.

Pierre-Édouard Leclère (père) est né le 10 février 1798 à Montréal. Il est le fils de Pierre Leclère, dit Lafrenaye, et de Marie-Anne Bourg. En 1820, il épouse Marie Josephte (ou Josette) Castonguay avec qui il a 17 enfants, dont Pierre-Édouard (fils), Charles Ambroise et Georges Samuel.

Sa carrière de notaire commence en 1813, par une formation auprès de trois clercs influents au sein de l'Assemblée législative du Bas-Canada : les maîtres Louis Chaboillez, Jean-Marie Mondelet et André Jobin. Il obtient sa commission en 1825 et ouvre une étude à Montréal, où il pratiquera jusqu'en 1840.

Nommé surintendant de la police de Montréal en 1830, Pierre-Édouard Leclère a pour tâche de réorganiser la police devant la montée en influence des parlementaires patriotes, aux idées desquelles il est fermement opposé. Dans les années qui suivent, il établit des réseaux d'infiltration du Parti patriote et participe activement à la répression du mouvement, poursuivant les rebelles (réels ou supposés) jusqu'à la frontière américaine. Il est ensuite promu juge de paix et prend part à la Commission des indemnités, qui se penche sur le sort des victimes de l'armée lors de la répression des soulèvements patriotes.

Pierre-Édouard Leclère devient propriétaire des journaux Canadian Spectator, à partir de 1826, et L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois de 1832 à 1836. Ce dernier joue un rôle crucial dans la diffusion des idées loyales. Leclère fonde aussi le Journal du commerce en 1835.

En 1840, il quitte Montréal pour Saint-Hyacinthe, où il oeuvre comme notaire jusqu'à 1859 au moins. Il y assume également la fonction de « magistrat stipendiaire », jusqu'en 1843, et celle de président de la Société d'agriculture du Bas-Canada, tout en étant actionnaire de la Société de navigation de la rivière Richelieu à partir de 1845. Pierre-Édouard Leclère décède à Montréal, en 1866.

Pierre-Édouard Leclère (fils) (1822-1892) épouse Henriette Brewer (1835-1924) en 1857. Le couple habite Saint-Hyacinthe et a deux enfants : Pierre Édouard et Alphonse Édouard.

Charles Ambroise Leclère (1825-1870?) étudie au Séminaire de Saint-Hyacinthe pendant les années 1840 et épouse Élizabeth Archambault en 1859.

Comme son frère, Georges Samuel Leclère (1827-avant 1907) étudie au Séminaire de Saint-Hyacinthe pendant les années 1840, puis épouse Corinne Turgeon (1832-1907) en 1855. Plusieurs enfants sont nés de cette union, dont Marie, Charles, Gustave-Louis, Georges Ovide, Eugène et Hélène. Résidant de Saint-Hyacinthe, Georges Samuel Leclère est nommé secrétaire du Conseil d'agriculture de la Province de Québec en août 1869.

Georges Ovide Leclère (1865-1900) est le fils de Georges Samuel Leclère et de Corinne Turgeon. Bien qu'il soit inscrit à la Faculté de médecine de l'Université Laval (section de Montréal) au début des années 1880, c'est plutôt dans le domaine de la finance et du commerce qu'il fait carrière. En 1892, il est employé de banque lorsqu'il épouse Yvonne Mathieu (vers 1873-après 1921), fille d'Adolphe Mathieu (vers 1849-?), avocat, et de Marie Louise Desjardins. Le couple a cinq enfants. Georges Ovide Leclère est également associé avec Eugène, son frère, dans Leclère Bros., une société spécialisée dans le commerce de chaussures. Il décède prématurément en 1900.

Portée et contenu

Ce fonds porte sur la famille Leclère et sur certaines familles affiliées, dont les Mathieu et les Desjardins. Il témoigne de la vie personnelle et familiale, de même que des activités professionnelles de membres de l'élite bourgeoise francophone du 19e siècle.

La vie professionnelle de Pierre-Édouard Leclère (père) est illustrée par de la correspondance, échangée notamment avec Édouard E. Rodier, et deux textes d'allocutions prononcées en son honneur en 1842 lors de sa nomination comme magistrat de police à Montréal. Des actes de baptême et de sépulture révèlent en outre les événements ayant marqué sa vie privée.

Le fonds contient plusieurs écrits produits par Georges Samuel Leclère dans le cadre de ses études classiques au Séminaire de Saint-Hyacinthe, de 1843 à 1845. Les compositions témoignent notamment de ses classes d'Humanités et de Rhétorique. La correspondance de Georges Samuel Leclère et de son épouse Corinne Turgeon porte principalement sur des sujets familiaux, alors que quelques actes légaux nous informent sur les activités professionnelles de Georges Samuel, de même que sur les finances et avoirs (surtout fonciers) du couple.

Les archives de Pierre-Édouard Leclère (fils) comptent une carte anthropologique réalisée par le médecin J.D. Haynes en 1862, et dans laquelle sont décrits certains traits de personnalité et pathologies révélés par la forme de son crâne et sa physionomie.

On y trouve également une abondante correspondance entre Georges Ovide Leclère et son épouse Yvonne Mathieu. La vie personnelle et familiale est au cœur de ces écrits épistolaires, qui témoignent de la relation entre les deux époux, mais aussi des rapports qu'entretenait Georges Ovide avec son père et son frère Gustave, et des rapports d'Yvonne Mathieu avec ses parents et son beau-frère. Un contrat de société produit en août 1900 décrit, par ailleurs, des termes de l'association de Georges Ovide et Eugène Leclère dans l'entreprise Leclère Bros., spécialisée dans le commerce de chaussures.

Le fonds comprend 282 photographies représentant surtout des membres de générations tardives de la famille Leclère, mais aussi plusieurs individus qui ne sont pas identifiés. S'y trouvent également des portraits de politiciens et d'amis de la famille. Une médaille ornée d'une photographie d'Honoré Mercier et un cadre en cuir pour la présentation de cartes cabinet complètent cet ensemble documentaire.

Source du titre : Basé sur les créateurs du fonds.

État de conservation : Plusieurs documents sont fragiles et fissurés.

Source immédiate d'acquisition : Le fonds a été offert par Aude Nantais Picher Tremblay au Musée McCord en 2010.

Langue des documents : Les documents sont en français et en anglais.

Note générale : La collection Costume, mode et textiles du Musée McCord conserve une parure (M2010.34.21.1-4) et une broche (M2010.34.22) provenant de la famille Leclère.


Ce fonds est divisé selon les séries suivantes :

  • P731/A Pierre-Édouard Leclère, père. - 1820-[après 1935]. - 1 cm de documents textuels
  • Documents numérisés

  • Portée et contenu : Cette série témoigne de la vie personnelle et des activités professionnelles de Pierre-Édouard Leclère (père).

    Elle rassemble quelques documents notariés qui permettent de retracer des événements ayant marqué sa vie familiale. Parmi ceux-ci figurent les actes de baptême de deux de ses filles, Marie Célanire, née le 4 octobre 1820, et Julie Célanire, née le 20 novembre 1823. Toutes deux ont été baptisées le lendemain de leur naissance dans la paroisse du Saint-Nom-de-Marie de la Ville de Montréal. Un acte de sépulture daté du 17 mai 1822 nous apprend que la petite Marie Célanire est décédée en bas âge, 19 mois après sa naissance. Pierre-Édouard Leclère (Leclerc) y est identifié tour à tour en tant que marchand (1820), étudiant en droit (1823) et clerc notaire (1822). La série contient également l'acte de sépulture de Marie Josephte Saint-Germain, décédée le 12 décembre 1843 à l'âge de 81 ans, veuve de Jean-Baptiste Castonguay et mère de la femme de Pierre-Édouard Leclère, Marie Josephte.

    La série contient par ailleurs la copie tapuscrite d'un document rapportant une affaire ayant opposé Pierre-Édouard Leclère à l'avocat et membre du Parti patriote Édouard E. Rodier. Ce dernier se plaint que Leclère, alors propriétaire du journal L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois, aurait permis la publication d'un article calomnieux à son sujet. Il fait référence à un texte anonyme publié le 2 avril 1834, selon lequel il aurait harangué des habitants de Saint-Philippe. Offensé par cette publication, Rodier exige une rétractation publique et qu'on lui révèle le nom de son auteur. Leclère mandate son ami A. Rambau comme intermédiaire. Celui-ci aurait tenté de calmer le jeu, mais la réponse négative de Leclère aux requêtes de Rodier envenime la situation qui dégénère en duel. L'altercation, heureusement, se termine sans aucun mort. Les deux parties finissent par s'entendre sur un moyen de préserver à l'amiable l'honneur de Rodier. L'affaire est relatée par A. Rambau lui-même, qui dit souhaiter apporter des corrections à la version des événements publiée dans le journal La Minerve. La transcription de pièces de correspondance échangées entre les divers interlocuteurs accompagne son récit.

    Deux textes en hommage à Pierre-Édouard Leclère rédigés à l'occasion de sa nomination comme magistrat de police à Montréal en 1842 complètent la série. Ils proviennent respectivement des habitants de Sainte-Rosalie et de Saint-Hyacinthe qui se désolent de son départ et saluent ses compétences, son impartialité, ainsi que son engagement envers le bien public et la préservation de la sécurité. On y trouve en outre un exemplaire de l'édition du 15 janvier 1841 du Morning Courier, dont un texte portant sur la « procédure sommaire » a été mis en évidence par des marques manuscrites, ainsi qu'une autre coupure de presse concernant Leclère. Cette dernière rapporte l'anecdote selon laquelle Leclère -- reconnu pour son opposition féroce au mouvement patriote -- , après avoir fait arrêter en 1838 le Dr Pierre-Claude Boucher de la Bruère, soupçonné d'avoir pris part aux rébellions, maria quelques années plus tard sa propre fille au fils de ce dernier, Pierre-René-Joseph-Hippolyte de la Bruère.

    Source du titre : Titre basé sur le créateur des documents.

    Langue des documents : Les documents sont en français sauf un qui est en anglais.

  • P731/B Georges Samuel Leclère et Corinne Turgeon. - 1843-1897. - 1 cm de documents textuels.
  • Documents numérisés

  • Portée et contenu : Cette série porte sur Georges Samuel Leclère et sa femme Corinne Turgeon. Elle témoigne de la vie personnelle et des avoirs du couple, ainsi que des activités professionnelles de Georges Samuel Leclère.

    Elle rassemble tout d'abord plusieurs écrits produits de 1843 à 1845 par le jeune homme dans le cadre de ses études classiques au séminaire de Saint-Hyacinthe. Ces exercices et ces compositions, parsemés de ratures, de corrections et, dans certains cas, de brefs commentaires, sans doute de la part de ses professeurs, témoignent de ses classes de rhétorique et s'appuient en général sur des oeuvres et des thèmes classiques. Parmi ceux-ci figurent les titres Le dauphin d'Hippone, de Pline le Jeune, Discours de Persée à Demetrius, Les catacombes de Rome et Speech of Junius Brutus over the dead body of Lucretia. Des thèmes plus libres sont parfois proposés. Le Discours d'un écolier sur les malheurs de sa condition inspire par exemple plusieurs pages à l'étudiant.

    La série contient par ailleurs de la correspondance entre divers membres des familles Leclère et Turgeon. Sept lettres couvrent la période allant de 1843 à 1894 et portent principalement sur des sujets familiaux. On y trouve entre autres une lettre datée de 1845 de la part de James Morrison, un proche qui se destine à la carrière ecclésiastique, dans laquelle il s'adresse conjointement à Georges et à Charles (probablement le frère de Georges Samuel, Charles Ambroise Leclère). Les autres lettres témoignent de la vie adulte de Georges Samuel Leclère et de sa femme Corinne. Le jeune homme transmet, dans deux lettres datées respectivement du 19 juin et du 26 décembre 1855, adressées à un correspondant qu'il appelle « mon cher Félix », diverses nouvelles concernant les activités professionnelles de son frère Charles, les déplacements de son père et la santé de sa mère et de son « petit Georges ». Il évoque un séjour de sa femme à Terrebonne pour visiter sa famille et un problème de santé dont elle se remet. Deux lettres datées du 15 octobre 1863 et du 5 mai 1864 de la part de membres de la famille Turgeon documentent les relations qu'il entretient avec les membres de sa belle-famille. La correspondance comprend en outre une lettre datée du 26 mars 1890 adressée à « ma chère Hélène » (peut-être sa fille) et une dernière signée « Corine », datée du 15 juillet 1894, vraisemblablement rédigée par Corinne Turgeon.

    Des actes légaux complètent la série. L'un d'entre eux témoigne de la nomination le 23 août 1869 de Georges Samuel Leclère en tant que secrétaire du Conseil d'agriculture de la Province de Québec. Les autres nous renseignent sur les avoirs fonciers du couple, en particulier sur des propriétés situées à Sainte-Thérèse de Blainville reçues par Corinne Turgeon en héritage de la part de son père. À ces documents notariés s'ajoutent des listes qui font état de rentes à retirer de la part de plusieurs individus, principalement dans les environs de Terrebonne (entre autres Sainte-Thérèse, Saint-Henri-de-Mascouche, Sainte-Anne-des-Plaines et Saint-Janvier).

    Source du titre : Titre basé sur les créateurs des documents.

    État de conservation : Documents fragiles.

    Langue des documents : Les documents sont en anglais et en français, mais surtout en français.

  • P731/C Pierre-Édouard Leclère, fils. - 1822-1865. - 0,3 cm de documents textuels.
  • Documents numérisés

  • Portée et contenu : Cette série porte sur la vie personnelle de Pierre-Édouard Leclère (fils). Elle est constituée d'un acte notarié attestant de sa naissance le 11 mars 1822 et de la célébration de son baptême le même jour dans la paroisse du Saint-Nom-de-Marie de la Ville de Montréal. Son père, Pierre-Édouard Leclerc (père), y est identifié en tant qu'étudiant en droit. Le document nous apprend que son parrain est Jean-Baptiste Castonguay et sa marraine, Marie Charlotte Hogue.

    La série comprend en outre une carte phrénologique (appelée « Anthropological Chart » en en-tête sur le document). L'exercice, réalisé en 1862 par le Dr J. D. Haynes, phrénologiste et physiognomoniste de Montréal, vise à dresser un portrait « des talents et du caractère » du patient, par l'identification de certains traits de personnalité et de pathologies révélés par la forme de son crâne et de sa physionomie. Ses prétentions ne sont pas les moindres, puisqu'il se présente comme un outil en mesure d'identifier le tempérament, les aptitudes professionnelles et les maladies héréditaires qui guettent celui qui s'y prête, et apte à le guider en matière d'amour, de relation conjugale et d'éducation. Le document est un formulaire imprimé, rempli à la main par l'ajout de notes de 1 à 7 sur plusieurs dizaines d'éléments d'évaluation. Un texte d'introduction présente les principes qui sous-tendent la démarche du Dr Haynes et sa définition de l'« anthropologie », dans laquelle il englobe la physiologie, la phrénologie et la physiognomonie. Les éléments d'évaluation sont présentés par la suite, regroupés en catégories, allant de la santé de l'individu à ses talents dans différentes sphères de la vie comme la musique ou l'aptitude à se faire des amis. La carte phrénologique de Pierre-Édouard Leclère nous révèle, entre autres, que ce dernier aurait une propension élevée à la bienveillance, à la gaieté, au patriotisme et à la combativité, un tempérament chaleureux, plus bilieux que flegmatique, un talent inné pour les mathématiques et la politique, ainsi qu'une prédisposition moyenne à souffrir de maladies liées au foie telles que l'hépatite et la cirrhose.

    La série contient enfin une note manuscrite en date du 6 mars 1865 signée P. E. Leclere qui fait état de la présentation à C. Laberge et à Rachel Turgeon de deux chapelets bénis par le pape le 20 mars 1853 lors d'un voyage à Rome.

    Source du titre : Titre basé sur le créateur des documents.

    État de conservation : Documents fragiles

    Langue des documents : Les documents sont en français et en anglais.

  • P731/D Charles Ambroise Leclère. - 1845. - 1 cm de documents textuels.
  • Documents numérisés

  • Portée et contenu : Cette série porte sur Charles Ambroise Leclère (Leclerc). Elle est principalement constituée d'une nouvelle rédigée entre le 12 février et le 24 avril 1845 par Charles Ambroise alors qu'il était étudiant au Collège de Saint-Hyacinthe. Cette composition, probablement produite dans le cadre de ses classes de rhétorique, s'intitule « Un héros canadien ». Le document manuscrit contient 14 folios (28 pages) reliés par un ruban. Sa présentation est soignée et le texte ne comporte que quelques ratures et corrections. L'auteur amorce son texte en exprimant son admiration pour le courage des soldats, prêts à tout moment à faire le sacrifice de leur vie pour une mission « souvent obscure et méconnue », et celui, quoique différent, des prêtres, qui s'astreignent à une vie austère, remplie d'épreuves et d'abnégation. Ce long passage, qui sera repris en partie dans un texte intitulé « Le curé de campagne », publié en 1868 dans le cinquième tome de la Revue canadienne, sert d'introduction au coeur de sa nouvelle dont le sujet porte sur le décès tragique du jeune Étienne Micelette, blessé lors des rébellions de 1837-1838, alors qu'il n'avait que 18 ans. Il s'agit peut-être d'un récit personnel. Écrit à la première personne, celui-ci prend la forme d'un dialogue avec un personnage nommé Charles, neveu d'un curé que le narrateur dit côtoyer lorsqu'il s'échappe du bruit de la ville pendant les vacances. Le style élégant du texte, ses descriptions imagées et ses références érudites témoignent du talent littéraire et de l'éducation classique de son auteur. Celui-ci livre au passage, à travers la bouche de Charles, un récit romanesque des événements de 1837 tels que vécus par les protagonistes de sa nouvelle.

    La série contient également la photocopie d'un document manuscrit qui semble être une liste de legs testamentaires, dont on compte parmi les bénéficiaires Jos Leclère, Germaine Leclère, Gabrielle Leclère, Georges Leclère, Marguerite Nantais, Isaïe Nantais, Rachel Roy, ainsi que des membres des familles Lepoutre, Vallerand et Royal. Le neveu de Charles Ambroise Leclère, Charles Leclère « de New York », y figure en tête de liste. Il s'agit fort probablement du testament d'un membre de la famille, puisque l'auteur du document fait référence à « un service de porcelaine bleue venant de notre grand-père Leclère » et à des portraits de la famille Castonguay et Leclère (Charles Ambroise est l'un des 17 enfants de Pierre-Édouard Leclère (père) et de Marie Josephte (ou Josette) Castonguay).

    Source du titre : Titre basé sur le créateur des documents.

    Collation : Certains documents sont des photocopies.

    État de conservation : Documents fragiles.

    Langue des documents : Les documents sont en français.

  • P731/E Georges Ovide Leclère et Yvonne Mathieu. - 1888-1921. - 1 cm de documents textuels.
  • Documents numérisés

  • Portée et contenu : Cette série est principalement constituée de lettres échangées entre Georges Ovide Leclère, sa femme Yvonne Mathieu et des membres de leurs familles respectives. La vie personnelle et familiale est au coeur de ces écrits épistolaires, qui témoignent de la relation entre les deux époux, mais aussi des rapports qu'entretenait Georges Ovide avec son père et son frère Gustave, et de ceux d'Yvonne Mathieu avec sa belle-famille.

    La correspondance, qui s'étend sur quelques décennies, permet de suivre le fil des événements qui jalonnent le parcours familial du couple. Les premières lettres de Georges Ovide datent des années qui précèdent son mariage. Elles dépeignent un jeune homme à l'orée de sa vie adulte, s'apprêtant à s'établir et amorçant sa carrière dans le domaine financier. Une lettre datée du 29 juin 1891 nous apprend qu'il a obtenu, grâce à un ami de son frère, un poste de payeur dans une institution financière de Montréal. Il partagera pendant un temps sa vie entre Québec et la métropole, employé par la Banque Jacques-Cartier. Puis se dessine son mariage avec Yvonne. À quinze jours de l'événement, dans une missive à la fois touchante et teintée d'une certaine réserve découlant de son ton cordial, Georges Ovide fait part de son bonheur et réitère son amour à la jeune femme qui se trouve alors en retraite au couvent du Sacré-Coeur de Sault-au-Récollet. La suite de la correspondance laisse entrevoir la vie qui suit son cours : naissances et installation de la famille dans une propriété sise au 530 rue Saint-André. Ceci jusqu'au décès prématuré de Georges Ovide emporté en 1900 par la fièvre typhoïde, ce dont fait état une lettre poignante envoyée par Yvonne à son beau-frère Gustave dans laquelle elle exprime son désarroi et relate en détail les jours qui ont précédé le triste événement. Quelques lettres échangées entre la jeune femme et son beau-frère révèlent les rapports fraternels qu'ils entretiennent.

    À travers les échanges épistolaires qui forment cette série, s'esquisse le portrait de la vie sociale et mondaine d'une famille de l'élite bourgeoise de la fin du 19e siècle, constituée de visites, de promenades et de nombreux séjours à l'étranger. Plusieurs échanges relatent les étapes d'un long périple touristique effectué par les parents de Georges Ovide, d'abord en France où ils vont rejoindre leur fils Gustave, puis en Suisse et en Italie où ils passent l'hiver. À Paris, le père de Georges Ovide et de Gustave apprécie les grands boulevards, où se masse une foule cosmopolite, et les beaux cafés fréquentés par « [...] le High Life, les artistes, les littérateurs et les étrangers de distinction, comme nous ! ».

    Quelques pièces témoignent des relations d'Yvonne avec des membres de sa famille Desjardins, dont un oncle et un cousin établis à Memphis. La série contient en outre un avis de décès et une coupure de presse annonçant le mariage de Gabrielle Leclerc à Marcel Lefebvre. Un contrat de société produit en août 1900 décrit, par ailleurs, des termes de l'association de Georges Ovide et Eugène Leclère dans l'entreprise Leclère Bros., spécialisée dans le commerce de chaussures.

    Source du titre : Titre basé sur les créateurs des documents.

    Langue des documents : Les documents sont en français et en anglais.

  • P731/F Autres membres de la famille Leclère. - 1907-1938. - 0,7 cm de documents textuels.
  • Documents numérisés

  • Portée et contenu : Cette série porte sur des membres des familles Turgeon et Leclère, apparentées par le mariage en 1855 de Georges Samuel Leclère et de Corinne Turgeon. Elle est constituée de trois lettres et de deux coupures de presse.

    Deux des trois lettres ont été rédigées par Oscar Turgeon, probablement le frère de Corinne Turgeon. La première, envoyée de Montréal le 9 mai 1907, est destinée à sa nièce Gabrielle Leclère à l'occasion de la première communion de la jeune fille. La missive d'Oscar Turgeon, qui s'y révèle comme un homme très pieux, insiste auprès de la future première communiante sur l'importance de la grande étape qu'elle s'apprête à franchir. Ses vœux s'accompagnent de quelques recommandations morales : « [...] sois toujours bien respectueuse envers ta grand-maman, toujours obéissante à ta bonne petite mère, donnant toujours le bon exemple à tes soeurs et surtout à ton jeune frère. » La deuxième, datée du 22 mars 1910, s'adresse de manière plus succincte à son neveu Georges Adolphe Leclère dans les mêmes circonstances.

    La troisième lettre, envoyée en mars 1938 à Mme Rodolphe Roy au 338 Grande Allée, à Québec, lui parvient de son cousin Isaïe. Ce dernier lui transmet un article de presse intitulé « Les patriotes de Terrebonne », publié sous la rubrique « Les causes célèbres ». Le texte traite du rôle de Charles-Guillaume Bouc lors du soulèvement de novembre 1838 à Terrebonne et d'un traité de paix qui aurait dû clore cette insurrection à l'amiable, mais qui ne fut pas respecté et qui mena finalement le rebelle à l'exil. Il y est question, dans le camp opposé à Bouc et ses compagnons d'armes, de Joseph-Octave-Alfred Turgeon - major dans la milice et, incidemment, cousin germain de l'insurgé -, ainsi que du « chef de police Leclère, de Montréal » (fort probablement Pierre-Édouard Leclère, père), ce qui pourrait expliquer pourquoi Isaïe a souhaité porter ce texte à l'attention de sa cousine.

    La deuxième coupure de presse annonce le décès en France de l'abbé Louis-Gustave Leclère de La Frenaye, fils de Georges Samuel Leclère et de Corinne Turgeon. On y apprend qu'il a passé la majeure partie de sa carrière ecclésiastique à l'archidiocèse de Paris, après avoir exercé son ministère pendant quelque temps au Canada à Oka et à Saint-Patrice. Parmi les personnes apparentées mentionnées dans la notice nécrologique figurent ses frères Charles, architecte à New York, Joseph, Georges et Eugène, ses soeurs Mme Philippe Vallerand, de Québec, et Mme Dr Paul Royal, de Lorette au Manitoba, et neuf neveux et nièces, dont Mme Lepoutre.

    Source du titre : Basé sur les créateurs des documents.

    Langue des documents : Les documents sont en français.

  • P731/G Autres personnes affiliées. - 1755-1949. - 2 cm de documents textuels.
  • Documents numérisés

  • Portée et contenu : Cette série porte sur les membres des familles Desjardins et Mathieu. Elle témoigne en particulier de la vie personnelle de Marie Louise Desjardins et d'Adolphe Mathieu et des rapports qu'ils entretiennent avec leur fille Yvonne, mariée en 1892 à Georges Ovide Leclère.

    La série est constituée en grande partie de lettres envoyées par Yvonne Mathieu à ses parents en 1893 et 1894. La jeune femme y fait état de ses activités sociales, de l'évolution de sa grossesse et des préparatifs en vue de la naissance prochaine du bébé. Elle y partage avec franchise le bonheur que lui procure son nouveau statut de femme mariée, mais aussi les préoccupations quotidiennes que suscitent l'installation du couple à Québec et les lourdes responsabilités professionnelles qui pèsent sur son mari, affecté au poste de gérant d'une succursale de la Banque Jacques-Cartier. Les écrits de la jeune épouse sont teintés d'une inquiétude constante concernant la situation financière du couple qui choisit parfois de limiter ses sorties mondaines, et ce, bien que ces jeunes gens soient issus de familles aisées et admis dans la bonne société de la ville de Québec. Ils révèlent par ailleurs la tristesse qu'éprouve la jeune femme à vivre loin de ses parents, dont elle s'inquiète régulièrement de la santé.

    La série rassemble en outre quelques échanges entre Marie Louise Desjardins et Adolphe Mathieu, entre autres alors que ce dernier se trouve à Chicago pour visiter l'Exposition universelle de 1893. Après une première missive dans laquelle il relate le voyage épuisant et inconfortable en « Pullman », il presse sa femme de venir le rejoindre quelques jours plus tard, complètement enthousiasmé par sa découverte de l'exposition. Une lettre de la part du père de son gendre, Georges Samuel Leclère, témoigne quant à elle des liens d'amitié qui unissent les familles respectives de Georges Ovide Leclère et d'Yvonne Mathieu. Quelques communications nous renseignent par ailleurs sur les autres membres de la famille Desjardins, parmi lesquels figurent le frère de Marie Louise, Rodolphe Desjardins, établi à Memphis au Tennessee, et sa cousine Berthe, qui lui écrit de Hull. Une lettre de la jeune Marguerite (probablement la fille de Georges Ovide Leclère et d'Yvonne Mathieu) est adressée en 1902 à ses grands-parents Mathieu.

    S'ajoutent à la correspondance quelques documents liés à Marie Louise Desjardins, dont une recette de vin de pissenlit, la photocopie d'une lettre publiée dans La Presse au sujet de son père, le patriote F. X. Desjardins, une carte funéraire et la facture d'un monument funéraire pour son mari Adolphe Mathieu. On y trouve en outre la généalogie de Joseph Desjardins ainsi que quelques actes notariés liés à la veuve d'Antoine Desjardins. Un acte de concession daté du 4 janvier 1755 entre les Pauvres de l'Hôtel-Dieu de Québec et Pierre Moisan, ainsi qu'un extrait de l'acte de baptême de Micheles (Michel) Moisan, fils de Pierre Moisan et de Magdeleine Mathieux né le 20 août 1750, complètent l'ensemble.

    Source du titre : Basé sur les créateurs des documents.

    Collation : Certains documents sont des photocopies et un autre contient des échantillons de tissus.

    État de conservation : Certains documents sont fragiles.

    Langue des documents : Les documents sont en anglais.

  • P731/H Photographies

 

Dernière mise à jour : 29 mars 20189