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Fonds Jean-Claude Poitras (P689)

Lettre écrite par Claire Kirkland-Casgrain, ministre des Affaires culturelles, à Jean-Claude Poitras (détail), 1972. Don de M. Jean-Claude Poitras, Fonds Jean-Claude Poitras P689, M2005.78.77 © Musée McCord

Jean-Claude Poitras, designer, entrepreneur... et auteur?

« Pour faire suite à la conversation que nous avons eue relativement au texte pour pièce de théâtre que vous désirez soumettre, on m'informe qu'il vous faudrait entrer en communication avec monsieur Roland Laroche du Centre d'essai des auteurs dramatiques, 1958, boulevard Dorchester ouest [sic], suite 1, Montréal. J'ose espérer que votre travail vous apportera le succès désiré. »

Jean-Claude Poitras est au service de la maison Eaton comme styliste lorsqu'il fait la rencontre de Claire Kirkland-Casgrain en 1972. Première femme élue à l'Assemblée nationale du Québec, celle-ci est alors ministre des Affaires culturelles. Dans cette lettre au ton courtois et bienveillant, la célèbre politicienne prodigue au jeune homme conseils et encouragements dans ses démarches d'auteur dramatique.

Si les aspirations de Jean-Claude Poitras en tant qu'auteur ne semblent pas s'être concrétisées, l'avenir du designer était, lui, plein de promesses.


P689 Fonds Jean-Claude Poitras. - [1949-2006]. - 276 cm de documents textuels et autres documents.

Notice biographique : Jean-Claude Poitras est l'un des designers de mode québécois les plus respectés et célébrés des dernières décennies. Sa curiosité, sa résilience et son rapport avec les médias et le public ont marqué sa carrière de plus de 30 ans dans l'industrie du prêt-à-porter haut de gamme de Montréal. Ayant connu des hauts et des bas en affaires et vécu de près les énormes changements qui ont marqué l'industrie et les méthodes de production, Poitras n'a jamais rien perdu de sa passion et de son enthousiasme pour la création de vêtements.

Né dans le quartier montréalais de Cartierville en 1949, Poitras commence à s'intéresser très jeune à la mode. Il obtient un diplôme en design de mode de l'École des métiers commerciaux en 1969, et un diplôme en graphisme du Studio Salette en 1971.

En 1972, un prêt de 400 $ de son père lui permet d'ouvrir son premier atelier, Parenthèse, dans le Vieux-Port de Montréal. Il y conçoit des vêtements et des accessoires pour homme et femme, qui sont vendus à une clientèle privée et à la boutique Lily Simon. Afin de donner un coup de pouce à son entreprise de mode naissante, Poitras accepte en 1973 un poste à temps partiel chez Eaton comme vendeur à la Boutique Adam, le rayon de la mode masculine européenne haut de gamme du grand magasin. Plus tard cette année-là, il ferme Parenthèse pour travailler à temps plein chez Eaton.

Poitras gravit rapidement les échelons chez Eaton, devenant acheteur, puis directeur de la Boutique Adam, et enfin directeur du Salon de l'Ensemble qui se spécialise dans les vêtements pour dame haut de gamme. Son travail chez Eaton l'amène à se rendre pour la première fois en France et en Italie, ce qui fait naître chez lui une passion pour les voyages qui nourrira sa pratique artistique tout au long de sa carrière. Pour le printemps-été 1993, par exemple, Poitras signe une collection pour femme intitulée La Dolce Vita, dont les vêtements sont inspirés de ses lieux favoris en Italie.

En 1976, Poitras accepte un poste chez Beverini inc., une entreprise de confection fondée à Montréal par Auckie Sanft et dirigée par son fils Arthur Sanft. Poitras travaille d'abord comme vendeur pour Peroche, une marque française importée. En 1977, il est promu designer de sa propre collection de vêtements pour femme, une ligne appelée BOF!, qui remporte beaucoup de succès au Québec. Une gamme de vêtements masculins vient s'ajouter en 1978, et une boutique BOF! ouvre ses portes rue Saint-Paul Ouest à Montréal en 1979. Poitras quitte finalement Beverini en 1983 afin de poursuivre d'autres projets, et la boutique ferme ses portes peu de temps après.

En 1977, peu après son entrée chez Beverini, Poitras avait également fondé sa propre entreprise : Les modes Jean-Claude Poitras inc. Cela lui permettait d'accorder à des fabricants le droit d'utiliser son nom pour des collections de vêtements, d'accessoires, de vêtements en fourrure et d'uniformes créées en collaboration avec le designer. En 1983, il renomme l'entreprise Nota Bene Design inc. et, avec le soutien d'investisseurs privés, il ouvre la Boutique Jean-Claude Poitras au Centre Rockland à Montréal. Le designer entend créer des collections masculines et féminines spéciales pour la boutique, mais celle-ci fermera ses portes avant la fin de l'année.

De 1983 à 1988, Poitras travaille pour Importations Franck inc., une entreprise de confection et d'importation de vêtements pour dame fondée à Montréal en 1977 par un couple marié, Annie et Armand Coriat. Poitras signe avec eux des contrats de licence pour fabriquer ses collections féminines, et il conçoit des vêtements pour la marque Ronsard Sport de l'entreprise. Dans le cadre de son travail chez Franck, Poitras doit se rendre à Hong Kong deux fois par année pour trouver des tissus et superviser la production de ses collections. C'est ce lien avec les fabricants chinois qui l'incite à commencer à travailler avec des tissus de soie. Durant cette période, ses créations asymétriques, jouant souvent avec la superposition, sont fortement influencées par la mode d'avant-garde japonaise qui a pris le monde d'assaut au début des années 1980.

Du milieu des années 1980 au début des années 1990, Nota Bene Design permet à Poitras, en vertu de contrats de licence, de produire des collections éponymes pour le maître fourreur montréalais Amsel et Amsel et pour les fabricants de manteaux en peaux lainées International Trademarks Apparel et Sawyer of Napa.

En 1987, Jean-Claude Poitras fonde Poitras Design inc. avec son partenaire d'affaires, Jacques Pelland. Au début, en raison des restrictions imposées par les contrats de licence avec Importations Franck, l'entreprise ne produit que des vêtements pour homme. Des collections pour femme s'ajoutent en 1988.

En 1988, Poitras travaille brièvement pour Le Château comme consultant en design. En 1990, il est invité à créer pour la marque une collection capsule comprenant des complets, des manteaux, des chemises, des pantalons, des chaussures et des accessoires pour homme. Poitras voit en cette collaboration une occasion de rendre ses créations plus accessibles et de rejoindre une clientèle plus jeune. Ce contrat de licence, qui a pris fin en 1991, a été à cette époque le contrat le plus lucratif du designer.

En 1990, faisant équipe avec le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec, Poitras Design inc. fusionne avec Irving Samuel Canada inc., le grand fabricant de manteaux et de tailleurs de qualité supérieure. Jean-Claude Poitras devient vice-président directeur de l'entreprise et chef du design et de la production de ses collections, qui sont séparées de la marque Irving Samuel. Il crée des vêtements exclusifs sous sa griffe éponyme et, au printemps 1994, il relance la marque pour femme BOF! en ciblant davantage un marché de masse. Irving Samuel-Poitras Design ferme ses portes en 1995 après avoir échoué à conclure avec l'Union internationale des ouvriers du vêtement pour dames des ententes qui lui aurait permis de réduire ses coûts. Jean-Claude Poitras est toutefois en mesure de conserver les droits sur son nom alors que l'entreprise déclare faillite.

Peu de temps après la fermeture d'Irving Samuel-Poitras Design, Arthur Sanft offre au designer un nouveau partenariat avec son entreprise, Fashion Société Design inc. Celle-ci fabrique deux collections féminines pour Poitras : Qui m'aime me suive, une ligne de robes et de tenues de soirée, et BOF! qui demeure une ligne abordable à large diffusion. Au milieu de l'année 1998, Fashion Société Design se retrouve en difficulté financière, et Arthur Sanft décide de quitter l'entreprise. Bien qu'elle soit achetée par la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui continue à travailler avec Poitras, elle cessera toutes ses activités à la fin de cette même année.

En 1999, Poitras s'associe à Montréal Mode, une filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec créée afin de promouvoir l'industrie de la mode québécoise sur la scène internationale. En investissant 30 millions de dollars dans des entreprises locales, Montréal Mode vise à offrir à un groupe choisi de designers une aide à la production, à la distribution et à la mise en marché. Poitras vend son nom et une partie de son entreprise à l'organisation. En 2000, Poitras quitte Montréal Mode dans la tourmente d'une série de scandales financiers qui frappent l'organisation et qui font les manchettes. Il finira par reprendre ses droits sur son nom. Montréal Mode cessera toutes ses activités en 2001.

Poitras signe sa toute dernière collection prêt-à-porter à l'automne-hiver 2002-2003, une gamme de manteaux pour femme créée pour Me-Jay International inc. Il continue à dessiner des vêtements sur mesure pour une clientèle privée et pour des projets spéciaux. En 2015, en collaboration avec la brodeuse Jeanne Bellavance et l'atelier de tailleur sur mesure Sartorialto, il crée l'ensemble porté par le journaliste et écrivain canado-haïtien Dany Laferrière pour son entrée à l'Académie française.

On reconnaît souvent le style Poitras par ses coupes amples. Le créateur aime la sensualité des vêtements qui recouvrent presque entièrement le corps, privilégiant une silhouette architecturale et épurée. Ses collections féminines sont souvent influencées par les vêtements pour homme, s'inspirant du chic masculin à la Marlene Dietrich ou Katherine Hepburn. Durant toute sa carrière, ce sont ses manteaux et ses vêtements d'extérieur qui auront le plus de succès sur le plan commercial. Leur grande qualité et leur élégance ont toujours fait l'admiration de la presse et du public.

Parallèlement à son travail dans la mode, Poitras dessinera de nombreux uniformes durant sa longue carrière, à commencer par celui des animateurs de Radio-Canada pour les Jeux olympiques d'été de Montréal en 1976. Il en a créés également pour la White Cross, Air Canada, l'Agence des services frontaliers du Canada, Postes Canada, Hydro Québec, le Musée des beaux-arts de Montréal et la Société de transport de Montréal (STM), entre autres.

Toujours influencé par le cinéma, Poitras a aussi dessiné également des costumes pour des films et des pièces de théâtre tout au long des années 1980. Andrée Lachapelle, une amie de longue date du designer, porte une robe Poitras dans le film réalisé en 1989 par Pierre Blackburn, Le jeune homme et la dame.

Poitras a reçu de nombreux prix et distinctions, dont le Fil d'Or de la Maison du Lin à Monte-Carlo en 1989. Il est le premier Canadien à avoir obtenu cette prestigieuse récompense, rejoignant d'anciens lauréats comme Karl Lagerfeld et Gianni Versace. Il est nommé membre de l'Ordre du Canada en 1995. En 1996, il reçoit le titre de chevalier de l'Ordre national du Québec et est promu officier en 2012. Il est couronné meilleur designer de vêtements féminins et masculins à la première édition du gala de la Griffe d'Or, et il reçoit en 2000 le trophée Griffe d'Or Hommage pour l'ensemble de sa carrière.

En 2019, Jean-Claude Poitras poursuit toujours ses activités : design multidisciplinaire, production artistique, enseignement, écriture, conférences et œuvres philanthropiques. Il aime bien qu'en tant que designer de mode, on se souvienne de lui comme du « monsieur qui faisait du beau linge », pour reprendre l'expression d'une de ses clientes. Il a récemment publié le livre Quand la vie défile, qui jette un regard sur la mode au Québec depuis les années 1950. Ses archives et ses créations sont conservées au Musée McCord, à Montréal et au Musée de la civilisation, à Québec.

Portée et contenu

Ce fonds porte principalement sur la carrière de Jean-Claude Poitras dans le monde de la mode et du design à titre de créateur, de designer, d'entrepreneur, de consultant, de conférencier, de chroniqueur, de juge et de porte-parole. Il documente notamment les collections de vêtements créées par Jean-Claude Poitras, les défilés et événements mettant à l'honneur ses créations, ainsi que ses associations d'affaires dans le domaine de la mode. Le fonds témoigne également des activités créatives et administratives, et des multiples collaborations qui ont ponctué son oeuvre dans l'univers de l'art de vivre. De nombreuses coupures de presse permettent de retracer la relation qu'a entretenue le designer avec les divers médias ayant couvert sa carrière. Le fonds compte en outre des documents biographiques et de nombreux documents personnels témoignant de sa vie et de celle de sa femme, Colette Chicoine. Des photographies de diverses collections créées par Jean-Claude Poitras et des enregistrements vidéo de défilés, événements, reportages, entrevues et autres participations télévisuelles du designer complètent cet ensemble documentaire.

Source du titre : Basé sur le créateur du fonds.

Collation : Le fonds comprend près de 1 000 photographies, plusieurs dizaines de documents iconographiques (croquis, dessins, gravures, affiches), 2 documents informatiques (CD-ROM), 2 dessins d'architecture, 6 objets, 3 cassettes sonores et 87 vidéocassettes.

Restauration/Conservation : Plusieurs coupures de journaux et télécopies ont été photocopiées et les originaux ont été éliminés.

Langue des documents : Les documents sont majoritairement en français, mais quelques documents sont en anglais, en italien, en espagnol et en cantonais.

Restrictions à la consultation : Le fonds contient plusieurs documents dont le contenu est confidentiel. Des restrictions à la consultation s'appliquent à des ensembles des séries Créations et collections de mode (P689/A), Design de l'art de vivre (P689/B) et Documents personnels (P689/D).


Ce fonds est divisé selon les séries, sous-séries et dossiers suivants :

  • P689/A Créations et collections de mode
    • P689/A1 Revue de presse sur les créations et les collections de mode
      • P689/A1,1 Articles de 1978-1987
      • P689/A1,2 Articles de 1988-1998
      • P689/A1,3 Articles de 1999-
      • P689/A1,4 Articles non datés
      • P689/A1,5 Dossier de presse. - [1983-1999]. - 3 cm de documents textuels.
        Documents numérisés
      • Portée et contenu : Ce dossier témoigne de la promotion, par Jean-Claude Poitras, de ses diverses collections vestimentaires auprès de la presse. Il rassemble des communiqués de presse et un album promotionnel de Beverini.

        Source du titre : Basé sur le contenu du dossier.

        Langue des documents : Les documents sont en français et en anglais.

    • P689/A2 Promotion et publicité
      • P689/A2,1 Étiquettes des vêtements des collections. - [ca 1987-1998]. - 2,5 cm de documents textuels.
        Documents numérisés
      • Portée et contenu : Ce dossier documente l'identité visuelle de certaines lignes de vêtements créées par Jean-Claude Poitras, dont Jean-Claude Poitras, Jean-Claude Poitras Design, Qui m'aime me suive et Bof!. Il contient des étiquettes cartonnées et tissées, ainsi que des épreuves et des chartes graphiques de certains logos.

        Source du titre : Basé sur le contenu du dossier.

        Langue des documents : Les documents sont en français.

      • P689/A2,2 Dépliants et brochures des collections. - [1986-1995]. - 4,5 cm de documents textuels.
        Documents numérisés
      • Portée et contenu : Ce dossier témoigne de la promotion de certaines collections signées Jean-Claude Poitras. Il contient principalement des dépliants et des brochures couvrant les années 1980 et 1990.

        Source du titre : Basé sur le contenu du dossier.

        Langue des documents : Les documents sont en français et en anglais.

      • P689/A2,3 Cartes professionnelles, documents corporatifs et objets promotionnels. - [1987-2003]. - 4 cm de documents textuels. - 6 objets.
        Documents numérisés : Partie 01 - Partie 02
      • Portée et contenu : Ce dossier témoigne de différentes associations d'affaires de Jean-Claude Poitras, ainsi que des activités et outils de promotion de ses créations et de son image de marque. Il contient des cartes professionnelles, des pochettes corporatives, des t-shirts et des sacs (papier, tissu et plastique).

        Source du titre : Basé sur le contenu du dossier.

        Langue des documents : Les documents sont principalement en français, mais quelques textes sont en anglais.

      • P689/A2,4 Matériel publicitaire
    • P689/A3 Créations et productions de collections
    • P689/A4 Événements et défilés. - [1983-2001]. - 11 cm de documents textuels.
    • Portée et contenu : Cette sous-série témoigne d'événements et de défilés au cours desquels ont été présentées des créations de Jean-Claude Poitras, essentiellement entre les années 1980 et 2000. Elle contient de la correspondance, divers documents promotionnels, des communiqués de presse, des notes portant sur des défilés, ainsi que des rapports d'activités.

      Source du titre : Basé sur le contenu de la sous-série.

      Langue des documents : Les documents sont en français, en anglais, en espagnol et en cantonais.

    • P689/A5 Créations et collections spécifiques
    • P689/A6 Correspondance. - [1970-2005]. - 1,5 cm de documents textuels. - 1 photographie.
      Documents numérisés
    • Portée et contenu : Cette sous-série documente les échanges épistolaires qu'a entretenus Jean-Claude Poitras avec son entourage professionnel pendant plus de trente ans. Elle est composée de lettres, de télécopies et de cartes de voeux provenant de Poitras lui-même et de divers correspondants, ainsi que de quelques brouillons de lettres rédigées par le designer. Elle comprend également une photographie. La sous-série couvre la période allant de 1970 à 2005.

      La sous-série permet de retracer les liens professionnels de Poitras avec différentes personnalités politiques et des membres d'institutions canadiennes et québécoises. Une lettre témoigne notamment de sa rencontre en 1972 avec la ministre des Affaires culturelles Claire Kirkland-Casgrain, alors qu'il est à l'emploi de la maison Eaton comme styliste. La sous-série rassemble également une lettre du sénateur canadien Serge Joyal (1998) et des cartes de voeux du premier ministre du Québec Lucien Bouchard et de la lieutenante-gouverneure du Québec Lise Thibault (1999). Elle contient aussi une lettre non datée de Carole Goudreault, conjointe de Jean-Claude Scraire, président de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

      Des communications font par ailleurs état des démarches de Poitras et de l'intérêt qu'il suscite auprès des médias. On trouve parmi celles-ci une lettre non datée de la part d'un journaliste du journal The Gazette sollicitant sa collaboration pour la rédaction d'un supplément et une lettre témoignant de sa participation à l'émission La santé en vedette diffusée sur Canal Vie (1998). Une lettre adressée par le designer au président et éditeur de La Presse, Roger D. Landry, fait part de son appréciation du travail des journalistes Viviane Roy et Pierre McCann. À cela vient s'ajouter une lettre adressée au CRTC pour appuyer Musique Plus dans le cadre de sa demande d'une licence d'exploitation pour la chaîne Perfecto dédiée à la mode et au design (2000).

      La sous-série témoigne aussi de la reconnaissance dont bénéficie Poitras et de son implication au sein de différents réseaux et organismes. Elle contient notamment une lettre du président d'Hydro-Québec, André Caillé, le félicitant pour sa nomination en tant que « Personnalité de la semaine » de La Presse (1997). La sous-série contient également des mots de félicitations à la suite de la réception du prix Griffe d'Or hommage en 2000, dont un de la part de Bernard Landry, alors vice-premier ministre et ministre d'État à l'Économie et aux Finances (2000). La correspondance documente aussi son implication au sein du conseil d'administration de la Matinée Fashion Foundation et sa participation à divers événements, conférences, et causes caritatives. La sous-série contient en outre quelques lettres de la part de fournisseurs.

      S'il s'agit dans l'ensemble d'une correspondance d'affaires, il est à noter qu'on y trouve aussi des brouillons de lettres de la main de Poitras, au ton souvent personnel et sensible, voire parfois poétique, dans lesquelles il livre ses réflexions sur les aléas de la vie, citant même à l'occasion quelques vers de la chanson Me voici donc de la chanteuse française Anne Sylvestre. Quelques communications, dont une télécopie de la part du designer alors qu'il séjourne à Bali, témoignent de sa relation avec sa conjointe Colette Chicoine et des fonctions professionnelles de cette dernière.

      Source du titre : Basé sur le contenu de la sous-série.

      Langue des documents : Les documents sont en français et en anglais.

    • P689/A7 Contrats, documents administratifs et juridiques
    • P689/A8 Compagnie Irving Samuel
    • P689/A9 Montréal Mode inc.

  • P689/B Design de l'art de vivre

  • P689/C Écrits sur Jean-Claude Poitras

  • P689/D Activités personnelles, sociales et autres engagements professionnels

  • P689/E Photographies

  • P689/F Documents audiovisuels

 

Dernière mise à jour : 29 mars 2019