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Collection Lot 1780, rue Peel (C640)

1863-1930. - 1 cm de documents textuels (20 documents).

Histoire administrative - Notice biographique :

Le lot 1780 de la rue Peel se trouve dans le quartier connu sous le nom de « Golden Square Mile ». Il est ainsi décrit dans un acte de vente datant de 1930 : « Une propriété immobilière située dans le quartier Saint-Georges, dans la cité de Montréal, ayant front sur la rue Peel, connue sous le numéro mille sept cent quatre-vingt, aux plans et livre de renvoi officiels du quartier Saint-Antoine, de la cité de Montréal. Contenant vingt-six pieds de largeur sur cent trente pieds de profondeur, mesure anglaise et plus ou moins. Avec les bâtisses dessus construites portant le numéro civique 3417 de la rue Peel, dont le mur à pignon nord-ouest ainsi que le mur nord-ouest de l'écurie et de la clôture sur le côté nord-ouest divisant la propriété de la propriété adjacente sont mitoyens. Avec droit d'entrée et de sortie en tout temps dans la ruelle en arrière de la Terrasse du Prince de Galles [...] ». Un plan de 1881 montre la maison, de même que neuf autres résidences toutes adjacentes les unes aux autres, construites sur Peel à quelques dizaines de mètres au nord de la rue Sherbrooke. La maison d'alors s'y trouve encore aujourd'hui et porte toujours le numéro civique 3417.

L'un des propriétaires de ce terrain a été Sir George Simpson (1786?-1860), gouverneur de la Compagnie de la Baie d'Hudson au Canada (1821-1856). Simpson semble avoir possédé la plupart des lots bornés par la rue Sherbrooke au sud, la rue Peel à l'ouest et la rue McTavish à l'est. En fait, Simpson possédait un tiers des actions de ces terres, les deux autres investisseurs étant Edward Martin Hopkins et Duncan Finlayson (deux autres employés de la Compagnie de la Baie d'Hudson). C'est néanmoins George Simpson qui a fait construire, en 1860, le Prince of Wales Terrace. Érigé lors de la visite du prince de Galles au Canada en 1860 (notamment pour l'inauguration du pont Victoria), cette construction était composée de neuf maisons adjacentes et était située sur le côté nord de la rue Sherbrooke, entre les rues McTavish et Peel. Le Prince of Wales Terrace a été démoli par l'Université McGill pour faire place à l'édifice Samuel Bronfman. Le lot 1780 était situé juste derrière cet immeuble, de l'autre côté d'une petite ruelle. Les autres propriétaires du lot 1780, rue Peel, ont été : Ferdinand David, un entrepreneur, Harrison Stephens, un marchand, Romeo Stephens, un agent d'assurance, Dame Eliza Caldwell, épouse de John McGillis, un avocat, Charles Henry Gould, un libraire, Mimi Donner Baumgarten, épouse de Henry Maurice Scott, un ingénieur électricien, la compagnie Gage Investments Inc. et la succession de l'honorable Joseph Masson (1791-1847). Ce dernier a été homme d'affaires, officier de milice, seigneur, homme politique et juge. Il aurait été l'un des premiers millionnaires canadien-français.

Portée et contenu :

Cette collection porte sur une propriété située rue Peel à Montréal (lot 1780), juste au nord de la rue Sherbrooke Ouest, de même que sur ses propriétaires successifs. Elle contient 20 documents juridiques, tous rattachés à cette propriété et aux gens qui l'ont habitée entre le dernier tiers du 19e siècle et les années 1930. On y trouve donc des actes de vente, des transferts, des actes de don, un testament et un codicille, des déclarations, des certificats de recherche et des ratifications.

Les propriétaires successifs du lot 1780, rue Peel, ont été : Sir George Simpson (gouverneur de la Compagnie de la Baie d'Hudson), Edward M. Hopkins (aussi employé de la Compagnie de la Baie d'Hudson), Ferdinand David (entrepreneur), Harrison Stephens (marchand), Romeo Stephens (agent d'assurance), Dame Eliza Caldwell (épouse de John McGillis, avocat), Charles Henry Gould (libraire), Mimi Donner Baumgarten (épouse de Henry Maurice Scott, ingénieur électricien), Gage Investments Inc. et la succession de l'honorable Joseph Masson.

À travers les documents qui la composent, cette collection offre donc des informations sur les bâtiments se trouvant sur la propriété, sur la vie de leurs propriétaires (surtout grâce au testament d'Eliza Caldwell-McGillis), de même que sur les transactions relatives au bien-fonds de l'époque et l'évolution des prix de vente du lot en question.