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Collection Louis-Joseph Papineau (C207)

1820-[192?]. - 6 cm de documents textuels. - 2 photographies.

Histoire administrative - Notice biographique :

Louis-Joseph Papineau est né le 7 octobre 1786 à Montréal. Il est le fils de Joseph Papineau, arpenteur et notaire, et de Rosalie Cherrier. À partir de 1796, Papineau fait ses études primaires au Collège Saint-Raphaël. Puis, après un bref passage au Collège de Montréal, ses parents l'envoient étudier, en 1802, au Petit Séminaire de Québec. Il y restera jusqu'en 1804. À sa sortie du Séminaire, Papineau hésite entre la profession de notaire et celle d'avocat. Il choisit finalement le droit et fait son apprentissage auprès de son cousin Denis-Benjamin Viger.

C'est en 1809 que Papineau amorce sa longue carrière de politicien en étant élu député du comté de Kent. En 1810, Papineau est admis au barreau et exerce sa profession d'avocat de façon intermittente. Mais celle-ci ne semble pas répondre à ses aspirations. En 1809 et en 1810, il est réélu dans le même comté. Mais en 1812, il sert en tant qu'officier de la milice. À son retour, il est élu dans Montréal-Ouest (1814) et il succède, en 1815, à Pierre-Stanislas Bédard à la tête du Parti canadien. Il y sera réélu une première fois en 1816 et une seconde en 1820.

En 1817, Papineau fait l'acquisition de la seigneurie la Petite-Nation appartenant à son père. Celle-ci avait élevé la famille Papineau au plan social à partir de 1802, époque de la montée des professions libérales dans la société canadienne-française. Après l'acquisition de cette demeure, Papineau épouse, le 29 avril 1818, Julie Bruneau, fille de Pierre Bruneau, marchand à Québec et député. De ce mariage naîtront trois garçons et deux filles.

Papineau intègre le Conseil exécutif le 28 décembre 1820. Il y siégera jusqu'au 25 janvier 1823. En 1822 survient la crise de l'union du Haut et du Bas-Canada. Papineau part pour Londres en 1823 avec John Neilson, afin de contester l'adoption d'une telle union, visant un programme de développement économique ainsi que l'assimilation des Canadiens français. Lorsqu'il rentre au pays, il reprend sa place d'orateur à l'Assemblée.

En 1824 et 1825, il est encore réélu dans Montréal-Ouest et en 1827, il est élu dans Surrey. Puis, après sa réélection de 1827 comme orateur, il opte en 1828 pour la circonscription de Montréal-Ouest et ce, malgré le refus du gouverneur George Ramsay. Presque à la même époque, soit en 1826, le Parti canadien devient le Parti patriote.

Après 1830, Papineau devient démocrate. Jusque-là, il était convaincu que le gouvernement britannique était tout désigné pour veiller à la survivance et à l'épanouissement de la nation canadienne-française. Mais à partir de cette décennie, il se tourne vers d'autres intérêts. En 1832, il commence à se dire républicain, et ce, malgré une certaine réticence qu'il semble avoir toujours eue envers les États-Unis. En 1834, il participe au comité qui prépare les 92 résolutions. Celles-ci sont adoptées à la Chambre le 21 février 1834 et viennent préciser les idéologies politiques de Papineau. Les résolutions visent le contrôle du revenu par la législature, la responsabilité du Conseil exécutif et l'éligibilité des conseillers législatifs.

Après l'épisode des 92 résolutions, certains membres de l'Assemblée se radicalisent afin de se défaire du joug britannique. Ils cherchent une révolte à caractère social, alors que Papineau préfère des tactiques légales. En 1837, à la suite de grandes assemblées, Papineau perd le contrôle de plusieurs chefs à l'esprit révolutionnaire. Peu à peu, le comportement des radicaux commence à l'effrayer. Le gouvernement procède à l'arrestation des chefs et commence à intervenir militairement. Un mandat est émis contre lui le 16 novembre 1837 et l'oblige à se réfugier dans la vallée du Richelieu. Dans les mois qui suivent, le chef patriote rompt avec les éléments radicaux du parti et il commence à chercher l'appui des gouvernements français, russe et américain. Mais en 1837, après s'être réfugié à Saint-Denis, à Saint-Charles et à Saint-Hyacinthe, il s'exile aux États-Unis. Ses mandats de député et d'orateur prendront fin le 27 mars de l'année suivante, au moment de la suspension de la constitution. Le 8 février 1839, Papineau s'embarque pour Paris depuis la ville de New York. Il demeure en France jusqu'en 1845, année à laquelle il met fin à son exil.

Sous les pressions de sa famille et de ses amis, Papineau reprend le chemin de la politique en 1848. Il est alors élu député de Saint-Maurice et en 1849, il appuie encore une fois le mouvement annexionniste. De 1852 à 1854, il devient député du comté des Deux-Montagnes, mais il ne se représente pas aux élections de 1854.

Durant la dernière partie de sa vie, il se consacre à sa seigneurie de Montebello. Il meurt dans ce domaine, dans la paroisse de Notre-Dame-de-Bonsecours, le 28 septembre 1871.

Portée et contenu :

Cette collection porte sur les activités et les préoccupations politiques de Louis-Joseph Papineau. Plus précisément, elle témoigne de ses mandats et de son implication dans la Rébellion de 1837 puisqu'elle comporte certains discours et une plaidoirie. Elle témoigne aussi de certains Statuts de la province du Canada, sous forme d'Actes réservés.

La collection nous renseigne également sur sa vie personnelle et ses activités sociales. Elle comporte de la correspondance, des invitations, une carte de visite et une image du château Papineau à Montebello.

Elle porte aussi sur ses affaires financières car on y trouve des reçus de cotisation relatifs à ses biens et propriétés, ainsi qu'un autre reçu pour l'enterrement d'un de ses fils.

La collection est divisée selon les séries suivantes :

  • C207/A : Écrits de Louis-Joseph Papineau
  • C207/B : Discours et plaidoirie de Louis-Joseph Papineau
  • C207/C : Documents juridiques
  • C207/D : Documents financiers
  • C207/E : Documents divers