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Collection Louis Riel (C209)

1866-1944. - 5 cm de documents textuels.

Histoire administrative - Notice biographique :

Louis « David » Riel naît le 22 octobre 1844 à Saint-Boniface, au Manitoba. Il est le fils de Louis Riel (décédé en 1864) et de Julie Lagimodière. Après des études au Collège de Montréal, puis un bref séjour aux États-Unis, Louis Riel arrive à Saint-Boniface au Manitoba et devient secrétaire du Comité national des Métis dans la colonie de la Rivière-Rouge et président du gouvernement provisoire en 1869. Le 11 octobre 1869, il prend la tête du groupe de Métis qui met fin aux activités d'une équipe d'arpenteurs qui empiétent sur des lots de rivière.

Riel sera l'un des acteurs principaux de l'entrée du Manitoba dans la Confédération canadiene. Élu à la Chambre des communes en 1874, il en est expulsé la même année et banni du pays. Réélu en 1875, il n'occupera pas son siège. Alexander Mackenzie, sur recommandation de Lord Dufferin, lui accorde l'amnistie pour les troubles de 1869-1870 et l'exécution de l'agitateur Thomas Scott en 1870. Mais la situation demeure volatile et Riel est banni du Canada pour cinq ans dans l'espoir de rétablir le calme. Cette période de tensions affecte Riel dont la santé devient précaire. Son état le conduit à l'asile de Longue-Pointe à Montréal en 1876, puis à l'asile de Beauport, près de Québec. À partir de 1879, on le retrouve au Montana. Il se marie à Marguerite Monet dit Bellehumeur, devient même citoyen américain et occupe un poste d'instituteur à la mission St. Peter.

Son retour au Manitoba en 1884 suscite la création d'un gouvernement provisoire des Métis et déclenche la rébellion du Nord-Ouest. C'est ainsi que malgré des efforts de négociation, le 26 mars 1885, la violence éclate à Batoche, au lac aux Canards et au lac La Grenouille. Dix jours après la bataille, les troupes du général Middleton, supérieures en nombre, arrivent à Winnipeg et se rendent à Batoche. Après une résistance de 4 jours à l'Anse-aux-Poissons, le 12 mai, les Métis sont défaits. Riel est capturé le 15 mai, puis transféré à Regina pour y être jugé. Le 6 juillet, Riel est accusé de haute trahison. Parmi tous les rebelles, Riel est le seul à recevoir ce chef d'accusation, une offense qui entraîne automatiquement la peine de mort. Le procès débute le 20 juillet. Riel plaide non coupable, mais est reconnu coupable le 1er août et condamné à mort. Malgré des appels de dernière minute et des pétitions issues du Québec, Louis Riel est exécuté par pendaison dans les quartiers de la Police à cheval du Nord-Ouest à Regina, le 16 novembre 1885.

(Source : Dictionnaire biographique du Canada)

Portée et contenu :

Cette collection porte sur la vie de Louis Riel, plus spécifiquement sur son implication dans l'insurrection de 1885 au Manitoba. On y trouve des écrits de Riel, comme un poème adressé à George-Étienne Cartier daté de 1866, une lettre à propos des « sang-mêlés francophones » et leur séparation de Rome, une lettre écrite au colonel Acheson Gosford Irvine de la Police à cheval du Nord-Ouest à propos de ses écrits et de sa mission divine, de même que ses dernières volontés concernant ses écrits et son enterrement. Ces deux dernières lettres ont été rédigées lors de son emprisonnement avant son exécution.

La collection contient aussi des lettres au sujet de Riel écrites par des tiers. Ainsi, on y trouve une lettre écrite au chef amérindien Big Bear par le major-général Frederick Dobson Middleton, commandant de la milice canadienne, annonçant la capture de Louis Riel et enjoignant Big Bear de se rendre avec ses prisonniers, faute de quoi ce dernier sera « repoussé dans les bois pour y mourir de faim ». Il y a également cinq lettres concernant le sort et le transfert de la dépouille de Riel après sa pendaison. Les lettres sont datées entre les 17 et 19 novembre et ont été échangées entre M. Chapleau (shérif des procès capitaux), le colonel Irvine et Edgar Dewdney (lieutenant-gouverneur des Territoires du Nord-Ouest).

La collection contient aussi un album réalisé par J. E. Walker comprenant des articles sur Riel et les rébellions de 1885, de même que quatre publications sur le même sujet. Deux d'entre elles datent de l'année de l'exécution de Riel, soit un mémorandum de sir Alexander Campbell et un texte publié dans La Presse intitulé « Louis Riel. Martyr du Nord-Ouest ». Les deux autres textes datent du 20e siècle. Il s'agit d'un recueil d'articles provenant du Prince Albert Daily Herald (1935) et d'un texte de Lionel Groulx daté de 1944.

Enfin, la collection contient une photographie imprimée de Riel à son procès, une page de notes dactylographiées de David Ross McCord au sujet de documents sur Riel et une lettre envoyée à M. McCord à propos du journal personnel de Riel.

La collection est divisée selon les séries suivantes :

  • C209/A : Écrits de Louis Riel
  • C209/B : Écrits de tiers concernant Louis Riel
  • C209/C : Documents imprimés concernant Louis Riel
  • C209/D : Notes et documents divers