m996x.2.512.1-2 | Boite à bonbons

 
La plus récente version du plugin Flash doit être installée
Get Flash Player
Creative Commons License
Boite à bonbons
1920-1950, 20e siècle
6 x 22.2 x 12.8 cm
m996x.2.512.1-2
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Boîte (43)
Sélectionner l'image (Votre sélection d'image est vide)

Commentaires des visiteurs

Ajouter un commentaire

Clefs pour l'histoire

Le passage du Canada à une société urbaine et industrielle au début au XIXe siècle élève la consommation au rang d'un indicateur économique de première importance. L'économiste américain Thorstein Veblen (1857-1929) avance que la « consommation ostentatoire ou de prestige » - le désir d'acheter des articles pour le plaisir ou pour le prestige social qu'ils procurent - est devenue le facteur déterminant d'une économie moderne. Créer des marques de produits et en faire la publicité sont les moyens privilégiés pour apprendre aux consommateurs à consommer. Les articles de luxe - ceux que l'on acquiert en plus des produits de première nécessité - n'étant consommés que quand les acheteurs en prennent la décision, la fidélisation des consommateurs doit être cultivée.

Prenons l'exemple des bonbons. En 1919, le Canada produit 245 861 kilos de bonbons. Les manufacturiers canadiens trouvent des manières innovatrices d'en promouvoir la vente. La famille Ganong de St. Stephen au Nouveau-Brunswick met au point la barre de confiserie emballée à la fin des années 1870 et construit une entreprise familiale qui offre au consommateur une collation sucrée et hygiénique. En 1913, Frank O'Connor (1885-1939) ouvre une confiserie rue Yonge, à Toronto, et donne à son produit la marque Laura Secord. Il présente ses confiseries comme des bonbons « faits maison comme dans le bon vieux temps » et donne à ses fabriques de chocolat le nom d'« ateliers ». Les premières agences de publicité comme McKim Advertising à Montréal aide les hommes d'affaires à convaincre le consommateur de la réputation d'un produit.

  • Quoi

    En 1920, les bonbons Laura Secord étaient fabriqués dans des « ateliers » - ce nom visait à occulter le fait que ces chocolats étaient produits en série - à Toronto et à Montréal. Les magasins de détail, où le personnel portait d'impeccables uniformes blancs, distribuaient les bonbons partout au pays.

  • Les villes représentaient les principaux marchés pour la confiserie. En 1923, André Vachon et sa femme Rose-Anna Giroux commencent à produire de petits gâteaux près de Québec. Ils les vendent de porte en porte sous le nom de marque « Jos. Louis ».

  • Quand

    La formation de l'image de marque de Laura Secord coïncide avec la montée du nationalisme canadien pendant et après la Première Guerre mondiale. Les boîtes de chocolat sont décorées de dessins patriotiques de la guerre de 1812, au cours de laquelle Laura Secord avait prévenu les autorités britanniques de l'imminence d'une attaque des Américains qui seront vaincus par le général Brock à Queenston Heights.

  • Qui

    Anson McKim (1855-1917), pionnier de la publicité au Canada, a montré le lien entre la publicité dans les journaux et la consommation d'un produit ainsi que la fidélisation des consommateurs. En 1911, l'agence de publicité de McKim à Montréal compte 150 entreprises parmi sa clientèle et ouvre bientôt des bureaux à Boston, New York et Londres. En 1915, McKim contribue à la formation de la Canadian Association of Advertising Agencies.