OA-S45043339 | Un volontaire autochtone avec ses parents

 
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Photographie
Un volontaire autochtone avec ses parents
1914-1918, 20e siècle
OA-S45043339
Cet artefact appartient à : © Archives publiques de l'Ontario
Description
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Clefs pour l'histoire

En 1914, personne ne prétend que les Autochtones sont des citoyens égaux aux autres habitants du Canada ni même qu'ils constituent des Premières nations dont les revendications particulières sont légitimes. Néanmoins, les exploits militaires des guerriers autochtones en font des recrues très recherchées. Les chefs autochtones ont à cet égard des sentiments mitigés. Selon eux, les nations autochtones sont de par leurs traités des alliés du roi britannique. Si ce dernier souhaite obtenir leur appui dans sa guerre contre l'Allemagne, il devrait le leur demander directement et non passer par l'intermédiaire d'un agent des Indiens qui se donne de l'importance et qui ne fait que causer de l'interférence. Au début, Ottawa hésite à perturber la vie dans les réserves où ils espèrent faire des Autochtones des agriculteurs paisibles et productifs, mais le recrutement pour le CEC prend bientôt le dessus sur tout le reste. Tout en se demandant si les Allemands accorderont aux prisonniers autochtones la protection des conventions de La Haye, les autorités ne se laissent pas arrêter par ces appréhensions et ils encouragent l'enrôlement volontaire. Peut-on penser à une meilleure publicité pour l'Empire et pour la politique canadienne à l'endroit des Autochtones que l'enrôlement d'habiles éclaireurs et tireurs d'élite autochtones qui terrorisent l'ennemi allemand?

Le surintendant général des Affaires indiennes, le poète Duncan Campbell Scott, exhorte ses agents responsables à promouvoir un esprit patriotique au sein des populations autochtones et il consigne toute information probante dans ses rapports annuels. Il est facile d'attirer les jeunes Autochtones, confrontés à la pauvreté et au profond ennui qui règnent dans les réserves. La mort du descendant de Joseph Brant, un officier du CEC à Ypres en 1915, persuadera les six nations iroquoises de boycotter l'effort de guerre, mais cette règle sera difficile à faire respecter. Sur certaines réserves, la désapprobation des aînés et des familles freine les hommes, mais des milliers d'Autochtones s'enrôleront tout de même. À l'instar d'autres Canadiens, ils sont rétifs à la discipline, notamment au refus par l'armée des objets en peau de daim, des amulettes et des breloques et à l'importance que les militaires attachent à l'uniforme et à l'ordre. Conformément aux stéréotypes, les soldats autochtones excellent aux avant-postes et comme tireurs d'élite, des fonctions où la supervision est à son minimum. Frank Pegahmabow attribue ses trois Médailles militaires et ses 368 victimes allemandes à la trousse médicinale qu'il a réussi à transporter avec lui durant toute la guerre.

  • Quoi

    Comme les autres parents, les aînés autochtones sont partagés entre la fierté qu'ils éprouvent à l'égard du choix viril de leur fils et leur propre inquiétude à l'idée de perdre leur enfant pour toujours. Le jeune homme sait qu'il partira pour un monde inconnu où ses ennemis ne se limiteront pas aux Allemands.

  • La photographie ne fournit aucun détail sur le nom de ses sujets ni sur le lieu où ils se trouvent.

  • Quand

    La photographie ne donne aucune indication de date.

  • Qui

    Ce soldat autochtone inconnu se tient avec ses parents âgés à l'extérieur de la maison de l'agent des Indiens, sur sa réserve du nord de l'Ontario.