N-0000.187.3 | Officiers commandant les volontaires montréalais, Qc, 1860

 
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Photographie
Officiers commandant les volontaires montréalais, Qc, 1860
William Notman (1826-1891)
1859, 19e siècle
Gélatine argentique
27.9 x 35.6 cm
N-0000.187.3
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  masculin (26640) , Photographie (77678) , portrait (53879)
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Clefs pour l'histoire

La milice volontaire, dont on voit ici les officiers, était une institution importante, surtout dans la communauté anglo-saxonne de Montréal. Dotés de ce que les historiens qualifient de « mentalité de garnison », les Montréalais anglophones attachent une importance particulière non seulement à leurs institutions, mais aussi à leurs armes, à leurs uniformes, à la solidarité ethnique et aux alliances avec les forces britanniques régulières. Souvent enrôlés dans la cavalerie et dirigés par des commerçants ou des propriétaires fonciers, les volontaires, qui sont particulièrement sévères à l'endroit de l'agitation locale causée par les Canadiens-Français ou les Irlandais, servent de force armée dans les élections ainsi que dans les différends ethniques ou les conflits de travail.

Source : circuit web '1837-1838 : Les lendemains' de Brian J. Young, Université McGill (Voir sous l'onglet Liens)

  • Quoi

    Le service dans la milice, surtout dans la cavalerie, est une tradition au sein de l'élite canadienne. Les uniformes, les parades et les drills renforcent la stratification sociale. Lors de crises comme les rébellions, la milice sert de force supplétive pour les troupes britanniques régulières.

  • Des unités de volontaires sont formées à la grandeur de la colonie, mais elles prennent une importance accrue à Montréal, où on fait appel à elles pour les émeutes et les élections, c'est-à-dire pour disperser les manifestants ou pour tenir les candidats de l'opposition à distance des bureaux de vote. On les emploie aussi pour casser les grèves le long du canal Lachine durant les années 1840.

  • Quand

    En temps de crise, comme en 1837, les patrouilles de cavalerie volontaires, qui comptent un officier et neuf hommes, parcourent Montréal de minuit à 5 h du matin. Au besoin, elles font appel aux unités d'artillerie volontaires munies de canons.

  • Qui

    En Nouvelle-France comme en Amérique du Nord britannique, les citoyens locaux avaient la responsabilité de servir dans la milice. Les citoyens les plus éminents occupent les postes d'officiers tandis que les fermiers et les ouvriers sont simples soldats. Durant la période des rébellions, la milice jouera un rôle particulièrement important.