MP-1987.34.7 | Le Canada, pays de l'avenir, affiche, Ont., 1910

 
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Affiche
Le Canada, pays de l'avenir, affiche, Ont., 1910
Essex County Chronicle
1910, 19e siècle
22 x 14 cm
MP-1987.34.7
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Affiche (20) , Art (2774)
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Clefs pour l'histoire

Durant la première décennie du XXe siècle, le Canada investit énormément pour relier l'Ouest aux ports maritimes de l'Est. Trois chemins de fer transcontinentaux traversent les paysages déserts de l'Ontario et franchissent les Rocheuses sur des voies distinctes. L'agriculture génère la majeure partie des exportations canadiennes et les trains de transport de marchandises doivent rembourser leurs investisseurs. Si le pays a besoin de cultivateurs expérimentés, les habitants d'origine britannique tiennent à préserver leur identité qui, selon certains, est menacée par l'afflux d'immigrants de l'Europe de l'Est. À vrai dire, la plupart des Canadiens montrent une préférence pour les gens qui leur ressemblent, en particulier les nouveaux-venus originaires de l'Angleterre. Les autres immigrants européens sont tolérés, mais peu de Français sont disposés à quitter leur douce France pour le grand froid canadien. L'Angleterre offrant une perspective beaucoup plus prometteuse, le gouvernement paie des conférenciers pour faire la tournée des villages de campagne afin de recruter des fils de fermiers insatisfaits de la vie qui les attend dans les « vieux pays ». La stratégie fonctionne. C'est par dizaines de milliers qu'ils plient bagage et s'embarquent à destination du Canada.

Toutefois, la prospérité promise n'est pas au rendez-vous, même en 1910. En 1912, le Canada est en proie à une crise économique qui durera jusqu'en 1915. La sécheresse et d'autres misères affligent les cultivateurs des Prairies. En 1914, une grande partie de la récolte de blé est perdue. Le Canada est devenu synonyme de pauvreté et d'amère désillusion. Lorsque la guerre éclate, l'enrôlement offre la promesse d'un emploi et d'un voyage gratuit en Angleterre, la mère patrie. À cela s'ajoute le sentiment d'accomplir son devoir patriotique. Sept soldats sur dix du premier contingent sont britanniques de naissance; beaucoup d'entre eux ont immigré récemment. Même à la fin de la guerre, la moitié des membres du CEC sont de souche britannique, contre 15 % des forces impériales australiennes.

  • Quoi

    Ce dépliant a été distribué dans le petit village anglais de Writtle dans le cadre d'une campagne systématique visant à attirer des immigrants agricoles au Canada.

  • Writtle, dans l'Essex, est un petit village rural de l'est de l'Angleterre, non loin de Londres, où les agents d'immigration comptent attirer des fils de fermiers en leur faisant miroiter la perspective de posséder des terres au Canada. Une proportion plus importante d'immigrants britanniques proviennent des villes et des municipalités, apportant avec eux des compétences urbaines également rares au Canada.

  • Quand

    Cette conférence, à la fin de 1910, coïncide avec la fin de l'ère de prospérité des années Laurier; le cycle économique ralentit, l'inflation inquiète les investisseurs et les conflits en Europe semblent vouloir précipiter le continent dans la guerre.

  • Qui

    H. C. Lee est l'un des nombreux conférenciers rémunérés. Dans ce cas, il est engagé par le chemin de fer Canadien du Nord, l'une de deux nouvelles lignes ferroviaires transcontinentales qui tentent de concurrencer le Canadien Pacifique, qui traverse les Prairies de Toronto à Prince Rupert.