MP-1985.31.181 | Femmes empesant des cols et des poignets, M. T. S., QC, vers 1901

 
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Photographie
Femmes empesant des cols et des poignets, M. T. S., QC, vers 1901
N. M. Hinshelwood
Vers 1901, 19e siècle ou 20e siècle
Plaque sèche à la gélatine
16 x 21 cm
Don d'un donateur anonyme
MP-1985.31.181
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  amidonnage (3) , féminine (37) , intérieure (7) , occupation (332) , Occupation (1110) , ouvrière (4) , Photographie (77678) , service (3) , textile (3) , textitle (3) , travail (392)
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Clefs pour l'histoire

Quatre femmes au travail sont représentées sur cette photographie. Elles s'affairent à l'amidonnage des collets et des manchettes de chemises, c'est-à-dire à imprégner le tissu d'amidon pour le raidir.

En 1901, 12,8 % des Québécoises de dix ans et plus ont un emploi rémunéré, notamment comme ouvrière, mais aussi comme domestique ou institutrice. Dans les familles urbaines les plus modestes, le revenu du père est parfois insuffisant. Entre 1890 et 1920, le salaire de la majorité des ouvriers permet à peine de couvrir les frais de subsistance. Aussi, des enfants et des jeunes filles sont forcés de travailler afin d'aider leurs parents financièrement. Parfois, mais cela est plus rare, des femmes mariées doivent aussi trouver un travail rémunéré.

Selon A.H. Simms, un fabricant de chemises et collerettes interrogé en 1888 lors de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail, son secteur industriel emploie un grand nombre de personnes, essentiellement de sexe féminin. Chez lui, comme dans bien des manufactures de ce type, les employés sont payés à la pièce. M. Simms n'est pas en faveur de l'uniformisation des salaires des employés : « Je crois aux salaires donnés en fonction de ce que les travailleurs peuvent gagner, et c'est pour cela que nous les payons à la pièce. »

  • Quoi

    Cette photographie a été prise grâce à la technique de prise de vue sur plaque sèche, mise au point en 1878. Cette technique a permis la fabrication d'appareils photographiques portatifs et le développement de l'industrie de la photographie.

  • Les entreprises de confection de vêtements confient fréquemment du travail à la pièce à des gens travaillant à l'extérieur de la manufacture. Ce type de travail, qui exploite généralement les travailleurs, majoritairement des femmes, est appelé sweating system .

  • Quand

    Aux yeux des entrepreneurs qui payent leurs employés à la pièce, la valeur du travail de tous les employés n'est pas comparable. Comme le mentionne le fabricant de chemises et de collerettes A.H. Simms, interrogé en 1888 lors de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail : « [Sur] une demi-douzaine d'apprenties, deux ou trois filles deviendront en trois mois de très bonnes travailleuses pouvant gagner plus que d'autres employées qui sont là depuis trois ou quatre ans. »

  • Qui

    À Montréal, au cours des années 1901 à 1929, le tiers des travailleuses est employé dans le domaine des services, en tant que domestiques notamment. Un second tiers travaille dans des secteurs variés, alors que le troisième tiers est constitué d'ouvrières de manufactures.