MP-1983.15.2 | Intérieur d'une centrale télégraphique, Winnipeg (?), Man., vers 1920

 
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Photographie
Intérieur d'une centrale télégraphique, Winnipeg (?), Man., vers 1920
Anonyme - Anonymous
Vers 1920, 20e siècle
Gélatine argentique
20 x 25 cm
Don du Dr. John Crawford
MP-1983.15.2
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Communication (8) , Photographie (77678)
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Clefs pour l'histoire

Le télégraphe est l'autoroute de l'information du XIXe siècle. Inventé par l'Américain Samuel Morse dans les années 1830, ce moyen de communication se répand dans toute l'Amérique du Nord en même temps que le système ferroviaire. Le chemin de fer transporte les marchandises et les voyageurs, alors que le télégraphe fait circuler l'information. Le télégraphe a contribué à ce que l'historien américain des affaires Alfred Chandler a appelé la « construction de systèmes ». Il ne permet pas seulement de transmettre l'information presque simultanément malgré la distance, mais lance une véritable révolution dans les entreprises. Les compagnies de télégraphe misent sur la formation des employés, des marches à suivre normalisées et des modes d'exploitation hautement centralisés. Elles font aussi la promotion de la grande entreprise - ces compagnies de télégraphe « unifiées » qui s'étendent à l'ensemble du continent.

La première compagnie de télégraphe canadienne naît en 1846, mais l'achèvement du chemin de fer transcontinental en 1885 incite à créer des liaisons d'un océan à l'autre. À l'est comme à l'ouest, l'installation en mer de câbles sous-marins, d'abord à Heart's Content, à Terre-Neuve, en 1866, donne au Canada un moyen de communication ayant une portée mondiale. En 1886, un message est envoyé de Westminster en Colombie-Britannique à Canso en Nouvelle-Écosse, puis acheminé vers l'Angleterre en quelques minutes. En 1919, les Canadiens ont déjà reçu et envoyé 15,1 millions de câbles et de télégrammes. L'émergence de grandes entreprises comme la Compagnie de télégraphe du Canadien Pacifique incite le gouvernement fédéral à réglementer cette industrie. En 1912, la Commission des chemins de fer stipule que la transmission et le contenu des télégrammes doivent relever de compagnies distinctes.

  • Quoi

    Le développement social et économique du Canada dans ces années dépend d'une transmission rapide et sûre de l'information. Toutes sortes de nouvelles, allant des prix du blé au nombre de soldats morts à la guerre font l'objet de télégrammes.

  • Les bureaux de télégraphe, généralement situés près des gares, sont nombreux au pays. Leur présence donne aux Canadiens l'impression d'être reliés au reste du pays. Le téléphone - il y en a 779 000 en 1919 - avive ce sentiment de proximité national.

  • Quand

    Le bureau de télégraphe est une merveille de la technologie à l'époque. Des opérateurs spécialisés envoient et reçoivent les messages que des coursiers livrent ensuite à pied ou à vélo. On met au point un téléscripteur automatisé permettant de télégraphier de l'information financière sur une bande de papier. C'est à partir de ces services de câbles que les nouvelles se répandent.

  • Qui

    Par la nature de leur entreprise, les propriétaires de compagnies de télégraphe acquièrent une vision attrayante des occasions d'affaires au Canada. Plusieurs d'entre eux se dirigeront vers d'autres formes d'entrepreneurship. Le Montréalais Charles R. Hosmer (1851-1927), après avoir été président de la Compagnie de télégraphe du CP, devient millionnaire en faisant fortune dans les minoteries, les mines, les textiles, les pâtes et papiers et la banque.