MP-0000.864.9 | Mère Veuve Gamelin, vers 1890

 
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Photographie
Mère Veuve Gamelin, vers 1890
Anonyme - Anonymous
Vers 1890, 19e siècle
Papier albuminé
9 x 7 cm
Don de Mr. Stanley G. Triggs
MP-0000.864.9
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Art (2774) , Photographie (77678) , photographie peinte (212)
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Clefs pour l'histoire

Émilie Gamelin (1800-1851), née Tavernier, consacre sa vie à aider les démunis de Montréal à une époque où la mort et la pauvreté sont omniprésentes. Les incendies, la maladie et les épidémies, notamment dues aux piètres conditions d'hygiène, frappent de nombreuses familles et laissent dans le besoin d'innombrables malheureux, notamment des orphelins et des veuves.

Émilie Gamelin, elle aussi, pleure la mort prématurée de nombreux êtres chers : ses parents, neuf frères et soeurs, son mari et ses trois enfants. Après la mort de son époux, elle investit temps et argent afin de venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin. Elle agit au sein de différentes organisations charitables avant d'ouvrir elle-même un refuge à Montréal pour les femmes seules, âgées et malades : dirigé par elle, l'Asile de la Providence est construit en 1842, à Montréal.

L'évêque de Montréal, Mgr Ignace Bourget (1799-1885), souhaite que les Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul, des religieuses de France, viennent à Montréal pour prendre en charge l'oeuvre de Mme Gamelin. Essuyant un refus, Mgr Bourget décide de fonder un ordre religieux qui assurera le fonctionnement de l'Asile de la Providence. Émilie prend alors le voile et devient la première mère supérieure de la communauté des soeurs de la Charité de la Providence. L'ordre religieux poursuit le travail entamé par Émilie, en oeuvrant auprès des vieux, des orphelins, des victimes d'épidémies et des chômeurs, et ouvre notamment des refuges, des hospices et des couvents.

  • Quoi

    Une couche de peinture à l'aquarelle a été appliquée sur cette photographie. Le visage d'Émilie Gamelin est la seule partie de la photographie n'ayant pas été retouchée au pinceau. Pour donner couleur et réalisme à certaines photographies, ce type de procédé est employé à l'époque dans les studios de photographies.

  • Avec les soeurs de la Charité de la Providence, Émilie Gamelin met sur pied de nombreuses institutions à Montréal telles que l'hospice Saint-Joseph, un refuge pour les vieux prêtres infirmes, un bureau d'emploi et d'aide aux chômeurs, l'hospice Saint-Jérôme-Émilien pour les enfants d'immigrants irlandais morts du typhus, un établissement d'isolement pour les victimes du choléra et une institution pour les sourds-muets.

  • Quand

    Au 19e siècle, la pauvreté touche près de la moitié de la population au pays. À l'époque, une personne peut être considérée comme pauvre lorsqu'elle n'est pas en mesure de se loger, de se nourrir, de se vêtir ou de se chauffer décemment.

  • Qui

    Orpheline à 14 ans, Émilie Gamelin perd neuf de ses 15 frères et soeurs avant qu'ils n'aient atteint l'âge adulte. Une fois mariée, elle perd ses trois enfants en bas âge et son mari Jean-Baptiste, après seulement cinq ans de vie commune. Émilie, quant à elle, meurt du choléra, en 1851.