MP-0000.25.913 | Tracteur tirant des grumes, Sask., vers 1915

 
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Photographie, diapositive sur verre
Tracteur tirant des grumes, Sask., vers 1915
Anonyme - Anonymous
Vers 1915, 20e siècle
Plaque sèche à la gélatine
8 x 10 cm
Don de Mr. Stanley G. Triggs
MP-0000.25.913
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  bois (429) , forestière (124) , hiver (73) , Industrie (1055) , Photographie (77678) , tracteur (9) , traîneau (17)
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Clefs pour l'histoire

La capacité déterminante du Canada à exporter des matières premières a longtemps reposé sur la force musculaire : des hommes avec leurs cognées dans les forêts et de robustes chevaux dans les champs. Désormais, des moteurs à combustion interne facilitent le travail et stimulent la productivité et les exportations. À la campagne, on voit de plus en plus de tracteurs mus par un moteur à essence ou au kérosène et portant des noms tels que Fordson, Waterloo Boys et Bates Steel Mule. Dans les années 1910, un tracteur se vend entre 800 $ et 1 200 $, soit environ le prix de cinq à sept chevaux de trait. Cependant, le tracteur n'accomplit que le travail de quatre chevaux et ne se nourrit pas d'avoine cultivée sur place. Par conséquent, l'usage du tracteur se répand lentement. En 1921, il en a 47 455 au Canada, dont 38 485 dans les Prairies. La mécanisation pave la voie à l'« agro-industrie ».

Le moteur à combustion interne fait rapidement son apparition dans les forêts et le long des quais. Les tracteurs et les tracteurs à chenilles remplacent les chevaux pour le halage des grumes hors de la forêt ; des tronçonneuses au pétrole commencent à remplacer les haches et les scies. Déjà, quelques bateaux de pêche sont munis de moteurs hors-bord.

  • Quoi

    La mécanisation s'étend bien au-delà de la simple énergie motrice. Les fabricants canadiens de machinerie, comme Massey-Ferguson en Ontario, proposent aux agriculteurs des moissonneuses-batteuses et des lieuses alimentées en énergie par le tracteur qui les tire. L'acier trempé rend ces instruments plus résistants et plus durables.

  • La mécanisation est un phénomène d'envergure nationale, mais elle est plus apparente dans les Prairies : des exploitations plus grandes, des dettes plus lourdes et une accentuation du recours à la monoculture sont, dans bien des cas, les effets les plus directs de l'avènement du tracteur.

  • Quand

    Grâce à la mécanisation, qui s'étend de la machinerie des élévateurs à grain aux déchiqueteuses de bois des usines de pâte à papier, le Canada se hisse entre 1896 et 1919 au rang des grands producteurs mondiaux de produits agricoles et de pâtes et papiers.

  • Qui

    La demande en outillage mécanique stimule la croissance de la grande industrie dans le Canada central. La compagnie ontarienne Massey-Harris, créée en 1871 à la suite d'une fusion, est à la fine pointe de la conception de machinerie agricole et de tracteurs. Ses produits sont exportés dans tout l'Empire britannique.