MP-0000.25.532 | Autochtones des plaines, vers 1900

 
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Photographie, diapositive sur verre
Autochtones des plaines, vers 1900
Anonyme - Anonymous
Vers 1900, 19e siècle ou 20e siècle
Plaque sèche à la gélatine
8 x 8 cm
Don de Mr. Stanley G. Triggs
MP-0000.25.532
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Autochtone (375) , Ethnologie (606) , Photographie (77678)
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Clefs pour l'histoire

L'indépendance, la force et les connaissances que possédaient les femmes autochtones ont inspiré tantôt de l'horreur et tantôt de l'admiration aux premiers colons européens. Même si les femmes des premières nations vivant entre l'Atlantique et le Pacifique n'avaient pas toutes les mêmes conditions de vie, elle jouissaient d'une autonomie sociale et politique beaucoup plus grande que les Européennes. Les femmes autochtones ont également joué un rôle central dans l'acclimatation des colons européens. Dans les Prairies et en Colombie-Britannique, où les Blancs étaient encore minoritaires, les femmes autochtones leur procuraient nourriture et abri, agissaient à titre d'interprètes et, dans bien des cas, vivaient avec des Blancs et portaient leurs enfants.

Mais après 1867, on s'est mis à considérer les peuples autochtones moins comme des amis et des alliées que comme des obstacles au « progrès ». Le gouvernement fédéral et les missionnaires chrétiens se sont alors entendus pour dire que la solution au « problème indien » était l'assimilation. Pour les femmes, cela signifiait la perte de leur poids politique et l'apprentissage de la soumission aux hommes, en particulier à leur mari. Dans les pensionnats chrétiens, on forçait les jeunes filles à se conformer à la conception européenne de chasteté féminine, qui n'existait pas dans leurs propres traditions culturelles. Des agents autochtones locaux mandatés par le gouvernement afin de superviser la vie dans les réserves exerçaient également ce type de pressions assimilatrices.

Le stéréotype de la « squaw » est l'un des nombreux héritages de cette période. À l'époque, des écrivains, des journalistes et des politiciens qualifiaient fréquemment les hommes autochtones de paresseux et les femmes autochtones de sexuellement immorales. Or, l'histoire a démontré que la création de ces stéréotypes a rendu les Canadiens de race blanche mieux à même de croire qu'en colonisant les Prairies et en confiant les autochtones au gouvernement et aux missionnaires, ils les sauvaient d'eux-mêmes.

Source : circuit web 'À l'ombre de Lui' de Elise Chenier, Université McGill (Voir sous l'onglet Liens)

  • Quoi

    Cette photographie a été réalisée dans les Prairies canadiennes.

  • L'endroit précis ainsi que le nom du photographe sont inconnus.

  • Quand

    Cette photographie a été prise vers le tournant du siècle.

  • Qui

    À la fin des années 1800, les peuples autochtones des Prairies vivaient dans une pauvreté extrême, souvent contraints de passer de longues périodes sans nourriture. Cette situation pénible était attribuable à l'extinction du bison, à la fréquence des périodes de sécheresse et au non-respect, par le gouvernement fédéral, de sa promesse d'assurer l'approvisionnement en nourriture.