MP-0000.2082.6 | Femmes au travail, International Manufacturing Co., Montréal, QC, 1914-1918

 
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Photographie
Femmes au travail, International Manufacturing Co., Montréal, QC, 1914-1918
Black & Bennett
1914-1918, 20e siècle
Gélatine argentique
17 x 24 cm
De Anglin-Norcross Limited
MP-0000.2082.6
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Architecture (8647) , industrielle (826) , Photographie (77678)
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Clefs pour l'histoire

À la fin de 1918, plus d'un million de Canadiens, principalement des hommes, portent l'uniforme militaire, ce qui constitue une réalisation stupéfiante pour une nation de 8,1 millions d'habitants. Pour chaque soldat, cependant, on compte un ouvrier de moins dans les usines. En 1915, la demande en main-d'oeuvre de l'économie de guerre oblige les employeurs à recruter des femmes pour les emplois traditionnellement occupés par des hommes. Les femmes prennent rapidement la place des hommes dans les emplois de bureau et dans les banques, et assurent la relève dans d'autres emplois de services tels que la conduite des tramways. Puis on les fait entrer à l'usine. En 1917, plus de 35 000 femmes travaillent dans les usines de munitions du Canada central.

Dans ces usines, le salaire est beaucoup plus élevé que le salaire moyen du secteur manufacturier, mais les femmes ne gagnent qu'entre 50 % et 83 % de ce que reçoivent les hommes pour le même travail. Les heures sont longues : 13 à 14 heures par jour. Les femmes représentent l'armée de réserve de la main-d'oeuvre qui regagnera ses foyers une fois la guerre terminée.

  • Quoi

    Les femmes sont généralement employées à des travaux manuels exigeant vitesse et dextérité tels que la pose des mèches dans les obus ou celle des amorces dans les cartouches.

  • Dans les provinces de l'Ouest, les femmes prennent la relève dans les travaux agricoles, alors que la majeure partie de l'emploi féminin dans l'industrie de guerre se trouve dans le Canada central. La plupart de ces travailleuses sont de jeunes célibataires. En Ontario, le YWCA (Young Women's Christian Association) s'organise pour chaperonner les « filles » qui travaillent dans les usines en ouvrant des cantines et des résidences à leur usage.

  • Quand

    L'arrivée des femmes dans des emplois liés à l'effort de guerre et jusqu'alors occupés par des hommes coïncide avec la première vague du féminisme, le mouvement des femmes hors de la sphère domestique et dans le monde du travail industriel. Si les femmes sont capables de fabriquer des munitions, elles doivent aussi être capables de voter. L'Ontario sera la cinquième province à accorder ce droit aux femmes, en 1917.

  • Qui

    De nombreuses Canadiennes participent à l'économie informelle de ce temps de guerre, dans des organismes comme la Croix-Rouge et le War Council of Women : elles tricotent des vêtements et préparent des bandages et des colis de nourriture pour les « gars du front ». Un petit nombre de Canadiennes ont porté l'uniforme à titre d'infirmières et d'ambulancières.