MP-0000.158.59 | Scène de rue, Winnipeg, Man., vers 1919

 
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Photographie, diapositive sur verre
Scène de rue, Winnipeg, Man., vers 1919
Anonyme - Anonymous
1919, 20e siècle
Plaque sèche à la gélatine
8 x 10 cm
Don de Mr. Stanley G. Triggs
MP-0000.158.59
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Manitoba (9) , Paysage urbain (412) , Photographie (77678) , routier (28) , scène de rue (1738) , Scène urbaine (3948) , Winnipeg (7)
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Description

"Winnipeg Scène de rue : De Fort Garry , avec une population de 215 habitants en 1871, à sa position actuelle de troisième plus grande ville au Canada (population 285 000), Winnipeg a connu une ascension fulgurante. Assurant le commerce d'une vaste région vers le nord, l'est et l'ouest, la ville présente une belle architecture, et l'on y trouve de nombreux parcs, des hôpitaux, de grandes minoteries, des élévateurs à grain, d'énormes abattoirs, les plus grands parcs de stockage au Canada et plusieurs beaux édifices publics, dont celui du Parlement provincial. Les immenses gares de triage du Canadien Pacifique, avec 314 milles de rails, témoignent de l'ampleur des activités commerciales de la ville, dont le grain constitue le pivot. Dans un rayon de 100 milles, le secteur manufacturier de la ville est suffisamment solide pour approvisionner une population de plus de 1 500 000 habitants et pour fournir des produits d'une valeur atteignant près de 80 millions de dollars chaque année."

Extrait de "ACROSS CANADA BY C. P. R.", Section 4--The Prairie Provinces; livret, McGill University Illustrated Lectures, 1928.

Clefs pour l'histoire

La guerre provoque une montée en flèche des prix de presque tous les biens de consommation. Les travailleurs canadiens joignent les rangs des syndicats en nombre jamais égalé pour tenter de corriger la situation en obtenant des augmentations de salaires. Considérant que la guerre est aussi l'occasion de mettre un frein aux pires abus du système économique, ils demandent la reconnaissance syndicale et de meilleures conditions de travail. Toutefois, le gouvernement fédéral et les employeurs du secteur privé ignorent ces revendications. Les dirigeants du mouvement ouvrier ne sont même pas invités à siéger au sein des organismes fédéraux de régie de l'effort de guerre, contrairement à leurs confrères britanniques et français. La frustration des ouvriers augmente alors, l'activité syndicale devient plus fébrile et, en 1918, les grèves se répandent comme une traînée de poudre. En 1919, les ouvriers syndiqués canadiens sont bien décidés à obtenir des gains appréciables. À Winnipeg, les ouvriers ont recours à la grève générale pour se faire entendre.

  • Quoi

    En 1919, Winnipeg, métropole des Prairies, a une allure très moderne avec ses grandes artères pavées, bordées d'automobiles et d'édifices en hauteur.

  • La ville est aussi reconnue comme le foyer de la plus importante concentration de syndicats à l'ouest de l'Ontario. En compensation des sacrifices consentis lors de la guerre, les syndicats revendiquent de meilleurs salaires et la reconnaissance syndicale.

  • Quand

    Le 15 mai 1919, lorsque les négociations sont rompues entre le patronat et les syndicats de la construction et de la métallurgie, le Conseil des métiers et du travail de Winnipeg appelle à la grève générale.

  • Qui

    Dans les heures qui suivent, 30 000 ouvriers cessent le travail. Un comité de grévistes organise des services essentiels, ce qui alarme la classe moyenne de Winnipeg et le gouvernement fédéral, qui redoutent un dérapage à la bolchevique. La grève se termine le 25 juin, après l'arrestation de dix dirigeants et une répression armée assurée par la police montée.