MP-0000.1533 | Modes parisiennes, coupure du « Montréal Daily Star », 1935

 
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Estampe
Modes parisiennes, coupure du « Montréal Daily Star », 1935
Anonyme - Anonymous
1935, 20e siècle
Encre sur papier - Demi-ton
20 x 25 cm
MP-0000.1533
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Estampe (6570) , féminin (18977) , portrait (53879)
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Clefs pour l'histoire

Ce reportage photo du Montreal Star fait entrevoir une réalité que l'on oublie facilement : ce n'est pas tout le monde qui éprouve des difficultés financières pendant la Crise. En 1935, une famille au revenu annuel de 3 000 $ vit dans un certain confort. Près d'une famille canadienne sur 200 reçoit plus de 10 000 $ par année, une somme appréciable. Et une famille sur 2 000, majoritairement à Montréal et à Toronto, touche un revenu de 50 000 $ ou plus. Cette richesse permet de s'offrir de nombreux luxes, notamment les dernières nouveautés de la mode parisienne.

Pour les biens-nantis, la vie est belle. L'héritier d'une fortune amassée dans le commerce de détail se rappelle ainsi l'époque de la Crise : « Vous pouviez amener une jeune fille à un souper dansant à l'hôtel pour 10 $ et ce prix comprenait la bouteille et la chambre pour vous et vos amis. Je suis heureux d'avoir grandi à cette époque-là. C'était une belle période pour tout le monde. Les gens apprenaient alors ce que cela voulait dire de travailler. » (cité dans Horn)

Une employée de magasin aurait été heureuse de gagner 10 $ par semaine.

  • Quoi

    Les prix étaient bas par rapport aux normes actuelles. Une nouvelle Ford coûtait 600 $, une maison pourvue de quatre chambres, 6 000 $. On pouvait embaucher une bonne pour 8 $ par mois, gîte et couvert compris.

  • La mode parisienne est l'essence même du chic. Les Canadiens fortunés achètent des modèles originaux tandis que les autres achètent des imitations confectionnées par une main-d'oeuvre mal payée à Montréal et à Toronto.

  • Quand

    En 1935, lorsque paraît ce reportage photo, la reprise est déjà amorcée, mais le chômage reste élevé, et les conditions de vie des fermiers des Prairies sont toujours aussi mauvaises.

  • Qui

    Les hauts dirigeants, les professionnels prospères et les riches investisseurs gagnent plus de 10 000 $ par année. En 1932, les salaires des joueurs de hockey sont plafonnés à 7 500 $.