ME965.194.1-2 | Bottes

 
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Bottes
Anonyme - Anonymous
Arctique de l'Est
Inuit: Nunavimiut; Nunatsiavut
1930-1965, 20e siècle
22.4 x 12.4 x 29.5 cm
Don de Mrs. Arthur Schwartz
ME965.194.1-2
© Musée McCord
Description
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Clefs pour l'histoire

Les chaussures inuites répondent aux défis posés par le climat, les saisons, le terrain et la fonction avec un maximum d'efficacité, de confort et de durabilité. Les chasseurs possèdent habituellement trois paires de bottes d'été et deux paires de bottes d'hiver. L'entretien des chaussures a toujours été d'une importance capitale. Les chaussures fendues ou déchirées sont réparées sur-le-champ. On en conserve la forme et la souplesse en les mâchant, en les étirant et en les séchant très lentement à l'écart de toute source de chaleur. Le séchage des chaussures pendant deux à trois jours entre chaque utilisation permet d'éviter le pourrissement causé par la prolifération des bactéries à l'intérieur des bottes humides.

Comme c'est le cas pour toutes les bottes inuites, les semelles de ces kamiik recouvrent le dessous et les côtés du pied. Il n'y a aucune couture ni incision, ce qui rend les bottes imperméables à la neige et à l'eau. Elles sont ajustées aux contours du pied par de petits plis et des fronces à la pointe et au talon, et remontent pour recouvrir le bout du pied.

  • Quoi

    Ces bottes courtes sont en peau de phoque épilée et sont garnies d'un revers en fourrure de jeune phoque. Le cou-de-pied et la tige sont faits de peau non tannée, ce qui en améliore l'imperméabilité. La semelle a été cousue à la tige avec du fil de tendon, en utilisant le point d'étanchéité (ilujjiniq).

  • Selon le docteur en ethnologie Garth Taylor, les bottes pourraient provenir des Nunatsiavut (Inuits du Labrador), mais de façon générale, ceux-ci ne fabriquaient ni ne portaient de bottes courtes. On retrouve également des bottes imperméables munies d'un haut talon arrière comme c'est le cas ici dans les environs de Salluit et dans d'autres régions de l'Arctique de l'Est, comme l'a indiqué le docteur en anthropologie Asen Balikci.

  • Quand

    Il a été attesté que les couturières inuites de Terre-Neuve ont commencé à fabriquer des bottes semblables dès les années 1800 et qu'elles continuent encore aujourd'hui à les confectionner. Cette paire date probablement d'environ 1950.

  • Qui

    Selon le père Guy-Mary Rousselière, missionnaire oblat, si l'on en juge d'après leur taille inusitée par rapport aux chaussures inuites, ces bottes ont pu être fabriquées pour être offertes en cadeau à un non-Inuit. Le pied est très long, et la tige plutôt courte. Il est possible qu'elles aient été confectionnées pour le mari de la donatrice, le Dr Arthur Schwartz, qui les a acquises quelque temps avant 1965.