M996X.2.593.1-7 | Ceinture

 
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Ceinture
1886-1900, 19e siècle
7.3 x 78 cm
M996X.2.593.1-7
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Ceinture (104)
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Clefs pour l'histoire

Selon le « docteur » Sanden, sa ceinture est surtout destinée aux hommes qui, à la suite « d'erreurs et d'indiscrétions de jeunesse » ou « d'excès de l'âge mûr », souffrent de « perte de virilité », de « débilité des organes » ou encore, de diminution « de la force physique et nerveuse ». En général, les réclames de Sanden présentent le corps comme une pile qu'il faut constamment recharger.

Il recommande donc de porter la ceinture pendant le sommeil. Le « courant agréable » qui se répand « dans les parties affaiblies » redonne ainsi aux hommes la « virilité » et « la force au travail »; il développe « la force vitale des nerfs et des muscles »; « vivifie le courage et la confiance en soi »; « stimule la mémoire et tous les organes » et enfin, il rend « l'oeil plus brillant ». Autre avantage non négligeable, la ceinture permet de « guérir sans efforts ».

Ces représentations s'appuient sur une conception mécaniste du corps. D'un côté, l'électricité présentée comme une sorte de combustible, et de l'autre le corps qui possède toutes les caractéristiques d'une machine qui brûle de l'énergie : « L'électricité est comme l'huile qui adoucit le mécanisme fatigué du corps, et sans laquelle il n'y a pas de progrès », affirme le « docteur » Sanden.

References
D. Goulet, Le Commerce des maladies, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, coll. Edmond De Nevers, 1987, p. 32-36.

Traité élémentaire de matière médicale et guide pratique des soeurs de charité de l'Asile de la Providence, Montréal, Imprimerie de la Providence, 1890, p. 859; 863-864.

  • Quoi

    Ceinture électrique plus modeste fabriquée par la compagnie du « docteur » M. Sanden. De petites piles dans les poches de la ceinture assuraient la circulation du courant électrique.

  • Le « docteur » Sanden offre des consultations à son bureau situé au 132 rue Saint-Jacques à Montréal. Il fait plusieurs efforts pour étendre son marché en France mais sans grand succès, semble-t-il.

  • Quand

    L'offre de ces ceintures comme produit thérapeutique atteint son point culminant entre 1895 et 1910. Si l'on en croit les publicités, le « docteur » Sanden rencontrait ses clients tous les jours de la semaine, sauf le dimanche, de 9 h. à 18 h.

  • Qui

    À la fin du XIXe siècle, W.-D. Berry est l'âme dirigeante de la compagnie Sanden. La clientèle est surtout composée d'hommes de la classe moyenne à qui il offre un « suspensoir » pour revitaliser les parties affaiblies.