M996.11.22 | Bourassa en girouette

 
La plus récente version du plugin Flash doit être installée
Get Flash Player
Creative Commons License
Dessin, caricature
Bourassa en girouette
Aislin (alias Terry Mosher)
1991, 20e siècle
Encre sur papier
26.5 x 27.5 cm
Don de Mr. Terry Mosher
M996.11.22
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Caricature (19359) , dessin (18380) , Dessin (18637) , Parti libéral du Québec (243) , Partis politiques (800) , Politiciens (859) , politique (10929) , Politique (1624) , provincial (501) , Robert Bourassa (105)
Sélectionner l'image (Votre sélection d'image est vide)

Commentaires des visiteurs

Ajouter un commentaire

Clefs pour l'histoire

"Robert Bourassa fut l'une des figures politiques les plus intéressantes du Québec, voire du Canada, réussissant à se tirer de situations très complexes en faisant son apprentissage sur le tas. Au début des années 1970, le jeune premier ministre du Québec semblait afficher une certaine naïveté face aux polémiques et aux discours de l'époque. Battu à plates coutures par René Lévesque et le Parti québécois lors de l'élection historique de 1976, c'est un Bourassa beaucoup plus aguerri qui sera réélu premier ministre en 1985. Pendant les huit années suivantes, il a prêté une oreille attentive aux caprices et aux doléances de la population, changeant son fusil d'épaule chaque fois qu'il le jugeait nécessaire pour assurer la paix sociale. C'est pourquoi cette caricature le représente sous les traits d'une girouette. Parmi toutes les caricatures que j'ai réalisées de lui, c'est l'une de mes favorites."

Terry Mosher (alias Aislin)

  • Quoi

    Figure marquante du paysage politique québécois, Robert Bourassa (1933-1996) a cherché continuellement des compromis entre les différents points de vue s'exprimant dans la société québécoise. C'est le cas sur la question constitutionnelle tout comme dans le dossier linguistique. Alors que certains ont décrié les nombreux virages - ou même les contradictions - du politicien, d'autres ont plutôt vu chez lui une habileté à tirer parti des circonstances doublée d'une grande intuition politique.

  • Le Parti libéral de Robert Bourassa a dû naviguer entre des clientèles électorales polarisées. Alors que le Parti québécois reçoit presque tous ses appuis dans les circonscriptions francophones, le Parti libéral, lui, peut surtout compter sur l'appui des anglophones de l'Ouest de Montréal et sur le vote des citoyens allophones. En 1989, la montée du Parti égalité indique aux libéraux que l'électorat anglophone ne leur est pas inconditionnellement acquis.

  • Quand

    En mars 1991, le Parti libéral du Québec rend public le rapport Allaire qui propose une nouvelle plate-forme constitutionnelle. Cette nouvelle orientation quasi souverainiste constitue un revirement par rapport à l'approche traditionnelle des libéraux. Cette période de turbulence a pour point de départ l'échec de l'accord du lac Meech et la montée du mouvement souverainiste. À la fin du congrès libéral, toutefois, Robert Bourassa réaffirme ses convictions fédéralistes, ce qui a l'effet d'une douche froide sur les membres de son parti.

  • Qui

    Né en 1933, chef du Parti libéral à partir de 1970, Robert Bourassa dirige le gouvernement du Québec de 1970 à 1976, puis de 1985 à 1993.