M993X.5.1529.2 | Recherche de passagers clandestins

 
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Gravure sur bois
Recherche de passagers clandestins
Anonyme - Anonymous
1850, 19e siècle
Encre sur papier journal - Gravure sur bois
12.5 x 15.3 cm
M993X.5.1529.2
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Impression (4091) , Personne (1283)
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Clefs pour l'histoire

Cette illustration fut publiée dans une section du journal The Illustrated London News le 6 juillet 1850, à côté d'un article consacré à l'émigration en Grande-Bretagne. Cet extrait de l'article traite des gens qui s'embarquaient clandestinement sur les navires d'émigrants :

« La pratique qui consiste à embarquer clandestinement - ou à se cacher - à bord d'un navire jusqu'à la cueillette des tickets d'embarquement afin de profiter, par ce moyen frauduleux, d'une traversée gratuite de l'Atlantique serait très courante sur les navires quittant Londres et Liverpool à destination des États-Unis. Les « passagers clandestins » sont parfois amenés à bord cachés dans des caisses ou des coffres percés de trous pour éviter la suffocation. Parfois, ils sont dissimulés dans des barils, enterrés jusqu'au menton dans le sel, les biscuits ou autres provisions, au péril de leur vie. Parfois encore, ils prennent la chance de se cacher sur le navire, sous la literie, parmi le fouillis des bagages des autres passagers, et dans toutes sortes de coins et de recoins sombres entre les ponts. C'est pourquoi il est impératif de procéder à une fouille complète du navire avant que le remorqueur ne l'ait quitté afin de retourner au port et de remettre aux mains de la justice, pour être puni de la fraude commise, tout intrus y ayant été découvert, le cas échéant. En certaines occasions, on a découvert jusqu'à une douzaine de passagers clandestins à bord d'un seul navire; et il est même arrivé, quoique rarement, que des hommes, des femmes et de jeunes garçons aient été trouvés morts dans les barils ou les coffres dans lesquels ils s'étaient cachés, tout cela pour éviter d'avoir à débourser £3 ou £4 pour leur passage. Lorsque le navire est à une bonne distance, on ordonne la recherche de passagers clandestins. Tous les passagers sont convoqués sur la plage arrière, où ils sont détenus jusqu'à ce que le navire ait été fouillé de fond en comble.
(...) Certains capitaines se faisaient un devoir de faire preuve d'une grande sévérité, voire de cruauté, envers ces malheureux, les recouvrant parfois de goudron et de plumes, ou les obligeant à marcher sur les ponts durant les nuits froides vêtus uniquement de leur chemise. Mais ces actes inhumains n'auraient plus cours aujourd'hui. Puisqu'il y a toujours du sale boulot à faire sur un navire à vapeur, les passagers clandestins sont mis à contribution, et forcés de se rendre utiles, sinon aimables. On les oblige en fait à payer leur passage en travaillant, en leur réservant les tâches les plus ingrates. »

Extrait de l'article qui accompagne cette image, The Illustrated London News, July 6, 1850