M990.761.202 | Chien de la S. Q.

 
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Dessin, caricature
Chien de la S. Q.
Aislin (alias Terry Mosher)
1990, 20e siècle
28.5 x 26.5 cm
Don de Ms. Iona Monahan
M990.761.202
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Caricature (19359) , dessin (18380) , Dessin (18637) , politique (10929)
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Clefs pour l'histoire

"Les caricatures sont habituellement amusantes. Toutefois, il arrive à l'occasion qu'une image plus dure provoque la colère d'une personne au point où celle-ci prend la peine d'écrire une lettre de plainte au rédacteur en chef. Mais la réaction à cette caricature a dépassé les bornes. Durant la crise très médiatisée d'Oka en 1990, la Sûreté du Québec, le corps policier provincial du Québec, a commis beaucoup de bévues en essayant de contenir la montée de la violence. Non seulement a-t-on tiré sur des agents, mais l'un d'eux a également perdu la vie. Plusieurs de leurs voitures ont été saccagées puis utilisées par les Mohawks pour solidifier leur barricade. J'ai fait cette caricature d'un policier de la SQ sous les traits d'un chien-chaud - avec tout ce que cela implique - en y ajoutant l'inévitable insigne en forme de beigne. Cela a donné lieu à un étrange communiqué, envoyé par télécopieur des bureaux de la SQ au beau milieu de la nuit, accusant The Gazette de non seulement véhiculer ouvertement la propagande mohawk, mais également d'entretenir un préjugé contre la police parce que l'accord constitutionnel du lac Meech avait échoué ! Lorsque la nouvelle de l'incident s'est répandue, le corps policier a été vertement critiqué tant dans la presse francophone qu'anglophone, et ça m'a fait une bonne histoire à raconter pendant des mois !"

Terry Mosher (alias Aislin)

  • Quoi

    Ce qu'on a appelé la « crise d'Oka » culmine quelques jours après l'échec de l'accord du lac Meech, à l'été 1990. S'opposant à des projets d'aménagement du maire d'Oka sur des terres revendiquées par leur nation, des militants mohawks de Kanesatake ont érigé des barrages sur des routes menant à leur réserve. Le conflit se corse quand, par solidarité, des Mohawks de Kahnawake et d'Awkwesasne bloquent l'accès au pont Mercier. Le 11 juillet, la Sûreté du Québec tente un assaut contre les barricades, mais elle échoue. Un agent de la Sûreté, le caporal Marcel Lemay, est tué. Certains observateurs accusent la Sûreté du Québec d'avoir envenimé la situation et d'être à l'origine des événements qui ont causé la mort du policier. La caricature traduit cet état d'esprit à l'égard des forces policières.

  • Oka est une municipalité située au sud de Montréal. Elle borde la réserve de Kanesatake, l'un des trois territoires de la nation mohawk au Québec. Le pont Mercier, qu'empruntent chaque jour des milliers de banlieusards pour se rendre à leur travail, enjambe le fleuve Saint-Laurent à l'est de l'île.

  • Quand

    La crise d'Oka dure soixante-dix-huit jours entre juin et septembre 1990. Le premier ministre du Québec, Robert Bourassa, dira de cet été mouvementé : « C'est la crise la plus difficile de mes quinze années de pouvoir. »

  • Qui

    La Sûreté du Québec constitue le corps policier le plus important du Québec. Il agit de concert avec les autorités policières des villes du Québec. Dans les autres provinces canadiennes, seule la Gendarmerie Royale du Canada - également présente au Québec - exerce des fonctions équivalentes.