M990.761.105 | Voir le lac Meech et mourir

 
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Dessin, caricature
Voir le lac Meech et mourir
Aislin (alias Terry Mosher)
1990, 20e siècle
28 x 31 cm
Don de Ms. Iona Monahan
M990.761.105
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Accord du lac Meech (35) , Caricature (19359) , Commentaire (11) , Débat constitutionnel (80) , dessin (18380) , Dessin (18637) , Événements politiques au Québec ou au Canada (600) , politique (10929)
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Clefs pour l'histoire

"Pour faire changement, je n'utilise parfois que des mots dans une caricature, peut-être pour parodier ou pasticher le jargon du moment. En 1990, nous en avions tous assez d'entendre le mot « Meech » (à cause de l'échec de l'accord constitutionnel du lac Meech, concocté par Brian Mulroney). Il y avait alors dans l'air une expression très populaire, « Life's a bitch, then you die ! » (traduction libre : après ta chienne de vie, tu crèves), d'où cette caricature qui fut découpée dans de nombreux journaux et affichée au mur du bureau ou sur la porte du réfrigérateur, compliment suprême pour un caricaturiste."

Terry Mosher (alias Aislin)

  • Quoi

    Les caricatures publiées dans les journaux sont habituellement des dessins ou des photomontages retouchés au crayon qui font ressortir le côté grotesque ou négatif des faits d'actualité. Ici, Aislin emploie une méthode inhabituelle : c'est par un jeu de mots plutôt que par l'exagération des traits qu'il exprime, à la manière d'un humoriste, son ras-le-bol de la question constitutionnelle. Partant de l'expression Life's a bitch... (chienne de vie), il substitue au mot bitch le mot Meech, qui a une consonance semblable.

  • Situé dans l'Outaouais québécois, non loin de la capitale fédérale, le lac Meech est, à la fin du 19e et au début du 20e siècle, un lieu de villégiature très apprécié des familles de la bourgeoisie financière, qui y font construire de grandes maisons. C'est d'ailleurs là que se trouve l'une des résidences officielles du premier ministre du Canada. En raison de l'accord constitutionnel qui y a été conclu mais qui n'a jamais été entériné, le lac Meech est devenu le symbole de la complexité des rapports entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux au Canada.

  • Quand

    Conclu en 1987 par les premiers ministres des provinces canadiennes à l'instigation du premier ministre canadien, l'accord constitutionnel du lac Meech visait à amender la Constitution de 1982 et à reconnaître le statut distinct du Québec au sein du Canada. L'accord devait entrer en vigueur en 1990, une fois entériné par tous les parlements provinciaux. Ce qui ne devait être qu'une formalité administrative s'est plutôt transformé en un psychodrame national qui, trois ans durant, a nourri presque quotidiennement les médias du pays.

  • Qui

    En juin 1990, à la veille de la fête de la Saint-Jean, deux hommes se font les fossoyeurs de l'accord du lac Meech : Elijah Harper, député autochtone néo-démocrate du Manitoba, qui bloque le processus de discussion de son assemblée, puis Clyde Wells, premier ministre de Terre-Neuve qui, la veille de la date d'échéance de l'accord, refuse de tenir le vote prévu.