M987.181.2 | Casquette de crieur de journaux

 
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Casquette de crieur de journaux
1900-1925, 20e siècle
Don de Mme Hubert Senecal
M987.181.2
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Bonnet (39)
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Clefs pour l'histoire

Dans les villes du XIXe siècle, de nombreux jeunes garçons travaillaient à de petits commerces ambulants, soit comme camelots, cireurs de chaussures et commissionnaires. Cette situation soulevait des inquiétudes quant aux atteintes possibles à la moralité : selon les partisans de la réforme sociale, il fallait absolument inculquer de bonnes valeurs à ces jeunes garçons. En 1871, un groupe de philanthropes protestants ouvrirent un centre pour jeunes garçons de Montréal (Montreal Boy's Home), inspiré du modèle des centres créés en Angleterre par Lord Shaftesbury (1801-1885) à l'intention des jeunes porteurs de journaux. L'établissement, situé rue de la Montagne, recevait surtout des garçons adolescents et ceux-ci payaient pension durant leur séjour. Les directeurs du centre voulaient susciter chez les jeunes l'amélioration personnelle et l'autonomie, grâce à un régime de règles strictes et en leur offrant des ateliers, une bibliothèque, des salles de lecture et une banque d'épargne, ainsi que des cours du soir (programme scolaire régulier et formation professionnelle). En 1905, l'immeuble fut doté d'une piscine et d'un gymnase. Bien que les directeurs aient eu abondamment recours à une approche moralisatrice, le centre constituait un service important pour beaucoup de ces jeunes, surtout ceux qui se retrouvaient seuls dans la grande ville. En 1909, l'association ouvrit également le centre Shawbridge Boy's Farm, première maison de réforme destinée aux garçons protestants.

  • Quoi

    Ce type de casquette servait souvent de coiffure aux camelots. Elle avait l'avantage d'être à la fois légère et chaude. De nombreux modèles étaient munis de rabats pour tenir les oreilles au chaud durant les longues nuits d'hiver.

  • Dans la plupart des villes européennes et canadiennes, on trouvait de jeunes garçons travaillant à de petits commerces ambulants, soit comme camelots, cireurs de chaussures, messagers, et ainsi de suite.

  • Quand

    Avant l'entrée en vigueur des lois sur la fréquentation scolaire obligatoire, de nombreux jeunes garçons travaillaient pour contribuer au soutien de leur famille ou, dans le cas des jeunes ayant émigré seuls ou quitté leur famille, pour subvenir à leurs propres besoins.

  • Qui

    La plupart des jeunes camelots provenaient de la classe ouvrière. Ils étaient très mal rémunérés et avaient souvent de la difficulté à se trouver un logement qui soit à la fois suffisamment bon marché et salubre.