M982.531.1 | Montréal depuis la ferme des prêtres

 
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Peinture
Montréal depuis la ferme des prêtres
1839, 19e siècle
Aquarelle sur papier
25.2 x 34.3 cm
Don de Mr. N. B. Ivory
M982.531.1
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  peinture (2227) , Peinture (2229)
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Description

Cette vue sud-est présente la mission des sulpiciens - ou ferme des prêtres - à droite, ainsi que la ville de l'autre côté des pentes du mont Royal, sur la gauche. L'église Notre-Dame se profile derrière les arbres. Le caractère encore rural de la presque totalité de l'ouest de Montréal à cette époque est évident. Toutefois le faubourg Saint-Antoine, visible à droite juste au-delà de la rangée d'arbres, s'est agrandi et va jusqu'à la rue Canning à l'ouest et Dorchester (actuel boul. René-Lévesque) au nord. Cette aquarelle non signée est presque sûrement de Philip Bainbrigge. Comme tant d'autres peintres officiers britanniques, Bainbrigge reçoit une formation artistique à la Royal Military Academy de Woolwich. Il y apprend la perspective ainsi que les jeux d'ombres et de lumières et applique ces techniques avec une aisance et une spontanéité parfaitement adaptées aux principes de la peinture de paysage. S'il suit les tendances artistiques de l'époque, son style plutôt personnel donne lieu à des aquarelles très particulières. L'analyse thématique des oeuvres de Bainbrigge révèle sa prédilection évidente pour les paysages ruraux - estivaux ou hivernaux - dans lesquels il travaille la section de la ville qu'il observe de son poste. Sa palette consiste donc en une variété de couleurs naturelles (marrons, rouges et verts foncés) qu'il applique en couches plus ou moins épaisses. Ce goût pour la nature et les paysages de campagne l'incite à placer sa ligne d'horizon relativement haut afin de pouvoir intégrer dans ses vues les bâtiments les plus importants ou les plus facilement reconnaissables de la ville. Bainbrigge maîtrise parfaitement les effets spectaculaires de clairs-obscurs et les monuments clés sont souvent représentés au loin, baignant dans une lumière crue. Les bâtiments mineurs sont ici fort peu détaillés. Peu élaborés, ils semblent submergés par le paysage environnant. La composition du premier plan est étudiée de manière à encourager le spectateur à pénétrer dans la scène pour partager l'expérience du paysage de l'artiste. (Extrait de: Conrad GRAHAM, Mont-Royal - Ville Marie : vues et plans anciens de Montréal, Musée McCord d'histoire canadienne, p. 103.)