M976.2.3 | Robe

 
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Robe
Vers 1836-1841, 19e siècle
Don de Mrs. J. R. Wallace
M976.2.3
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Robe (88)
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Description

Ce type de manche a vu le jour après la disparition de la manche gigot. Plissée à l'emmanchure, la manche devient pleine avant d'être montée à plis sur le poignet. Le corsage à pointe de la robe d'une seule pièce est largement décolleté. Sur le devant, il est froncé de la partie supérieure de l'emmanchure à la partie supérieure de la couture centrale; certaines coutures et bords extérieurs sont passepoilés de satin. Une courte baleine se trouve dans la couture centrale. Des rubans coulissants à l'encolure et des agrafes en cuivre ferment la robe dans le dos. Au milieu devant, la jupe est plissée à la taille; elle est froncée au milieu du dos. Une étroite bande passepoilée de même tissu que la robe forme des festons dans le bas du côté gauche de la jupe qui est garnie de noeuds de rubans du soie brochée. L'ample manche gigot perd de sa popularité en 1836. Dès lors et jusqu'en 1842 environ, on verra apparaître tous les styles de manche. L'ampleur était souvent resserrée à l'épaule ou au poignet, ou à ces deux endroits à la fois, par des fronces ou des plis, comme c'est le cas dans cette robe de barège. Une manche étroite fait son apparition en 1840, mais on voit également des variantes de la manche plus ample que nous venons de décrire. Le 1er mai 1838, The Montreal Transcript and General Advertiser décrit les différents styles de manches en vogue dans un article intitulé « Ladies' Fashions for March » (Modes féminines pour le mois de mars) : une robe du soir avec « une étroite manche de satin avec bouffants de crêpe ». et une robe de promenade avec « des manches plutôt larges ». Le 5 juin 1838, dans l'article « London Fashions for May » (Modes londoniennes pour le mois de mai), dont les informations étaient tirées des magazines féminins de Londres et de Paris, cette même publication signale que : « Les manches longues les plus courantes sont "à la jardinière"... elles sont amples et bordées d'un ou de plusieurs volants sur l'épaule; le poignet est agrémenté d'un ruché ou d'un plissé à la main ». Les larges manches gigot, alors démodées, sont souvent resserrées et retaillées pour les mettre au goût du jour, et le surplus de tissu est récupéré. (Extrait de: Jacqueline BEAUDOIN-ROSS, Formes et modes : le costume à Montréal au XIXe siècle, Musée McCord d'histoire canadienne, 1992, p.24.)

Clefs pour l'histoire

Ce type de manche succède à la manche gigot. Plissée à l'emmanchure, elle devient pleine avant d'être montée à plis sur le poignet. Le corsage à pointe de la robe d'une seule pièce est largement décolleté. Sur le devant, il est froncé de la partie supérieure de l'emmanchure à la partie supérieure de la couture centrale ; certaines coutures et bords extérieurs sont passepoilés de satin. Une courte baleine se trouve dans la couture centrale. Des rubans coulissants à l'encolure et des agrafes en cuivre à la taille ferment la robe dans le dos. Au milieu devant, la jupe est plissée à la taille ; elle est froncée au milieu du dos. Une étroite bande passepoilée de même tissu que la robe forme des festons dans le bas du côté gauche de la jupe, qui est garnie de noeuds de rubans de soie brochée.

  • Quoi

    Cette robe est composée de barège (étoffe très légère de laine ou d'un mélange de laine, de soie, de coton ou d'une autre fibre) imprimé à la planche d'un motif de fines branches d'arbres à roses mauves et feuilles vertes sur fond crème rayé de satin, de satin mauve et vert et de ruban gris de soie brochée, bordé de vert.

  • Cette robe a été portée à Québec.

  • Quand

    Les larges manches gigot, qui se démodent après 1836, sont souvent resserrées et retaillées pour les mettre au goût du jour, et le surplus de tissu est récupéré.

  • Qui

    Cette robe a appartenu à Anne Catherine Dunn (1832-1911), qui a épousé William Rhodes en 1847.