M975.62.561 | Le boom du téléphone

 
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Impression
Le boom du téléphone
James Weston
1880, 19e siècle
Encre sur papier
19.8 x 11.6 cm
Don de Mr. Charles deVolpi
M975.62.561
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Impression (4091) , scène de rue (1738) , Scène urbaine (3948)
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Clefs pour l'histoire

Le boom du téléphone

À la fin du 19e siècle, les paysages des villes et des campagnes sont envahis par les poteaux et les fils nécessaires à la distribution de l'électricité et à la transmission des communications télégraphiques et téléphoniques. Les fils tissent dans les villes d'immenses toiles d'araignée que les autorités publiques et les citadins décrient. Un important débat public sur ces nuisances visuelles fait rage dans les centres urbains. Plusieurs municipalités s'en prennent aux entreprises de services publics et critiquent l'envahissement de la voie publique par les poteaux et les fils.

Certaines municipalités particulièrement soucieuses de leur environnement paysager exigent l'enfouissement des fils ou encore la pose des infrastructures dans les ruelles, à l'abri du regard des citadins.

Lorsqu'on déambule aujourd'hui dans les villes canadiennes, on peut déceler d'importantes différences quant à la présence visuelle des infrastructures de télécommunications. Dans le centre des affaires et les zones résidentielles huppées, les réseaux sont enfouis tandis que, dans les quartiers populaires, les poteaux et les fils font toujours partie du paysage urbain. Avec le lancement de la téléphonie sans fil, les tours de relais et les antennes fixées à différentes structures comme les flèches d'églises s'ajoutent aux infrastructures de transmission des communications.

  • Quoi

    Les poteaux de téléphone sont principalement fabriqués en pin, un matériau économique et résistant qui permet aux monteurs de ligne d'y grimper directement grâce à des crampons. Aujourd'hui, avec les camions munis de monte-charge, on peut utiliser des poteaux d'acier ou de béton, quoique Bell utilise encore les poteaux de pin.

  • Dans les grandes villes canadiennes, l'omniprésence des poteaux et des fils est vivement critiquée. L'architecte montréalais Percy E. Nobbs déclare en 1910 : " Les poteaux de téléphone, de télégraphe et de distribution d'énergie donnent à nos principales artères l'apparence d'un port chinois après le passage d'un typhon. "

  • Quand

    À partir de 1891, Bell Canada commence à enfouir les fils téléphoniques.

  • Qui

    Dans une chanson intitulée Les poteaux, Félix Leclerc a écrit : " Venise a ses gondoles, Miami a ses palmiers, la France ses monuments (...) Nous autres, c'est les poteaux de téléphone. "