M971.105.8.1-3 | Robe

 
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Robe
Vers 1843-1846, 19e siècle
Don de Mrs. J. Reid Hyde
M971.105.8.1-3
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Robe (88)
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Description

En 1842, on note une nouvelle sobriété dans la couleur et la ligne des robes. Le corsage à pointe très effilée de cette robe deux-pièces de couleur mate, en taffetas alors à la mode, est ajusté et froncé, avec une encolure ovale bordée d'un bouillonné. Il est pourvu de longues manches et de mancherons cousus sur des emmanchures basses. Le bas devant du corsage est froncé au centre en bouillonné aux lignes horizontales qui s'élèvent au-dessus de la pointe effilée. Des galons agrémentent les mancherons et les manches en formant un V inversé sur les côtés. On compte trois baleines sur le devant et deux dans les coutures latérales. Le corsage ferne au dos. Froncée à la taille, la jupe est pourvue, à droite, d'une poche prise dans une découpe. Elle est ornée sur le devant de quatre petits volants verticaux plats garnis de galons qui font écho à la ligne allongée que suggère la pointe du corsage. La mode des corsages à froncis est apparue vers 1843 et s'est poursuivie jusque dans les années cinquante. La manche collante, en versions longue et courte, était très en vogue en 1842. Dans Godey's Lady's Book (mars 1843, p.156), on peut lire que « Sa Majesté était vêtue d'un élégant costume du soir... un corsage à pointe... de très courtes manches collantes ». On montait très couramment les jupes à fronces sur le corsage au cours des années 1841-1846. Outre Godey's Lady's Book de Philadelphie, d'autres publications renseignaient les Montréalais sur les dernières tendances de la mode. Montreal Gazette, par exemple, présentait brièvement les modes londonienne et parisienne. The Illustrated London News, qui contenait aussi des informations sur la mode et Punch, or the London Charivari, qui la ridiculisait souvent, étaient importés par navire postal. (Extrait de: Jacqueline BEAUDOIN-ROSS, Formes et modes : le costume à Montréal au XIXe siècle, Musée McCord d'histoire canadienne, 1992, p. 26.)

Clefs pour l'histoire

En 1842, on note une nouvelle sobriété dans la couleur et la ligne des robes. Le corsage à pointe très effilée de cette robe deux-pièces de couleur mate, en taffetas chiné alors à la mode, est ajusté et froncé, avec une encolure ovale bordée d'un bouillonné. Il est pourvu de longues manches et de mancherons cousus sur des emmanchures basses. Le bas devant du corsage est froncé au centre et bouillonné aux lignes horizontales qui s'élèvent au-dessus de la pointe effilée. Des galons agrémentent les mancherons et les manches en formant un V inversé sur les côtés. On compte trois baleines sur le devant et deux dans les coutures latérales. Le corsage ferme au dos. Froncée à la taille, la jupe est pourvue, à droite, d'une poche prise dans une découpe. Elle est ornée sur le devant de quatre petits volants verticaux plats garnis de galons qui font écho à la ligne allongée que suggère la pointe du corsage.

  • Quoi

    La robe est constituée de taffetas de soie moirée brun pâle et bleu avec motif et d'une garniture crème et bleu pâle.

  • Grâce, entre autres, à l'existence de plusieurs publications, le Montréal du XIXe siècle est extrêmement bien renseigné sur la mode.

  • Quand

    La mode des corsages à froncis apparaît vers 1843 et se maintient jusque dans les années cinquante.

  • Qui

    La robe a appartenu à Mme W. R. Bertram.