M968.5.10.1-2 | Chaussures

 
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Chaussures
J. & T. Bell Boot & Shoe Co.
Vers 1880, 19e siècle
10.2 x 5.8 x 24.5 cm
Don de Mrs. Kenneth Naylor
M968.5.10.1-2
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Chaussures (39)
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Clefs pour l'histoire

Ces chaussures de satin blanc ont été fabriquées par J. & T. Bell, un important fabricant de chaussures montréalais.

Au XIXe siècle, Montréal est au coeur de l'industrie de la botte et de la chaussure au Canada. En 1854, une publicité de J. & T. Bell garantit que leurs bottes et leurs chaussures sont « d'une confection supérieure, fabriquées dans les matériaux de la meilleure qualité possible », offrant « élégance et durabilité ». Comme la plupart des commerçants montréalais de l'époque, Bell vend des bottes et des chaussures en gros aux marchands des régions rurales, et possède un magasin de détail pour ses clients de la ville. J. & T. Bell a continué à fabriquer des chaussures jusqu'en 1920 environ.

Ces chaussures sont « droites », c'est-à-dire qu'elles n'ont ni pied droit ni pied gauche, ce qui était habituellement le cas de toutes les chaussures jusqu'à la fin du XIXe siècle. On aurait réservé des chaussures aussi délicates que celles-ci pour des occasions spéciales, comme un mariage ou un bal.

  • Quoi

    À cette époque, on avait commencé à produire des chaussures de cuir ayant un pied droit et un pied gauche, mais la plupart des chaussures de tissu étaient encore fabriquées sur des formes « droites ». Le satin souple de la chaussure pouvait épouser le pied confortablement.

  • Ces chaussures ont été achetées auprès du fabricant J. & T. Bell, dont le magasin était situé sur la rue Notre-Dame, où plusieurs commerces de détail avaient pignon sur rue.

  • Quand

    À ses débuts, l'industrie de la chaussure au Canada se concentrait sur les chaussures robustes. On importait d'Angleterre les bottes et les chaussures plus délicates. Dans les années 1850, les fabricants de chaussures locaux possédaient leurs propres boutiques où les Montréalais venaient d'approvisionner.

  • Qui

    Les semelles de ces chaussures de satin ne sont presque pas usées, ce qui laisse supposer qu'elles n'ont été portées qu'à une ou deux reprises, probablement par une nouvelle mariée.