M966.35 | Robe de mariée

 
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Robe de mariée
Vers 1878, 19e siècle
Don de Miss A. Grant
M966.35
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Robe (88)
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Description

La silhouette de la robe s'allonge. Cette robe princesse en taffetas de soie présente un corsage ajusté se fermant à l'avant grâce à des boutons recouverts de velours. Le col est droit et les longues manches sont en velours. Celles-ci sont agrémentées d'un poignet à petits plits plats surmonté d'une bande de taffetas à plis plats. Les deux panneaux de velours de chaque côté de la fermeture à l'avant sont frangés de chenille et de soie. Il y a une petite poche-montre sur le côté gauche. Sous la taille, une section horizontale à plits plats crée l'effet d'une jupe de dessus mais ne se prolonge pas jusqu'au centre du dos. La bordure du bas s'orne d'une frange de soie et de chenille. Des plis ronds et des courtes pattes de velours terminées par des plits plats de taffetas sont situés près de l'ourlet de la jupe de dessous en taffetas. La partie centrale du haut du dos, en velours, a la forme d'un violon et s'allonge jusque sous la taille. La section de taffetas à plis plats du devant se termine au dos par des noeuds d'un côté et un panneau de velours vertical de l'autre côté, créant une certaine asymétrie. Dans le dos, du côté droit, une profonde poche est insérée dans le plissé horizontal plat. L'ampleur à l'arrière, plus basse, est créée par un plissé rond à pli central inversé, le tout formant une traîne ornée d'un large noeud palcé près de l'ourlet. Trois ensembles de rubans sont insérés dans les coutures du dos de la jupe, permettant d'ajuster celle-ci près du corps. Le vêtement a été daté d'après des renseignements fournis par la donatrice sur la date du mariage. De plus, les poches placées à l'arrière, comme celle de notre modèle, ont été en vogue entre 1876 et 1878 environ, ce qui confirme ces renseignements. Les photographies des Archives Notman indiquent également cette nouvelle tendance vers une ligne plus verticale. Dans les années 1870 et 1880, il était fréquent que les robes de mariées ne soient pas blanches. À l'époque où la robe de Mme Brennan a été commandée, la suprême élégance consistait à porter des couleurs prunes. Dans le numéro du 30 janvier 1877 du journal montréalais The Evening Star, J. Carroll and Co. annonce, sous l'en-tête « New Dress Goods » (Nouveautés en matière de robes), dix sortes de tissus, tous dans les tons de prune. Et dans le numéro du 31 août 1878 du Montreal Daily Witness, S. Carsley, qui logeait aux 393 et 395 rue Notre-Dame, annonçait « un nouveau lot de toutes les teintes de prune, la meilleure offre en magasin ».

Clefs pour l'histoire

Durant les années 1870 et 1880, les robes de mariée n'étaient pas toujours blanches ; la riche couleur prune de cette robe était très en vogue en 1878.

En 1856, le chimiste anglais William Henry Perkin (1838-1907) découvre par hasard la première teinture synthétique, une teinte de violet qui deviendra connue sous le nom de « mauvéine » ou de « mauve de Perkin ». Cette découverte mènera au développement d'une gamme étendue de couleurs vives, comme celle de cette robe.

La robe révèle l'utilisation d'une autre invention du XIXe siècle : la machine à coudre. Des machines à coudre domestiques fiables apparaissent sur le marché vers la fin des années 1850, et les couturières ne tardent pas à les utiliser pour coudre les longues coutures droites des vêtements. On continue cependant à exécuter la finition à la main. Les styles deviennent de plus en plus élaborés, comme en témoigne cette robe très élégante de 1878.

  • Quoi

    Cette élégante robe de mariée de la fin du XIXe siècle est en taffetas de couleur prune, garni d'un velours de soie assorti.

  • La mariée a choisi pour sa robe une couleur en vogue, sans doute dans l'intention de la porter par la suite pour des événements mondains, ce qu'elle n'aurait pu faire avec une robe blanche.

  • Quand

    En 1856, le chimiste anglais William Henry Perkin (1838-1907) synthétisa du mauve, ou de la mauvéine - la première teinture synthétique - à partir de produits chimiques dérivés du goudron de houille .

  • Qui

    Mary Ryan a épousé John Brennan dans cette robe à Montréal en 1878.