M930.50.6.5 | John Dougall et Sir John A. Macdonald

 
La plus récente version du plugin Flash doit être installée
Get Flash Player
Creative Commons License
Créer un nouveau duo
Gravure
John Dougall et Sir John A. Macdonald
John Henry Walker (1831-1899)
1850-1885, 19e siècle
Encre sur papier - Gravure sur bois
13.8 x 11.3 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M930.50.6.5
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Caricature (19359) , Estampe (6570)
Sélectionner l'image (Votre sélection d'image est vide)

Commentaires des visiteurs

Ajouter un commentaire

Clefs pour l'histoire

Premier premier ministre du Canada, sir John Alexander Macdonald (1815-1891) a la fâcheuse réputation d'être un ivrogne. Cette caricature l'illustre en train de boire en compagnie de John Dougall, éditeur et fondateur du quotidien The Montreal Witness. L'artiste, John Henry Walker (1831-1899), se moque peut-être de la position du journal en matière de sobriété et des divergences entre son fondateur et le parti de Macdonald . L'histoire se rappellera de Macdonald comme l'une des figures importantes de la naissance de la Confédération canadienne. Fervent défenseur de la centralisation des pouvoirs, il s'exprime ainsi lors des débats parlementaires sur la proposition de confédération des colonies de l'Amérique du Nord britannique en 1865 :

« Or quant aux avantages comparatifs d'une union législative et d'une union fédérale, je n'ai jamais hésité à dire que si la chose était praticable, une union législative eût été préférable. (Bravo, bravo) J'ai déclaré maintes et maintes fois que si nous pouvions avoir un gouvernement et un parlement pour l'ensemble des provinces, qui fixent les lois pour l'ensemble des peuples du Canada, nous aurions le régime de gouvernement le meilleur, le moins dispendieux, le plus vigoureux et le plus fort. (Bravo, bravo). [Or] le projet de confédération dans son ensemble porte les marques du compromis [...] »

-Assemblée législative, le 6 février 1865

  • Quoi

    John A. Macdonald se paie des cuites qui durent parfois des semaines, apparaissant souvent ivre en public. Un jour, lors d'une campagne électorale, il vomit sur scène en se levant pour répondre à un opposant. On raconte qu'il a regagné la faveur de la salle en lançant « Je ne sais pas pourquoi, mais chaque fois que j'entends parler M. Jones, mon estomac flanche. »

  • John A. Macdonald ne cache pas son penchant pour le patronage. Pendant qu'il fait campagne dans les différentes régions du pays, il consacre d'importantes sommes à l'achat de voix. À titre de premier ministre, il offre contrats et nominations politiques aux amis du Parti conservateur. Le patronage est facile à surveiller car le vote se fait de façon publique, et John A. Macdonald en fait une politique de parti qu'il nomme le « long game »

  • Quand

    En 1865, les débats sur la Confédération battent leur plein. Forte du succès des conférences de Charlottetown et de Québec l'année précédente, la proposition de nouvelle nation attend son approbation au Parlement. En 1867, à la suite de l'accord de Confédération, Macdonald devient le premier premier ministre du Canada.

  • Qui

    John Alexander Macdonald (1815-1891) est avocat, homme d'affaires et politicien. Lors de la Conférence de Charlottetown de 1864, il inscrit au registre qu'il est « cabinet maker », ce qui signifie à la fois « fabricant de meubles » et « fabricant de cabinets ». L'histoire confirmera bientôt la justesse de sa description. Rusé et charmant, John A. Macdonald crée les alliances et conclut les ententes qui donneront naissance à la Confédération. Il demeure un acteur principal de la politique canadienne jusqu'à son décès en 1891