M609 | Orpailleurs chinois sur le fleuve Fraser, C.-B., vers 1864

 
La plus récente version du plugin Flash doit être installée
Get Flash Player
Creative Commons License
Créer un nouveau duo
Peinture
Orpailleurs chinois sur le fleuve Fraser, C.-B., vers 1864
William George Richardson Hind
Vers 1864, 19e siècle
13.8 x 22.8 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M609
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  peinture (2227) , Peinture (2229) , Personne (1283)
Sélectionner l'image (Votre sélection d'image est vide)

Commentaires des visiteurs

Ajouter un commentaire

Clefs pour l'histoire

En 1858, une première ruée vers l'or a lieu au sud du fleuve Fraser, dans la colonie de la Colombie-Britannique. Une deuxième s'amorce deux ans plus tard, plus au nord du fleuve, dans la région de la Cariboo.

Il arrive souvent que des Chinois arpentent les lieux délaissés par les chercheurs d'or. Ici, l'un des deux mineurs chinois représentés en avant-plan recueille les paillettes d'or à l'aide d'un outil portatif, le crible laveur. Des roches et du sable sont déposés par son compagnon sur la plaque trouée se trouvant sur la partie supérieure du crible laveur. Le tamisage avec de l'eau laisse en surface les plus gros morceaux d'or. La partie inférieure du crible laveur recueille les plus petits morceaux d'or. Cette technique rudimentaire coexiste avec celle du lavage au sluice. Cette dernière, utilisée surtout dans le nord du fleuve Fraser, nécessite un équipement plus complexe, constitué de goulottes en bois construites sur la rive pour permettre le lavage à l'eau courante.

Au nombre d'environ 4 000, les mineurs chinois sont essentiellement des hommes, provenant de Californie ou directement de Hong Kong et de Chine. Ces derniers proviennent pour la plupart de pauvres familles rurales de la province de Guangdong, bornée par la mer. La Chine vit à cette époque un problème de surpopulation et de pénurie de terres qui en pousse plus d'un à l'exil.

  • Quoi

    Ceux qui ont peu de moyens peuvent exploiter les barres et le gravier de surface des cours d'eau pour y trouver de l'or. Lorsque l'or le plus accessible a été ramassé et que du gravier n'a pas été trouvé en sous-surface, la région est généralement abandonnée. Certains individus, parmi lesquels se trouvent des Chinois et des Autochtones, poursuivent néanmoins les recherches aux mêmes endroits sur les barres et les plages.

  • Les Chinois qui demeurent dans la colonie après la fin de la ruée vers l'or se trouvent du travail dans plusieurs endroits, notamment à Victoria comme domestiques, marchands et blanchisseurs et à Nanaimo, dans les mines de charbon. Ils travaillent également dans la nouvelle industrie de la mise en conserve du saumon et à la construction du chemin de fer du Canadien Pacifique.

  • Quand

    À l'été 1860, près de 4 000 individus d'origine chinoise vivent dans la colonie de la Colombie-Britannique. En 1866, alors que la ruée vers l'or tire à sa fin, ils sont environ 1 700. De nouvelles vagues d'immigrants chinois arriveront par la suite, notamment dans les années 1880.

  • Qui

    De passage dans la région de Cariboo, l'artiste William George Richardson Hind (1833-1889) a peint cette toile en 1864, vers la fin de la seconde ruée vers l'or (1860-1865). D'un point de vue historique, les oeuvres représentant des mineurs que Hind réalise dans cette région sont parmi les plus intéressantes de sa carrière.