M499 | Commission de Louis de Buade, comte de Frontenac, nommant Le Moyne de Maricourt comme remplaçant de Le Moyne d'Iberville, 15 mai 1690.

 
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Manuscrit
Commission de Louis de Buade, comte de Frontenac, nommant Le Moyne de Maricourt comme remplaçant de Le Moyne d'Iberville, 15 mai 1690.
1690, 17e siècle
Papier
28.9 x 20.9 cm
M499
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Ordre (1)
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Description

David Ross McCord possédait un certain nombre de documents du milieu du dix-septième siècle portant sur divers citoyens influents et institutions importantes de la Nouvelle-France. Les frères Pierre Le Moyne d'Iberville et Paul Le Moyne de Maricourt, tous deux militaires, ont participé à l'expédition de la baie d'Hudson contre les Anglais, sous le commandement du chevalier de Troyes. Le Moyne d'Iberville fut plus tard nommé commandant des postes de la baie d'Hudson. Cette lettre, datée du 15 mai 1690, est un ordre du gouverneur Frontenac de la Nouvelle-France confirmant officiellement la nomination de Le Moyne de Maricourt au poste de commandant à la baie d'Hudson en cas d'absence ou de décès de son frère.

Clefs pour l'histoire

Cette ordonnance de Louis de Buade, comte de Frontenac, gouverneur et lieutenant général en Nouvelle-France, nomme le sieur Le Moyne de Maricourt comme remplaçant du sieur Le Moyne d'Iberville en tant que commandant de la Compagnie de la Baie du Nord. L'ordonnance date du 15 mai 1690. Fondée en 1682, la Compagnie de la Baie du Nord a détenu le monopole du commerce dans la baie d'Hudson jusqu'en 1700.

Considérés par les Européens comme le plus important symbole concret d'une entente, les documents écrits n'avaient en général pas de valeur semblable aux yeux des autochtones. En fait, selon les comptes rendus historiques, lors de la négociation des traités, les participants autochtones étaient souvent mal à l'aise à la vue du gribouillage incessant des clercs. Cependant, ils ont peu à peu commencé à exiger des copies des ententes rédigées par les scribes de la colonie. Dans la diplomatie autochtone du 18e siècle, les ceintures de wampum étaient des invitations à participer à des discussions, soit entre communautés autochtones ou avec des Européens. Le wampum était aussi présenté pour confirmer et rapporter les différentes propositions effectuées durant la négociation des traités.

  • Quoi

    Ce manuscrit rédigé à l'encre sépia sur du papier vergé est une ordonnance de Louis de Buade, comte de Frontenac, gouverneur et lieutenant général en Nouvelle-France. Les Européens rédigeaient et conservaient des documents écrits, contrairement aux peuples autochtones qui concluaient les ententes par un accord verbal accompagné de présents et d'une cérémonie.

  • Ce manuscrit fait référence à des événements qui se sont produits en Nouvelle-France, plus précisément au Québec. À la fin du 18e siècle, un grand nombre de documents écrits comme celui-ci furent rapportés en France, montrés au roi, et déposés dans des archives où il est encore possible de les consulter aujourd'hui.

  • Quand

    Ce manuscrit date de 1690. Fondée en 1682, la Compagnie de la Baie du Nord a détenu le monopole du commerce dans la baie d'Hudson jusqu'en 1700.

  • Qui

    Louis de Buade, comte de Frontenac et de Palluau (1622-1698), a été le gouverneur général de la Nouvelle-France de 1672 à 1682, et de 1689 jusqu'à sa mort en 1698. Paul Le Moyne de Maricourt (1663-1704) était un soldat et diplomate hautement respecté, appelé plusieurs fois à négocier avec les Iroquois.