M303 | Le port de Montréal, 1830

 
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Peinture
Le port de Montréal, 1830
Robert Auchmuty Sproule (1799-1845)
1830, 19e siècle
Aquarelle sur papier monté sur papier
23 x 35 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M303
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  peinture (2227) , Peinture (2229) , Scène marine (2221)
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Description

Cette aquarelle du port de Montréal, réalisée depuis le fleuve, offre une vue du prolongement nord-est de la rue de la Commune. Le port grouille d'activité - on s'affaire surtout à charger le bois équarri dans les cales du trois-mâts. Vers 1830, le commerce du bois a remplacé celui de la fourrure, devenant la principale source de revenus de Montréal. Les guerres napoléoniennes bloquant toute exportation de bois scandinave, la Grande-Bretagne doit, pour ne pas interrompre la construction de sa flotte, s'approvisionner auprès de ses colonies nord-américaines. On peut voir sur la petite île au centre du fleuve du bois déjà empilé, prêt à être chargé. Le nom du vapeur à deux aubes qui descend le courant près du trois-mâts n'est visible qu'en partie : ND. HENRY. Il pourrait s'agir du Edmund Henry, traversier régulier qui reliait Montréal à la rive sud. En 1830, John Molson (1763-1836) et John Torrance (1786-1870) possédaient chacun plusieurs vapeurs de ce genre qui faisaient la navette sur le fleuve. À cette époque la construction des quais commence tout juste; on peut en voir un au premier plan, à côté du canoë en écorce de bouleau, Cependant, comme les bateaux ne peuvent pas encore s'amarrer au quais, l'on embarque grâce à de longues passerelles en bois. Cette amélioration est considérable car les navires n'ont plus à s'ancrer au milieu du courant et à transporter leur cargaison sur de petits bateauz à fond plat jusqu'au rivage. La ville se dessine vaguement dans le lointain et l'on distingue le clocher de la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours. De l'autre côté du fleuve, le drapeau britannique flotte au-dessus de la forteresse de l'Île Sainte-Hélène.