M2634 | Journal d'observation des aurores boréales de Sir George Back

 
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Journal personnel
Journal d'observation des aurores boréales de Sir George Back
Sir George Back
1833-1835, 19e siècle
Papier
Don de Mr. Norman Pares
M2634
© Musée McCord
Description
Mots-clés :  Journal personnel (4)
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Description

Officier de marine, artiste et explorateur de l'Arctique, Sir George Back (1796-1878) fait partie de l'expédition de John Franklin sur la rivière Coppermine en 1819. En 1824, toujours en compagnie de Franklin, il entreprend une expédition par voie de terre jusqu'à l'embouchure du Grand lac de l'Ours, puis jusqu'à la côte arctique. En 1834, lors d'une mission de recherche pour retrouver John Ross, il découvre la Thlew-ee-choh (Grande rivière à poissons) qui portera plus tard son nom. En 1839, Back reçoit la médaille de la Société royale de géographie et le titre de chevalier. Les journaux de Sir George Back, qui datent de 1833 à 1835, témoignent des défis et des épreuves que devaient affronter les explorateurs de l'Arctique à cette époque.

Clefs pour l'histoire

Une bonne partie des connaissances que nous possédons aujourd'hui au sujet des explorations menées dans l'Arctique au 19e siècle nous provient des récits des officiers et marins qui en ont été les acteurs. Bien que certains de ces « auteurs » se limitent souvent à consigner le strict minimum dans leurs journaux, d'autres se montrent plus volubiles et offrent des observations sur la faune, la flore, les phénomènes météorologiques, la vie quotidienne à bord ou les rencontres avec les Inuits. C'est le cas de sir George Back (1796-1878), dont le journal de l'expédition de 1819-1822 nous en révèle autant sur « la complexité de son propre tempérament » que sur le « drame humain qui est né de l'adversité à laquelle a fait face l'expédition » . Back nous offre un autre journal, plus scientifique, où il consigne ses observations sur les aurores boréales lors d'une expédition subséquente, en 1833-1835. Étant aussi artiste, il illustre son journal de petites aquarelles qui constituent aujourd'hui des témoignages précieux de l'étude scientifique menée pas les explorateurs du 19e siècle.

  • Quoi

    Les aurores boréales ont l'apparence de taches ou de bandes de lumière de couleurs diverses. Elles ne sont pas des réflexions de la lumière solaire sur les glaces de l'Arctique, comme le veut la croyance populaire, mais bien le résultat de la collision de particules solaires avec l'atmosphère de la Terre.

  • On peut généralement observer les aurores boréales à des latitudes voisines de 70 degrés, près du cercle polaire. La lumière des aurores est émise à des altitudes situées entre 80 et 150 kilomètres, dans l'ionosphère (l'une des couches supérieures de notre atmosphère).

  • Quand

    Les aurores boréales peuvent se produire en toute saison. On remarque néanmoins qu'elles sont plus fréquentes tous les onze ans, ce qui correspond au maximum d'activité des taches solaires. Comme elles ne sont visibles que la nuit, l'hiver est un moment propice à leur observation.

  • Qui

    C'est probablement Galilée qui, au 17e siècle, a nommé ce phénomène « aurore boréale ». Les Inuits, eux, avaient depuis longtemps associé les aurores boréales à diverses croyances, les interprétant parfois comme la danse des esprits de certains animaux ou même d'humains décédés.